Crise grecque : faillite des gouvernements européens

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Christine Lagarde (Crédits Adam Tinworth, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

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Crise grecque : faillite des gouvernements européens

Publié le 4 juillet 2015
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Par Ferghane Azihari.

Christine Lagarde (Crédits Adam Tinworth, <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/" target="_blank">licence CC-BY-NC 2.0</a>), via <a href="https://www.flickr.com/photos/adders/" target="_blank">Flickr</a>.
Christine Lagarde (Crédits Adam Tinworth, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

Grexit or not Grexit ? On voit mal les gouvernements prendre le risque d’effriter leur souveraineté monétaire en créant un dangereux précédent. Cependant le référendum de Tsipras – uniquement destiné à mettre la pression sur ses créanciers – peut laisser entrevoir le risque d’une sortie de la République hellénique de la zone euro en fonction de l’humeur des dirigeants européens. Toutes ces gesticulations ne font que révéler l’échec cuisant des gouvernements dans l’administration du système financier européen.

Tutelle fédérale ou inter-gouvernementale, aucune différence

La Grèce est en situation de tutelle. C’est une conséquence logique de l’intégration budgétaire voulue par les gouvernements. La mise en place du mécanisme européen de stabilité (MES), malicieusement présenté comme un outil de solidarité, a accru la mutualisation des risques financiers gouvernementaux et donc la responsabilité des États vis-à-vis de leurs pairs. Évidemment, on aurait aimé un degré équivalent de responsabilité vis-à-vis des contribuables. Mais ce n’est visiblement pas pour tout de suite. Il est donc ridicule de présenter les tensions diplomatiques actuelles comme la conséquence d’un défaut d’intégration politique. C’est tout le contraire.

Certes, cette intégration budgétaire n’a rien de proprement fédéral ou supranational. C’est du pur inter-gouvernementalisme. Il n’y a qu’à lire les statuts du mécanisme européen de stabilité pour comprendre que ces technocrates, qu’ils soient issus de la BCE, de la Commission européenne ou du fonds monétaire international, sont tous à la botte des gouvernements nationaux, contrairement à ce que laissent entendre les postures quelque peu démagogiques de ceux qui dissimulent leur soif de pouvoir derrière un soi-disant patriotisme.

Mais il ne faut pas se mentir. Une intégration de type fédérale n’aurait absolument rien changé. Nous aurions assisté à des rapports de force plus ou moins similaires. Certains objecteront peut-être qu’un exécutif fédéral serait soumis à un contrôle parlementaire transnational contrairement aux institutions diplomatiques. Et effectivement, des diplomates soumis à la somme des contrôles parlementaires nationaux n’équivalent pas à un exécutif transnational soumis à contrôle parlementaire du même type. Mais là encore, si les Parlements étaient des contre-pouvoirs efficaces pour contrôler les gouvernements, ça se saurait depuis longtemps.

Les tutelles américaines fonctionnent selon les mêmes principes

Mais si l’on est réellement curieux et que l’on souhaite savoir comment se déroulent les tutelles non intergouvernementales,  il n’y a qu’à regarder comment les choses se passent outre-Atlantique. Le cas le plus récent de faillite municipale aux États-Unis est celui de Detroit. Il a été largement médiatisé en raison du passé de la localité. Il est donc intéressant de voir quelles ont été les mesures appliquées dans cette ville par le gouvernement du Michigan. Sans surprise, les pouvoirs de l’administrateur financier nommés par l’État sont surréalistes. Celui-ci est capable d’aliéner des biens municipaux, de modifier les salaires et les pensions de retraite des agents publics ou encore de modifier les conventions collectives avec les syndicats. Rien de très différent de ce que fait la Troïka finalement, à la différence près que son pouvoir sur la Grèce est un pouvoir de fait et non de droit.

Mais si les bureaucraties européennes ne font rien d’autre que ce qui est fait aux États-Unis, on peut se poser la question de la robustesse du système européen. Après tout, contrairement au système américain, il ne cesse de faire l’objet de remise en question. Mais tout cela ne suffit pas à dire que le fédéralisme financier américain est plus robuste que l’inter-gouvernementalisme financier européen. Le premier est tout aussi pourri et malsain que le second. De la même manière, on pourrait aisément comparer l’autorité intergouvernementale vis-à-vis de la Grèce à l’autorité que l’État français exerce sur ses collectivités territoriales en faillite dont l’autonomie budgétaire et fiscale équivaut à celle d’un enfant en bas-âge (n’allez-donc pas voter aux prochaines élections régionales, cela ne sert strictement à rien).

Simplement, ces institutions (autorités américaines et françaises) bénéficient toutes de l’idéologie nationaliste pour légitimer leur domination sur leurs populations respectives, et ce, peu importe les dégâts qu’elles leur infligent. Les institutions internationales, elles, ont une légitimité moins irrationnelle, plus utilitariste. Donc forcément, lorsqu’elles échouent, on pardonne moins. Et ce n’est pas plus mal. Mais il faut encore une fois garder à l’esprit qu’elles n’ont aucune autonomie par rapport aux gouvernements nationaux qui, eux, étrangement, ne voient pas leur existence remise en question quand ces institutions demeurent les principales causes des déboires des populations.

