Comment éviter d’autres tragédies grecques ?

Les pays endettés vont-ils tirer les leçons de la crise grecque ?

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Manifestation à Madrid pour le non au référendum grec (Crédits : Adolfo Lujan, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Comment éviter d’autres tragédies grecques ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 juillet 2015
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Par Richard Rahn, depuis les États-Unis [*]

Manifestation à Madrid pour le non au référendum grec (Crédits : Adolfo Lujan, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.
Manifestation à Madrid pour le non au référendum grec (Crédits : Adolfo Lujan, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

 

La Grèce et de nombreux autres pays ont essayé de défier la gravité en menant la belle vie avec de l’argent emprunté. En 2001, les Grecs sont entrés dans la zone euro, ce qui leur a donné accès à des prêts à faible taux, au prétexte que leur pays était plus riche qu’il ne semblait. Les graines de la destruction qui ont abouti à la fermeture des banques la semaine dernière ont été plantées le jour les Grecs ont adopté l’euro. Rien de tout cela n’aurait être une surprise pour personne. La seule certitude est que les Grecs vont maintenant subir une autre baisse importante de leurs revenus réels.

La question aujourd’hui est de savoir si les Européens, les Américains, les Japonais et les autres pays qui ont également vécu sur des prêts, à un rythme insoutenable, tireront les leçons de la dernière tragédie grecque, ou continueront à foncer droit dans le mur ? Les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, l’Italie, la Russie, le Brésil et la majorité des petits pays auront à nouveau cette année des taux de croissance économique plus faibles que l’importance de leurs déficits courants en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), provoquant ainsi une croissance continue de la charge de la dette réelle.

Ces pays n’auront pas d’autre choix que réduire leurs dépenses ou augmenter leurs taux réels de croissance économique pour éviter de devenir la future Grèce. Il est triste et frappant de constater combien peu de pays, y compris les États-Unis et la plupart des pays européens, ont de vrais plans pour relancer la croissance. Le Japon est dans sa troisième décennie de faible croissance. L’Europe a stagné pendant près d’une décennie, et les États-Unis font à peine mieux.

Plusieurs économistes du soi-disant « establishment de gauche », y compris ceux qui travaillent pour le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et l’Organisation de Coopération et de développement Économique, et les politiciens (et, bien sûr, les médias), font valoir que la façon d’éviter la crise de la dette grecque serait d’augmenter les taux d’imposition, tout en ignorant le fait fondamental que la plupart des taux d’imposition sur le travail et le capital dans les principaux pays sont bien au-dessus du taux maximisant la croissance économique. Ils font valoir, qu’en raison de la démographie et de la politique, il est impossible de réduire les dépenses de l’État, bien qu’elles soient également au-dessus du niveau maximisant la croissance économique, dans la plupart des pays. Ou encore dans le langage de la National Public Radio, les dépenses ne peuvent pas être diminuées parce qu’il y a « trop de besoins non satisfaits » qui, par définition, sont infinis. La Suisse, Hong Kong, Singapour et d’autres pays montrent à quel point est fallacieux l’argument soutenant la nécessaire augmentation des dépenses de l’État. Ils ont en effet prouvé qu’il est possible d’avoir un revenu par habitant plus élevé qu’aux États-Unis tout en ayant moins d’impôts et un État plus restreint. Et ils réussissent à accomplir cela sans pétrole et sans autres ressources naturelles qui abondent aux États-Unis.

Il est largement et correctement reconnu que la prolifération des réglementations, notamment financières et environnementales, est un obstacle majeur à la croissance économique. Pourtant, l’administration Obama continue à multiplier les réglementations coûteuses à un taux record, sans prendre la peine dans la plupart des cas d’analyser le rapport coûts-bénéfices. Les Républicains ont tendance à décrier le nombre et le coût de leurs flux, tout en faisant peu pour les freiner. Notez que ce sont des fonctionnaires salariés qui font appliquer toutes ces réglementations. Si les Républicains, qui contrôlent maintenant le Congrès, avaient éliminé la plupart des organes en charge de celles-ci au sein de l’État, ils auraient pu ralentir l’inflation de ces mesures destructrices significativement, ou même y mettre un terme.

