Question M, pétitions et bac en mode chaton bousculé

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Question M, pétitions et bac en mode chaton bousculé

Publié le 28 juin 2015
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Voilà, le baccalauréat 2015 est fini. Cette année comme les années précédentes ne nous aura pas été épargné le florilège de petites bêtises des uns et des autres et quelques-unes des perles les plus gratinées. Inévitablement, comme les années précédentes, une ou deux polémiques sur la difficulté des questions auront éclaté. À ce sujet, plusieurs tendances se dégagent nettement.

La première tendance avait été observée les années précédentes : avec la montée des réseaux sociaux, les adolescents ou jeunes adultes – disons adulescents pour faire court et assez représentatif – se ruent sur Twitter ou Facebook pour exprimer leur façon de penser. Et lorsqu’il s’agit de résumer en quelques mots leurs impressions après un examen, ces réseaux permettent de ventiler la frustration que certains ressentent à n’avoir pu exprimer dans le temps imparti, toujours trop court, toute la palette de savoirs qu’ils avaient à leur disposition. On les comprend : quoi de plus éreintant intellectuellement que de savoir 1000 choses et de n’en pouvoir exprimer que 100 sur d’étroites copies et de courts essais ?

Si l’on ajoute, en surcroît, des sujets palpitants et des questions excitantes d’opportunités, on comprend que certains élèves expriment sur ces réseaux sociaux un désappointement particulièrement vif. Prenez la philosophie : Tocqueville, Cicéron ou Spinoza ont occasionné cette année quelques pages et des douzaines d’arguments bien sentis pour exprimer des réflexions philosophiques profondes. On ne s’étonnera donc pas de trouver une myriade d’apostrophes fines et cocasses sur Twitter.

tocqueville suce bite

Plus tard, lorsqu’il s’est agi de disserter en Français sur du Flaubert (Madame Bovary, en l’occurrence), nos espiègles candidats-bacheliers s’en sont donné à cœur-joie et ont redoublé de ce petit humour potache montrant à la fois leur attachement à une langue française ciselée qu’à ce diplôme si difficile à avoir. Pas de doute : les épreuves leur ont permis de rechercher en eux-mêmes ces ressources cachées, cette volonté de perfection et cet amour du travail bien fait qu’on cultive maintenant dans toutes les strates de la société française :

mame bovary fdp

Quant à Baudelaire, il n’a rien perdu pour attendre et s’il n’était déjà mort, il aurait probablement dû faire un passage par les urgences.

L’autre tendance maintenant évidente et plus récente encore que ce carpet-bombing orthographico-grammatical sur Twitter, c’est la volonté d’en découdre avec les sujets eux-mêmes.

Pour nos petits chatons de terminale, le monde est subtilement vicieux de leur avoir ainsi fait croire qu’il y avait une distribution du diplôme en fin d’études et que le seul fait de s’être levé tous les matins pour faire acte (souvent héroïque) de présence suffisait pour obtenir le précieux sésame vers les bancs de la fac où, mollement échoués, ils comptent sans doute étudier avec la même assiduité l’une ou l’autre matière amusante que la providence ou l’inattention aura placée là. Malencontreusement, le plan initial ne se déroule pas comme prévu et les sujets proposés montrent d’étonnantes difficultés. On ne les avait pas prévenus : tout n’est pas simple dans la vie.

C’est là que les nouvelles technologies entrent en jeu. Puissance des intertubes, magie des réseaux sociaux, force des Lolcats lorsqu’ils s’y mettent à plusieurs, l’élève de terminale, bousculé par tant d’injustice, va se jeter sur Change et Avaaz, sites de recueil de pétitions diverses, et faire parler la poudre numérique en essayant de rameuter un maximum de ses congénères. Les yeux encore embués de larmes de colère et de tristesse, le voilà qui écrit de poignants appels à l’aide, avec ses mots à lui, avec sa petite orthographe toute mimi d’adulescent pas fini, avec sa grammaire et sa ponctuation approximative apprise sur Twitter.

sad cat - bac trop dur

C’est assez croquignolet, et la multiplication de ce genre d’initiatives montre assez bien le côté délicieusement grégaire de ces rebelles de terminale. Les voilà en lutte contre les méchantes mathématiques qui étaient trop longues ou trop compleskes, et dont le barème doit absolument être revu pour – je cite – « assurer la réussite des candidats » (celle-ci étant apparemment contractuelle).

