Le péché originel de l’euro

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Le péché originel de l’euro

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 juillet 2015
- A +

Par Lars Christensen [*]
Traduction française : Thierry Lhôte

euro-finance-investissement (public domain)

Imaginez que l’euro n’ait jamais été mis en œuvre et qu’à la place, nous ayons eu des monnaies européennes flottant librement et que chaque pays ait été libre de choisir sa propre politique monétaire et fiscale. Certains pays s’en seraient bien tirés ; d’autres moins bien. Mais croyez-vous sérieusement que nous aurions eu une crise aussi profonde que celle à laquelle nous avons assisté ces sept dernières années en Europe ?

Pensez-vous que le PIB grec aurait chuté de 30 % ?

Pensez-vous que la Finlande aurait vu une baisse cumulée du PIB plus grande que pendant la Grande Dépression et au cours de la crise bancaire des années 1990 ?

Pensez-vous que les contribuables européens auraient eu à verser des milliards d’euros dans le renflouement des États d’Europe du Sud et de l’Est ? Et des banques allemandes et françaises ?!

Pensez-vous que l’Europe aurait été aussi désunie que nous le constatons à présent ?

Pensez-vous que nous aurions été témoins de l’animosité que nous observons à présent entre les nations européennes ?

Pensez-vous que nous aurions assisté à la montée de partis politiques comme Aube Dorée et Syriza en Grèce, ou Podemos en Espagne ?

Pensez-vous que le sentiment anti-immigrés et les idées protectionnistes auraient été à ce point en hausse dans toute l’Europe ?

Pensez-vous que le secteur bancaire européen aurait été quasi paralysé pendant sept ans ?

Et surtout pensez-vous que nous aurions eu 23 millions de chômeurs européens ?

La réponse à toutes ces questions est non !

Nous aurions été beaucoup mieux sans l’euro. L’euro est un fiasco économique, financier, politique et social majeur. C’est écœurant, et je blâme pour cela les politiciens de l’Europe et les eurocrates ; et je blâme les économistes qui ont échoué à se prononcer contre les dangers de l’introduction de l’euro et ont donné à la place leur appui à un projet tellement insensé économiquement, qu’il ne pouvait être envisagé que par le type de personnes que l’historien britannique Paul Johnson a appelé « intellectuels » .

Et ne dites pas que vous n’étiez pas informés. Milton Friedman vous avait prévenu que l’intégration monétaire à marche forcée provoquerait la désunion politique et serait un désastre économique. Il avait bien sûr raison.

Bernard Connolly, qui a écrit le livre The Rotten Heart of Europe (Le cœur pourri de l’Europe), a mis en garde contre ce qui se déroule exactement en ce moment. Personne n’a voulu l’écouter. En fait, il a été limogé de la Commission européenne en 1995 pour avoir dit ce qu’il pensait. Ce limogeage désolant est révélateur du manque de débat sur ​​les questions de politique monétaire en Europe. Toute opposition au « Projet » est réduite au silence. Le « plus grand bien » ne connait pas de préséance.

Il n’y a eu de référendums sur l’adoption de l’euro que dans quelques pays : au Danemark et en Suède, les électeurs ont eu la sagesse de s’exprimer contre les « ordres » de l’establishment. En conséquence, ces deux pays s’en trouvent mieux aujourd’hui que si l’électorat avait suivi la volonté de l’élite et voté « oui » à l’adoption de l’euro.

Il est facile de comprendre la frustration des électeurs européens. On leur a menti. Hélas, le résultat aujourd’hui est que les électeurs à travers l’Europe se satisfont de voter pour des partis tels que le Front National, UKIP, Podemos et Syriza. Je vous le demande, à vous les enthousiastes de l’euro, est-ce bien ce que vous vouliez ?

Je ne peux que comprendre la colère de la population grecque pour ces sept années de difficultés économiques et sociales, et je peux aussi comprendre que les contribuables finlandais ne veulent pas encore payer pour un autre plan de sauvetage de la Grèce dénué de sens. Vous ne devriez pas vous blâmer les uns les autres. Vous devriez blâmer les politiciens européens qui vous ont amené dans la zone euro.

Blâmer les eurocrates qui n’ont jamais compris la maxime de Hayek dans son grand livre The Fatal Conceit (La présomption fatale) :

« La tâche curieuse de l’économie est de démontrer aux hommes à quel point ils connaissent vraiment mal ce qu’ils s’imaginent pouvoir planifier. »

L’euro est une présomption fatale.

[*] Lars Christensen est un économiste danois de renommée internationale spécialisé dans l’économie internationale, les marchés émergents et la politique monétaire.


Article original publié en anglais sur le blog de l’auteur. Traduction : Thierry Lhôte.

