La laïcité est une loi, cessons de lui donner des visages

Et si on respectait la liberté de conscience des citoyens ?

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La laïcité est une loi, cessons de lui donner des visages

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 31 juillet 2015
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Par Asif Arif.

Débat de l'aternance du 1er avril 2015 via Flickr ( (CC BY-NC-ND 2.0)
Débat de l’aternance du 1er avril 2015 via Flickr ( (CC BY-NC-ND 2.0)

L’Obs a publié un article sur Lydia Guirous, la présentant comme la nouvelle pasionaria de la laïcité après que Le Parisien l’ait loué de cette même qualification. En somme, l’article ne fait que retranscrire quelques réalités sur cette personnalité politique ex-UDI qui s’est alliée avec Nicolas Sarkozy et qui est désormais la porte-parole des Républicains. Auparavant, elle était représentante de la laïcité. Je pense qu’il faut apporter quelques nuances à l’article de l’Obs notamment sur la notion de laïcité et le militantisme affiché de Madame Guirous.

Les différentes positions de Lydia Guirous

Les différentes positions de Lydia Guirous ne semblent pas emporter notre adhésion. Pour ne citer qu’un seul exemple, elle est favorable à l’interdiction du voile à l’université. Cette interdiction n’est toutefois pas prévue par la loi de 1905 ou encore celle de 2004 relatives aux signes ostentatoires religieux dans les écoles publiques.

On sait depuis longtemps que le voile ne saurait être interdit à l’université ; dans le cadre de l’enseignement supérieur, les étudiantes étant supposées « majeures et vaccinées » elles ne doivent pas recevoir d’injonctions liées à leur tenue vestimentaire. Et à ce propos de la tenue vestimentaire, Lydia Guirous a d’ailleurs été l’une des personnalités politiques a avoir brandi « le radicalisme » dans « l’affaire du maillot de Reims », en réalité un simple fait divers sans connotation religieuse.

Il apparaît en conséquence que le militantisme de Madame Guirous s’analyse moins en une volonté de faire de la laïcité républicaine un principe cardinal que de s’acharner contre les Français de confession musulmane. Bien évidemment, j’ai également eu l’occasion de parcourir son ouvrage traitant de laïcité tout en exposant son approche purement individuelle, par des formules telles que : « je pense que la laïcité devrait être… ».

La laïcité est avant tout consacrée par plusieurs lois

Ce que pense Madame Guirous de la laïcité ne va interpeller seulement que les membres de son parti politique. Le sujet qui nous intéresse, est l’analyse de la perception de la laïcité traduite dans la loi de 1905 (ce terme qui n’y a pas été utilisé une seule fois…) et son évolution notamment  à travers la jurisprudence du Conseil d’État.

La loi de 1905 garantit la liberté de conscience à tous les citoyens français. Ainsi, ils ont le droit de croire, ou pas. Cet article s’articule avec les autres dispositions de la loi prévoyant la faculté de manifester publiquement sa foi, au grand dam de Madame Guirous qui fantasme tous les restaurants comme des lieux de militantisme du Hallal.

Plutôt que de donner des visages à la laïcité, donnons-lui une seule voix, celle de la loi de 1905. Cette loi qu’Émile Poulat a scrupuleusement analysée dans son ouvrage Scruter la loi de 1905, cette loi qui se veut celle de la protection des croyances et non celle des aspirations personnelles ou des velléités des uns et des autres. Il faut également avoir une lecture globale de la laïcité au lieu de la brandir à chaque instant comme un élément décisif du débat.

Je le répète, la laïcité est loi, cessons de lui donner des visages.

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  • Ba oui ! Mais après se pose la question de :
    – 82% des citoyens n’ont plus du tout confiance dans les politiques, et la vie politique étant une rente parfaitement maîtrisé, comment faire rentrer toujours plus d’argent, a part en étant populiste (donc sortir tous les sujets d’actualité et changer de position comme le vent soufle) ?
    Et oui il n’y a aucune autre solution, pour qu’un politique puisse avoir des fans, et ainsi les faire raquer a fond, il faut les remonter, contre quelqu’un ou quelque chose (le FdG ce sont les méchants patrons exploiteurs, le PS les méchants racistes pas gentils, les LR les méchants musulmans, le FN les méchants immigrés.) Bien sur, dire aux Francais, qu’ils sont les seuls responsables de la situation ne vous apportera aucune voix, donc il faut vendre de la haine, ca marche beaucoup mieux.

    C’est ainsi fait, les Francais n’aimant pas se remettre en question, aiment que l’AUTRE soit responsable de ses propres erreurs, et cette Guirous en est l’incarnation, l’incarnation du politique carriériste qui n’a comme ambition que de prendre la place du calife a la place du calife.