On les retrouve (pas les mêmes, mais presque), toujours avec cette même orthographe hésitante d’un CM2 mal assuré, appelant à – je cite encore – « un soulèvement général de tous les sti2d de France pour plus de tolérance à l’égard de » leur barème, lui aussi trop bousculant.

On les identifiera aussi sans mal derrière une autre pétition, sobrement intitulée « Le Carnage » qui, en quelques phrases au lyrisme assez mal maîtrisé (mais rigolote, rendons-lui ça), réclame – je cite toujours – « un ajustement du barème de l’épreuve de physique chimie ».

On pourra enfin mesurer leur audience avec la maintenant célèbre Pétition Contre La Question M, qui a été reprise un peu partout dans les médias, mi-consternés, mi-goguenards devant l’aplomb phénoménal dont font preuve les vibrants têtards de terminale, absolument incapables d’aligner trois mots d’anglais malgré un temps considérable à ingurgiter des séries américaines ou anglaises et mater Youporn en V.O. Il n’était pas prévu que le vocabulaire anglais puisse aussi être choisi dans la littérature et pas sur une jaquette de jeux vidéos…

Méchant barème, méchante notation, vilaine épreuve, affreux bac !

Ces deux tendances, marquées, provoquent cependant deux problèmes.

D’une part, les petits couinements pathétiques de quelques élèves un peu trop impressionnables démontrent, année après année, l’effondrement du niveau du bac et de celui des exigences pour l’obtenir, tant du côté des élèves que du côté de l’institution qui continue de se battre pour la chimère débile et délétère des 80% et plus de diplômés en fin de cycle. Moyennant quoi, il n’est plus rare de trouver des bacheliers sachant à peine lire et écrire, à tel point que les universités ont, depuis quelques années, organisé des sessions de rattrapage lecture et orthographe pour amener enfin leurs étudiants à un niveau jadis normal d’élèves de 6ème (et non, ce n’est pas une exagération, malheureusement).

D’autre part, dégainer de la pétition et poster ses atermoiements sur Twitter à la moindre contrariété, en plus d’agacer assez prodigieusement les aînés des générations précédentes qui ont eu, eux, un tantinet plus de challenge à passer le fameux cap, cela dénote à la fois d’une incapacité problématique à encaisser l’échec ou la difficulté (ce n’est pas exactement ce qu’on voudrait retenir d’eux, je pense) et cela médiatise très inutilement leur propre médiocrité. Il y a quelques années, là où quelques personnes – au plus – pouffaient de messages rebelles truffés de fautes rapidement graphés sur un mur blanc, de nos jours, avec un tweet idiot, tout le monde peut mesurer l’inculture et le niveau abyssal de certains de nos rejetons.

Pire : les tweets et les pétitions étant sur internet, le reste de la planète peut même s’en payer une tranche à bon compte, ce que n’ont pas manqué nos voisins d’Outre-Manche, jamais en retard d’une bonne rigolade à nos dépens. Dit autrement : oui, chers enfants, avec vos stupides pétitions de semi-habiles, vous passez pour des bouffons. Sur le plan marketing, est-ce bien pensé ? Est-ce très malin de montrer à tout le monde que votre diplôme ne vaut pas un cachou ? Est-ce vraiment finaud d’afficher ainsi à tous vos futurs employeurs potentiels la médiocrité dans laquelle vous vous vautrez avec un plaisir évident ?