Lire aussi : Milton Friedman avait prévu la crise de l’euro par Arnaud Bichon

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  • Stéphane Boulots
    16 juillet 2015 at 8 h 32 min

    Avec des si on met Paris en bouteille…

    Essayer de nous faire croire que la gabegie grecque (et Française, espagnole, etc….) est liée à l’euro est de la malhonnêteté intellectuelle.

    L’euro ne fait que montrer les délires socialistes et donne enfin une chance de les corriger.

    Ce n’est pas en faisant de la planche a billet et en enfouissant les problèmes sous le tapis avec une monnaie de singe que l’on règle les problèmes…

    • L’article n’essaie pas d’attribuer ces problèmes à l’Euro. Avant les états étaient libres de dévaluer leur monnaire (cf les nombreuses dévaluations du franc au 20ème siècle)…et ce n’est que depuis qu’ils ne peuvent plus le faire que leur dette a totalement explosé.

      Le vrai problème de l’Euro c’est qu’il n’a jamais eu la moindre légitimité (pas de votation populaire mais votation par des députés aux ordres = pas de risque de refus franc et massif des populations). Le système de l’ecu européen était largement préférable, car plus flexible. La généralisation de ce dernier n’aurait probablement pas conduit à l’animosité que l’on rencontre aujourd’hui entre les divers membres de la zone euro…

      • Stéphane Boulots
        16 juillet 2015 at 10 h 09 min

        Ca me fait penser à la théorie marxiste qui tente d’expliquer qu’un haricot que l’on mange est un bien de consommation et un haricot que l’on plante un capital… ou que le monopole de la SNCF avec des capitaux d’Etat est légitime, alors que la même société avec des capitaux privés serait la fin du monde … pour le voyageur.

        Le vrai problème de l’euro est les articles comme celui-ci (et les politiciens qui les utilisent), qui tirent sur le messager parce qu’il n’aiment pas le message.

        J’adore l’Euro, parce qu’il affiche une énorme pancarte où il est écrit : les gestions publiques sont calamiteuses, les gens qui ont sensés en être responsables sont des incapables.

        • Il ne m’a pas semblé que l’article tirait sur le messager, il faut parfois savoir lire entre les lignes : cette monnaie n’aurai jamais du exister.

          Après, pour l’effet « pancarte » effectivement, mais cela fait cher l’écriteau non ? Si les gens était mieux éduqués sur le plan économique, peut-être n’aurions nous pas besoin de ce genre de démonstration.

          • Stéphane Boulots
            16 juillet 2015 at 11 h 47 min

            Euh … je pense que tous les pays avant la création de l’Euro vous auraient dur comme fer soutenu que leur gestion était la meilleure du monde.

            Vous reprenez mon argument « si .. » avec des si, on met Paris en bouteille…

            Au moins avec l’Euro, la mauvaise foi n’est pas possible : un sou c’est un sou et on voit clairement quels sont les nuls (même si ca ne leur fait pas plaisir)

            Alors oui, ca fait un peu cher effectivement, mais en fin de compte pas tant que cela : il y a très fort à parier que sans l’Euro et avec les dévaluations qu’auraient dut subir le Franc pour compenser les abyssaux déficits (de la balance du commerce extérieur et des dépenses public, soit tout cumulé entre 7 et 10% par an) la France se serait depuis longtemps retrouvée en compagnie de l’Argentine.

            Ce n’est clairement pas l’Euro qui est responsable du chômage chronique de ce pays et du manque de création de richesse : on ne fait pas de politique économique avec de la monnaie (n’en déplaise aux pseudo monétaristes keynésiens comme l’auteur), le seul ‘truc’ que sait faire la monnaie est d’être éminemment toxique avec l’économie en cas de crash (et d’être plus insidieusement toxique lorsqu’elle est attaquée, manipulée, dévaluée, stockée, moralisée, etc…)

    • contre-sens complet

      l’article indique clairement que c’est parce qu’il existe des gabegie grecque et Française, espagnole, etc. que la monnaie unique est une mauvaise idée. L’Euro n’en est évidemment pas la cause, mais il les a rendu possible en éliminant le signal qui les révélait : la chute de la monnaie du pays en gabegie

      L’euro n’a fait que cacher les délires socialistes, qui sans l’euro se serait traduit par des dévaluations bien avant. Pire encore, loin de « donner enfin une chance de les corriger », il est un prétexte à une fuite en avant dans ces délires. Délire d’un fédéralisme européen. délire d’un futur état grec enfin performant. etc.

      Une monnaie commune n’aurait pas eu ces inconvénients…

      • Stéphane Boulots
        16 juillet 2015 at 15 h 03 min

        Ah parce que vous trouvez que l’inflation ou la dévaluation sont des signaux d’alarme … vous n’avez pas vécu les magnifiques années 80 où Mitterrand a dévalué le Franc 3 fois pour financer le programme commun, le tout avec une inflation à 13%

        Inflation et dévaluation sont des impôts invisibles et clairement tous les socialistes sont contre l’euro pour cela : avec l’euro il n’ont plus la liberté de taxer à mort le pays à grand coup de planche à billet : ils n’ont plus que les impôts et la dette … et eux sont limités et visibles.