Régulation réglementation (Crédits Vicki & Chuck Rogers, licence Creative Commons)
Régulation réglementation (Crédits Vicki & Chuck Rogers, licence Creative Commons)

La question est de savoir de combien de nouvelles réglementations avons-nous besoin ? Presque toutes imposent un coût aux individus, l’économie et la liberté individuelle. Les Grecs et leurs concitoyens européens n’en manquent pas. Sinon pourquoi les citoyens de Hong Kong vivent-ils tellement mieux, avec un fort indice de liberté économique ?

Il existe dans le monde beaucoup d’exemples de pays qui ont adopté des politiques favorisant la croissance et les opportunités économiques. Malheureusement, l’ignorance des électeurs de la plupart des grandes démocraties les rend trop réceptifs aux promesses de politiciens leur garantissant un « repas gratuit » ; plus d’avantages payés par les autres. Comme l’a dit Margaret Thatcher, « le problème avec le socialisme est qu’au final il vous manquera l’argent des autres à dépenser ». Elle aurait pu substituer l’« État providence » au mot « socialisme » pour mieux décrire la Grèce d’aujourd’hui, l’Europe et les États-Unis. Les dépenses totales de l’État en pourcentage du PIB représentent 52% en Grèce, 35% aux États-Unis, 33% en Suisse, et seulement 18% à Hong Kong.

La seule façon de prévenir une future tragédie grecque est d’élire des politiciens qui offrent, et pas seulement promettent, moins d’État mais un meilleur État, des taux d’imposition moins élevés sur le travail et le capital, moins de réglementations aux avantages nettement supérieurs que leurs coûts, une libéralisation du commerce assortie d’une forte adhésion à l’État de droit et une protection de la propriété privée.


Article initialement publié en anglais par le Cato IntituteTraduction réalisée par Libre Afrique.

[*] Richard Rahn est président de l’Institute for Global Economic Growth et chercheur Senior au Cato Institute.

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  • élire des politiciens qui offrent au lieu de promettre ….la bonne blague ! les politiciens ne peuvent se faire élire que sur des promesses qu’ils savent non tenables mais qui trouvent preneurs ; autant dire que nous prenons le même chemin que la grèce , because les perchés qui soi disant dirigent la france ne seront jamais touché par ce qui nous attend ;

  • Tant que les politiciens trouveront des financiers pour leur préter de l’ argent ils continuront…………

  • Tirer les leçons de la crise grecque Monsieur Rahn ? Avec la Grèce voilà l’Histoire qui nous montre l’erreur qu’il ne fallait pas commettre : il fallait exiger de la Russie, après 2002 le remboursement de sa dette d’État envers les porteurs Français d’emprunts russes. Il ne fallait pas créer un précédent dans un non-remboursement d’une dette d’État. Les EMPRUNTS RUSSES? Vous le savez ,les porteurs le savent, le débiteur le sait ,nous le savons tous ,la dette de la Russie est certaine et la Russie est solvable
    La coopération entre l’Europe et la Fédération de Russie ne pourra exister qu’après le règlement du dossier des emprunts russes. La Fédération de Russie aurait donc tout intérêt à donner un signal fort à la communauté internationale en se mettant à jour avec ses créanciers les plus anciens Français et Belges.
    C’est pourquoi les porteurs d’emprunts russes, restent déterminés à obtenir , de l’Etat russe, le remboursement des obligations qui portent sa garantie absolue .
    C’est d’autant plus scandaleux qu’aujourd’hui la Grèce rencontre quelques difficultés qui seront espérons le passagères, et qu’elle s’est engagée à rembourser sa dette, alors que la RUSSIE est riche de centaines de milliards de $ : elle nous vend CHER, du gaz et du pétrole. Elle est parfaitement solvable : il suffit de voir les achats fastueux des Russes en Europe, sur la Cote d’Azur.

  • C’est bien joli de rejeter la faute sur les politiciens. Ok, on en change, mais pour faire quoi ?

    Les gens ne croient que ce qu’ils ont envie d’entendre. Et pour l’instant, le ciel ne leur est pas tombé sur la tête. Même les grecs risquent de passer entre les goutes.

