Pourquoi la Grèce doit quitter la zone euro

N’est-ce pas la meilleure solution pour sauver la zone euro ?

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Grèce Credit RG1033 (Creative Commons)

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Pourquoi la Grèce doit quitter la zone euro

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 juin 2015
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Par Luc Watrin.

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Grèce Credit RG1033 (Creative Commons)

Ce pays très mal géré est entré par effraction dans la zone euro alors qu’il n’était pas prêt et bidouillait ses comptes avec l’aide de la banque d’affaires Goldman Sachs. Malgré 2 sauvetages en 2010 puis en 2012 avec un effacement massif de la dette de 107 milliards d’euros et une aide équivalente à 240 milliards, ce pays est de nouveau en faillite et est de nouveau totalement insolvable. Avec une dette représentant 180% du PIB et une gouvernance qui laisse à désirer (je pense notamment à la fraude fiscale et sociale endémique sans oublier la corruption généralisée), ce pays ne se relèvera jamais. Les chiffres parlent d’eux mêmes : le déficit public et celui de la balance des comptes courants tournent autour de 15% du PIB et il est manifeste que la Grèce présente la situation macroéconomique la plus déséquilibrée de la zone euro. Cela ne peut pas durer éternellement et il est donc normal que des mesures soient prises pour revenir progressivement à l’équilibre. Est-ce réellement de l’austérité que de demander à un pays dont les comptes dérapent dangereusement de prendre les mesures correctrices qui s’imposent pour retrouver une situation assainie ?

Les créanciers doivent accepter de restructurer à nouveau la dette publique grecque et prendre leur perte. Les Grecs ont élu en début d’année un gouvernement populiste et d’extrême gauche en imaginant que le père Noël reviendrait rapidement dans le pays malgré l’état absolument désastreux des finances publiques grecques. Ils doivent naturellement prendre leurs responsabilités et tirer les conséquences de leur vote.

Les créanciers doivent arrêter de jeter du bon argent dans le tonneau des Danaïdes et solder l’addition. Il faut savoir prendre des décisions courageuses pour sauvegarder l’essentiel et montrer aux cigales qui gèrent la collectivité en dépit du bon sens qu’il y a des conséquences en cas de mauvaise gouvernance. Limitons la casse plutôt que de se retrouver dans quelques années avec une addition de 450 milliards d’euros. Il est préférable de dire stop au lieu d’accorder un troisième plan d’aide d’au minimum 100 à 150 milliards que nous n’avons pas et qu’il faudra donc emprunter ce qui va fragiliser les finances publiques des 18 autres États de la zone euro et ce sans la moindre certitude d’être remboursé plus tard. Il est de toute façon absurde de vouloir guérir un alcoolique chronique en lui administrant une bouteille de Whisky même si on lui promet que ce sera la dernière. Sera-t-il guéri après ? Évidemment que non. On ne sèvre pas un alcoolique en lui procurant de l’alcool mais en l’encourageant à l’abstinence. Ce n’est pas avec davantage de dette que l’on guérit du surendettement. La zone euro aura également l’opportunité de devenir progressivement une zone monétaire optimale avec des pays membres qui respectent les règles.

Quelles seraient les conséquences d’un Grexit pour le reste de la zone euro ?

imgscan contrepoints 2024 Grèce - 2Si la Grèce fait défaut sur le remboursement du FMI ce 30 juin, les conséquences ne seront sans doute pas immédiates vu que selon les statuts du Fond Monétaire International, celui-ci dispose de 1 mois pour constater le défaut et doit porter plainte dans les 2 mois. Néanmoins, après avoir tenté de gagner du temps en regroupant les échéances en une seule, ce défaut au FMI serait sans précédent et aurait de très lourdes conséquences sur les indices boursiers qui pourraient dans la foulée rapidement décrocher de 20 à 25% avant de connaître un rebond dans un second temps. Étant donné que le programme d’aide se termine ce 30 juin sauf nouvelle prolongation, la BCE se trouverait dans l’obligation juridique de couper le programme ELA (Emergency Line Assistance) ce qui précipitera la faillite des banques grecques. La Grèce devra dans ce cas instaurer un contrôle des capitaux et on peut également attendre de voir les dépôts au-dessus de 100.000 euros taxés comme ce fut le cas à Chypre. Ceci dit, au vu des retraits massifs des comptes bancaires depuis le début de l’année, on peut se demander s’il sera possible de ponctionner quoi que ce soit. Il va de soi qu’un retour à la drachme entraînera une dévaluation entre 40 et 50% de cette nouvelle monnaie par rapport à l’euro, ce qui dans un premier temps créera une énorme inflation en Grèce sur les produits importés de l’étranger. Plutôt que de compter sur le chéquier de Madame Merkel et de Monsieur Hollande, les Grecs seront obligés de prendre leurs responsabilités et gérer correctement leurs affaires. Il conviendra également de suspendre temporairement la participation de la Grèce dans l’espace Schengen pour éviter que les mouvements terroristes ne profitent de l’aubaine d’un failed state pour entrer facilement et semer la terreur au sein de l’Union Européenne.