        L’Euro est une excellente idée justement parce qu’il existe des gabegies : c’est l’arme implacable pour obliger les pays à les réduire.

        Même un ultra marxiste comme Tsipras va être mené à réduire le train de vie de l’Etat grec … désolé, mais comme arme de destruction massive de la gabegie, on a pas fait beaucoup mieux.

        • On est bien d’accord que la maladie c’est l’infection socialiste. Normalement elle se traduit par de la fièvre : inflation et dévaluation. C’est désagréable, mais ce n’est pas la maladie, c’est une réaction pour contrer la maladie. Si vous bloquer préventivement la fièvre en plongeant le malade dans un grand bain à température contrôlée (l’euro), l’infection ne provoque aucune réaction et peut se poursuivre.

          « Inflation et dévaluation sont des impôts invisibles » oui, mais ce sont d’excellent impôts : fort rendement, assiette peu ou prou proportionnelle aux avoirs, frais de perception et de contrôle quasi nuls, aucune paperasse et pas d’inquisition. l’impôt libéral idéal à un défaut près : l’invisibilité

          « tous les socialistes sont contre l’euro ». Je n’ai pas l’impression, je vois même le contraire : ils en (re)demande et refuse d’en sortir, de l’euro.
          « avec l’euro il n’ont plus la liberté de taxer à mort le pays à grand coup de planche à billet » c’est vrai, mais en contrepartie ils ont pu s’endetter comme jamais. C’était prévisible, et même prévu, d’où les plafonds de déficit et de dette ; mais cette muraille de papier n’a pas tenu.

          • Une bonne moitié des pays y est arrivé, si la France adoptait le même comportement que l’Allemagne le problème de l’euro serait réglé.

            Cette démagogie qui consiste à dire que l’euro créé l’austérité est hallucinante.

            L’inflation n’est pas une fièvre c’est un cancer. la France ne s’est toujours pas remise de l’inflation des années 70 80 et son économie n’a jamais réussit à se remettre depuis.

    • Tout à fait. Ça devient lourd ces articles anti-euros, c’est le sport national après la critique des Allemands. L’euro c’est juste une monnaie. On aurait le dollar ou 30000 monnaies locales que ça ne changerait pas le problème de fond. L’Europe crève de son étatisme. L’UE, si on fait les comptes, a fait plus de bien que de mal. Et la balance sera encore meilleure quand l’Europe nous aura brisé ce monopole de la sécu.

  • L’inventaire qui consiste a poser des questions dirigées qui amènent à la même réponse n’est pas un débat mais un procès soviétique.
    Dalleurs la réponse n’est pas forcement non.
    Nul besoin de l’€uro pour un politicien de surendetter son pays. Costa Rica, Argentine ou Venezuela en sont la preuve.

    L’€uro possède aussi des vertues, il est très bon pour le commerce intra-communautaire, voire extra-communautaire.
    L’Euro permet d’acheter et de vendre sans frais financiers.
    C’est une référence dans l’échange. Le commerce avec un Suisse ou un Anglais est facilité.

    L’€uro est pratique.
    En fait ce n’est pas l’€uro en soi qui est un problème, c’est son monopole.

    Au lieu de créer une monnaie supplémentaire et concurrente des monnaies locales, les pays ont supprimé les anciennes.

    Les Anglais qui voyagent, les entreprises anglaises qui exportent ou importent disposent tous d’un compte en euro.

    Le péage pour se rendre à Birmingham accepte les €uros pour les touristes qui n’ont pas fait le change.

    L’€uro est là. Il a engendré des disruptions dans les échanges, revenir en arrière ou le supprimer ne rendra pas service à tout le monde, car il est aussi utile.

    • Pour l’effet disruptif de l’Euro…il reste encore à démontrer. Les barrières douanières existent toujours plus ou moins…en France, par exemple vous pouvez acheter / vendre autant de voitures achetées en France que vous le souhaitez…par contre, vous ne pouvez pas importer plus de 2 voitures par an même si celle-ci provient d’un pays de l’espace Schengen / zone Euro…

      • La disruption avec la fin de l’€uro?
        Juste impossible de comparer les prix communautaires. Bureaucratie. Passage en servitude de la banque contraint pour les échanges.

        Perdre un moyen de comparer les valeurs est une perte de liberté.
        Perdre l’€uros serait une perte de liberté d’échange. Même si ce moyen est imparfait.

      • « …vous ne pouvez pas importer plus de 2 voitures par an même si celle-ci provient d’un pays de l’espace Schengen / zone Euro… »

        Oops… vous tenez ça d’où ? Serais-je dans l’illégalité sans le savoir ? Merci.

