MYRTE : sous le soleil, le contribuable

La centrale solaire MYRTE est une inutile fantaisie coûteuse de plus à la charge du contribuable.

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MYRTE : sous le soleil, le contribuable

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 juin 2015
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Par Michel Gay

énergie solaire - Photovoltaïque (domaine public)

MYRTE1 est le joli nom donné à une centrale électrique photovoltaïque (PV) dont la production solaire, par nature erratique (nuits, nuages), est modulée par une transformation en hydrogène et en oxygène temporairement stockés. Ces deux éléments sont ensuite recombinés dans une pile à combustible (PAC) pour produire de l’électricité suivant le besoin du réseau en Corse. Ce démonstrateur, situé à Ajaccio, réunit le CEA, HELION et l’université de Corse.

Tout cela est merveilleux, sauf si le contribuable/consommateur s’intéresse au coût de production de l’électricité. Et là, c’est le drame… il est faramineux !

Il est difficile d’établir précisément un rendement électrique net puisque, à ce jour et hors milieux professionnels, seuls des documents promotionnels ont été diffusés. Cependant, le citoyen peut se faire une idée du montant colossal du coût de production du kilowattheure (kWh) produit à partir des rares chiffres rendus publics.

Pour mémoire, le prix de vente de l’électricité sur le marché national se négocie généralement autour de 4 c€/kWh. La loi oblige EDF à vendre2 un quart de sa production nucléaire à 4,2 c€/kWh à ses concurrents. Or, les 24 millions d’euros engloutis jusqu’à présent dans cette « plateforme MYRTE » conduisent à produire une électricité coûtant environ… 220 c€/kWh ! (Voir annexe technique). Ce coût de production (sans les taxes) représente… plus de 50 fois le prix du marché actuel ou celui de l’électricité vendue par EDF à ses concurrents !

MYRTE n’apporte rien sur la connaissance de l’électrolyseur, de la PAC et/ou du système de stockage de l’hydrogène qui sont des techniques connues. De plus, l’intégration de ces maillons dans la chaîne de production est sans enjeu. L’utilisation d’un simulateur de production photovoltaïque permet d’analyser plus aisément et plus finement le fonctionnement de l’électrolyseur et de la PAC en laboratoire. C’est ce qui a été réalisé au sein du CEA-LITEN à Grenoble avec l’expérimentation SENEPY, qui a montré la nécessité de poursuivre des tests en laboratoire avant de développer des projets inutilement coûteux.

Comme il est d’usage, le contribuable-consommateur est pris pour une vache à lait qu’on peut traire à volonté pour alimenter ce nouveau genre de « pompe à finances » sous couvert d’écologie.

MYRTE est une expérience peu probante de stockage d’électricité par hydrogène dont les aspects techniques sont déjà connus. Elle ne représente pas non plus l’avenir de la production d’électricité, tant que les coûts de stockage massif de cette énergie resteront prohibitifs. En résumé, MYRTE est une inutile fantaisie coûteuse de plus à la charge du brave contribuable…

—-

Annexe technique
MYRTE

3700 m2 de panneaux photovoltaïques et 560 kWc (kilowatt crête).
On en déduit que chaque mètre carré peut atteindre 151 Wc / m2
Production : 700 MWh/an3 (soit 1 250 heures /an en équivalent pleine puissance)

Électrolyseur : 200 kW, fonctionne sous 35 bars.
Production 40 Nm3 / heure (1 Nm3 contient 3 kWh d’énergie).
Stockage de l’hydrogène sous 35 bars = 1750 kWh

Puissance de la PAC : 150 kW

Onduleurs : 476 kW et transformateur : 800 kVa

Le projet MYRTE : Une expérimentation peu probante de stockage d’électricité par hydrogène.

1) En prenant un taux d’amortissement égal à zéro alors qu’il est généralement compris entre 5% et 8% ce qui peut doubler le coût de production,

2) en supposant que les 24 M€ injectés dans MYRTE soient suffisants pour l’investissement, la maintenance et le fonctionnement (personnels, charges,…) pendant 20 ans (soit environ 1,2 M€ /an),

3) en prenant « une production des panneaux photovoltaïques de 700 MWh/an (soit 1 250 heures /an en équivalent pleine puissance) », soit un facteur de charge de 14% seulement, même si l’ensoleillement théorique annuel annoncé par l’ADEME est de 1400 heures équivalent pleine puissance,

4) en supposant que seulement un tiers (33%) de cette production électrique soit modulée par la chaine hydrogène, puis par la PAC, (sinon il faudrait s’interroger sur son utilité), et du rendement 35 % de cette chaine de transformation4,

Alors :

700 x 0,33 = 231 MWh sont transformés en hydrogène,

700 – 231 = 469 MWh sont délivrés directement sur le réseau par les PV

et

231 x 0,35 = 81 MWh sont fournis au réseau par la PAC.

