Libéral et démocrate dans le même bateau

Le libéralisme et la démocratie poursuivent le même but et ne sont pas contradictoires.

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Libéral et démocrate dans le même bateau

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 juillet 2015
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Par Hadrien Gournay

entraide-art_inthecityManuela Lalic(CC BY 2.0)
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À rebours de la tradition historique où projet démocratique et combat pour les droits de l’homme sont menés de front, les libéraux contemporains opposent de plus en plus les deux notions. Sous leur plume, les concepts inhérents aux deux types de projets politiques se confrontent d’une manière abrupte par des questions ainsi posées : « en quoi une majorité aurait-elle le droit de disposer des biens et des personnes appartenant à la minorité ? En poussant le raisonnement à l’extrême, la majorité des Allemands avait-elle le droit de persécuter les juifs dans les années 1930 ? »

Il est vrai que dans une conception de la démocratie où la majorité a tous les droits par définition, la question de sa conciliation avec les principes libéraux est insoluble. Il reste que cette idée de la démocratie n’est pas la seule qui puisse être formulée.

Pour le comprendre, souvenons-nous qu’un autre domaine obéit dans les pays démocratiques à la règle majoritaire, avec le plus souvent le recours à une majorité qualifiée.

Dans un procès pénal, les jurés ont la mission de décider de la culpabilité de l’accusé et de fixer la peine à laquelle il est condamné. La loi leur demande de juger en conscience et de la manière la plus scrupuleuse possible. Il reste que des erreurs sont possibles. Pire, ils auraient en pratique, à condition de dissimuler suffisamment leur sentiment, la possibilité de condamner un innocent ou d’épargner un coupable. Serait-il juste de dire pour autant que le principe du jury leur donne le droit de le faire ? Non, une possibilité pratique n’est pas un droit car celui-ci repose dans la mission qui est confiée au juré. Aussi, il serait faux d’opposer un droit des jurés à condamner un innocent avec un libéralisme qui en protègerait les droits. Ce raisonnement néglige l’incertitude dans laquelle la société est placée à l’égard de l’accusé, incertitude devant laquelle la technique du jury est considérée, à tort ou à raison, comme la meilleure manière de déterminer sa culpabilité.

Cette conception du jury pourrait être appliquée aux institutions démocratiques et aux procédures électorales. Selon cette optique, l’électeur ne dispose pas du droit de décider selon ses caprices des vies et des biens de ses compatriotes mais il a pour mission de déterminer le bien et le juste pour la société dans laquelle il vit. Vu sous cet angle, liberté et règle majoritaire ne sont pas aussi incompatibles que les raisonnements ci-dessus le laissaient penser. Néanmoins, il demeure qu’il n’y a pas d’identité entre eux. Le libéral qui sait ce qui dans une société est juste et bon peut reprocher au démocrate de remettre la réponse au hasard d’un jugement majoritaire.

flèches-groume(CC BY-SA 2.0)
flèches-groume(CC BY-SA 2.0)

Toutefois, si le libéral examine sereinement les possibilités qui lui sont offertes, il découvrira peut-être qu’il lui sera difficile de se dispenser de la règle majoritaire pour déterminer les normes de droit. D’ailleurs, si nous avons vu jusqu’à présent le démocrate faire un pas vers le libéral, ne pouvons-nous pas nous attendre à ce que celui-ci en fasse autant ?

Refuser la démocratie au nom du libéralisme revient à concevoir une minarchie dont les principes de fonctionnement ne seraient pas susceptibles d’être altérés par la règle majoritaire. Les organes du pouvoir (parlement, pouvoir exécutif) pourraient quant à eux être désignés selon la règle majoritaire ou au contraire les dirigeants être cooptés en raison de leur inclination libérale.