  • Charles Gave exprime cela très bien. Il est malsain d’associer sous une monnaie commune des pays qui ont des règles et des taux de productivité différents.

    Par exemple, la France fait le choix d’avoir 40% de fonctionnaires de plus que l’Allemagne. C’est un choix, que l’on partage ou non. Mais partant de ça, un produit français est nécessairement plus cher, sous une même monnaie, qu’un produit allemand puisque ce produit doit faire vivre 40% de fonctionnaires de plus.
    Avec deux monnaies différentes, nous pourrions dévaluer pour rééquilibrer cette différence de valeur.

    La question du déficit est liée en partie, mais ne déresponsabilise pas l’Etat qui est en grande partie la cause de ces mauvais choix. Entreprises moins compétitives + Etat qui agrandit son rôle = déficit et dette, et moins d’emploi.

    • Stéphane Boulots
      16 juillet 2015 at 10 h 13 min

      Mauvais argument : la dévaluation a eu lieu à la création de l’Euro.

      Le problème est que la France continue de creuser son déficit, alors que l’Allemagne non (ou beaucoup moins) : ce n’est pas le problème d’avoir plus ou moins de fonctionnaires, mais de ne pas avoir d’argent pour les payer.

      • Ce qui revient au même. Si je vend 1000 un produit que l’allemagne vend 800 pour payer plus de fonctionnaires, alors :
        – Soit je peux dévaluer mes 1000
        – Soit je m’endette pour récupérer l’argent que je n’ai pas touché en perdant des parts de marché
        – Soit je dépense moins j’arrête de payer des fonctionnaires et je deviens compétitif

        Ne pouvant pas dévaluer, on a choisi l’option la plus facile. La dépense publique est une chasse gardée. En plus, ça permet de faire des cadeaux et de se faire réélire… Easy.
        Après, pour la dévaluation lors de la création de l’euro… touché ^^

    • Non il n’est pas malsain d’associer sous une monnaie commune des pays qui ont des règles et des taux de productivité différents, ce qui est malsain c’est de les associer à une monnaie unique.

      La différence entre monnaie unique et commune est de taille avec une monnaie commune il n’y a pas de disparition des monnaies nationales.

      La monnaie unique si elle avait du voir le jour aurait du être l’achèvement de la construction européenne (c’était d’ailleurs ce que disait à juste titre les opposants souverainistes au traité de Maastricht) et non comme voulue par ses pères le cheval de Troyes introduit pour créer un gouvernement fédéral.

      C’est parce que la construction européenne est faite à l’envers que l’euro est une catastrophe et tous les défauts de cette monnaie dans les conditions ou elle allait voir le jour ont été pointés par bon nombre d’économistes dont Milton Friedman qui dans une interview de 1998 soit juste un an avant l’introduction de l’euro.
      http://www.abc.net.au/money/vault/extras/extra5.htm

      • Stéphane Boulots
        16 juillet 2015 at 10 h 52 min

        Non, absolument pas, Friedman explique clairement qu’une monnaie unique ne marche que dans un espace où la liberté économique existe et dans lequel l’Etat est à sa place (centrale et régulatrice des délires locaux)

        A common currency area is a very good thing under some circumstances, but not necessarily under others. The United States is a common currency area. Australia is also a common currency area. The characteristics that make Australia and the United States favourable for a common currency are that the populations all speak the same language or some approximation to it; there’s free movement of people from one part of the country to the other part, so there’s considerable mobility; and there’s a good deal of flexibility in prices and to some extent in wages. Finally, there’s a central government which is large relative to the local state governments so that if some special circumstances affect one part of the country adversely, there will be flows of funds from the centre which will tend to offset that.

        • Vous conviendrez aisément que l’eurozone ne satisfait aucune des conditions mentionnés par Friedman:
          – Pas de gouvernement fédéral
          – Mobilité extrêmement réduite de part l’existence des différents régimes sociaux propre à chaque état
          – Pas de langue commune à l’ensemble des pays de la zone euro.
          Que par conséquent la zone euro n’était pas propice à l’instauration d’une monnaie unique en 1999 et que 15 ans après elle réunit toujours pas les conditions au maintien de la monnaie unique.

          Et donc il aurait fallu avant d’instaurer la monnaie unique se préoccuper de réunir les conditions nécessaire à son bon fonctionnement et que l’euro aurait donc du être l’achèvement de la construction européenne et non être un instrument politique visant à l’instauration d’un gouvernement fédéral européen.

          • Stéphane Boulots
            16 juillet 2015 at 11 h 52 min

            C’est le coté non conventionnel de la méthode qui vous embête où l’objectif final ?

