Dette grecque : les chiffres à connaître

Qui prête à la Grèce ?

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Alexis Tsipras (Crédits : Daniele Vico, licence CC-BY-ND 2.0), via Flickr.

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Dette grecque : les chiffres à connaître

Publié le 9 juillet 2015
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Par Guillaume Nicoulaud.

Tsipras credits Daniele Vico (licence creative commons)
Alexis Tsipras (Crédits : Daniele Vico, licence CC-BY-ND 2.0), via Flickr.

Au dernier pointage officiel, le 31 mars 2015, le total de la dette publique grecque atteignait 312,7 milliards d’euros. Ne soyez pas surpris si vous voyez circuler des chiffres légèrement différents : ce total incluait près de 15 milliards de dettes à court terme (typiquement à 13 ou 26 semaines) ce qui fait qu’il varie régulièrement au rythme des remboursements et des nouvelles émissions1. Sans tenir compte de cette partie fluctuante et en omettant les 16,2 milliards de garanties émises par l’État grec2, cela nous donne 297,8 milliards d’euros de dettes à plus ou moins long terme.

Après la restructuration de 2012 (107 milliards effacés), le stock d’obligations à long terme ne s’élève plus qu’à 66,5 milliards. On sait que l’Eurosystème (la BCE et les banques centrales nationales) détient 27 milliards de ce total3 ce qui signifie donc que le reste du monde ne détient plus que 39,5 milliards d’obligations grecques dont, vraisemblablement, une bonne partie pour les banques grecques qui les apportent en garantie de leurs emprunts auprès de la BCE.

Le reste, 231,2 milliards, ce sont des prêts que l’on peut répartir en quatre groupes : (i) le Fonds Européen de Stabilité Financière, d’abord, qui porte l’essentiel avec pas moins de 130,9 milliards d’euros, (ii) les prêts accordés directement par les États européens en 2010 pour 52,9 milliards, (iii) les prêts du FMI, en incluant celui qui n’a pas été remboursé le 30 juin, pour 21,2 milliards et, pour finir, (iv) la catégories tutti frutti, qui inclut notamment la Banque de Grèce, pour un total de 26,2 milliards.

Au total, donc, la Troïka, le Fond Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et les États-membres de la zone euro assurent donc 74% du financement de l’État grec pour un total de 232 milliards d’euros et les États-membres de la zone euro détiennent à eux seuls 59% de la dette accumulée par Athènes. Voyons maintenant à quoi ressemblent les conditions réputées usuraires de ces prêts.

L’aide des États-membres de la zone euro s’est faite en deux temps. D’abord, en 2010, sous forme de prêts via la Greek Loan Facility pour un montant de 52,9 milliards. Afin de laisser aux Grecs le temps de remettre de l’ordre dans leurs finances publiques, aucun remboursement ne leur sera réclamé avant le 15 juin 2020 et l’échéancier s’étale jusqu’en 2041 ; par ailleurs, le taux d’intérêt pratiqué, qui est variable (Euribor 3 mois plus 50 points de base), est loin d’être usuraire : en ce moment, cela fait moins de 0,5% par an.

Le deuxième plan de secours a été mis en place en 2012 avec le Fonds Européen de Stabilité Financière qui, ayant prêté 130,9 milliards d’euros, est de loin le premier créancier de l’État grec. Le principe en est fort simple : le FESF est une structure garantie par les États-membres de la zone euro (et donc par nous) qui emprunte de l’argent sur les marchés puis le prête à la Grèce. La Grèce est supposée rembourser le FESF à partir du 24 février 2023 et ce, jusqu’en 2054. En matière de taux d’intérêt c’est du prix coûtant : le FESF prête au taux auquel il s’est lui-même endetté plus 0,01% pour couvrir ses frais de fonctionnement.

Au total, donc, les États-membres de la zone euro prêtent pas moins de 183,8 milliards de dollars à la Grèce, acceptent d’étaler les remboursements entre 2020 et 2054 et réclament un taux d’intérêt moyen inférieur à 1%.

Sur le web

  1. Au 7 juillet 2015 et selon les calculs de votre serviteur, on doit en être aux alentours de 314,8 milliards.
  2. Principalement pour des entreprises publiques.
  3. Dont les 3,5 milliards d’obligations à 3,7% qui arrivent à échéance le 20 juillet et les 3,2 milliards à 6,1% pour le 20 août.
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  • Merci pour l’information. J’aimerai bien avoir un prêt à 1%…

    A peine plus de 1 milliard en intérêts annuels, même pas 2. Il ne faut pas s’étonner que nombre de pays grimpent aux murs.