Il en résulte qu’environ 550 MWh par an sont vendus au réseau, soit un coût estimé de
1.200.000 € / 550 MWh # 2200 € / MWh

  1. MYRTE : Mission hYdrogène Renouvelable pour l’inTégration au réseau Électrique.
  2. C’est la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) qui a créé l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique). En savoir plus ici.
  3. Note d’analyse de France Stratégie d’août 2014.
  4. Selon France-stratégie, c’est le rendement global de MYRTE qui est de 35% ce qui conduit à un coût de production de 8000 € / MWh (!) compte tenu de l’amortissement négligé dans cet article. « Les éléments technico-économiques disponibles sur le projet MYRTE révèlent des coûts de production extraordinairement élevés, même pour une expérimentation. Au total, le stockage d’électricité via l’hydrogène apparaît aujourd’hui hors de toute rentabilité (…). Compte tenu du rendement annoncé de l’installation (35%), ce sont donc moins de 250 MWh qui sont in fine délivrés sur le réseau. »
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  • Il manque dans la constitution un article ;

    Le contribuable ne doit pas payer à la place du consommateur,

    Que ce projet se développe, mais avec de l’argent privé.

    Il est excrément facile d’investir avec l’argent d’autrui, à savoir les contribuables.

    En allant plus loin, qui (organisme(s) et personne(s)) a décidé de financer, et selon quel protocole ce projet avec l’argent public ?

    • Le programme MYRTE est monté par l’université de Corse avec des acteurs (AREVA..) imposé par l’ADEME (le financeur).

      Il faut savoir :
      – Si la contribution universitaire est intéressante….
      – Pourquoi la R&D française ne finance que les grosses boites (EDF,AREVA…)
      Car on ne peut monter un projet R&D que en fonction de ses capitaux propres et donc nous n’avons jamais de PME française qui émergent.
      Pourquoi l’état français ne finance jamais le lancement de nouveaux marchés et préfère rester en R&D hors de prix ?

      Mais il faut rappeler que le prix d’un stockage élec qui répond à un pic de consommation représente 10 à 20 fois le prix moyen de l’électricité sur le marché.
      Que le marché du stockage représentera demain dans le monde plusieurs centaines de milliard d’euros par an et que l’hydrogène est une des solutions prometteuses (associé aux autres).

  • je signale une coquille : on dit « pompe à phynances ».

  • Le retour à la chandelle, c’est pour … bientôt ❗

    • Le retour à la chandelle …il faudra s’occuper , il n’y aura plus de télé …la natalité augmentera …Herz Obenau …

  • Ces dépenses insensées, favorables à certains et nocives pour le pays, seraient impossibles si les Français connaissaient la démocratie directe sur le modèle suiss!

  • MYRTE == Areva
    Subvention déguisée ?

    Même si l’expérimentation est (peut-être) utile, cela n’a aucun sens de le faire à cette échelle-là.

    La même expérience, 20 fois plus petite, aurait donné des résultats tout aussi probants. Toutes les technologies mises en oeuvre (panneaux !, PAC, électrolyse, stockage, onduleurs, …) sont éminemment scalables (peu d’économies à le réaliser à grande échelle), et il n’y a rien que l’on puisse apprendre à le réaliser à échelle 20 plutôt que échelle 1.

    Les coûts des panneaux et des onduleurs sont (en principe ) des prix marché, qui devraient tourner autour de 1+1€ / kWc, soit une dépense totale de l’ordre du M€ pour l’ensemble du projet.

    Le coût du projet est donc essentiellement dans les PAC; accessoirement (peut-être) dans la chaîne d’électrolyse ou dans des études dignes des bureaux d’étude du parti communiste. Est-ce un hasard si le maître d’ouvrage est EDF ?

    A qui le crime profite-t-il ?
    La réponse est, comme toujours, dans le chemin suivi par ces 24M€ ?
    De qui qui se moque-t-il ?

    • Demander au plus gros producteur d’électricité nucléaire de la planète de dévellopper un petit projet pilote sur le solaire, ça donne un projet qui démontre que le solaire est tout pourri comparé au nucléaire. Quelle surprise.