            Personnellement, je pense que les politiciens tirent à boulet rouge sur l’Euro parce que l’Euro leur montre leur incurie : on voit clairement les pays les plus mal gérés, les plus corrompus et les autres …

            • On n’a pas besoin de l’euro pour savoir comment sont gérés les pays.
              De la même façon que l’euro n’est pas responsable de tous les maux de l’Europe, l’euro n’est pas non plus la panacée que vous décrivez.

            • Ce qui m’embête c’est d’avoir instaurer une monnaie unique dans une zone qui n’y est pas propice.

              J’espère que dans la liste des pays corrompus vous y faites figurés tous ceux qui ne respectent pas les critères de Maastricht à savoir (par ordre alphabétique) :
              – Allemagne (dette : 74.7%, excédent 0.7%)
              – Autriche (dette : 84.5% déficit : 2.4%)
              – Belgique (dette : 106.5%, déficit : 3.2%)
              – Chypre (dette : 362%, déficit : 8.8%)
              – Espagne (dette : 97.7%, déficit : 5.8%)
              – Finlande (dette : 59.3%, déficit 3.2%)
              – France (dette : 95%, déficit : 4%)
              – Grèce (dette : 177%, déficit : 3.5%)
              – Irlande (dette : 109%, déficit : 4.1%)
              – Italie (dette : 132%, déficit : 3%)
              – Malte (dette: 68%, déficit : 2.1%)
              – Pays-Bas (dette: 68.8%, déficit : 2.3%)
              – Portugal (dette: 130%, déficit : 4.5%)
              – Slovénie (dette: 80.9%, déficit : 4.9%)

              Ce qui nous liasse donc 5 pays respectant les critères de Maastricht :
              – Estonie (dette : 10.6%, excédant : 0.6%)
              – Lettonie (dette : 40%, déficit : 1.4%)
              – Lituanie (dette: 40.9%, déficit : 0.7%)
              – Luxembourg (dette : 23.6%, excédant : 0.6%)
              – Slovaquie (dette : 53.6%, déficit : 2.9%) qui est sur une mauvaise pente

              On ne s’étonnera pas de ne trouver dans les pays bien géré que d’ancien pays communiste et le Luxembourg.

              Mais avait-on besoin de l’euro pour se rendre compte que toutes les social-démocrassies d’Europe sont corrompues?
              Je ne le pense pas.

              • Stéphane Boulots
                16 juillet 2015 at 19 h 35 min

                Ben …. sans l’euro vous auriez eu (dette 0%, déficit 0%) pour tout le monde, mais planche à billet, inflation et dévaluation (et défaut régulier) également.

                Après c’est à vous de voir : vous préférez des corruptions qui se voient ou des corruptions qui ne se voient pas ?

                • Les corruptions se voient, avec ou sans euro. Je ne vois pas le rapport.
                  Et le coup de la planche à billets, qu’est-ce que la BCE fait si ce n’est pas de la planche à billets ?
                  Quant aux défauts réguliers, la Grèce est abonnée. On est encore en train de s’en farcir un.

                  • Stéphane Boulots
                    16 juillet 2015 at 22 h 50 min

                    Ce n’est pas la BCE qui fait de la planche à billet mais les banques. Le mécanisme monétaire est complétement différent entre une monnaie nationale qui dévalue la monnaie en augmentant la masse monétaire et le mécanisme de l’Euro et des réserves fractionnaires : ce sont les banques qui créent la masse monétaire (dans le principe, à la demande, dans la réalité, ce n’est pas vraiment le cas), le QE ne fait que transformer celle-ci.

                    L’inflation est au raz des pâquerettes depuis le lancement de l’euro. Ca a coupé l’herbe sous le pied d’une bonne partie des politiciens ‘du sud’ qui utilisaient celle-ci pour créer de la croissance factice en gonflant le secteur public. Résultat, les petits malins se sont retrouvés avec des dettes gigantesques.

                    Sinon, le dernier défaut grec date de 1932 et le défaut au FMI va vite être réglé. Je ne parlais pas de ce genre de défaut, mais des hécatombes du système bancaire comme ce qui est arrivé à l’Islande en 2008

                    • Et oui, la Grèce ne fait pas défaut car nous allons payer à sa place. Quelle avancée !
                      Quant à la BCE qui ne fait pas de la planche à billet, je ne sais pas ce qu’il vous faut. 1000 milliards de liquidités à des taux presque nuls et l’achat de dettes publiques, je ne sais pas comment on peut appeler ça en novlangue mais en bon français, c’est de la planche à billets.

                    • Stéphane Boulots
                      16 juillet 2015 at 23 h 23 min

                      Non ce n’est pas de la planche à billet, c’est même carrément l’inverse : ce sont les banques qui ont créé cette fausse monnaie il y a bien longtemps, pour financer les dettes souveraines.

                      Ce que vous dites serait le cas si la BCE prêtait directement aux Etats, auquel cas, il n’y aurait dans l’absolu aucune dette souveraine mais bien de la planche à billet et de l’inflation à gogo.