    • Les 81.5 milliards qui restent, est-il possible d’en connaître le taux d’intérêt moyen?
      6 à 7% ? Moins ?
      Ce serait intéressant pour pouvoir juger complètement.

      • Pas vraiment intéressant, parce que le sujet est de savoir si les créanciers européens sont ces méchants et vils usuriers que Tsipras et ses sbires s’attachent à décrire. Compte tenu de ce qui est exposé, des conditions extraordinairement favorables ont été accordées à la Grèce. La position de victime tenue par Tsipras n’est que pure fiction de propagande.

        Ces jours-ci, on a beaucoup parlé de restructuration. Mais le problème est ailleurs puisqu’elle a déjà eu lieu. Sans réforme, l’Obèse grec est structurellement déficitaire. En l’absence d’accès aux marchés depuis le défaut, le chantage du coco-gambler vise essentiellement à obtenir des aides supplémentaires à fonds perdus, pour que surtout rien ne change, quitte à rejouer la même comédie infantile dans quelques années. Si, en plus, il peut obtenir tout de suite une nouvelle restructuration, ce sera Byzance.

        • Et si le coco-gambler n’obtient rien du pigeon européen, il l’obtiendra ailleurs. Les soupçons s’accumulent :
          http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/et-si-la-grece-nous-menait-en-bateau-depuis-le-debut-09-07-2015-1943324_2428.php

          Ceci dit, les pigeons des autres continents risquent d’être un peu plus durs à digérer. Ils n’ont pas la chair aussi tendre et goûteuse que l’Européen.

          • Je viens de lire votre article. Qu’ils fassent attention : l’EU finance nombre d’infrastructures. Le flot sera aussi coupé. Quant à l’afflux de touristes, bémol : les prix vont exploser en Drachmes, les grecs sont pas cons et les touristes non plus. Le miracle ne durera pas, sauf pour ce qui reste d’industrie. Grosso modo, il y aura une impulsion qui va s’amortir rapidement.

            Maintenant, si la Grèce veut faire jouer son pouvoir de nuisance, elle peut bien dégager de l’UE, on ne la retient pas.

            • Attention à ne pas confondre la Grèce ou les Grecs avec l’Etat obèse nuisible. Tsipras ne représente que 2 millions d’électeurs sur 9. Environ les deux tiers des Grecs ont refusé le choix du « non » au référendum truqué de dimanche dernier. Les premières victimes de l’Obèse socialoïde grec, ce sont les Grecs eux-mêmes.

              • Ce que vous dites est exact. Il faudrait qu’ils lavent leur linge entre eux avant de viser les allemands qui n’y peuvent rien.

                Mais dans ces conditions, il n’y a plus rien à négocier. Il n’est pas tolérable d’appeler a lyncher ses partenaires. Et entre nous, il y a environ 4 ans, j’étais en Crète. Outre le fait que presque tous les restaurants sont fermés le dimanche, nous avons été agressé par une bande jeunes qui nous ont bloqué la route. Crachats, coups sur la portière, tout cela alors que je n’avais pas bronché d’un œil, mais que le passager un bougé un bras.

                Nous avons aussi été au Portugal, plusieurs fois. Jamais le moindre problème. Le Portugal est un pays charmant dont on espère que tout ira pour le mieux. La Grèce, c’est pour je ne sais qui … Que les gens qui le peuvent émigrent et aident leur famille, il n’y a rien d’autre à faire.

        • Je suis d’accord avec vous. Comme je suis juste un peu maniaque, je voulais connaître l’étendue de la supercherie.
          Si un pays de 10 millions n’est pas capable de rembourser un montant de l’ordre de 6 milliards d’intérêts par an soit 600 Euro par habitant, voire moins, et qu’il dépense 30 milliards de trop, soit près de 3000 Euro par habitant chaque année, c’est juste une faillite qui ne dit pas son nom. Et comme le pays a bénéficié de conditions d’enfer qui ont été refusées aux anciens pays de l’est, il n’est pas étonnant que cela grince sérieusement des dents. Et si cela continue, je pense que certains vont finir par marcher au plafond.

          Et si c’est Byzance, le pays ou le miel coule des arbres, pourquoi Podemos n’arriverait il pas au pouvoir afin d’en faire bénéficier les espagnols? Et si ce n’est l’Espagne, ce sera l’Italie, voire … la France.

          Une seule solution simple à mettre en oeuvre dans la constitution : aucun déficit n’est toléré et les politiciens en sont responsables sur leur fortune ainsi que sur leur retraite. Et si besoin, démission automatique de leur fonctions. Nul besoin d’écrire 10000 pages de lois en fouillis inextricable.