La crise de la dette et la solidarité envers les banquiers

Le problème de la gestion de la crise de la dette ne réside donc pas dans son caractère inter-gouvernemental ou supranational. Le premier problème tient à ce que cette crise n’est d’une part qu’une escroquerie établie de toute pièce par les corporations politiques et financières. La seconde considération tient à ce que les instances politiques n’ont jamais voulu véritablement la résoudre. Toutes les actions gouvernementales n’ont servi qu’un seul but : la déresponsabilisation de l’industrie financière au détriment des populations. Il n’est pas compliqué de voir que les seuls gagnants quelque soit le scénario financier sont ici les banques et les politiciens tandis que les perdants seront les citoyens.

Grèce contagion (Crédits : René Le Honzec Contrepoints.org, licence CC-BY 2.0)
Grèce contagion (Crédits : René Le Honzec Contrepoints.org, licence CC-BY 2.0)

Tout d’abord, il faut remarquer que les banquiers et les politiciens sont les grands bénéficiaires du système monétaire et financier actuel et de la crise de la dette. Le système des réserves fractionnaires couplé au monopole de la création monétaire permet de facto aux banquiers de créer de l’argent ex-nihilo et de percevoir des intérêts, autrement dit se rémunérer sur du faux-monnayage. Les banques se font de l’argent facile sans être financièrement responsables puisqu’elles bénéficient du soutien des États en cas de problème et les politiciens peuvent continuer à entretenir leurs clientélismes  tout en appauvrissant discrètement la population par la création monétaire et par une fiscalité toujours plus lourde pour rembourser les « emprunts » contractés auprès des banques.

Ensuite les banques ont réussi une fois de plus avec l’aide des États à socialiser de force les risques qu’elles ont pris. En effet l’écrasante majorité des transferts budgétaires opérés par les gouvernements européens au profit de l’État grec ont servi à rembourser les banques, ce qui n’est qu’un moyen de déplacer le risque financier des établissements bancaires vers le contribuable. Le rôle du fond monétaire international et du mécanisme européen de stabilité a donc in fine constitué un outil de solidarité au profit de banquiers une fois de plus déresponsabilisés par le recours aux contribuables sans que ces derniers aient leur mot à dire. Un cas classique de capitalisme de connivence en somme.

Vient dans un troisième temps la Banque centrale européenne qui se met à intervenir sur les marchés via des programmes de quantitative easing pour racheter des obligations d’État aux banques exposées à des créances douteuses tout en alimentant délibérément une bulle. Bien évidemment, le fait que ces opérations ont commencé lorsque la perspective d’un défaut de paiement est devenue plus plausible n’est qu’une pure coïncidence ! Notons enfin que le mécanisme européen de stabilité avait à la base justement été proposé par la Banque centrale européenne elle-même pour permettre aux gouvernements d’intervenir sur les marchés via la politique budgétaire et non par la création monétaire. Peut-être ce changement d’avis est-il survenu en raison du fait que la politique budgétaire reste pour les États beaucoup trop transparente et contraignante que la création monétaire.

Une thérapie de choc pour rien

Avec toutes ces mesures prises, on est en droit de se demander si les gouvernements européens ont permis à l’État grec de combattre le capitalisme de connivence qui lui était jusque là consubstantiel. Mais lorsqu’on regarde l’état de la politique de privatisation qui a été menée par ceux-ci et que parmi ses bénéficiaires se trouve la nomenklatura économique que l’on connait parfaitement (EDF, SNCF, Vinci, Crédit agricole, BNP Paribas & Cie) il y a lieu de penser que nos politiciens se sont surtout contentés de donner une petite part du gâteau aux copains, comme cela se fait toujours.

On ne peut donc que constater que l’ouverture à la concurrence de l’économie grecque et l’abolition des clientélismes n’étaient pas les principaux objectifs des créanciers. Rien de plus normal. Après tout les États n’ont aucune raison d’appliquer chez leurs voisins ce qu’ils n’appliquent pas chez eux. Autrement dit, ce n’est pas la France, avec ses multiples professions réglementées, ses industries monopolistiques, ses ordres professionnels hérités de la période de Vichy et son administration pléthorique qui va donner à l’État grec de bonnes leçons de gestion. Elle n’a aucun intérêt à le faire. Mais le fait que les États européens, eux-mêmes mal en point, se permettent de conseiller leurs homologues n’est pas le seul comportement culotté.

Le plus hilarant tient à ce qu’ils sont convaincus d’avoir identifié le principal souci de la bureaucratie hellénique : le défaut de fiscalité. C’est effectivement une idée à la mode. Christine Lagarde l’avait elle-même suggérée très tôt. Ainsi les élites gouvernementales considèrent-elles que le problème d’un État n’est jamais ses corporatismes, mais son incapacité à les financer correctement. C’est pourquoi les gouvernements ont généreusement aidé l’État grec à reconstituer un système fiscal digne de ce nom pour opérer une augmentation des prélèvements obligatoires sur une population suffisamment pauvre pour en réclamer.