Et le pire dans tout ça est que cela diminue d’autant la valeur des efforts de ceux qui auront, justement, obtenu le diplôme. Ces jérémiades ridicules rejaillissent négativement sur toute la génération concernée, alors qu’elle n’avait vraiment pas besoin de ça, partant avec le handicap violent d’une méthode de lecture catastrophique, d’exigences si basses en matière d’orthographe, de calcul, de raisonnement, de culture générale que, quasiment, tout reste à faire même après plusieurs années d’études supérieures.

Il y a décidément quelque chose d’inquiétant à voir une petite frange de notre jeunesse se bercer à ce point d’illusions, imaginer un diplôme dû et le brailler si fort que, comble de misère, les autorités finissent par les croire, quitte à entraîner tout le monde par le fond. Ayant perdu toute échelle des efforts à fournir, tout repère dans les actions à mener et celles tactiquement désastreuses, n’ayant jamais été habitués à encaisser l’échec et s’en servir pour apprendre, cette belle tranche de population laisse présager du meilleur.

Continuez ainsi, mes amis. De toute façon, le pays est foutu.

chaton youpi encore une mission réussie
—-
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  • Pour la capacité d’adaptation, il sera bientôt préférable d’employer des vieillards : ils seront plus souple du cerveau…

  • Tweet: OK, mais demandez leur en recrutement d’écrire une présentation produit avec 2 photos excentrées dans word, ou un tableau simple dans excel… On est loin des champions en informatique, d’ailleurs seuls leurs parents y croient.

  • 80% d’une classe d’âge ne devrait même pas foutre les pieds en seconde, 50%, au collège.

    Pour beaucoup, il leur faut de l’apprentissage, du technique. Voilà la conséquence d’amener des débiles à un diplôme.

    • pour s’épanouir et réussir dans les filières professionnelles et manuelles, il faut de la motivation, un peu de travail et de réflexion.

      Ceux qui échouent face au bac … Ont toute les chances d’échouer aussi.

      Mais nos bacheliers ne sont pas débiles pour autant, et pas plus que les diplômés des filières pro

      • Il faut déjà se rendre à l’évidence que nous ne sommes pas tous semblables et que nous ne finirons pas tous avec un CAP de carreleur ni un doctorat de physique… et heureusement sinon les filières seraient encombrées et le chômage proche de 95%.

        Donc c’est idiot de faire perdre leur temps aux élèves dans des filières qui vont les mettre en échec. Quand 5000 étudiants rentrent en fac la première année on en retrouve 10% en 2ème année. C’est un gâchis de moyens. Pour le collège c’est pareil même si on se voile la face en donnant le Brevet à 100% des élèves puis le bac à 80%.

        Contrairement à ce que vous pensez, des élèves en échec dans des filières générales réussissent dans des filières professionnelles.

        Ce qui n’empêche pas que certains seront en échec dans les 2 filières.

        • Tant que la mentalité socialiste du « le travail manuel c’est sale », on restera très mal barré. Nos amis anglais ont beaucoup plus de petits tailleurs et autres artisans d’excellence…que les socialistes ont pris un malin plaisir depuis 40 ans à dénigrer et à assomer de taxes et de réglementations toutes plus stupides les unes que les autres…maintenant qu’ils ont cassé le travail manuel, ils veulent casser les professions qui demandent un minimum de capacités intellectuelles…comment un ingénieur en informatique peut sortir d’école sans avoir vu la base ? Impensable il y a quelques années…et pourtant, la boite ou je travaille est tombée sur un stagiaire qui présentait bien en entretien d’embauche alors que le type ne savait strictement rien faire car il ne maitrisait pas ladite base et qu’il n’aurais probablement jamais du passer le cap de la 1ère année…

          • Alors que le bonhomme pas très commercial mais super compétent est écarté d’office. Au final on s’y fait et apprend la situation. Un entretien d’embauche n’est rien d’autre qu’un meeting électoral de Hollande.

      • Les métiers dits « manuels » demandent de l’intelligence. Certains ado sont fichus pour le travail, rongés par l’idéologie collectiviste.
        Leur reste a faire zadiste, no-lifeur, artiste subventionné, fils à papa, chômeur, vagabonds, sdf…. ils ont le choix. Notons juste que rien n’est définitif quand on est jeune et que l’on peut se rattraper.
        Évidemment on ne parle même pas des voyous….