      Confier un projet photovoltaïque à un spécialiste de la chose ( type sunedison ) et vous avez une centrale à 1 euro le KWc couplée à un barrage ou une batterie à flux ou batterie tesla…

      • non, vous faites un procès d’intention… il est difficile d’admettre ce genre de critique quand les énergies intermittentes bénéficient d’une obligation d’achat qui fausse le débat sur le prix.

      • Solaire tout pourri ❓ Le prix oui. C’est surtout très coûteux avec le stockage. Mais avec du nucléaire et du stockage sous forme de méthane, cela pourrait devenir intéressant. Le méthane est plus facile à stocker que l’hydrogène.

        Barrage ❓ Il s’agissait de concentrer l’énergie sous forme chimique, pas physique. Quant aux barrages, il y aura levée de bouclier des soit-disant écologistes, donc vous pouvez oublier.

        • La corse produit 25% de son électricité par des barrages.

          Le nucléaire ancien, amorti et prolongé ne coûte pas cher. Le nucléaire génération epr coûte plus de 10 centime d’euro par kwh. Et la question ne se pose pas pour la corse qui n’a pas le marché suffisant pour justifier une centrale nucléaire.
          Les dernières centrale sokaires livrées en allemagne sont à 9 centimes d’euro par kwh.

          • Sauf que votre remarque sur EDF qui saboterait le solaire pour favoriser le nucléaire est en contradiction avec ce que vous venez de dire sur l’EPR. Car de toute évidence, l’EPR a été saboté également. Peut être que c’est simplement quand le contribuable paye qu’on sabote le travail…
            Et soyons fous, imaginons que l’on retrouve ce type de sabotages budgétaires dans quasiment tous les projets publics…

            • A non. Le projet EPR sur le papier c’était plutôt une bonne affaire. Là dés le développement le projet est d’emblée 20 fois trop cher.

              • Si les exigences changent chaque 5 minutes, le coût explose. Mais le coût du kwh n’est que de 9 centimes d’euro par kWh, pourquoi l’état s’en mêle-t-il ❓
                EDF ne serait-elle pas assez grande pour passer d’elle même au solaire en Corse ❓

                • Vous pourriez citer un seul domaine dont l’état ne se mêle pas?

                  Les centrales pv sont maintenant attribuées, dans le monde, par un système d’enchère sur prix garantis ( comme l’epr anglais).
                  Faut quand même adapter sa vision des choses à la situation de marché.
                  Edf a déjà des centrales en corse.

          • Et accessoirement, au sujet de la Corse, c’est bien les barrages, mais il faut dire que les besoins en Corse sont moindres. Peu de chauffage l’hiver, peu d’industrie, et seulement 320 000 habitants.

            A titre d’exemple, la Corse c’est une consommation annuelle de 1877GWh en 2014, chez nous en Lorraine, c’est 18195, soit 10 fois plus… (et Paris c’est 66 500GWh…).

            La Corse est de très loin la région qui consomme le moins. La où quelques barrages suffisent en Corse pour représenter 25% de la production, dans le reste de la France, ça risque de poser problème, notamment aux écolos, vu la taille pharaoniques des barrages nécessaires. Actuellement, à l’échelle nationale, c’est seulement 13% de l’électricité, et il parait difficile de doubler le nombre d’infrastructures, d’autant qu’il faudrait le faire dans des régions déjà largement mise à contribution niveau barrages… (Rhone-Alpes notamment).
            Aujourd’hui, chaque construction de barrages produit des crispations, parfois violentes. Doubler leur nombre ça parait impossible. On pourrait également en construire de plus grandes capacités, mais là ça relève de l’inimaginable.

          • Même à 9 centimes le kwh, c’est encore le double du prix de marché. Vous pouvez espérer diviser le prix par 2 en 20 ans, ce qui ruinera les investissements actuels. Mais même à 4 centimes ce courant intermittent ne vaut RIEN tant que vous ne savez pas le stocker. Sinon il faut intégrer le cout d’amortissement de la centrale de backup et vous aller tripler le prix.

            Et avec des si et des prévisions gratuites afin d’imposer à tout prix une idée fixe, vous occultez les progrès pouvant être faits dans d’autres technologies (y compris renouvelables). Avant d’investir (s’endetter en fait) sur 20 ans à l’échelle d’un pays, il faut au moins s’assurer que l’on répond au besoin et que l’on est concurrentiel.

            • Le prix de marché de l’électricité en corse, sans péréquation à charge d’edf, n’est certainement pas de 5 centime d’euro pas kwh.