Et comme tout cela ne suffit pas, l’État grec, pourtant en faillite, ferme en un claquement de doigt toutes les banques et coupe le robinet financier sauf pour certaines catégories de population qu’il cible avec une acuité déconcertante. Sans doute ces mesures ont-elles été prises pour rejouer le scénario chypriote, qui rappelons-le, était en totale contradiction avec les règles européennes supposées protéger les épargnants. Dans la terminologie moderne, on appelle ça un braquage. Ni plus ni moins.

De quoi se dire que si dictature de la finance il y a, son chef n’est pas toujours celui que l’on croit. On oublie en effet trop souvent que les États ont toujours le dernier mot sur les banques tant que celles-ci utilisent les circuits monétaires façonnés par la bureaucratie. D’où, au passage, la volonté de plusieurs gouvernements de limiter la circulation de l’argent en espèce. La perspective d’un système monétaire monopolistique totalement électronique donnerait en effet au pouvoir politique des dimensions inconnues.

Assainir le système financier européen, c’est le dépolitiser

Cette crise financière aux multiples facettes ainsi que les tensions diplomatiques qui en découlent nous rappellent que les mauvais comptes ne font pas de bons amis et que les États sont les pires gardiens de la paix civile, économique et sociale. Au contraire, il n’est pas compliqué d’imaginer à quoi ressemblerait un système financier sain, c’est-à-dire dépolitisé.

Dans un système idéal, tous les prêteurs en dernier ressort bureaucratiques seraient abolis. Exit le fonds monétaire international, les banques centrales monopolistiques – et les emprunts inter-gouvernementaux qui ne sont que des outils qui permettent aux gouvernements de se soustraire au contrôle des contribuables. Les États ne disposeraient que de deux techniques pour palier à leurs déficits budgétaires. La première serait l’emprunt auprès d’une industrie financière concurrentielle qui ne bénéficierait plus du monopole de la création monétaire et de la garantie d’État. La seconde serait le crowdfunding pour solliciter des particuliers, lesquels pourront choisir de prêter ou de donner afin de financer les services publics.

C’est là une exigence primordiale d’égalité juridique. Il n’y a en effet aucune raison pour que la bureaucratie ait recours aux privilèges pour se financer contrairement aux obligations de n’importe quelle association à but non lucratif digne de ce nom. Dans ce système, parce que ses ressources dépendraient uniquement de la confiance accordée par la société et non plus de privilèges financiers, la bureaucratie serait beaucoup plus responsable quant à la gestion des deniers publics et au rapport qualité/prix des biens produits et des services rendus. Cela tombe bien puisqu’une grande opération de crowdfunding a vu le jour afin de permettre aux volontaires de renflouer l’État grec pour rembourser le FMI, une institution qui tire ses ressources de contribuables internationaux. L’expérience est à la fois intéressante et stupide.

Intéressante dans la mesure où elle permet à la société de se rendre compte que les renflouements publics et la fiscalité ne sont pas les formes les plus saines de transferts d’argent et qu’il n’y a rien que la société civile ne puisse pas faire au moins aussi bien que les gouvernements. Intéressante également puisque la difficulté à atteindre la somme nécessaire pour éponger la dette de l’État grec peut aider à inculquer une certaine culture de la responsabilité financière et remettre en question le système actuel de création et de circulation du crédit qui, encore une fois, n’est qu’un jeu de faux-monnayeurs. Mais c’est également un projet stupide puisque si l’on voulait vraiment faire preuve de solidarité envers les populations en Grèce, nous financerions des projets civils, associatifs et entrepreneuriaux pouvant réellement améliorer le sort des citoyens plutôt que de donner une seconde chance à l’État qui les a acculés.

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  • Tres interessante analyse, en effet le salut grec ne peut venir quebdu redemarr1ge de son economie et donc de l’affectation des capitaux aux developpement du secteur privé. ..

    En Somme, n’est-il pas preferable de laisser l’Etat spolieur mourir un peu avant d’essayer de reconstruire? Parce quetant que le pays sera democratiquement aux mains de ces retraités et fonctionnaires… ce n’est pas l’Etat grec qui apportera la moindre solution….

  • « …On ne comprends pas, le malade avait une infection de l’appareil respiratoire, on l’a empêché de respirer et il est mort quand même… »

  • « Et comme tout cela ne suffit pas, l’État grec, pourtant en faillite, ferme en un claquement de doigt toutes les banques et coupe le robinet financier sauf pour certaines catégories de population qu’il cible avec une acuité déconcertante. Sans doute ces mesures ont-elles été prises pour rejouer le scénario chypriote, qui rappelons-le, était en totale contradiction avec les règles européennes supposées protéger les épargnants. Dans la terminologie moderne, on appelle ça un braquage. Ni plus ni moins. »

    N’importe quoi. Le contrôle des capitaux sert à empêcher le bank run car la BCE ne peut pas imprimer plus vite que ce que les grecs s’apprêtaient à retirer. C’était aussi la condition pour maintenir le fond d’aide d’urgence qui est négocié tous les 15 jours environ. Sans cela c’était la faillite véritable (celle de l’état Grec est théorique) avant même la fin du référendum.