    • L’apprentissage marche si on y met les gamins avant qu’ils ne soient dégoutés du travail et de l’envie de faire un effort.

  • Sur un texte aussi court,il faut vraiment manquer de réactivité pour ne pas répondre à la question M.

    – les 3 préoccupations sont mentionnées sous forme interrogative avec
    -en prime-
    la même structure en français: « être concerné  » (même pas besoin de traduire)

    – « cope with » par association d’idée « deal with » dans la continuité de la première
    question…

    P.S. Pour faciliter la compréhension , la réponse est donnée en sujet d’expression dans l’exercice suivant!

    • moi, j’aurais échoué à cette question.
      mais, c’est pas grave, mon 15 en maths (coef 5) et mon 18 en physique (chef 5) auraient compensé largement.

      j’ai dit à mon fils qui est en 6 ème que cet été, à titre de devoir de vacances, j’allais ressortir du grenier de chez mes parents mes cours de 6 ème et qu’il allait s’y mettre. il m’a dit que ça allait être trop dur, que le programme de 6 ème que j’ai fait, ils le font maintenant en 4 ème. vrai ou pas vrai, même les élèves du collège ont conscience qu’ils ne sont pas au niveau de leurs parents…

      d’un autre coté, objectivement, on n’est pas aidé, et ce, à tous les niveaux. sur le marché de ma ville, depuis plusieurs années, toutes les semaines, je prends un poulet grillé à un paysan qui vient vendre ses poulets. il est à 10 km de chez nous, je lui ai demandé si il pouvait prendre mon ainé pour l’aider dans son travail pendant 1 mois dans sa ferme, logé et nourrit avec mettons 10 euros par jour (10 euros par jour, c’est déjà beaucoup pour un enfant de 12 ans), il m’a répondu « réglementation, accident du travail, trop jeune, pas couvert… »…

      l’avenir est sombre pour nos enfants.

  • Le pire: ce n’est même plus une question de niveau, d’acquisition de connaissances. À travers ce que l’on apprend, à cause des méthodes employées, grâce à l’évaluation, on devient (ou pas) adulte. Il manque aux jeunes non seulement la culture (bourgeoise évidemment) mais aussi tout simplement le sens des réalités: le goût du travail bien fait, l’analyse de ses échecs, le sens de l’effort etc… C’est pour cette raison que ceux qui ont une famille qui les éduque s’en sortiront toujours. Où l’égalitarisme mène à l’inégalité sociale…

  • J’ajoute que le pire est d’entendre les politiques écouter avec compassion les récriminations des jeunes. Ça leur évite de se remettre en question

  • Cette pétition, « Bac S Physique chimie 2015 : Le Carnage », est délicieuse en effet — tout particulièrement les commentaires. En haut de la pile, on trouve :

    « Je signe parce qu’on nous a fait apprendre un cours qui au final n’a presque servi à rien dans la réussite de ce bac… Un bac qui évalue plus la capacité de réflexion que les connaissances de l’élève finalement, chose à laquelle on n’a jamais été habitué et ce à quoi on ne s’attendait pas du tout… »

    On ne les a pas habitués — surprise — à réfléchir…

    • Ce genre de réactions épidermiques existait avant Internet et twitter, elles sont juste bien plus visible de nos jours.
      Ce n’est pas plus mal, cela montre l’échec d’une éducation qui charcute ceux qui ne rentrent pas dans le carcan.

      • En effet, et je ne discutais d’ailleurs pas l’effet de nouveauté (qui, comme vous le constatez, n’existe sans doute pas), mais plus, la forme et le traitement.

        Ils ne savent pas réfléchir et ont conscience. Ce pourrait être une bonne chose, si seulement cette prise de conscience s’accompagnait de la volonté engagée de changer cet état de fait — et des actions idoines. Pourtant, ici, on n’entend rien qu’une faible plainte ; apparemment les poussins attendent encore qu’on leur serve la bouillie. Ils restent encore coincés dans un état transitoire : je veux qu’on me prenne au sérieux, je veux être adulte — mais je veux rester un enfant, je ne veux de vos responsabilités. Finalement très représentatif de notre société.