                    • La BCE ne peut pas prêté aux Etats, donc elle injecte des liquidités par milliers de milliards à des taux quasi nuls pour que les banques prêtent aux Etats à des taux très bas. C’est de la planche à billets. Ni plus ni moins. On contourne les traités. Quant à l’inflation, elle est sur les marchés financiers.

                    • Stéphane Boulots
                      16 juillet 2015 at 23 h 49 min

                      Non, les banques n’ont pas besoin de la BCE pour prêter aux Etat de l’argent qu’ils n’ont pas. Et cet argent restant bloqué sous forme de créances ne se retrouve jamais en circulation : les bons arrivés à terme servent à racheter des nouveaux bons.

                      C’est un système shadock : ca pompe dans le vide complet.

                      Effectivement, au pire ca déborde dans les marchés financiers, mais pour l’instant c’est plutôt l’inverse : ca pompe dans le marché du crédit qui est complétement bloqué : les banques préférant des bons grecs à 2,7% plutôt que fournir des prêts aux entreprises à 2% – la dernière émission de bons a même du être augmentée de 30% vu la demande…

                      (pour souvenir, le taux à 10 ans en France était de 17,4% en 1981)

                • Les états étaient impécunieux avant l’euro ils le sont toujours et l’euro n’a rien arrangé à l’affaire et les états ne respectent pas les traités.

                  La BCE ne fait pas tourner la planche à billet c’est nouveau ça et l’argent du FESF, des QE et les liquidités des banques grecques ils sort d’ou?
                  Je vous rappelle que faire tourner la planche à billet est explicitement interdit par les traités, et qu’une fois de plus les états membres ne respectent pas les traités et que tout le monde s’en fout parce que c’est pour la bonne cause.

                  Concernant les défauts deux états fait défaut Chypre et la Grèce.

                  A vous de voir si vous préférez des corruptions qui sont circonscrites à un état et qui nous laisse la possibilité de veauter avec nos pieds ou des corruptions qui englobent 19 états et qui vont finir par mettre sacrément dans la merde tout un continent.

                  En fait l’euro c’est juste le condensé mais en plus gros de tout ce que vous dénoncez dans la gestion des monnaies étatique.

                  • Stéphane Boulots
                    16 juillet 2015 at 23 h 06 min

                    Ce sont les banques qui créent la monnaie, pas la BCE.

                    Pour mémoire, les années ‘avant euro’ en France (80), c’est 14% d’inflation et une dévaluation tous les ans.

                    L’Euro n’a pas réglé tous les problèmes, mais a aidé à en régler un certain nombre : Entre 14% d’inflation et 4% de déficit public … il y a eu un peu de progrès, même si c’est loin d’être assez, je suis d’accord.

                    Une chose à la fois : les Etats seront obligés de trouver une solution à la dette, alors qu’avec l’inflation c’est open bar.

                    • Pouvez-vous me dire avec quel argent la BCE mène actuellement sa politique de rachats d’actifs si ce n’est celui qu’elle crée ex-nihilo?

                      Pouvez-vous m’expliquer pourquoi fichtre diantre saperlipopette la dette des états membres de la zone euro n’a jamais cru aussi rapidement que depuis l’instauration de l’euro?

                    • Stéphane Boulots
                      17 juillet 2015 at 8 h 50 min

                      La dette existe depuis l’euro parce qu’avant les États fabriquaient de la monnaie pour payer leur dette. C’était open bar.

                      Les dettes que rachète la BCE ont été contractées il y a bien longtemps : ce sont les banques qui ont créé cette fausse monnaie par le jeu des réserves fractionnaires et le système de Ponzi que constitue les dettes souveraines.

                      En rachetant les dettes des banques, la BCE ne fait que tendre vers la monnaie pleine et un taux nominal de zéro qui EST la solution que tout le monde aurait dû adopter.

                      Cette proposition a été émise par Allais et Friedman dans les années 30 et commence a être remise en scène.

                      Le principal ‘inconvénient’ est qu’elle interdit tout interventionnisme keynésien comme ce que propose l’auteur de l’article.

                    • Je repose la question : la BCE crée-t’elle oui ou non de la monnaie ex-nihilo pour financer son programme de rachats d’actifs?