  • « On sait depuis longtemps que le voile ne saurait être interdit à l’université ; dans le cadre de l’enseignement supérieur, les étudiantes étant supposées « majeures et vaccinées » elles ne doivent pas recevoir d’injonctions liées à leur tenue vestimentaire. »
    Simple argument d’autorité. Je ne vois pas pourquoi « on saurait bien que ». Déroulons le raisonnement jusqu’au bout. Si on considère que ce sont seulement les enfants à qui l’ont doit imposer une tenue vestimentaire et que les adultes peuvent s’habiller comme ils le veulent, y compris dans l’enceinte d’établissement publics tels que les universités, alors que rétorquera-t-on à quelqu’un qui voudra venir à l’université à poil ? Ben oui après tout, puisque « on sait bien qu’on ne pourrait imposer de tenue vestimentaire aux adultes », et que la tenue « à poil » est une tenue comme les autres. Pourquoi pas, après tout, mais c’est un choix de société qu’il faut assumer et porter jusqu’au bout :
    – Soit on considère que certaines tenues vestimentaires ne sont pas compatibles avec l’espace public (notion éminemment culturelle, convenons-en), et à ce moment là on ne doit pas être surpris ou effaré que l’on puisse interdire aux gens d’être à poil ou avec le voile dans l’espace public. Reste ensuite à s’entendre sur ce que veut dire « incompatible avec l’espace public ». Et je le répète, je suis pleinement conscient que tout ceci n’est que culturel.
    – Soit on considère que « on ne doit pas imposer de tenue vestimentaire aux gens » car ils sont libres, majeurs et vaccinés, et à ce moment là on autorise en effet que des gens portent le voile ou se baladent à poil.

    C’est au choix !

    • Se promener « à poil » dans un lieu public est un délit d’exhibition sexuelle, puni par la loi, point barre!

      • et en pagne qui cache les parties ?

      • Je n’ai jamais dit le contraire. Je dis juste que si on accepte qu’il y ait une loi qui interdise de se balader à poil, alors on ne doit pas s’offusquer qu’il puisse y avoir d’autres lois concernant la manière de s’habiller ‘au nom de la liberté de s’habiller comme on veut ».
        A contrario, si on considère que l’Etat ne doit pas s’immiscer dans le choix des gens de leur tenue vestimentaire, alors on ne doit pas s’offusquer que des gens puissent se balader à poil. C’est l’un OU l’autre.
        Personnellement, je suis pour que l’Etat puisse imposer des restrictions vestimentaires, à commencer par le fait que les gens ne puissent pas se balader à poil dans la rue, mais également que l’on interdise le voile à l’université publique.

  • « dans le cadre de l’enseignement supérieur, les étudiantes étant supposées majeures et vaccinées, elles ne doivent pas recevoir d’injonctions liées à leur tenue vestimentaire » Ah oui ?

    Aux universités libres de décider en toute autonomie des tenues de leurs élèves sur leur campus, de même qu’à chaque professeur dans sa classe, puisqu’il y est seul maître après Dieu. Quant aux étudiants, ils sont libres de choisir les universités et les enseignements qui leur conviennent, pour des raisons infiniment plus profondes, réfléchies et passionnantes que des histoires d’oripeaux.

    Si les universités ne sont pas libres, c’est tout naturellement leur maître, l’Etat obèse, qui décide des tenues vestimentaires, peu importe le principe au nom duquel il édicte la règle. Les étudiants ne peuvent alors plus choisir librement leurs universités. Puisqu’elles ne se font plus concurrence, toutes sont également médiocres, ce qui libère énormément de temps à perdre pour se préoccuper des tenues vestimentaires.

    La question des tenues vestimentaires à l’université, un des nombreux symptômes de la maladie fatale qui corrompt lentement mais sûrement ce pays.

    • Vos remarques sont limites débiles car excessive.

      « Aux universités libres de décider en toute autonomie des tenues de leurs élève », bon pourquoi pas un uniforme cela c’est vu ailleurs.

      « de même qu’à chaque professeur dans sa classe, puisqu’il y est seul maître après Dieu. » Ah ouai et si un étudiant à x prof qui ont leur idées de la vêture des étudiant, il emmène sa garde robe ? Oh et puis Dieu ne l’a ramène pas trop depuis 2000 ans surtout sur le sujet des tenues vestimentaires des étudiants.

      Et puis on a l’impression qu’il faut nécessairement que quelqu’un fasse le choix des vêtements des étudiants adultes ces profs, recteurs d’université, État; ils n’ont rien de mieux à faire ? C’est votre conception du libéralisme ?

      • Pourtant la remarque a un fond de vérité. Un prof décide la tenue X , un autre la tenue Y , ça pose problème de cohérence, l’université tranche. L’université étant subsidié par l’Etat (malheureusement) , celui-ci à un pouvoir de décision et l’étudiant à qui cela ne convient pas …. et bien il va voir ailleurs ….. Encore le syndrome du citoyen qui croit que tout lui est dû …..

