32 heures : le rêve éveillé de Taubira

Christiane Taubira (Crédits Philippe Grangeaud-Parti Socialiste, licence Creative Commons)

Christiane Taubira rêve de la semaine des 32 heures… au lieu de se préoccuper des libertés publiques qui fichent le camp !

Par Le Parisien Libéral.

Christiane Taubira (Crédits Philippe Grangeaud-Parti Socialiste, licence Creative Commons)
Christiane Taubira (Crédits Philippe Grangeaud-Parti Socialiste, licence Creative Commons)

Impayable Christiane Taubira !

Alors qu’on n’entend pas trop la garde des sceaux sur le projet de loi renseignement, dont on ne rappellera jamais assez la liste des opposants (le bâtonnier de Paris, l’ordre des avocats, le syndicat de la magistrature, le juge Marc Trévidic, la CNIL, la “Commission numérique” de l’Assemblée nationale, L’ARCEP, le président de l’actuelle Commission de contrôle des services de renseignement, le Conseil National du Numérique, Dalloz, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Le Contrôleur Européen de la Protection des Données Personnelles Human Rights Watch, Amnesty International, Ligue des droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme, La Commission nationale consultative des droits de l’homme, les fournisseurs d’accès Internet, les hébergeurs, la Quadrature du Net, Mozilla, le W3C, Reporters Sans frontières, l’Ordre des médecins, Syntec Numérique, le New York Times, beaucoup d’entrepreneurs du numérique, le Parti Pirate, le Parti Libéral Démocrate), ne s’agit-il pas d’une sortie de son champ de compétence, le temps de travail ?

Christiane Taubira rêve de la semaine des 32 heures, apprend-on, elle qui, en tant que ministre, doit plutôt être à 70 ou 80 heures par mois de temps de travail.

L’attachement d’une certaine gauche à la réduction du temps de travail reste d’autant plus mystérieuse que c’est cette même gauche qui, par souci de désaliénation du travailleur, a rejeté le taylorisme et le fordisme, pour promouvoir une économie de services et de prestations intellectuelles. Si le fait d’effectuer une seule tache, par exemple viser toujours le même boulot sur le même tableau de bord de voiture permet effectivement de remplacer un travailleur A par un travailleur B, humain ou robot, et de partager son temps de travail de manière efficace, qui peut croire, ou, pire, espérer, que dans l’économie de la connaissance, le travail puisse se partager ?

Les contradictions de la gauche (mais pas que les leurs) ont vraiment quelque chose de fascinant.

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