    En liant cela avec d’autres erreurs de votre article, il m’apparait manifeste que vous ne comprenez rien au sujet que vous traitez et que en conséquence il ne sert que de prétexte à une théorie déjà toute faite. Bref, le contraire d’une approche sérieuse et un article idéologique de plus sur Contrepoints, qui décidément en matière de « réinformation » ressemble par ces méthodes et arguments trompeurs à ceux des « cousins » allant de l’extrême-droite à l’extrême-gauche.

    • Le Bank-Run est aujourd’hui le seul contre-pouvoir dont on dispose pour nous protéger des banques. Nous priver de cet outil n’est ni plus ni moins qu’une forme de braquage. Quant au fait que la BCE met des banques sous perfusion, c’est une preuve de plus que le système financier est devenu totalement fou. Les banques en faillite doivent faire faillite.

      • Le Bank-Run c’est la faillite car la monnaie existe par le crédit et aucune banque grecque n’a assez de fonds propres pour combler un manque de dépôt aussi massif.

        La BCE ne fait pas de politique, elle réagit mécaniquement aux traités votés, mais c’est elle qui imprime les billets et elle est la seule à détenir les codes de protections sur les billets.
        Les banques grecques ne peuvent donc pas imprimer d’euros ou plus exactement elles imprimeraient des faux billets. C’est pourquoi le Grexit s’avèrera automatique si les échéances de créances de Juillet ne sont elles aussi pas respectées par l’Etat.

        Dans les deux cas, les pays de la zone euro font cela pour protéger LEUR propre monnaie. Mais peut-être trouvez-vous sain que les grecs nous appauvrissent TOUS parce qu’ils refusent eux de réformer véritablement leur pays ou pour la plupart croient aux bobards de démagos comme Tsipras.

        Derrière le monde des idées : la réalité. En l’état actuel je ne souhaite pas être ruiné.
        La révolution libérale d’un monde où la monnaie est privée et les banques non dépendantes des états n’est pas pour maintenant donc veuillez ne pas croire qu’en démolissant tout on reconstruira forcément en mieux. La technique de la terre brulée, c’est celle des Tsipras et autres révolutionnaires de salon.

        • La technique de la terre brulée est plutôt celle de la Troïka aux ordres et soumise à la stratégie du chaos us…La FED américaine est une institution privée et c’est parce que JFK avait commencé à lutter contre qu’il a été assassiné… La BCE imprime à tout va pour sauver les bourses et les banques parasites. Et puis les grecs n’ont pas cesser de réformer…mais évidemment cela ne suffit pas aux parasites qui veulent le beurre et l’argent du beurre. Attendons que les taux d’intérêt pour la dette française de 2100 milliards grimpent et on verra si vous tenez toujours le même discours…. Et puis la dette des pays est le prétexte du démantèlement des pays démocratiques… d’ailleurs ce n’est plus un problème de fric mais un problème politique.

          • Enchainer les affirmations les plus spectaculaires les unes après les autres ne rend pas votre plus discours plus cohérent, vous savez. Ca ne met que plus en valeur la confusion de vos argument et vous fait passer pour un ignorant essayant à tout prix de se rendre intéressant.

          • « La FED américaine est une institution privée » Sans rentrer dans le détail des très étranges statuts de la banque centrale des États-Unis, il faut rappeler que les banques privées nationales ont l’obligation d’être actionnaires, à hauteur d’un montant défini par la loi, d’une des douze banques régionales de la Fed , que ces actions ne sont pas transférables, ne comportent pas de droit de vote et ne donnent droit qu’à un dividende statutaire de 6% du montant investi. Par ailleurs, la politique monétaire est décidée au sein du FOMC qui est composé de douze membres dont sept (le Board of Governors) sont désignés par le Président des États-Unis et confirmés par le Sénat. La Fed n’est donc pas plus privée que notre Sécurité sociale : c’est bien une agence fédérale réputée – je dis bien réputée – indépendante.
            Pour faire simple, la Fed est un organisme d’économie mixte disposant d’un monopole du seul fait de la loi, organisme qui n’existerait pas sans la volonté des hommes de l’Etat.
            http://ordrespontane.blogspot.be/2011/08/la-fed-est-une-banque-privee.html