                    • « Je repose la question : la BCE crée-t’elle oui ou non de la monnaie ex-nihilo pour financer son programme de rachats d’actifs?  »
                      la distinction entre actifs et monnaie a toujours été fine, elle ne sert plus à rien avec la finance moderne qui rend liquide, donc équivalent à de la monnaie, n’importe quel actif.
                      La réponse à votre question va donc dépendre de ce que vous appelez « création monétaire ».
                      Si vous entendez par là « augmentation de la quantité de billet en circulation », la réponse est évidemment oui. prenez garde toutefois : cette émission c’est « ce qu’on voit ». Ce qu’on ne voit pas, c’est que deviennent les billets : ils peuvent très bien retourner à la banque centrale, ou sous un matelas en Grèce en prévision des mauvais jours, etc. La quantité de monnaie ne dépend pas de l’émission, mais de la demande.
                      Si vous entendez par là « création de billet sans valeur », la réponse est NON. Par définition, les nouveaux billet sont adossés aux actifs qu’elle rachète. Et comme elle les rachète sur le marché à leur valeur de marché (éventuellement avec une décote si c’est un actif « grec » par exemple) on peut considérer que la quantité de billets émis est adéquate au moment T. Par contre ça n’exclut pas d’autres évolutions de l’actif, après son rachat, qui feront perdre ou gagner de la valeur à la monnaie (i.e., la BCE pourra le revendre et récupérer plus ou moins que de billets ceux qu’elle a donné lors de l’achat)

                      en fait votre question est mal posée : une banque centrale est le seul organisme qui n’a aucun besoin de « financer » ses opérations. C’est elle qui finance, en dernier ressort, tous les autres organismes.

                    • Je vous rappelle juste que si la Grèce fait faillite la BCE n’a pas de couvrir ses pertes.

                    • « Ce sont les banques qui créent la monnaie, pas la BCE.  »
                      Non, ce ne sont pas les banques qui « créent » la monnaie.
                      La monnaie est une coproduction qui implique
                      * un emprunteur (n’importe qui) qui apporte un actif (quelconque)
                      * une banque qui accepte cet actif en gage et qui réalise une double opération financièrement et monétairement neutre : 1) évaluer cet actif, estimer la quantité de monnaie qu’elle est prête à donner en échange, et 2) porter la valeur monétaire de l’actif au « crédit » de l’emprunteur (le crédit c’est ce qu’elle doit), et l’actif mis en gage à son débit.
                      L’acteur principal, le « créateur » si vous en voulez un, c’est l’emprunteur. La banque valide et accepte cette monnaie-emprunteur, et la transforme en monnaie-banque.
                      La banque peut, à son tour, apporter l’actif de l ’emprunteur à la banque centrale pour obtenir de la monnaie-centrale selon le même mécanisme.

                    • « Je vous rappelle juste que si la Grèce fait faillite la BCE n’a pas de [quoi] couvrir ses pertes. »
                      Peut-être. Et alors ?
                      Une banque centrale est un point singulier dans le système financier, c’est le mètre-étalon. Dire qu’elle subit des pertes c’est comme dire que le mètre rétrécit : c’est possible, mais ça ne change rien pour lui et il n’a aucun besoin de faire un effort pour restaurer sa longueur initial (il peut le faire, mais ce n’est pas impératif de son point de vue).
                      Dommage pour nous bien sûr, mais pour la BCE « c’est la vie ».

                      Dans l’hypothèse d’une complète faillite grecque la valeur de l’euro s’abaisserait à proportion du poids de ces pertes dans le bilan de la BCE. 10 milliards par an pendant 30 ans. l’équivalent de ,quoi, … 1% d’inflation ? 2% ?

                      Les obligations grecques sont peanuts à coté des impacts indirects sur les banques et entreprises qui dépendent du marché grec, et dont les actifs sont aussi à la BCE

                    • Ce sont les banques qui créent la monnaie : oui par délégation et caution de la BCE : les banques octroient des crédits avec une toute petite réserve, ces crédits sont ensuite injectés dans les marchés d’actifs (bourses, bons, etc…) et ensuite recyclés avec les dettes souveraines.

                      Ce n’est pas la BCE qui crée cette monnaie : elle la détruit : les intérêt des actifs créent la monnaie, les intérêts de la BCE la détruise.

                      Il faudrait un blog pour expliquer ce mécanisme complètement inverse de la création monétaire souveraine.

  • « Pouvait-on imaginer l’évolution catastrophique de l’eurozone ? »

    Assurément la réponse est OUI, mille fois oui.
    C’est bien pourquoi j’ai voté NON au référendum.

    L’implosion de cette Europe là est commencée … et ça va s’accélérer !!!

  • L’Angleterre, le Danemark, la Suède, la Suisse se portent mieux que les pays de l’Euro. l’Euro est la nouvelle appelation du mark et l’Europe de l’anschluss…

  • Perso je la trouve bien cette monnaie unique. Elle obligera à une discipline budgétaire à MT.
    Par contre les taux d’intérêt ne devraient pas être bidouillés comme actuellement.
    Le seul problème concerne les contrats dont les montants sont écrits en dur par le fait de la réglementation.
    Puisque la monnaie ne peut être dévaluée pays par pays ce devrait être les contrats qui devraient pouvoir l’être ce qui respecterait plus les règles du marché surtout pour ceux qui travaillent pour l’état ; les salaires varieraient suivant le marché, mesure pouvant également s’appliquer au privé.