          Il faut absolument délimiter le bac à sable des politiciens. Il en va de notre sécurité future.

  • Bref : Tsipras nous joue de la flute, puisqu’il n’est même pas prévu de remboursement grec pendant son mandat actuel …

  • Ahhhhh!!! les ordures!!!!

    on se doutait que les rekindelafinans s’en mettait plein les poches en pressant le brave peuple grecs et l’aimable peuple européen.

    Mais là!!!

    Onsandoutépa! l’horreur de la finance capitalistique de l’argent sale (sic)!!!!

    Tout ça pour oppresser le septuagénaire retraité

    Les vils coyotes!!

    Cependant une relecture incinère le doute en moi. Le doute (et Satan) m’habite. Cet article ne serait-il pas contre le camp du bien?

    Ummmmm?

    Et là c’est pas bien, voire mal, très mal.

    •  » le brave peuple grecs  » qui a porté Syriza et Tsipras au pouvoir.

      Il est vrai que depuis  » … les Grecs, en votant non au référendum, ont retrouvé leur dignité. Que vaut une dignité arrachée aux dépens (au mépris?) des autres Européens? – D’après l’Hebdo.

  • L’autre soir aux infos de la TV nationale, un témoignage poignant d’une jeune et jolie grecque, le sourire aux lèvres, les lunettes de soleil sur le nez, affirmant qu’il fallait que les européens les aidaient, parce que, vous comprenez…
    Une minute avant, autre témoignage, celle d’une habitante d’un pays balte qui exprimait vivement son courroux de devoir payer pour les grecs, alors qu’ils sont déjà au régime sec.
    ça promet de joyeuses explications.

    • On a visiblement dépassé le stade des explications joyeuses pour passer à celui des explications circonstanciées, où les points sont fermement posés sur les i :
      https://www.youtube.com/watch?v=P84tN0z4jqM
      Voir également la réponse de l’intéressé, révélatrice de la nature des débats et du gouffre infranchissable qui semble désormais séparer les protagonistes, façon tectonique des plaques en accéléré.

  • A propos de chiffres, qui peut nous confirmer ceux-la :

    – Il y a eu des départs massifs en retraite à 50 ans.
    – La Grèce a la plus forte population fictive au monde, de personnes déclarant un âge de 110 ans.
    – Les décès ne sont souvent pas enregistrés et les pensions continuent à être perçues.

    – En Grèce, de nombreux travailleurs ont bénéficié de la retraite anticipée, fixée à 50 ans pour les femmes et 55 ans pour les hommes qui appartiennent à l’une des 600 catégories d’emploi reconnus comme particulièrement pénibles, et parmi lesquelles sont inclus:
    – les coiffeurs (à cause des colorants pouvant être considérés comme nocifs),
    – les musiciens d’instruments à vent (souffler dans ,,,une flûte est épuisant),
    – les présentateurs de télévision (les microphones ,,,étant censés causer des dommages à la santé). (Cette loi a été adoptée par le gouvernement socialiste de 1978),

    – La Grèce a quatre fois plus d’enseignants que la Finlande, le pays le mieux situé dans le dernier rapport PISA, alors que cette surpopulation d’enseignants n’a servi qu’à être parmi les pays européens disposant du plus bas niveau dans presque tous les tests éducatifs alors que leurs enseignants ainsi que ceux de l’Espagne et du Portugal (dont les résultats obtenus sont aussi mauvais, même après le Luxembourg) sont les mieux payés au monde,ils ont le taux plus d’abscence le plus élevé avec moins d’élèves.

    • « Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage » dit le vieil adage populaire.

      Concernant l’enseignement grec par exemple, j’ai pris la peine de consulter le site de la MAIF/enseignants qui a fait une étude sur le sujet.
      https://www.maif.fr/content/pdf/enseignants/votre-metier-en-pratique/ecole-europe/maif-europe-grece.pdf
      Le classement Pisa de la Grèce est médiocre (42°) mais équivaut à peu de choses près à celui de la France (25°), pas de quoi faire cocorico en regardant de haut les grecs dont le système éducatif subit bien évidemment la crise de plein fouet
      http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results-overview-FR.pdf

      Sinon, voudriez-vous du traitement d’un professeur grec du primaire, secondaire voire même d’université ?
      Heureusement encore qu’ils n’ont pas une TVA à 23% pour acheter de quoi manger !!!