              La baisse du prix du kwh des centrales pv est bien plus rapide que ça (division par 2 depuis 2010). Les prix des panneaux sont stables et les progrès se font sur ce qui représente la majeure partie du coût actuel (coût financier, frais d’installation etc). On sait très bien stocké l’électricité, le problème c’est le prix. Et le prix des batteries baisse très rapidement.

              9 centime d’euros avec du caniar allemand devrait faire un tiers de moins en corse.

              Les coût du photovoltaïque viennent essentiellement de l’investissement initial. Le prix est donc peu sensible à l’inflation et finalement un prix de moins de 10 centime d’euros de 2015 pour un kwh produit en 2035 est peut être une super affaire…

              • Si vous allez chercher votre baguette de pain en voiture à la boulangerie à 500 m de chez vous (c’est pas bien), cela vous coute 10 centimes d’euros. C’est un cout marginal de consommation d’essence. Pourtant le cout réel (retenu par le FISC qui ne fait pas de cadeaux) est de 60 centimes, car il faut inclure le cout de possession et d’entretien du véhicule.

                C’est pareil avec votre cout de production électrique solaire : il ne tient pas compte du réseau, des charges de l’opérateur, des systèmes de stockage, de secours, de R&D, de financement … Bref, c’est une arnaque totale votre vrai prix de production est au moins 5 fois supérieur. Et si vous divisez par 2 votre prix des cellules PV, vous diminuerez le vrai cout de 20% seulement.

                • il ne me semble pas que dans le cout de l’électricité du au nucléaire, les couts de démantèlement des centrales ou du stockage des combustibles usagé soit correctement pris en compte non plus…

                  c’est donc difficile de se faire une idée…
                  il me semble que dans les deux cas les scientifiques spécialisés dans un domaine veuillent défendre leurs futurs emploies.

                  • Le démantèlement est un coût arbitraire : vous pouvez produire sans faire de provision pour démanteler, et rien ne dit que le démantèlement sera la meilleure solution à la fin de la durée prévue pour votre centrale. Tandis que les coûts de réseau et autres intermittences ne peuvent pas être évités pour une centrale solaire, quel que soient les progrès de la science dans 40 ans…

                • Je peux vous faire une liste de tous les frais d’entretien d’une centrale nucléaire et un calcul de coin de table. Ça n’enlèvera pas le fait que le principal coût est l’investissement initial.

                  Sunedison construit à austin après une enchère remportée à 4,8 cent par kwh sur 25 ans.

                  Le coût d’installation et de maintenance décroit aussi avec les volume.
                  Il y a un marché pour les robot qui nettoient les panneaux, ‘ensoleillement est cartographié, les procédures de financement rodées etc etc

                  • Il y a aussi un marché pour des robots qui travaillent en environnement radioactif ou dangereux et qui permettront de diviser les couts des autres sources d’énergie d’un facteur vraisemblablement beaucoup plus grand que vos laveurs de carreaux.

                    Inventez déjà le robot électricien qui grimpe aux pylônes et ne craint pas de s’électrocuter.

                    • Ah non le lavage des panneaux représentent une part importante des coûts d’entretiens des centrale pv.
                      Je n’ai rien contre le nucléaire, et j’espère qu’on pourra prolonger les centrales au delà de 60 ans.

                      Mais c’est agaçant de voir cette fixette anti énergie renouvelable ou voiture électrique chez la plupart des libéraux.

                    • Un laveur automatique automatisé n’est surement pas un problème pour une installation industrielle. Si vous faites une fixation sur ce genre de détails plutôt que sur celui du transport et du stockage électrique, c’est probablement que vous pensez plus à des installations pour des particuliers qu’à des vrais centrales électriques capables de subvenir à l’ensemble des besoins des particuliers et des industriels en h24 7/7.

            • @ pragmat, donner le prix d’une source d’électricité n’est pas suffisant. C’est le coût de l’électricité du mix auquel elle contribue qu’il faut connaître. Pour dire les choses simplement, si je peux installer du solaire PV sur mon toît qui ne me revient qu’à 9 cEuro par kWh, et que le facteur de charge local est de 12 %, moyenne française, il me faudra si je veux être autonome produire 88 % autrement. Soit avoir un groupe électrogène, qui aura un mauvais rendement parce qu’il ne pourra pas fonctionner en régime régulier, soit avoir une énorme batterie où je perdrai 30 % de l’électricité stockée. C’est donc l’ensemble qu’il faut considérer, en y incluant l’amortissement et la maintenance du matériel nécessaire. Je doute que çà devienne un jour plus intéressant, sans subventions prélevées dans la poche du consommateur non équipé, que de prendre son électricité sur le réseau.
              L’exemple allemand montre que le coût de l’électricité pour les ménages a augmenté jusqu’à maintenant à raison de 7 % pour chaque % d’électricité supplémentaire d’origine éolienne ou photovoltaîque insérée sur le réseau !