Dans le régime électif, lorsqu’une forte majorité de la population souhaite une évolution socialiste, les candidats désireux d’être élus auront tendance à intégrer cette demande à leur programme et à leurs promesses de campagnes. Or, il est probable qu’une telle situation se produise dans un délai assez court. En effet, toute situation économique, aussi favorable soit-elle, provoque nécessairement des mécontentements qui susciteront à leur tour des propositions de réformes dans les lois du pays. Le point de départ de ces lois étant libéral, les réformes envisagées ont toutes les chances de ne pas l’être. Arrivés au pouvoir, les réformateurs (ou les démagogues) auront quasiment les mains libres pour mettre en œuvre les promesses sur lesquelles ils ont été élus. La protection constitutionnelle des libertés, si elle ne réside que dans les textes, risque fort de n’être qu’un chiffon de papier puisque les représentants seront les seuls juges de la constitutionnalité de leurs propres lois et que l’opinion publique est toute acquise à leurs initiatives. C’est pourquoi nombre de constitutions confient la garde du texte constitutionnel à la vigilance d’un juge suprême. Il faut avouer que cette protection n’est pas sans résultats mais ce juge pourrait-il s’opposer durablement aux initiatives des élus soutenus par une volonté constante de la population ?

Examinons maintenant la deuxième option qui consisterait à instaurer ce que l’on pourrait nommer « dictature libérale ». Des décideurs politiques cooptés, non élus, mais acquis au libéralisme seraient les plus à même de garantir la pureté doctrinale originaire du libéralisme législatif.

Le premier risque est de voir ces représentants indélogeables abuser des pouvoirs dont ils jouissent en pratique. Un système de contrôle et de limitation du pouvoir ne peut reposer exclusivement sur des textes mais sur des institutions dont la fonction est un certain équilibre des pouvoirs. En l’absence d’échéances électorales validant des divergences d’intérêts dans le groupe dirigeant, un tel contrôle est impossible.

Si toutefois, un tel corps politique souhaitait réellement préserver la liberté, il aurait de grandes chances de rencontrer l’opposition de la population. Le fait que tout autre type de solution que le pur libéralisme se trouve écarté des solutions possibles, suscitera inévitablement un mouvement en sens opposé qui pourra se concrétiser sous la forme de manifestations avec de possibles violences. Tôt ou tard, le gouvernement devra céder sur toute la ligne ou réprimer les manifestants. À la longue, il sera tentant d’intervenir en amont pour empêcher la diffusion des idées susceptibles de mener à de telles voies de fait.

Bref, nous aurions une dictature mais point de libéralisme dans son acception pleine et entière. Le mot serait limité au respect du droit de propriété et à l’absence d’interventionnisme de l’État.

Si la majorité accepte cependant la politique libérale officielle, le statu quo peut durer tant que la situation perdure.

Que l’on ait recours ou non à l’élection, toute volonté de figer ou graver dans le marbre le libéralisme d’une société est par conséquent illusoire. En conclure que toute garantie constitutionnelle serait à proscrire serait tirer une conclusion excessive de nos développements. Il faut simplement, pour déterminer le bon usage d’un tel secours, en connaître les limites et admettre qu’il ne pourrait permettre de résister à une passion durable de la population. La norme constitutionnelle et le juge chargé de la préserver peuvent cependant ralentir l’évolution et laisser à la société le temps de la réflexion, tandis que passe une fièvre passagère. Pour être efficaces, ces garanties doivent porter exclusivement sur des points fondamentaux. Tenter de contrôler l’accessoire affaiblirait leur autorité. Ces principes sont modestes et le constat peut sembler pessimiste : la société libérale est comme ce nageur qui au lieu de s’épuiser à nager contre le courant qui l’entraîne au large doit attendre que celui-ci le ramène sur la rive, ou comme le roseau de la fable que le vent qui déracine un chêne plie mais ne rompt pas.

Quelles raisons le démocrate, pour qui la règle majoritaire est une technique pour décider du bon et du juste, aurait-il d’admettre à son tour de telles garanties constitutionnelles ? Il peut constater que les peuples ont été victimes d’erreurs dont l’expérience leur a fait reconnaître le caractère funeste ou criminel par la suite. Limiter la règle majoritaire par certains droits inaliénables n’est pas contradictoire dans cette optique.

Finalement, libéral et démocrate sont bien dans le même bateau !

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  • Ce billet est typique d’un raisonnement républicain « à la française ». Nulle part à la subsidiarité, à la décentralisation des choix, à la mise en concurrence des gouvernements régionaux y compris dans leurs caractéristiques régaliennes : citoyenneté justice et sûreté régionales.

    Si une société civile locale est captive d’un pouvoir (quelque soit son aire d’autorité), elle ne peut faire jour la concurrence dans sphère des politiques publiques. Or ce sont celles-ci qui déterminent la liberté individuelle donc à terme la prospérité de la société.