        Alors, certes, ils sont jeunes mais de moins en moins ; et peut-on vraiment se plaindre d’une situation et, dans le même temps, ne rien faire pour y remédier ? J’entends pour ma part ici essentiellement deux choses : un manque flagrant d’esprit d’initiative d’une part, et d’autre part le rejet de la responsabilité de la situation sur l’autre — fût-il l’école, les professeurs, le système, peu importe, un coupable à désigner il faut trouver. A nouveau ils sont jeunes et ce n’est pas bien inquiétant en soi — néanmoins les germes du mal sont installés.

        En revanche qu’ils osent ainsi afficher sans honte et sans pudeur leur incapacité à réfléchir me donne, quant à moi, à réfléchir, de même que ce pseudo-pouvoir que leur confèreraient les outils internet — et qui se réalise à partir du moment où chacun commence à y croire, à commencer par les politiques.

    • Je souhaite bon courage à celui qui a écrit ça lorsqu’il arrivera en fac où le maître mot est « apprendre c’est bien, raisonner c’est mieux ». L’éducation nationale est une catastrophe !

    • Eh oui. Moi aussi ça m’a fait bondir, ce commentaire.

      Et après, à la fac ou en école ils répètent la même plainte : c’est trop dur, il faut réfléchir. Et puis ils finissent par ressasser la même chose en entreprise, et là ça devient vraiment trop dur, ils se retrouvent au RSA. Sauf bien sûr pour ceux qui ont, malgré tout, fini par apprendre à penser (un peu), idéalement par eux même et sans attendre qu’on leur serve la soupe (pas trop chaude, ni trop froide, surtout… )

  • J’étais mort de rire pendant la lecture de cette article. Décidément, votre Education Nationale, c’est du vrai n’importe-quoi !
    C’est la même dérive qu’au Cameroun, mon pays. Les compétences en lecture et écriture s’amenuisent d’année en année, surtout quand nos apprentis-sorciers de pédagogues ont repris bêtement les méthodes d’enseignement de vos prestidigitateurs post-soixante-huitards.
    Je pense surtout à l’application de la méthode globale pour apprendre à lire. Une vraie catastrophe industrielle.
    Chez vous au moins, les écoles et collectivités sont équipés de bibliothèques, de salles d’informatique librement accessibles, internet est facilement accessible et votre langue maternelle est le français, ce qui atténue un tant soit peu les méfaits de votre EdNat.
    Chez nous, il n’existe presque pas de bibliothèques publiques, internet devient de plus en plus accessible mais trop de gens n’avaient pas été formé à l’usage de l’outil informatique, et le français et l’anglais n’étant pas nos langues maternelles, cela complique l’apprentissage scolaire.

    • Pour finir, je n’imagine pas vos chatons de l’EdNat lire cet article dans son intégralité. La longueur du billet et la richesse du lexique risquent de leur être fatales.

    • ekoulemaneng, vous êtes un vrai poil à gratter, qui montre que le collectivisme, quelle que sa latitude, est un véritable cancer pour nos société.

  • La plupart de ces cancres vont échouer en sociologie, histoire de l’art ou lettres. On les verra à la télévision dans toutes sortes de manifestations. Les plus gueulards et les plus engagés se verront proposer un poste par le PS et on les retrouvera adultes, toujours aussi incultes mais députés, ministres ou sénateurs. On en a déjà quelques exemples.

  • ‘cope’ est numéro 3226 sur la liste des mots les plus courants en anglais américain (http://www.wordfrequency.info/free.asp?s=y), juste entre ‘inflation’ et ‘flame’, et un peu avant ‘shower’.

    • J’aurais parié qu’il était encore plus courrant que ça.
      Honnêtement j’ai honte pour notre jeunesse, faire une pétition sur un truc aussi simple montre tout bêtement qu’ils ont (quoi que les grands esprits s’acharnent à raconter) un niveau en baisse constante.

