Ratés pour le bac physique-chimie

Le regard de René Le Honzec.

Bac physique rené le honzec

Dans un pataquès réjouissant, l’Éducation nationale vient de nous (dé)montrer l’incroyable bazar qui y est la loi commune. « Incroyable », figure de style, parce que les listes des ratés de ladite institution, récemment encore mise en cause par pratiquement tout le monde pour ses prétentions aux réformes idéologiques. Ces listes reviennent à la une des presses subventionnées régulièrement, cette année comme chaque année pour le bac, sujet à problèmes récurrents.

Cette fois, les problèmes sont posés par les problèmes posés dans les sujets des épreuves, et donc posent le problème de l’incompétence des mystérieux comités chargés de pondre les dits problèmes (je ne sais pas si vous me suivez ? N’oubliez pas que je ramasserai les commentaires à la fin de l’article). Les problèmes posés étaient trop difficiles pour les candidats, d’après les professeurs, entre autre parce qu’ils ne portaient pas sur les programmes vus, suivant les directives officielles de la structure. Cette dernière, pour une mystérieuse raison (le bazar), n’a visiblement pas informé les concepteurs du contenu des cours concernés, lesquels concepteurs (qui sont-ils ?), n’ont pas cru bon, de leur côté, de s’en informer.

Alors, on entre dans le grandiose comme l’aurait dit le regretté non-académicien Audiard : les correcteurs ont reçu l’ordre de compenser la médiocrité des notes (8 de moyenne !) en les gonflant… suivant un quota fourni par la structure, ce qui a fait bondir les profs de base. Impartialement, je relate les propos des profs (de gauche) qui accusent au passage la réforme de Chatel d’avoir « laminé les bases de la discipline » en en réduisant les horaires.

Naturellement, Najat Vallaud-Belkacem n’a aucune responsabilité dans ce bazar, Hollande n’étant au pouvoir que depuis trois années.

Ce pays est foutu, comme l’a dit le Sage H16.