    • La discipline budgétaire à moyen terme, je demande à voir quand on y sera. Pour l’instant, je vois beaucoup de pays dont la dette augmente, dont notre douce France. Pourtant, l’euro a une quinzaine d’années.

      Il me semble que la bidouille sur les taux d’intérêt est nécessaire à la survie de l’euro. Ce n’est pas demain que ça va s’arrêter.

      • Le problème que nous avons est structurel. Nous partageons une monnaie unique avec des pays plus compétitifs que nous et ne voulons pas modifier notre structure pour que la notion de « monnaie unique » ait un sens.
        Bidouiller les taux d’intérêts n’est pas « nécessaire », puisque cela ne résout pas le problème de fond. C’est juste un bricolage qui permet de faire durer un peu plus une situation malsaine qui n’a pas lieu d’être. Mais plus dure sera la chute.

    • Une surprenante (et cohérente) défense « autrichienne » de l’euro

      http://blog.turgot.org/index.php?post/Huerta-de-Soto-Euro

      • Stéphane Boulots
        16 juillet 2015 at 23 h 32 min

        Excellent article, merci.

        Encore un petit pas (et admettre que l’Or génère des problèmes que l’Euro ne génère pas, comme la thésaurisation des réserves) et les autrichiens vont rejoindre les monétaristes 🙂

      • Dans cet article du blog Turgot, il y a la mise sur le même plan des PIGS, ce qui est une erreur, l’Espagne n’a pas connu de problème par un manque de rigueur budgétaire ou social. Et l’Italie depuis le début de l’Euro est l’exemple d’école du fait que l’on peut se retrouver piégé économiquement par l’impossibilité d’ajuster sa monnaie avec une économie « partenaire » (genre l’Allemagne).
        Il n’est pas fait mention non plus de la Finlande qui, elle aussi, n’a pas pu rebondir, elle, pour un choc asymétrique d’offre à cause de l’effondrement de Nokia. Les institutions européennes disent que les chocs asymétriques sont rares, hélas, lorsqu’ils arrivent, le pays va se taper des dizaines d’années de contractionnisme ou de rigueur (je n’aime pas le terme d’austérité) qui sont grandement absurdes car il s’agit de la conséquence d’un système rigide, qui n’a pas la souplesse d’ajustement de celui des monnaies flottantes.

  • Article et commentaires intéressants .Dans la série de questions ou il est répondu, non, je dirai quand même que ce serait oui à la question de l’immigration car ce problème ne provient pas de l’euro.
    Je rajouterai aussi que les monnaies ne fluctuaient pas librement avant l’euro et que commencer une course aux dévaluations n’est pas une bonne idée.
    Quand à l’idée de Charles Gave (dont je suis la plupart du temps fan) selon laquelle «si la France a 40% de plus de fonctionnaires, c’est son droit » je pense qu’il serait plus sain de les virés que de jouer avec les monnaies pour realigner les prix…

  • «Sentiment anti-immigrés»: ne ramenons pas tout à l’économique. Certes, quand il n’y a plus de foin dans les râteliers, les ânes se battent… Certes, il y a des «petits blancs» (comme disent les médias mainstream avec mépris) aigris.
    Encoreil faudrait-il nuancer : les classes moyennes (pas des petits blancs) en ont assez de payer pour euh… enfin… vous m’avez compris.
    Mais le ras-le-bol anti immigration a maintenant une cause beaucoup moins «économique» que religieuse et culturelle…Il suffit de lire l’actualité ramdamesque ou encore le bilan des «incivilités»du 14 juillet.

  • « le type de personnes que l’historien britannique Paul Johnson a appelé « intellectuels »:
    ne les accablons pas : il y a des intellectuels intelligents.

  • « Milton Friedman vous avait prévenu… ». Restons Français, et citons Maurice ALLAIS.

    • Et Charles Gave, cf « Des lions menés par des ânes » paru en 2003.

      Je trouve dommage par ailleurs que l’UKIP soit assimilé aux FN, FDG et autres Podemos ou Syriza, Nigel Farage étant l’une des rares sinon la seule voix censée que l’on peut entendre au parlement européen.

      Peut être que l’auteur traduit l’anglais »eurosceptic » par « europhobe » comme on peut l’entendre dans tous les médias, d’où une certaine confusion…

  • Il serait intéressant de comparer les résultats économiques de la Suède et du Danemark depuis 2000 avec des pays comparables de la zone Euro. Même si ‘l’Euro’ ne serait bien évidemment pas le seul facteur explicatif, si on décelait des évolutions divergeant significativement, les arguments émotionnels du style de « il faut sauver l’Euro » perdraient beaucoup de leur lustre.

  • Les commentaires sont fermés.

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