      Si je me base sur mes étudiants (supposément parmi les 1% les meilleurs de leur classe d’âge, sinon mieux, tous à bac +4 ou +5) la chute est impressionnante par rapport à ce que j’ai rencontré dans mes premières expériences de chargé de TD (il y a une quinzaine d’années). Le niveau à baissé en langues (au sens large, français compris), en mathématiques et logique… et plus surprenant et inquiétant, en informatique. Leur habileté avec Excel est de plus en plus restreinte à « ce qu’on a vu dans tel cours »…

  • il faut malgré tout rappeler que ces jeunes sont des victimes…ils ne font pas les programmes, ils ne sont pas en charge de ed nat; ils sont simplement mal éduqués.

  • Au point où on en est et au nom du pacte de simplification, pour NVB il est urgent de décider au 49/3 que pour ne pas avoir le bac, il est nécessaire de le refuser. En plus tout l’argent gagné en supprimant les épreuves inutiles sera reversé aux professeurs. Elle gagnera ainsi au moins 10 points dans le sondages. Cela vaut le coup.

  • Sous éduqués ou sous cultivés, voire les deux …. bref toujours la même rengaine. Maintenir la société dans l’ignorance reste un principe fondamental du système éducatif. Le nivellement par le bas a déjà commencé. Bientôt peut être un BAC à l’ancienneté !
    Quant aux commentaires sur Facebook ou ailleurs …….cette citation prend toute sa splendeur : « L’odieux est la porte de sortie du ridicule » (V.H.).

  • Les pauv petits chatons ! Le sujet de math en S était plus facile que celui des ES. Et heureusement que ces pauv petits minets n’ont pas eu droit à un sujet marocain avec calculatrice interdite sinon ils auraient fait la révolution car seulement peu d’entre eux auraient eu la moyenne.
    http://www.les-mathematiques.net/phorum/file.php?6,file=42525,filename=BacMathMaroc2015.pdf

  • Je suis vraiment étonnée de voir que des gens ont autant de temps à perdre pour écrire des articles comme ça.

    J’ai passé le bac S cette année , j’y étais et donc contrairement à vous je suis bien placé pour parler. Vous n’êtes personne pour juger les éleves comme ça. Vous tirez vers le bas les élèves comme si c’était jouissif de les critiquez et de se moquer sans cesse.

    Avez vous lu le sujet de physique-chimie par exemple avant de critiquer les plaintes de nombreux éleves ?
    La plupart des questions étaient infaisable , il manquait des données dans les exercices (telle que le poids d’une personne ou la taille d’un étage ) , ce qui est inadmissible pour un examen. Je rejette les gens qui dirait « oui mais il fallait inventer les données ! Par exemple 70kg pour le poids d’un adulte. » .

    Enfin bref, ça ne sert à rien de tenter d’ouvrir un peu vos esprits et d’accepter les jeunes qui sont loin d’être bête.

    J’ai lu un commentaire de « PARTIRUNJOUR » , je lui réponds : les éleves savent écrire des tweets (contrairement à leur parents ), certes , mais ils savent aussi faire des présentations PowerPoint ou utiliser excel. Vous n’êtes pas assis avec nous en classe pour le savoir donc je vous en excuse , mais les professeurs font souvent travailler sur ces logiciels. Alors allez vous rassoir.

    Je ne sais quoi vous dire de plus , mais simplement , vos mentalités me dégoute.
    Bougez votre cul et intéressez vous à vos enfants ou adolescent si vous en avez, se moquer (et injustement en plus) ne servira à rien.
    Ou bien restez dans votre ignorance , à vous croire supérieur aux autres , vous serez très heureux comme ça. Cool votre vie.
    J’ai perdue du temps à écrire ces quelques mots , mais maintenant moi j’en ai du temps comme j’ai fini de passer le bac, vous vous êtes peut être sans emploi ou célibataire avec vos chats pour avoir le temps d’écrire des critiques ici.