  • Le retour à la chandelle, ahahahaah, vous voulez la mort de nos jeunes.
    A notre fête des voisins, tous les jeunes avaient leur nez dans leur téléphone, ne se parlait pas entre eux, ni avec les adultes.. De temps en temps l’un d’eux riait bêtement devant une « info » facebook ou un tweet…

  • Super projet, maintenant on a des chiffres précis et irréfutables pour critiquer cette « solution ». Dommage pour le contribuable, mais il vaut mieux un proto comme ça que des dizaines de milliards d’installations inutiles.

  • Plusieurs choses:

    L’article ne distingue pas les coûts propre du photovoltaïque et les coût du stockage.

    Pour donner un élément de comparaison le dernier projet de centrale solaire pv à bordeaux s’est faite sur un prix de vente de 10,5 centime par kWh. (9 centimes s’il n’y avait pas d’énormes taxe d’importation sur les panneaux).

    La comparaison avec les tarifs nucléaires n’est pas valable en corse, beaucoup trop petite pour avoir une centrale nucléaire, et qui tourne avec centrale thermique et importations d’italie.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9lectrique_de_la_Corse

    La gestion publique peu efficace et des choix technologique farfelus (pile à combustible) ne devraient pas être utilisé contre le photovoltaïque qui atteint des niveaux de coût de production compétitifs …

  • L’auteur ne s’intéresse quasiment qu’à l’exemple français mais je crois que quelque soit le domaine tout ce que touche l’état français est un désastre économique.

    Parlez nous plutôt de ce que font les pays soit disant écolo (et ne parlez pas de l’Allemagne évidemment, remontez plus au nord) pour leur énergie !

  • En 2007, lors du débat entre S. Royal et N. Sarkozy, aucun des deux candidats n’avait été capable de dire, même approximativement, la proportion de nucléaire dans la production française d’électricité. Les incompétents au pouvoir sont la proie facile d’experts-militants, et c’est donc à ces derniers que l’on confie l’avenir énergétique du pays. Le projet débile décrit dans cet article, dont doivent se gausser certains élus, n’est qu’une manifestation de plus de cette distorsion entre compétence et pouvoir politique.

  • Il y a pire : la centrale solaire d’Ivanpah.
    – D’abord, contrairement à leurs premières estimations, ils leur faut beaucoup plus de gaz (à bruler) pour maintenir l’eau en température en attendant le Soleil !
    – Puis, ils espéraient … un meilleur ensoleillement ! (ah, ces modèles météo !)
    – Et bien sûr, des centaines d’oiseaux du coin sont grillés chaque année.

  • ça c’est la conséquence d’un état obèse, il n’y a malheureusement pas d’échappatoire. Mais la vrai question est : est que le marché progresse? les prix dans la grande distribution sont ils plus élevés qu’avant la grande distribution : la réponse est non donc la liberté des individus a progressé puisqu’ils sont moins dépendant des commerçants. De plus il est beaucoup plus facile que part le passé de « changer de crèmerie » au niveau des supermarché donc ceux ci sont donc toujours bien soumis à une intense concurrence qui met toujours les prix et la qualité de service sous pression.

  • C’est une énorme arnaque comme il y en a tant dans ce genre de milieux qui fait vivre de nombreux parasites adeptes de la subvention d’etat.
    Ils maîtrisent la paperasserie qui permettra de doubler ou tripler les coûts en déclarant des chercheurs ici et là..

  • C’est marrant de comparer des coûts de production sur le continent avec une centrale sur une île. C’est aussi marrant de comparer des coûts de production d’un projet pilote – forcément plus coûteux – avec des centrales amorties. Si on veut une comparaison avec le nucléaire – qui lui aussi a besoin de stockage et donc il faudrait lui imputer les coûts des barrages -, ce serait plutôt avec l’EPR.

    Là, il s’agit d’un projet pilote justement parce qu’il y a une nouvelle technologie et que c’est la question du stockage dans un réseau isolé (une île!).

    Bref c’est marrant cette once de mauvaise foi.

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