          • « Et puis les grecs n’ont pas cesser de réformer…mais évidemment cela ne suffit pas aux parasites qui veulent le beurre et l’argent du beurre » pour dire des choses pareilles, on voit que vous ne connaissez pas grand chose à la Grèce. Les créanciers veulent être payé (ce que l’on peut comprendre), ils ont déja accepté d’abandonner une partie de la dette. Ceux qui veulent le beurre et l’argent du beurre c’est Syriza: ils veulent que l’UE leur donne du fric sans devoir faire la moindre concession, ils veulent rester dans l’euro mais refusent de respecter les règles nécessaires au bon fonctionnement de l’euro.
            Syriza n’a aucune intention de faire la moindre réforme. au contraire, elle veut défaire des bonnes réformes (comme la réforme de l’enseignement supérieur) tout cela pour faire plaisir à certains de ses électeurs au détriment de l’intérêt général.
            Une bonne partie des réformes (faites par les gouvernements précédents) n’ont jamais été appliquées dans les faits en Grèce, ce n’est pas parce que loi est votée au parlement grec qu’elle est appliquée (un exemple: la loi qui déréglemente les professions réglementées).
            Syriza refuse de s’attaquer aux rentiers (professions réglementées, agriculteurs, armateurs, fonctionnaires,…), ceci dit c’était exactement la même chose pour les précédents gouvernements.
            L’austérité en Grèce a surtout été supporté par le secteur privée et a surtout consisté en une augmentation des taxes et des impôts. Syriza ne veut pas changé cela, les propositions de l’accord de syriza s’est d’augmenter encore plus les impots et les taxes. autrement dit de faire encore plus peser l’austérité sur le secteur privé alors que le secteur privé a déja été asphyxié par la troika

          • « la dette des pays est le prétexte du démantèlement des pays démocratiques » La dette publique vient justement de la démocratie. En effet, en démocratie, les hommes politiques cherchent à satisfaire d’abord l’électeur médian, et ce par la redistribution, car il faut que cet électeur, dont le revenu est inférieur au revenu moyen, obtienne des avantages qui lui coûtent moins que les impôts qu’il paie. Comme il est impossible de prendre à la classe moyenne plus que ce qu’on lui redonne, et comme la spoliation des classes aisées atteint vite ses limites, l’octroi de ces avantages n’est possible que par l’emprunt étatique, ce qui explique l’accroissement ininterrompu de la dette publique dans les démocraties. Les avantages obtenus sont soit pécuniaires (allocations diverses, assistanat, subventions d’associations ou d’entreprises) soit en nature : « gratuité » de la santé, des études, des infrastructures publiques, et autres prétendus « acquis sociaux ».
            Pour financer les promesses électorales, le politicien a le choix entre une hausse des impots et des taxes (ce qui est impopulaire) et l’endettement. La démocratie favorise le court terme au détriment du long terme. Les politiciens pensent surtout aux prochaines élections.

            « d’ailleurs ce n’est plus un problème de fric mais un problème politique » la seule chose intelligente dans votre commentaire, le problème grec est avant tout un problème politique. L’euro n’est pas un projet économique mais un projet politique. Economiquement, la Grèce aurait dû être sortie de l’euro mais on refuse cela pour des raisons politiques

  • Je crois très sincèrement qu’en ce samedi, on peut déplorer énormément de choses mais malheureusement de la part de gens qui n’ont pas pour habitude d’avouer leurs échecs, leurs erreurs, leur égocentrisme corporatif, et la nécessité comme l’importance de leurs fonctions auto-proclamées et donc quasi, leurs existences!

    Dès les années ’80, avec l’arrivée des « golden-boys », il était tout de même difficile de comprendre que ce nouveau « créneau industriel » qui consistait à « faire de l’argent, avec de l’argent » en « jouant », d’abord à la bourse (mais c’était évidemment bien trop étroit!) n’a trouvé en face de lui, aucune autorité compétente pour imposer des limites claires à ces jeux d’argent.

    C’est bien de cette époque-là que datent des jeux aussi stupides que des rachats de sociétés non pas pour les « ressusciter » mais pour les démanteler et vivre confortablement sur la vente « par appartements »! Premier pas vers « la privatisation des gains et la mutualisations des pertes », dont le chômage dû à la désindustrialisation survenant trop tôt pour que certains pays oublient que le « progrès » finirait par remplacer les hommes par des machines robotisées mais en laissant le temps aux ouvriers de se « requalifier ».

    Tout a évolué ainsi: les politiciens aggravant une dette sans la payer ni même s’en soucier! (les « sciences politiques », pas du tout scientifiques, n’ont fait aucun progrès en 60 ans sauf peut-être « améliorer son image », « mieux mentir, en paraissant sérieux » et autres bêtises, d’où la connivence nécessaire des médias de masse et un nouveau besoin de censure appelée « politiquement correct », qui ne change rien aux réalités!).

    C’est bien aussi dans ces circonstances que s’épanouit une « clique » actuellement menée par son leader assez incontesté: le groupe Goldman Sachs, dont Mr Draghi est issu: qui peut être assez naïf pour croire cet homme honnête? Le jour où je lui ai vu confier les clés de la B.C.E., il était clair qu’on allait vers des turbulences (il n’y a que des événements qui permettent de faire de l’argent avec de l’argent, à la hausse, comme à la baisse, c’est sans importance!).