    • Tout à fait d accord ! J ai l’impression qu’ on est la génération bouc émissaire parce que tout simplement avec les réseaux sociaux, l expression est plus simple et se repends beaucoup rapidement qu’auparauvant.

    • Croyez ce que vous voulez, jeune fille… vous êtes malgré vous la risée de vos aînés, la honte de vos enseignants, la crainte de ceux que vous aurez sans doute dans les 4 ou 5 années à venir, l’image ternie de notre formation à l’étranger.
      Votre ignorance satisfaite et votre incapacité à reconnaitre vos faiblesses criantes vous reviendront bientôt en plein face mais pour les 30% de jeunes chômeurs incapable de remplir quelque mission productive que ça soit, maman, papa ou l’Etat viendront à votre aide. Un temps. Court. Et après je ne sais pas trop ce que vous ferez.

      Certes votre génération n’est pas plus bête que celles qui vous ont précédé. Mais elle est bien moins bien formée, et d’une arrogance incroyable.

      Ce qui ne serait pas grave si ce n’étaient pas nos impôts qui payent votre « formation » et payeront vos allocations chômage (ou la pauvreté généralisée que l’effondrement du pays causera… au choix)

  • Bonjour
    j’ai lu attentivement ces lignes qui sont plutôt justes dans l’ensemble … mais notez que ce n’est pas toujours de la faute des candidats. Prenons pour exemple le magnifique sujet de physique des bacs s : il va être surévalué … et pourquoi ? Parce que d’une le sujet ne contenait que 3 exercices avec la spécialité au lieu de 4 donc déjà là physique est noté sur 2 chapitre sur 21 vu dans l’année!
    Ensuite ces 2 chapitres sont sûrement les 2 plus durs de l’année et pose toujours des problèmes.
    Et ne parlons pas du sujet de svt avec une synthèse sur la géothermie. .. Ce chapitre est tellement court que la synthèse eSt sur 5 points au lieu de 8 + un qcm sur la plante …
    Je crois donc que l’éducation nationale devrait parfois réfléchir un peu plus et que certains devraient arrêter de se plaindre pour rien.

  • Le problème ici, c est qu’ on associe toute la génération à ces tweets, et ces pétitions. En réalité, sur la totalité des élèves ayant passé le bac, très peu signent la pétition.
    Ensuite, il faudrait rappeler que tweeter est un réseau social ou l on s’exprime dans l’immediaté pour laisser sortir une frustration, ce sentiment d échec qu’ on peut ressentir en sortant des épreuves. Comme pour « la pute de Bovary » ou « le connard de Victor Hugo », on accuse l’auteur pour soulager notre déception. Sur tweeter, les gens s expriment comme s’ils étaient en petits groupe oubliant que leur tweets sont publics. Et ces comme ça que les générations dites supérieures, travailleuses nous rabaissent. A cause de tweet posté dans l’immediaté, plus pour faire rire la tweetosphere que de réellement dénigrer tel ou tel auteur.

    • Le gamin a passé son bac S cette année. Ses impressions sont:
      – math sujet facile
      – svt sujet très facile
      – physique sujet facile hormis l’exercice spé ou l’énoncé n’était pas clair et où son prof n’a d’ailleurs pas tout compris CQFD

      Maintenant, arrêtez de généraliser pauv petits chatons. Certains parents s’occupent sans cesse de leurs ados et bossent avec eux. Et avant de vous plaindre, allez lire les sujets que nous avions au Bac C ou D dans les années 90 voire, pour un peu plus déprimer, ceux des années 80. C’était ce qu’ont les marocains aujourd’hui. Seriez vous capable de faire un tel sujet ? http://www.les-mathematiques.net/phorum/file.php?6,file=42525,filename=BacMathMaroc2015.pdf

      Telle est la question ? Perso moi oui !

        • Dans notre société d’anesthésiante mièvrerie , une critique pertinente permet de réajuster (si nécessaire) son comportement et d’affiner les critères de comparaison.