        • non cela reste débile on a deux cas simples

          1/ Cas actuel – L’université n’impose rien. Car il ne faut pas dire de connerie ce n’est pas parce que une passionaria est pour l’interdiction du voile à l’université que l’on peut dire que l’état impose une tenue.

          2/ Cas existant à l’étranger – l’institution d’un uniforme, pas de problème on voit où on met les pieds.

          En dehors de ces deux cas c’est de la masturbation intellectuelle. Pourquoi le prof aurait ce pouvoir de choix de vêture ? Le prof de culture romaine va demander la toge ? celui de culture de l’islam va demander que les femmes porte la burqa, le prof d’informatique va exiger que ses étudiant ressemble à des geeks ?

          Et pour quoi s’arrêter à la vêture pourquoi pas exiger ou interdire la barbe, la moustache ?

      • vous vous faites une piètre idée de l’intelligence des gens, une université c’est un projet un politique, de s professeurs choisis.. vos exemples sont irréalistes ; cavaignac ne parle que de possibilités offertes par la pluralité des université…du moins dans l’idéal, et donc une université a le droit s’imposer un code vestimentaire car on est pas obligé d’y aller.. par contre l’étudiant fait le choix entre la qualité de l’enseignement et les exigences des universités.
        Les profs sont payes par la fac..donc…ils font ce que la politique de la fac exige plus exactement un accord se trouve .

        • Avez vous bien lu mon propos ?
          Je dis bien qu’une université libre peut fort bien avoir un dress code et même un uniforme. Je suis même pour dès les petites classes de même que je suis pour que à l’instar des petit japonais les élèves nettoie la classe. Vous voyez sur ce plan je ne suis pas un horrible gauchiste.
          MAIS si l’université peut imposer un dress code il n’y pas lieu de donner ce pouvoir au professeur qui ne sont pas comme le dit Cavaignac seul maitre après Dieu. Ils sont les porteurs de l’image et du discours de l’université et s’ils n’adhère pas aux projet de l’université il font comme les élèves ils vont voir ailleurs.

          Il n’y a pas lieu de compliquer le discours en descendant au niveau des professeurs et de leurs classes.

      • Et si un élève vient déguisé?

    • Cavaignac, « maître après Dieu », dans ce contexte, est une expression malheureuse..

  • Dans l’esprit des législateurs de 1905, le « libre exercice des cultes », c’était dans les lieux de cultes, et non dans l’ensemble de l’espace public.

    • Ils ont écrit le contraire !
      La loi de1905 spécifie que les lieux de culte sont des espaces publics. Quand au reste de l’espace public, cette même loi (article 27) renvoie « Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte » au droit commun de la police municipale, article L2212-2 du code général des collectivités territoriales. Notamment le 3° de cet article : « Le maintien du bon ordre dans les endroits où il se fait de grands rassemblements d’hommes, tels que […] cérémonies publiques, […] églises et autres lieux publics ».
      Bref la loi de 1905 ne fait AUCUNE différence de principe entre ce qui se passe à l’église et hors de l’église ! Ce sont de toute façon des lieux public qui ne diffèrent que par leur agencement. Bien entendu, un lieu de culte est conçu pour le culte, donc a priori plus adapté, mais tout autre lieu public comme un stade ou un champs de mars peu aussi bien faire l’affaire, les processions sont régies par les mêmes principe que les manifestations, le prédicateur de rue sera traité comme le bateleur commercial, etc.

      • Les processions, comme les manifestations, sont soumises à une demande d’autorisation, ce qui n’est pas le cas des messes. Donc il s’agit bien de deux choses différentes, la deuxième ayant un caractère exceptionnel.

        http://vosdroits.service-public.fr/associations/F21899.xhtml

        • Dans « Les processions, comme les manifestations etc.  » Le mot important est « COMME » . Droit commun, vous l’avez dit vous même.
          Les messes sont autorisées dans les lieux de culte (étonnant, non ?) comme les foires et marchés sont autorisés dans les halles dédiées, et soumises au droit commun quand elle en sortent. Droit commun, toujours.
          Ce qui compte ce n’est pas la nature de l’événement (cultuel, commercial, syndical, festif ou n’importe quoi), c’est celle du lieu ; et quand on parle de la voie publique, ce qui justifie l’autorisation c’est le fait que sa vocation normale, la circulation, est perturbée, et que la sécurité doit être organisée d’une manière particulière qui n’est pas requise dans un lieu de culte ou il n’y a pas de voitures qui roulent ni de passants. Le caractère cultuel n’a aucune importance et n’est pas un motif à prendre en compte pour l’autorisation ou pas.
          La République ne fait aucune différence entre un rassemblement de syndicalistes ou un rassemblement de croyants (le gouvernement peut faire la différence, lui, puisqu’il fait de la politique et peut être favorable ou hostile au uns ou aux autres, mais c’est une tout autre question …)

  • Titre Ier : Principes.
    Article 1
    La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
    Article 2
    La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes.
    Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.
    Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l’article 3.

