Des nœuds et des papillons : L’atelier à nouer

Nouer le col des hommes, c’est le défi relevé par L’atelier à nouer et sa créatrice Audrey Oltz.

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bow tie credits Russ Morris via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))

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Des nœuds et des papillons : L’atelier à nouer

Publié le 28 juillet 2015
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Par Jean-Baptiste Noé.

bow tie credits Russ Morris via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))
bow tie credits Russ Morris via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))

Nouer les cols sans tordre les cous. Depuis que les hommes ont abandonné le chapeau de leur vestiaire, c’est au tour des nœuds de tomber à leur tour : cravate, papillon, lavallière. L’historien du vêtement devra s’intéresser à ce phénomène culturel qui touche autant à la sociologie qu’à la tenue vestimentaire.
Nouer le col des hommes, c’est le défi relevé par L’atelier à nouer et sa créatrice Audrey Oltz, installée à Lyon. Fondé en 2011, visible grâce à son site internet, mais vendant également en boutique, la créatrice conçoit nœuds papillon et cravates pour homme, ainsi que des nœuds pour les femmes, notamment des cols Claudine.

On ne pensait pas Lyon capitale de la mode. C’est oublier que la ville fut le centre de la soie, ce qui reste au moins dans les manuels d’histoire économique avec la révolte des canuts (1831). Sur les hauteurs de la Croix-Rousse, Jacquard perfectionna les métiers à tisser, et les soieries lyonnaises surent conquérir les âmes des Parisiennes.

Les nœuds d’Audrey comportent aussi du coton et du cuir. À pois, à motifs de fleurs, unis ou à tartan. On y découvre que les nœuds papillon peuvent sortir du vestiaire des colloques universitaires, pour envahir les rues, les salons, les lieux à la mode. De la couleur, des matières, des formes variées et bien différentes. Les nœuds savent s’adapter et trouver amateurs à leur goût. De tous les goûts, et de toutes les envies.

L’atelier à nouer relève le gant de ses jeunes artisans et créateurs qui savent reprendre des techniques anciennes, des traditions, des filiations, pour leur donner souffle et nouveauté. Que ce soit dans la mode ou ailleurs, la création reste une audace. Audace de coups de crayon novateurs pour dessiner de nouvelles coupes de nœuds, audace de se lancer dans une entreprise qui peut sembler sans lendemain. Ce qui fonctionne, ce qui plaît, c’est de pouvoir insuffler design et nouveauté à des formes archétypales et codifiées. C’est de pouvoir proposer de nouvelles matières, ainsi qu’un service sur mesure, avec conseils personnalisés. Ceux qui souhaitent un modèle particulier peuvent se retrouver dans l’atelier pour des séances d’essai et des échanges sur les tissus et les couleurs.

On a longtemps présenté le secteur textile comme l’archétype de l’industrie ravagée par la mondialisation. On disait même que l’on ne pouvait plus faire de textile en France. Avec d’autres artisans et acteurs du secteur, Audrey Oltz démontre que le talent peut fructifier y compris dans des domaines que l’on pensait finis. Preuve que lorsque l’on conjugue talent et audace, le résultat peut être réussite et succès.

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  • Quelle est l’origine de la cravate (ou noeud pap) ?
    Pourquoi cet accessoire? Qu’apporte-t-il fonctionnellement? Est-ce que serrer le col apporte un plus favorable, par exemple se tenir droit ou se sentir plus sérieux, donc mieux travailler.

    Et pourquoi que les hommes alors que les femmes au contraire usent du décolleté (qui trouble les hommes !)

  • J’y vois là une petite réaction à la tenue débraillée actuelle avec ces cols ouverts. Surement que cette dernière façon est un acquis pour plus de liberté….et de vulgarité

  • Les commentaires sont fermés.

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