          Excellent stimulant pour valoriser ses potentialités…

          P.S. Ce site a au moins le mérite de ne pas nous plomber le cerveau 24/24 non stop!

      • Mes jeunes cousins (et maintenant neveux) qui passent leurs bac ces derniers temps ont quasiement tous des mentions très bien et ont tous toujours trouvé que les épreuves du bac étaient des blagues tant elles étaient « trop faciles ». D’ailleurs certains craignaient d’avoir oublié des questions ou de n’avoir pas vu la difficulté tant ça leur semblait simple.

        Mais bon, visiblement il y a encore quelques bons lycées après lesquels les « sujets infaisables » font rire, et les autres.

        J’aurais du courage je chercherais les épreuves du bac C de mon année et pire du concours général de physique… Mais bon, la faute fondamentale est dans le système, les politiciens et les enseignants qui ont collaboré, pas tellement les élèves (mais ils pourraient, vu la vacuité des programmes, travailler un peu à coté).

  • J’ai passé mon baccalauréat cette année, et étant donné que j’y ai été confrontée, je vais partager mon point de vue.
    Déjà, je trouve ça extrêmement réductif que vous rameniez une série de pétitions et de tweets à toute une génération.
    Oui, je suis parfaitement d’accord et je l’ai bien vu dans mon lycée : le niveau est en chute libre (et les générations suivantes ce sera pire…), mais certains jeunes en sont conscients, encore heureux! Certains d’entre nous ne sont pas d’accord avec ces pétitions! Par ailleurs, ce n’est pas notre entièrement faute si le niveau a baissé, ce n’est pas nous qui avons rédigé les programmes que je sache. Selon moi c’est à l’Education Nationale de revoir l’intégralité de son programme.
    Donc au lieu de vous plaindre et de rabaisser comme cela vous plaît tant, remettez vos propos en question, parce que je doute qu’à notre âge vous ayez une culture faramineuse.

    • La réalité de la situation,c’est que la culture est présente partout,à l’exception de l’Education Nationale.
      Ne comptez pas sur l’Etat au discours insipide de condescendance dans lequel ils pataugent pour cautionner leurs insuffisances.
      Pétition pour pétition, exigez qu’en guise de Recherche et Développement,ce pays ne finisse pas en Régression et Sous -Développement…

    • « vous rameniez … à toute une génération »
      Effectivement ça semble être une spécialité du site.

  • Et (malheureusement), pour aider les pauv petits chatons, le barème a été revu à la baisse, entrainant l’ire des enseignants de physique chimie:
    http://www.lemonde.fr/bac-lycee/article/2015/06/30/bac-s-2015-la-fronde-des-correcteurs-de-physique-chimie_4664911_4401499.html

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Rite républicain auquel plus personne ne croit, le bac continue d’occuper les marronniers de début juillet. Le score de réussite frôle les 100%, sans que les vrais problèmes de l’éducation ne soit abordés.

Depuis la réforme du lycée de Jean-Michel Blanquer, le bac ne s’est jamais déroulé dans des conditions normales. Cette année encore, certaines épreuves intermédiaires ont été reportées. Le grand oral a pourtant eu lieu, durant lequel l’élève récite cinq minutes durant un texte qu’il a eu plusieurs mois pour préparer. Les scores de ré... Poursuivre la lecture

Par Nelly Guet.

Pourquoi une telle agressivité suscitée par l’abandon des épreuves communes ? un petit changement, en apparence, qui provoque un réel tollé. Objet du débat : la suppression des épreuves communes en 2022 signifie que 40 % de la note finale du nouveau baccalauréat reposeraient sur le contrôle continu et porteraient sur les disciplines du tronc commun.

Pas de changement pour les 60 % restants (le grand oral, la philosophie, les épreuves anticipées de français, les enseignements de spécialité) préparant l’élève à sa ... Poursuivre la lecture

Par Adnan Valibhay.

... D’où l’importance de l’école au cœur du régime républicain. C’est à elle qu’il revient de briser ce cercle, de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence  des républicains pour faire la République. République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bie... Poursuivre la lecture

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