    La Révolution française a acté dans le Droit la désuétude des libertés locales de l’Ancien Régime. La démocratie à Assemblée unique sans contre-pouvoir fédéral ou provincial a plusieurs fois amené notre pays à la démagogie puis au césarisme. La démocratie est chez nous la dictature de la majorité. (comme en Grèce actuelle)

    Seuls les pays confédéraux et vigilant sur les prérogatives locales ont réussi à concilier démocratie et liberté. Canada, Suisse. Même les Etats-Unis sont menacés par un fédéralisme normatif.

    La liberté individuelle, la liberté économique, celle de la presse, la liberté d’association ont plus d’effet sur notre réalité économique et sociale. Ces libertés sont donc plus important que la démocratie.

    Croyez-vous que les libertés anglaises, américaines, hollandaises aient été gagnées contre les tyrans autrement que par une communauté soudée par le Christianisme, et prête à prendre les armes pour défendre son mode de vie ?

    A rebours les libertés octroyées « démocratiquement » par l’Assemblée Constituante ne comportent aucune des libertés fondamentales : former une communauté locale distincte de la Nation, armer une milice locale, ne pas payer l’impôt sans représentation. Nos libertés françaises sont du vent.

    • Je distingue deux types de démocratie :
      – démocratie autoritaire (ou absolue) où une majorité peut opprimer de diverses façons une minorité.
      – la démocratie libérale (directe ou indirecte) où la majorité via l’État est contrainte à respecter les droits naturels des individus et une certaines procédure démocratique qui implique certaines valeurs comme la transparence, la prévisibilité, etc.

      La France possède une démocratie semi-autoritaire, c’est une démocratie « libérale » très imparfaite d’après certains indices.
      La Russie par exemple est une démocratie autoritaire, où les fins (de la majorité) justifient les moyens. (Certains anciens considèrent cela comme la véritable démocratie)

      • La démocratie libérale est un hold-up : elle n’a de libérale que le titre et est en fait socialiste.

        On ne peut pas légiférer la liberté, c’est complètement antinomique : la liberté est morale, religieuse : l’homme est libre de fait, c’est un don, une grâce et la seule Loi qui ait un sens est naturelle, divine.

        Donnez moi le sens de la vie et je pourrais entendre vos arguments.

        La démocratie n’est qu’une étape de transformation de la société comme l’a bien expliqué Theillard de Chardin et Platon bien avant lui.

      • Ou, autrement dit, la démocratie autoritaire c’est la dictature de la majorité, tandis que la démocratie libérale c’est la défense de la plus petite minorité : l’individu.

  • Belle tentative de hold-up, ça fait 200 ans que les sophistes socialistes profitent de se discours pour museler l’élan libéral dans ce pays.

    Non, absolument non, la démocratie n’est pas libérale !

    Le libéralisme c’est le choix individuel, pas la décision collective.

    Il y a autant de différence entre libéralisme et démocratie qu’entre un restaurant et une cantine scolaire.

    La démocratie est un système utopique qui aboutit toujours à la loi du plus fort, au pouvoir pour le pouvoir.

    Le pouvoir est un devoir très dur à assumer, absolument pas un droit.

    Vous pourrez tourner le problème dans tout les sens, la démocratie est un sophisme, un mensonge dont Rousseau c’est fait le Pape : le bon sauvage n’existe pas, la morale n’est pas un élément collectif que n’importe quel fainéant pourrait acheter sur les bancs de l’école, la morale est un investissement personnel, l’homme est libre, conscient et donc responsable.

    • Je ne crois pas que le but de l’article soit de dire que la démocratie est libérale mais de dire que devant la difficulté à imaginer une société libérale (efficace, résiliante ET acceptée par tous), la démocratie risque d’être le mode de gouvernement encore longtemps.

      • Je ne crois pas.

        L’utopie démocratique risque de durer, mais la réalité s’imposera : on disait exactement la même chose des supermarchés et des fast-foods il y a 50 ans.

        Le choix, la liberté sont bien plus puissants que les déclarations de principe. L’abstention actuelle est déjà une preuve de ce retournement.

        La démocratie perdurera là où elle aura prouvé son efficacité et disparaîtra ailleurs.