    Autrement dit, il ne faut surtout pas être économiste pour comprendre: seule, la logique de « bon père de famille » dira que ces gens qui se prennent pour nos élites nous conduisent droit vers l’aventure alors que la plupart ne pensent qu’à sauver la face devant la cascade de chimères qu’elles auront élucubrées.

    Si donc, maintenant, certains croient encore qu’il n’y a pas d’ « ultralibéralisme », c’est qu’ils ne voient pas qu’il s’agit d’un libéralisme qui a dépassé largement la définition de liberté qui, elle, se limite à celle de mon voisin et surtout aux réalités comme ces monnaies qui ne valent plus du tout « leur pesant d’or »!

    • « Si donc, maintenant, certains croient encore qu’il n’y a pas d’ « ultralibéralisme », c’est qu’ils ne voient pas qu’il s’agit d’un libéralisme qui a dépassé largement la définition de liberté  » ce que vous dites est juste totalement ridicule. En gros, votre ultralibéralisme n’a rien à voir avec le libéralisme. Ultralibéralisme est une notion qui sous entend un libéralisme extrême. (en gros, le vrai ultralibéralisme serait l’anarchocapitalisme). Or, votre ultralibéralisme n’est pas cela, c’est le capitalisme de connivence qui vient de l’étatisme non pas du libéralisme.

  • Un economiste un peu simplet ou des Mères de famille ou bien des épiciers comme le furent nos ancêtres savaient que dépenser plus que tu ne gagnes ou produit conduit a la faillite Point donc n’est besoin de grands discours pro ou anticapitalistes pour comprendre cela et quand bien même nous sauverions cette fois ci la Grèce de la noyade dans quelques temps elle se noierait a nouveau . A cela nous ne pouvons rien si les grecs ne se reforment pas Et puisque vous êtes anarchiste individualiste et mutualiste Quelle trouvaille!!
    Souffrez que comme individualistes nous pensions a nous

  • Article intéressant mais idéologiquement classique et qui, finalement, accuse encore et toujours le prêteur d’être à l’origine des dettes de l’emprunteur. Ce n’est pas de l’anarchisme mais surtout du mutalisme…
    Quant à la socialisation des risques des banques grâce à l’aide des Etats, ce n’est que la contre-partie obtenue par les banques pour continuer à prêter de l’argent à la demande de ces mêmes états!
    Vous parlez de la gestion des dettes dans une société idéale qui ferait appel à une « industrie financière concurrentielle »… une banque donc! Quant au crowdfunding, cela dépendra de la confiance des citoyens dans la capacité de l’Etat à tenir sa parole et à ne pas changer les règles du jeu en cours de route. Ce n’est pas gagné. Ou alors cela devient du crowfunding « obligatoire »…
    Pour moi une société idéale, c’est une société qui ne dépense pas plus que ce qu’elle gagne. Beaucoup de problèmes seraient évités.

    • Faudrait peut être commencer par retrouver une certaine indépendance puis lutter véritablement contre la fraude fiscale des multinationales et des banques… et en finir avec cette UE oligarchique…copiée sur l’oligarchie US…

    • l’endettement publique doit être déclaré illégale. Un état n’a pas à s’endetter, il faut gérer un état comme un bon père de famille

  • Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain. Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ». Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger. On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale ; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. Elle jette un doute sur l’honnêteté du résultat si le « oui » devait l’emporter. Jacques Sapir

    • « elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense » n’importe quoi. voilà ce que disait publiqment Tsakalotos membre de l’aile gauche de Syriza : « nous avons fait le référendum car au sinon le gouvernement serait tombé ». La seule raison pour laquelle il y a ce référendum c’est pour éviter à Tsipras (rappelons qu’il s’était opposé au référendum de 2011) de démissionner alors j’éviterais de parler de démocratie. Il ne s’agit que d’une manoeuvre politique pour sauver Tsipras.
      On voit le résultat du référendum: un climat extrêmement tendu et polarisé.

      Quand au reste de votre commentaire, c’est ridicule. l’union européenne ne va quand même pas financer la Grèce si celle ci n’en fait qu’à sa tête. Il faut être cohérent: soit on demande à l’UE de financer la Grèce (ce que demande les membres de syriza et la plupart des gauchistes) dans ce cas, il est normal qu’il y ait une ingérence de la part de l’UE dans les affaires de la Grèce soit on refuse toute ingérence européenne. dans ce cas, on arrête de demander à l’UE du fric et on quitte l’euro.
      Les gauchistes veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière. Ils veulent que l’UE leur donne du fric sans devoir faire la moindre concession

      • la Grèce doit trouver une autre façon de vivre comme en France d’ailleurs.
        En tant que Française je suis bernée, manipulée. Une qualité de vie existe en Grèce comme en France. La qualité de vie c’est quoi ?.