    • En quoi ceci démontre-t-il ce que vous affirmez ?

    • C’est une précision d’ordre général, sans rapport avec mon commentaire de 11 h 03.

      L’article 2 montre que la séparation concerne la République, et pas seulement l’État.

      • Le ministre de l’intérieur est aussi ministre des cultes et l’Alsace-Lorraine est sous concordat. C’est ennuyeux pour prouver ce que vous avancez.

        De toutes façons, la laïcité franchouille n’a strictement rien à voir avec ce qu’est réellement la laïcité.

    • j’adore la liberté avec restrictions.. c’est joli , mais en pratique mieux vaut carrément lister ce qu’on a le droit de faire ou pas…c’est moins joli toutefois.

  • Intéressant de constater qu’à aucun moment il n’est fait état de la religion en question ….

  • Curieux tout de même que le voile ne fasse pas parti des signes ostentatoires de la loi de 2004 ?!

    C’est quand même moins discret que bien des pendentifs ou autres chapelets religieux.
    C’est de plus un symbole terrible de l’asservissement des femmes et il n’est pas étonnant que certaines personnes s’en préoccupent.

    Les intégristes musulmans (comme semble-t-il l’auteur de cet article ?) défendent le voile au nom de la liberté tout comme les opposants pensent à la liberté des femmes (pas uniquement vestimentaire !); et dans le premier cas ce n’est qu’une liberté de façade.

    • « Curieux tout de même que le voile ne fasse pas parti des signes ostentatoires de la loi de 2004 ?! »

      Qui dit qu’il n’en fait pas parti?

      • Reponse@simple touriste:

        L’auteur de l’article 2eme paragraphe.

        • « l’interdiction du voile à l’université. Cette interdiction n’est toutefois pas prévue par la loi de 1905 ou encore celle de 2004 relatives aux signes ostentatoires religieux dans les écoles publiques. »

          L’interdiction des signes religieux votée en 2004 ne parle pas de l’université!

  • Êtes-vous musulman ?

    Vous dites: »dans le cadre de l’enseignement supérieur, les étudiantes étant supposées « majeures et vaccinées » elles ne doivent pas recevoir d’injonctions liées à leur tenue vestimentaire. »

    Soit ! Mais charité bien ordonnée commence par soi-même.

    Dans le coran, la femme n’est pas « majeure et vacciné »:
    – les hommes sont responsables des femmes ( « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises. » (4/38) )
    – polygamie autorisé mais pas polyandrie, donc pas de liberté ici sauf pour les hommes.
    – relation sexuelle tolérée avec des mineures prépubères

    etc…

    Plutôt que de tirer sur une femme politique, dont vous n’avez que « parcouru » le livre, j’aurai préférez connaitre vos positions sur certains point de la foi que vous défendez. Il me semble que ce n’est pas l’université qui impose une tenue mais bien la foi. Vous inversez la charge.

  • Je ne résiste pas au plaisir de demander : »des visages », avec ou sans voiles ?

  • « On sait depuis longtemps que le voile ne saurait être interdit à l’université ; dans le cadre de l’enseignement supérieur, les étudiantes étant supposées « majeures et vaccinées » elles ne doivent pas recevoir d’injonctions liées à leur tenue vestimentaire. »

    On sait bien surtout que les universités, comme d’ailleurs toutes les entreprises privées qu’elles devraient être, peuvent fixer un réglement intérieur, aussi absurde soit-il et exiger ci et ça. Personne n’étant obligé d’aller dans telle ou telle université ou grande école, c’est du « à prendre ou à laisser ».

    Donc une université peut dire « il est interdit de venir en portant une casquette de baseball ». Et devrait pouvoir dire, si ça lui plait « il est interdit de venir voilée ». C’était d’ailleurs le cas en Tunisie, en Turquie, etc. naguère. Et les étudiantes venant de ces pays étaient pour le moins choquées de voir des filles voilées dans les amphis en France. D’autant plus que la grande majorité des enseignants n’aime pas du tout faire cours avec des voilés dans l’amphi.

    Mais il semblerait que la liberté de quelques unes (s’habiller comme elles veulent, indéniable) doive prévaloir sur la liberté de quelques autres (ne pas avoir d’étudiants voilées dans leurs salles de cours). Au nom de quel principe ? Pas la laïcité ou le libéralisme, j’espère, par souci de cohérence intellectuelle.

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