        • Indubitablement la démocratie peut disparaitre, cela est déjà arrivé. Mais qu’est ce qui a le plus de chance de la remplacer un système réellement libéral qui n’a jamais encore été mis en application ou une bonne vieille dictature néo-Nazi ?
          Je regarde du coté de la Grèce et je vois Aube dorée (1.5% 2011, 2,5% 2012, 6.5% aujourd’hui, combien demain ?), je ne suis pas optimiste.

          Le choix, la liberté sont puissants mais combien de fois on a vu les hommes faire le choix d’abdiquer leur liberté contre un sentiment de sécurité ou de puissance sur autrui ?

          PS : Ceci dit les supermarchés et des fast-foods sont toujours là et bien là…

          • Mon exemple sur les supermarchés était lapidaire, désolé.

            Ils se sont imposés contre la logique majoritaire, démocratique par ce qu’ils proposaient le choix. La majorité était contre eux.

            Les dictatures communistes et fascistes sont des rejetons de la démocratie : leur essence vient du peuple et de la lutte sociale.

            C’est en grande partie pour cela que les libéraux rejettent la démocratie qui est une formule politique qui contient les germes du totalitarisme.

            Opposer démocratie et totalitarisme est un sophisme complet : rien, absolument rien dans la démocratie n’empêche le totalitarisme, elle en contient même les germes.

            Le seul moyen d’éviter les totalitarismes est d’éviter la formation de ‘partis’, d’associations politiques (dont le peuple) qui utilisent le pouvoir pour mettre en place leur vision du monde.

            Seuls les individus sont libres et donc responsables.

            • Les dictatures communistes et fascistes sont des rejetons de la démocratie:
              Pas si simple, la dictature communiste s’est enracinée dans Russie des Tsars, où est la démocratie ?

              Le fascisme est issu de l’Italie monarchiste sortant du risorgimento, la sortie de l’empire autrichien, une démocratie disons… immature.

              Le nazisme apparu dans la courte république de Weimar 15 ans qui fait suite à l’empire.

              Le point commun est bien une démocratie foutraque succédant à un long temps de régime autoritaire. Ceci dit je suis d’accord le régime démocratique est plus à même de donner un régime totalitaire mais ce n’est pas exclusif (Russie tsariste).

              « Le seul moyen d’éviter les totalitarismes est d’éviter la formation de ‘partis’, d’associations politiques (dont le peuple) qui utilisent le pouvoir pour mettre en place leur vision du monde. »

              Et vous faites comment pour éviter les « partis » sinon est restreignant au moins cette liberté ?
              Seuls les individus sont libres et donc responsables mais obliger les individus à n’être que des individus n’est pas la liberté : Paradoxe

              •  » Seuls les individus sont libres et donc responsables mais obliger les individus à n’être que des individus n’est pas la liberté : Paradoxe  »

                C’est juste on a pas à obliger à un individu d’être libre. Si ce dernier veut vivre dans une communauté collectiviste ou seul la majorité démocratique compte pour toute décision de qui doit faire quoi qu’on le laisse faire. Mais qu’il ne vienne pas essayer de nous imposer ce model de société qui plus est de façon démocratique.

                D.J

                • Absolument : il n’y a aucun paradoxe : la liberté n’est pas une option : l’homme est naturellement libre, de la même manière qu’il est conscient, qu’il est vivant …

                  On ne peut empêcher les individus de s’aliéner … Par contre on peut et on doit tout faire pour les convaincre de l’absurdité de leur démarche.

      • Pas de problème en soit avec ça mais de grâce qu’on fasse table rase de l’hypocrisie et qu’on efface la blague qui sers de devise nationale commençant par « liberté ».
        Toute forme de concentration de pouvoir est par essence liberticide, la démocratie n’échappe pas à cette règle. Je dirais même que les dangers de privations de liberté est plus grand car plus insidieux voir même légitimisé par le fait majoritaire.

  •  » les libéraux contemporains opposent de plus en plus les deux notions.  »

    Tocqueville se méfiait déjà de la tyrannie de la majorité. Les libéraux sont contre la démocratie quand celle-ci avec une majorité est servie pour s’en prendre au droit des individus. Il n’est pas question dans une société libre de supprimer la démocratie. La démocratie direct ( référendum populaire ) doit être un outil pour faire barrage contre état qui a la tentation de violer les droits individuelles et la démocratie représentative et d’y élire des personnes qui seront justement les garants des droits de l’individu. Ce qui devrait normalement limiter fortement la démocratie direct. En fait dans une société libre qui garantis le droit des individus les libéraux n’aurait pas besoin de supprimer la démocratie car cette dernière se limiterait spontanément.