    • Si Tsipras était vraiment démocrate, il organiserait des nouvelles élections

    • « et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras » là,vous déformez complétement les propos du FMI.
      J’aimerais comprendre, les gauchistes critiquent le FMI en disant qu’ils se trompent sur toute la ligne (sur ce point, je suis totalement d’accord avec eux) puis parfois, ils utilisent le FMI à leur avantage (en disant regarder ce que dit le FMI est d’accord avec nous, donc on a raison). Il faut essayer d’être cohérent (en plus, le plus souvent, ils manipulent les propos des gens du FMI car ce n’est pas réellement ce que dit le FMI).

      • « les gauchistes » certains gauchistes (en général, ceux d’extrême gauche (manifestement, ils ne savent pas que le père du FMI, Harry Dexter White était communiste)). Les sociaux démocrates, eux, ne s’opposent pas au FMI

    • Le FMI a clairement dit que l’aggravation de la crise économique actuel en la Grèce était le résultat de l’arrivée au pouvoir de Syriza (ce sui n’est que la stricte vérité) alors je vois mal en quoi on peut dire qu’elle reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras

    • Le FMI dit que maintenant il faut restructurer la dette, *uniquement* si le gouvernement fait des réformes crédibles (réformes que syriza refuse de faire). donc il est absurde de dire que le FMI est du coté de Tsipras. au contraire, elle est très critique envers Syriza. Encore une piètre manipulation de la part des gauchistes

  • Homéopathie onéreuse que celle pratiqué par les européens à l’égard de la Grèce, Une bonne chirurgie eut été douloureuse, mais très efficace.
    Elle aurait surtout d’éviter que d’autres suivent le même chemin

  • Remarques diverses :
    (a) « Il n’est pas compliqué de voir que les seuls gagnants quelque soit le scénario financier sont ici les banques et les politiciens tandis que les perdants seront les citoyens. » Vrai au 2/3. Les banques sont gagnantes et les citoyens perdants. C’est vrai pour la Grèce mais pour tous les autres pays de la zone euro. Les banques responsables de la crise de 2008 ont été renflouées sans contreparties, alors qu’au contraire il eût été judicieux d’en profiter (cf. F. Lordon. Pour un système socialisé du crédit in La crise de Trop). Quant au citoyens les gouvernements ont serré la vis budgétaire provoquant ainsi récession, hausse du chômage de la pauvreté et baisse de l’espérance de vie (notamment en Grèce). Un contre-exemple éloquent est celui de l’Islande qui a bien fonctionné. Par contre, concernant les politiciens grecs, je ne suis pas certain qu’ils ont été gagnants. Au contraire une partie de l’ancienne clique a tout bonnement disparu (le PSOE), pas tellement la preuve d’un succès.

    (b) « Le système des réserves fractionnaires couplé au monopole de la création monétaire permet de facto aux banquiers de créer de l’argent ex-nihilo et de percevoir des intérêts, autrement dit se rémunérer sur du faux-monnayage » Le terme faux-monnayage est tout simplement inadapté. Une fausse monnaie est un artefact qui cherche à imiter la monnaie acceptée, reconnue par tous. L’utilisateur d’une fausse monnaie trompe l’individu à qui il la fournit puisque celui-ci encourt le risque de ne pas pouvoir l’utiliser par la suite, ce qui viole justement une des caractéristiques essentielles de la monnaie à savoir que celui qui la reçoit est certain que celle-ci pourra être échangeable par la suite. Ou alors, il faudra nous expliquer ce que vous entendez par fausse monnaie (je pense en avoir une idée). En outre, je rappelle au passage que sans création monétaire ex-nihilo, sans crédit non adossé à l’épargne, le profit et donc la croissance capitaliste sont tout bonnement impossibles.

    (c) Concernant le capitalisme de connivence, c’est un pléonasme. Même pour H. Spencer, le développement de la corruption est « pour une grande part l’accompagnement de la phase actuelle du Progrès » (Essai sur le progrès 1886, in La Grande implosion P. Thuillier).

    (d) Vous prônez deux solutions. Je commence par le crowdfunding pour financer les dépenses de l’Etat. Vous êtes sans doute trop jeune pour vous en rappeler, mais il y a quelques décennies, chaque particulier pouvait acheter directement des bons du trésor. Revenir à cela me paraîtrait une très bonne chose.