    La principale raison de la montée des socialistes, est le manque total de cohérence des projets politiques libéraux.

    Il n’y a que Cameron, avec la Big Society qui ait réussit à conceptualiser une ébauche de projet de société qui soit différent du mythe de Rousseau, quoiqu’il s’en rapproche quand même par certains côtés.

    Le soleil, la plage, les vacances permanentes, tout avoir sans rien faire, tous égaux et frères … Bref la vie sous anesthésie générale : pas d’ambition, pas de projet et surtout pas d’effort.

    Et pour les conséquences ? So far so good…

    Sans Dieu, sans destin, sans moteur pour lui donner un sens, la société sombrera dans la dette, l’attente de la grosse catastrophe qui l’obligera à bouger (le réchauffement climatique), la peur de tout… Le mythe du bon sauvage qui vit d’amour et d’eau fraîche, du nivellement par le bas.

  • En France la majorité des gens ont une mentalité socialo communiste, marxiste, ils pensent ( on les endoctriné) que l’ état est la solution à tout leurs problèmes, plus les citoyens donneront de l’ argent à l’ état (les autres surtout, ceux qui gagnent plus qu’ eux) plus les choses s’ arrangeront. L’ histoire et la réalité montrent que si l’ état sait très bien dépenser l’argent du contribuable il sait beaucoup moins bien créer de la richesse du contribuable. Hors l’ état a besoin de touver toujours plus de richesses et de contribuables pour se financer au fur et en mesure qu’ il se développe, mais alors comment créer plus de richesses pour financer plus d’ état? C’ est tout simplement impossible car la richesse n’ est pas crée par l’ état mais par l’ action de millions d’ acteurs privés qui par leurs initiatives personelles et en prenant des risques créent, investissent, produisent et entreprennent. C’ est le coeur du problème, l’ état français, dirigé par des marxistes, impose toujours plus de taxes et de règlementation décourageant ainsi ces millions d’ acteurs privés créateurs de richesse tout en encourageant l’ assistanat et l’ inactivité. Plus l’ état français grandit plus grossi la bulle d’ assistés et de planqués tandis que la partie de la population qui financent l’ état, ces milliers d’ acteurs privés qui créent la richesse, fond comme neigne au soleil. Jusqu’ à présent l’ état survit grâce à l’ emprunt……Mais jusqu’ à quand????

  • la seule solution efficace est un Jubilé de le dette, comme ce qui existait il y a 4 000 ans en Mésopotamie. Cela signifie l’annulation pure et simple d’une partie ou de la totalité de la dette ou a minima son rééchelonnement. Visiblement les Mésopotamiens comprenaient mieux l’économie que certains économistes-charlatans.

    Prendre Singapour, la Suisse ou Hong-Kong comme exemples est révélateur. Ce sont des Etats parasites, notamment des paradis fiscaux qui sucent le sang des autres pays.

    • C’est bien sur ! Par contre le naïf qui a pris un prêt immobilier à 30 ans lui il peut payer jusqu’à la fin de ses jours.

      Double même, pour compenser les pertes des banques tant que vous y êtes.

    • Je vous propose même une meilleure idée : l’Etat récupère l’argent de tout le monde contre des reconnaissances de dettes et ensuite il fait un jubilé comme vous dites.

      Mais il faut être généreux avec les pauvres États ruinés, il faut être solidaire, il faut être compréhensifs : ce n’est pas de leur faute s’il volent, exploitent, mentent, arnaquent, maintiennent en esclavage : c’est pour le bien de l’humanité !

      Quand j’ai entendu DSK sortir ce délire, j’ai cru rêver : sur qu’il y allait bien y avoir des abrutis pour trouver que c’était une bonne idée : l’escroquerie à grande échelle légale, organisée … Dans 5 ans, ils nous font construire des pyramides avec des petites cuillères et les gens seront contents !

      • le problème c’est que vous faites dans l’idéologie. Ce que je dis n’est peut-être pas moral (ne pas rembourser une dette (encore faudrait-il que la dette soit légitime, ce dont on peut débattre également, mais passons)), mais c’est la seule solution efficace.