      • 42° ce n’est pas « équivalent » à 25°…

        Par ailleurs, je suppose que les professeurs grecs ont vu leur traitement évoluer dans les mêmes proportions que ceux du reste de la fonction publique, lesquels ont presque doublé de 2000 à 2010.

        Je ne pense pas que les traitements de nos professeurs ont augmenté dans les mêmes proportions…

    • La Grèce a la plus forte population fictive au monde, de personnes déclarant un âge de 110 ans.

      Cela doit être le régime méditerranéen… Avec un peu de bol, je vais tirer jusqu’à 120 ans en parfaite santé et en faire profiter mes potes et ma famille. Génial ce pays…

  • Comme on le voit, la dette grecque a déjà été convertie en solidarité européenne. Le problème financier pour l’Europe ou la Grèce est reporté aux calendes (grecques). Le problème est donc simplement d’assurer de la croissance pour noyer le poisson.

    Mais que ce soit en France, en Europe ou en Grèce de façon caricaturale, on se refuse à réformer pour assurer la croissance ou simplement à boucher les trous qui par les différentes utopies économiques, démagogiques, écologiques ne cessent de s’agrandir. Il va falloir avouer un jour qu’il faut se serrer la ceinture, et d’un cran de plus à cause du passif grec (et de 2 crans quand on aura cédé à Tsipras).

    Le naufrage de la Grèce n’est rien d’autre que le naufrage de la politique grecque, européenne et de l’ensemble de ses états membres. Les anglais ne mesurent pas la chance qu’ils ont de n’avoir qu’un pied en Europe et d’avoir eu un gouvernement réformateur.

  • Merci pour la qualite des informations – dont le sujet sur la GRECE et son endettement.
    Enfin un language clair, un sujet tres detaille.
    Du vrai journalisme.
    Cordialement. MK

  • Dans ces chiffres, ou se situent le « bailout » fait par nos Etats pour débarrasser nos banques de leurs créances grecques? C’est un argument souvent utilisé pour dire que l’argent que nous avons donné a la Grece n’a servi qu’a aider nos banques, pas les grecs.

  • « Timeo Danaos, et dona ferentes »

    Une thèse intéressante de Charles Gave qui croit avoir trouvé l’arnaque quand Tsipras fait danser le sirtaki aux négociateurs de Bruxelles obnubilés par leur cassette tel l’Avare de Molière.

    Il prépare en loucedé le Grexit, sachant que même si les banques grecques n’ont plus d’argent, celui-ci a déjà été mis en sécurité dans la diaspora grecque aux USA, Canada et Australie et qu’il reviendra dès que la drachme aura été rétablie.
    nota: comme je l’avais dit dans d’autres contributions, la diaspora grecque est estimée à 6,5 millions de personnes (La Grèce a une population de 11 millions) essentiellement aux USA, Canada, Australie et aussi en Allemagne.

    A lire https://www.les-crises.fr/ne-jamais-croire-un-grec-surtout-sil-tamene-un-present-par-charles-gave/

    La thèse de Charles Gave débusquant le lièvre hellène a été reprise dans le Point : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/et-si-la-grece-nous-menait-en-bateau-depuis-le-debut-09-07-2015-1943324_2428.php

    • Thèse qui tend à démontrer combien la Grèce n’est pas aussi innocente que de bonnes âmes voudraient le faire croire.

      • Cela montre surtout que, même pris à la gorge et étranglé doucement mais surement, un gouvernement un peu futé doit toujours avoir un plan B ou C en réserve au cas z’où ..
        Si la thèse de C. Gave se révèle exacte, on peut également penser qu’il y aura eu du Varoufakis là-dessous — La Theorie du Jeu (game theory, 2001), Modeste proposition pour résoudre la crise de l’euro (2014) le Minotaure planétaire, 2014.

  • L’argument ultime de l’extrême gauche, il faut leur prêter coûte que coûte, car l’Euro ne se remettrait jamais de la sortie d’un pays..Il en va de la crédibilité de la zone Euro…bla bla bla

    L’AUTRICHE est en train de procéder à une consultation, sur l’opportunité de sortir de l’Euro : cette consultation a déjà obtenu 326 000 signatures (quand il n’en faut que 100 000).
    Il y aura donc un référendum sur la sortie de l’Euro, et la sortie de l’Euro de la Grèce : on voit que l’argument
    de l’extrême Gauche sur la sortie de l’Euro de la Grèce, ne tient pas.

  • référendum sur la sortie de l’EURO de l’AUTRICHE>> évidement

  • 183,8 milliards de dollars -> Typo?

  • j ai enfin compris les secret du regime cretois …c est sur qu ils vivent jusqu a 120ans…

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