    (e) Je passe maintenant à votre seconde solutions : « l’emprunt auprès d’une industrie financière concurrentielle qui ne bénéficierait plus du monopole de la création monétaire et de la garantie d’État » Si je ne me trompe pas, ce que vous préconisez c’est un système de banques libres. Deux hypothèses concernant un tel système : ou bien nous sommes dans un système complètement fractionné, c’est-à-dire que chaque banque crée sa propre monnaie (la banque A des euros-A, la banque B des euros-B, etc) ou bien nous sommes dan un système qui organise tout de même une équivalence entre les euros-A, les euros-B (1 euro-A= 1 euro-B). Dans la première hypothèse, on se trouve dans un système très instable, peu pratique pour les échanges et qui va à l’encontre de la nature de la monnaie qui est d’être dominante et même monopolistique. La monnaie a pour but de faciliter les échanges, si à chaque échange il faut changer de monnaie cela coûte en temps et en argent (coût de conversion). Paradoxalement, on retrouve un peu l’inconvénient du faux monnayage, c’est-à-dire le fait que celui qui reçoit la monnaie ne sera pas certain de pouvoir échanger la monnaie reçue contre une marchandise qu’il souhaitera (puisque le vendeur n’accepte peut-être pas cette monnaie) !
    Dans la seconde hypothèse (équivalence), il faut alors qu’une entité « institue » cette équivalence, c’est-à-dire puisse vérifier, contrôler, superviser les banques émettrices (puisque s’il y a équivalence l’action de l’une influe sur les autres). On n’est pas loin d’un système avec banque centrale…. La question qui se pose bien entendu c’est : qui contrôlera cette institution ?
    (f) Pour conclure de manière plus générale. La monnaie, de par sa nature, a vocation à devenir dominante et monopolistique. Vouloir organiser artificiellement une concurrence monétaire comme le prône par exemple Hayek c’est paradoxalement avoir une attitude « constructiviste », aller contre l’ordre spontané. Certains me diront : « mais l’Etat n’a pas a empêché l’existence d’autres monnaies ». A cela je réponds plusieurs choses. D’abord dans les faits présents, l’Etat n’empêche pas l’existence d’autres monnaies (on les nomme monnaies complémentaires). Ensuite, comme je l’ai expliqué, le monopole monétaire de l’Etat n’est qu’une conséquence de l’ordre spontané, d’un évolutionnisme qui a fait émerger la meilleure alternative : la nature de la monnaie est d’être monopolistique pour faciliter les échanges, la création de richesses, le développement, la meilleure solution est alors de l’ « institutionnaliser » via l’Etat. Enfin, certain me diront « il est illégitime que l’Etat décide de la monnaie utilisée lors des transactions ». Je ne sais s’il est légitime ou illégitime, ce qui est certain c’est qu’une transaction marchande met en jeu non pas deux entités, comme le croient de nombreuses personnes, mais trois : les deux cocontractants et une entité vérifiant la validité de la transaction marchande (marchandise fournie, paiement effectué, respect du contrat, monnaie non falsifiée, etc). Cette entité est quasiment toujours représentée par l’Etat, la loi. Or si l’Etat ne reconnaît pas ce qui est employé comme monnaie, comme monnaie, cela posera un problème. Puisque les deux cocontractants par leur échange se placent sous l’autorité de l’Etat, il est logique qu’en même temps ils acceptent ses règles et donc son choix de monnaie.

    • une solution proposé par plusieurs économistes sur la Grèce c’est le pluralisme monétaire. En gros, on garde l’euro mais on permet aussi aux pays d’avoir une monnaie locale. Cela permettra à la Grèce de conserver l’euro tout en ayant aussi le drachme. Les Grecs consommeraient en Drachme mais épargneraient en Euro.
      De nombreux pays ont vécu sous un pluralisme monétaire (pour rappel, en France, le monopole du franc date du front populaire)

      • (une autre solution concernant l’euro serait d’en créer deux: un pour l’europe du nord, un autre pour l’europe du sud). En tout cas, il est urgent de réformer l’euro

    • « Pour conclure de manière plus générale. La monnaie, de par sa nature, a vocation à devenir dominante et monopolistique. »
      Alors pourquoi la plupart des états impose un monopole légal de sa monnaie?

  • Les Grecs doivent lever un impôts foncier et des impôts locaux, pour cela il fallait un cadastre (eh! Oui, ils n’en avaient pas en Grèce) l’europe avait débloqué des Millions d’Euros… Le temps a passé, et lorsque la Grèce a eu besoin d’un nouveau plan d’aide, l’Europe a dit, il faut un Cadastre à la Grèce, et a débloqué des millions d’Euros pour cela… Puis lors d’un récent plan d’aide, l’Europe qui a la mémoire courte- s’est dit, il faut les aider à établir un cadastre pour qu’ils puissent lever des impôts locaux, et a versé des millions d’Euros…
    3 fois des plans d’aides pour développer un cadastre et rien, des millions envolés.. Où ?

    Ils sont dans la misère, il faut les aider : sortez un peu dans les rues des grandes villes de France : des pauvres ères, dorment sous des cartons, ou sous des tentes.. récemment les milices de notre roi, en ont sortis quelques uns de dessous un pont, au petit matin, au son de la matraque.

    Ces moins que sans-dents, méritent tout notre attention, prioritaire : Ils sont 9 millions en France, dans la plus grande pauvreté.

    Occupons-nous de nos 9 millions de pauvres. Les Grecs ne sont pas aussi pauvres.

    Ceux qui veulent aider les Grecs, qu’ils vendent leurs maisons et autre motos, voiture, et virent l’argent obtenu, avec leur salaires ou pension, aux organismes Grecs, qui ont ouvert un compte à cet effet.

    Le prochain c’est l’Italie : chacun ses problèmes, on ne pourra pas aider les Italiens, alors n’aidons pas les Grecs. Aisons nos pauvres car avec le petit choc Grec et puis celui de l’Italie, ils seront encore plus pauvres.

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