        • Si vous le dites, ça doit être vrai.

          Elle a juste un tout petit inconvénient : elle n’est ni une solution, ni efficace : elle ne règle rien, ni à court, moyen ou long terme. C’est juste une mega gigantesque arnaque. Une de plus…

        • La seule solution efficace est de de-soviétiser l’économie grecque, c’est à dire tout reconstruire de A à Z.

          Ou plutôt tout construire car l’économie grecque n’existe pas, ce n’est qu’un immense assistanat ou essayent de survivre des milliers de TPE qui n’ont d’autre choix que de détourner le système.

          Interventionnismes géo politiques, colonels et PASOK ont complètement détruit le pays.

          J’en viens même à espérer qu’un néo bolchevique comme Tsipras soit plus libéral que la clique des Guignols corrompus qui l’ont précédé.

          • La seule solution efficace est de de-soviétiser l’économie grecque

            Tout à fait. Or Antonov est un partisan de l’économie d’état à la soviétique : ne surtout pas encourager à faire le moindre effort. De toutes façons, ils auront, les grecs, droit à la part de tarte à la crème… La fête doit continuer…

    • « Prendre Singapour, la Suisse ou Hong-Kong comme exemples est révélateur » c’est révélateur de votre totalement méconnaissance de ces pays (et de l’économie).
      le secteur financier suisse – banques et assurances comprises – représente environ 11,5 % du PIB, à comparer avec les États-Unis par exemple où le secteur pèse environ 8%, un chiffre un peu plus imposant, certes, mais très loin des 18,1% que représente le secteur industriel suisse à lui seul. Bref, avant d’être une place financière, la Suisse est une puissance industrielle.
      En plus, la suisse n’est pas du tout un paradis fiscal. la suisse a juste la chance d’être entouré d’enfers fiscaux.

      • regarder la part du PIB du secteur financier n’est pas le meilleur indicateur. Recevoir des capitaux transférés d’autres pays ne fait pas augmenter le PIB (enfin il me semble puisqu’il n’y a aucune création de richesse ni de valeur simplement un transfert).

        Quant à la Suisse qui ne serait pas un paradis fiscal, vous avez suivi l’actualité d’il y a quelques mois, notamment les mésaventures judiciaires d’une certaine banque ?

        • On y paye des impôts en Suisse. Sur Vaud et Genève, c’est pas de 45% pour le taux le plus élevé,. et c’est parfois aussi élevé qu’en fRance, sauf pour les 75% ou « moi je » a décidé de tester la démagogie. Expérience terminée vu le succès…

    • Les Traités interdisent le rééchelonnement ou l’annulation des créances détenues par des organismes publics. A la rigueur, seul le FMI pourrait accepter une restructuration pour sa part si ses statuts le permettent (à vérifier). Mais ni la BCE ni les instances européennes ne le peuvent.

      Donc, la restructuration, ce n’est même pas la peine d’en discuter, du moins dans une optique de court ou moyen terme, par simple principe de réalité. Il faudrait en effet réformer les Traités qui seraient soumis à référendum dans de nombreux pays où les populations sont opposées à toute aide supplémentaire.

      Il n’y a véritablement qu’une solution et une seule pour alléger rapidement le fardeau des Grecs : un Grexit temporaire.

  • Aujourd’hui en France, un seul homme politique s’engage sur une politique volontariste dont le but est 0 déficit et qui annonce comment y parvenir : baisse des dépenses publiques, non en baissant des salaire, pensions, prestations sociales, mais en supprimant toutes structures superflues.
    Suppression des Conseils départementaux, du Conseil Economique et social, de la moitié des 1244 agences d’Etat (qui coûtent 51 mds/an), des sous-préfectures, 1/3 des parlementaires, etc… Comme nos parlementaires seraient opposés à ces suppressions, un référendum dans la foulée des Présidentielles. Cet homme d’Etat est François Fillon. Personne d’autre n’ose annoncer cela !