  • Que signifie vote majoritaire ? déconditionnez vous mentalement enfin !
    Pourquoi 51 % obligatoirement ?
    Pourquoi pas 95 % pour certains cas par exemple cette pseudo loi du mariage imposée par quelques centaines de personnes dites « élus » devait etre soumise à votation populaire avec 95 % de oui pour etre valide

    • Vous avez déjà vu quelque chose sur laquelle 95% des français soient d’accord ? 🙂

    •  » pour certains cas par exemple cette pseudo loi du mariage imposée par quelques centaines de personnes dites « élus » devait etre soumise à votation populaire avec 95 % de oui pour etre valide  »

      Et au nom de quoi ces 95% devrait- l’imposer au 5%? Qu’est-ce que cela peut faire qu’une minorité désire se marier tout en étant du même sexe?

      D.J

      • Nous sommes un peu hors sujet mais je réponds . Cette pseudo loi a été imposée par 0, 000…. de votants du corps dit à tort électoral càd quelq centaines d’ élus de plus avec sanction pour les récalcitrants avec 95 % on peut admettre qu’ il y a une volonté du pays pour accepter un changement de civilisation ET de religion la religion socialiste évince peu à peu la judéo chrétienne mais le plus important est ceci: cette civilisation de plusieurs millénaires s’est construite avec ce type de mariage femme/homme , ce pays a une histoire, un passé, des cimetières 95% c’ est logique ! les morts ne peuvent pas voter je pense que pour certaines évolutions il faut en tenir compte
        D’ autre part remarquez la fourberie de ceux qui font valoir la tradition par exemple la taureaumachie et là pour le mariage font le contraire !
        Pour en revenir au sujet c’ est impossible de s ‘ entendre puisque les cuistre confondent élire et voter il me semble que c’ est le cas de Tocqueville remarquez le titre de son ouvrage il confond Etats Unis et Amérique !
        Pour terminer et encore se poser des questions sur notre conditionnement mental le mot  » élire  » est il convenable ne s’ agit il pas en fait de « mandater  » ?

        • Le mariage civil n’est pas un droit, mais un privilège.

          • C’ est un sujet qui me tient à coeur parce que c’ est une agression contre ma liberté , une pseudo loi sournoise . Perso cela ne me regarde pas l’ union de 2 personnes du meme sexe c’ est leurs vies donc que ces gens soient unis par un pretre de cette religion y compris socialo comme Bedos ou BHL pourquoi pas
            Mais si c’ est un  » élu  » en fait un mandaté alors je suis concerné et si je dois placer une enveloppe nulle comme la dernière fois pour éviter d’ etre mouillé avec ce machin c’ est vraiment à contrecoeur c’ est bien une atteinte à ma liberté

        •  » Cette pseudo loi a été imposée par 0, 000…. de votants du corps dit à tort électoral  »

          Comme la plupart des lois en France puisque ce pays est une démocratie représentative.

          D.J

          • non .
            C’ est possible dans les assemblées d’ actionnaires , vous pouvez désigner une personne qui va s’ y rendre à votre place et voter les résolutions selon vos intérets ; c’ est impossible en politique puisque un député représente des électeurs ayant des intérets divergeants voir contraire ! de ce fait si vous l’ avez élu non seulement il ne vous demandera pas votre avis mais peux voter contre votre intéret

  • Trop souvent la démocratie est considérée comme un système tendant à l’idéal, avec des accrocs car il n’est jamais vraiment réalisé. Tout le monde est alors déçu, car le verre n’est jamais plein.
    Par contre on peut considérer la voie démocratique comme un moyen de prendre des décisions à l’intérieur d’un état basé sur le droit dans lequel les institutions veillent à empêcher la domination absolue et durable d’une majorité sur la minorité.
    Par le vote le peuple désigne des représentants puis les retoque, fait des choix par référendum, se trompe et recommence.
    La démocratie prise dans ce sens-là n’est jamais orientée vers la vérité ou la justice, mais simplement vers les décisions ponctuelles et successives qui sont à prendre.
    C’est compatible avec toutes les préférences politiques, sauf les totalitaires, bien sûr.
    Et ça n’a rien de mythique.

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