    • C’est sur, on peut croire tout ce qu’il dit vu qu’il n’a jamais gouverné…

      • S’il faut choisir entre celui qui dit que « la France ne veut pas de rupture mais des réformes progressives » (Juppé), ou un politicien qui a gouverné avec les sondages sans avoir sa propre ligne d’action (Sarko), ou encore celui qui se caractérise par l’immobilisme (Hollande), ou bien encore le vélléïtaire impulsif qui serait sans majorité (Valls), il ne reste que Fillon qui avait osé dire « Je suis à la tête d’un Etat en faillite » mais qui n’avait pas pu agir dans ce domaine car il n’était que le 1er Ministre du Président.

        • Oh bah moi, j’ai choisi : je ne suis plus en France et je vous laisse tous vos «grands» hommes et prie pour qu’ils arrêtent de contaminer l’Europe et le reste du monde…
          Quand à fillon, même s’il était le grouillo du traite sarko, il n’en reste pas moins qu’il ne c’est jamais opposé et n’a rien fait, donc il ne possède pas ce qu’il faut pour redresser la france : une très grosse paire de…

          • Fillon savait que s’il s’était opposé à Sarko et était parti, Sarko l’aurait été remplacé par quelqu’un de plus obéissant que lui, et ça aurait été pire pour la France et les Français. Il valait mieux qu’il reste pour limiter les conneries.

  • Plus l’Allemagne et les autres fourmis européennes cèdent aux exigences des cigales impécunieuses, plus on leur reproche de ne pas céder suffisamment :

    http://www.boursier.com/actualites/reuters/dsk-accuse-l-allemagne-de-jouer-un-jeu-mortifere-pour-l-europe-177206.html?headline1

    On voudrait provoquer une scission de l’Europe en deux, d’un côté une Europe sérieuse et productive centrée sur l’Allemagne, avec un euro fort capable de se substituer à terme au dollar mais retardé par la division, de l’autre une Europe en faillite chronique centrée sur la France, avec un euro de singe constamment dévalué, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. DSK et d’autres avec lui jettent de l’huile sur le feu. Va-t-on laisser ces irresponsables notoires gagner ce petit jeu malsain mené aux dépens des populations européennes pour affaiblir l’Europe au profit de ses concurrents ?

  • J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi les USA sont dans le groupe des pays pointés du doigt avec des dépenses d’Etat à 35% du Pib, alors que la Suisse fait partie des bons élèves, avec 33%. Où est la logique?

    • Parce que les USA sont sur une très mauvaise pente d’inflation réglementaire tout azimuth et d’augmentation des déficits par la dette totalement incontrôlé.

  • Il faut que les états ne puissent pas passer de budget en déficit en dehors des périodes de crises et il faut qu’ils puissent emprunter à leur banque centrale à taux d’intérêt faible sans avoir à passer par les marchés.

    • Parce que les USA sont sur une très mauvaise pente d’inflation réglementaire tout azimuth et d’augmentation des déficits par la dette totalement incontrôlé.

    • Il faut interdire la dette un point c’est tout. Si les états on besoin de financement il y a les impôts pour cela.

      • C’est l’unique solution mais attention ca pique, mais qui aurra la paire de c. de le faire personne….
        Dans tous les cas ca nous mettrais à cours terme dans une misère terrible mais une remonté derrière en flèche.

    • Pas d’endettement en période de crise mais plutôt mobilisation de réserves de précaution constituées en période de croissance.

      Il ne faut surtout pas que l’Etat puisse emprunter auprès de la banque centrale, ni directement, ni indirectement avec un QE. Sous régime de monopole monétaire, ce que l’Etat croit gagner par la monétisation, il le perd en réalité par l’avilissement de sa devise, donc par la contraction de sa base fiscale. La monétisation de la dette auprès de la banque centrale est une des politiques les plus stupides jamais inventées par les amateurs incompétents qui usurpent le pouvoir en se prenant pour des hommes d’Etat. Pas étonnant que les keynésiens ou les socialistes se jettent dessus : dès qu’il y a une connerie à faire, les abrutis se précipitent.

      Sous régime de concurrence monétaire, l’Etat ne dispose plus de monnaie à manipuler, ce qui est la meilleure des situations possibles. Monopole ou concurrence, l’Etat ne doit jamais s’endetter. Toute dette publique est illégitime, économiquement absurde et parfaitement anti-démocratique.

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