Dans le même temps, pour limiter au maximum l’effet domino qu’entraînerait la fin de l’irréversibilité de la zone euro sur les maillons faibles comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, il est quasi certain que Mario Draghi devra planter sa tente dans la cave et imprimer beaucoup plus de billets car c’est avec l’OMT en parallèle du QE le seul moyen de tenir les marchés et de rassurer les investisseurs. En contrepartie, ces pays devront accélérer la mise en place des indispensables réformes structurelles afin d’augmenter le potentiel de croissance et réduire le chômage qui reste malheureusement à des niveaux trop élevés. Les outils aujourd’hui sont là pour gérer les conséquences du Grexit. C’est l’opportunité du siècle de corriger les fondations boiteuses de la zone euro et d’en faire progressivement une zone monétaire optimale avec un budget commun nécessitant de rapprocher les politiques économiques, sociales et budgétaires et des mécanismes de solidarité (comme par exemple les eurobonds) et des règles pour s’assurer de la responsabilité de chacun des États membres. À côté de cela, il faudra aussi renforcer considérablement l’union bancaire et oser s’attaquer à la montagne des produits dérivés qui menace la stabilité financière en cas de lourdes pertes. Pour prendre un exemple, alors que le PIB allemand est de 4000 milliards de dollars, l’exposition aux dérivés de la Deutsche Bank est de 55.000 milliards soit 13,75 fois le PIB de l’Allemagne, ce qui signifie que ces lourdes pertes ne pourraient jamais être supportées par qui que ce soit.

Last but not least, tous ces pas qui renforceront nettement à terme la zone euro et par-delà l’Union Européenne doivent aussi disposer d’une réelle légitimité démocratique. C’est pour cela qu’il est important de renforcer considérablement les pouvoirs du Parlement européen qui est élu au suffrage universel et qui doit pouvoir non seulement contrôler la Commission et le Conseil mais aussi disposer du pouvoir de proposer des textes à l’instar de n’importe quel Parlement digne de ce nom. À côté de cela, la collaboration avec les différents Parlements nationaux devra être intensifiée via par exemple l’instauration d’un Sénat dont seraient issus des parlementaires nationaux de chacun des États afin de faire également valoir les opinions que l’on retrouve dans les différents Parlements nationaux. Aujourd’hui près de 70% des lois proviennent de l’Union Européenne et il n’est pas anormal que la parole des parlementaires nationaux soit mieux entendue lors de la discussion des textes à l’échelon européen. C’est en renforçant démocratiquement les institutions et en respectant également le principe de subsidiarité que l’on pourra lutter contre les différents mouvements populistes qui considèrent à tort ou à raison que la voix du citoyen n’est pas suffisamment entendue et que l’Europe impose des diktats aux États, alors que les pouvoirs de la Commission proviennent des traités directement négociés et approuvés par les mêmes États.

Le Grexit est donc la meilleure opportunité qui existe pour renforcer les fondations boiteuses de la zone euro et éviter la désintégration de celle-ci qui serait la pire catastrophe financière, économique et sociale que le monde moderne aurait connue.

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  • Je comprends que l’on veuille se débarrasser de la Grèce, avec tout ce qu’ils ont fait c’est mérité.
    Mais j’espère que ça ne voudra pas dire une sortie de l’UE malgré tout, la Grèce est européenne et est fondatrice de la culture européenne d’un point de vue historique.

  • Je n’aime pas du tout la conclusion. Que la Grèce fasse faillite, oui, que l’on refuse d’y voir la faillite de l’euro, non ! La zone euro dans l’Union Européenne, c’est le ver dans le fruit, la sortie de la Grèce doit être l’occasion de reconstruire une autre Europe avant que l’Eurozone ne coule l’UE. Une Europe avec moins de Bruxelles, plus de subsidiarité, plus de liberté.

    Renforcer le Parlement Européen, ça n’est pas contrôler les conducteurs incapables, c’est rajouter trois « backseat drivers » !

  • Que de « si » dans ce texte… Le problème, c’est l’euro ou plutôt la façon dont il a été conçu et virer la Grèce ne changera à cela…
    https://www.youtube.com/watch?v=ecKfR0yqbeY
    http://institutdeslibertes.org/charles-gave-sur-bfm-business-22062015/

    • Désolé, j’ai cliqué trop vite : il manque le mot « rien » 😉

    • Justement je dis dans l’article que la zone euro doit progressivement devenir une zone monétaire optimale ce qu’elle est loin d’être pour le moment et ce sera soit ce que certains appellent le « saut fédéral » soit la désintégration de la zone euro. Je ne crois pas du tout aux avantages d’une désintégration qui sera une catastrophe financière, géopolitique, économique et sociale pour les Européens et pour l’économie mondiale. Cette mise en place se fera progressivement et doit aller de paire avec un renforcement démocratique de l’Union Européenne car les Européens doivent pouvoir avoir leur mot à dire

      • Jusqu’à aujourd’hui la « démocratie » est le royaume de la démagogie. pour reprendre votre analogie si vous faite voter des alcooliques ils ne vont certainement pas rendre l’alcool illégale. Malheureusement on voit et on vit les limites de la démocratie qui est incapable de dire non aux caprices d’une petite majorité qui ne souhaite qu’une chose : que surtout rien en change et que la spoliation des créateurs de valeur continue au profits de parasites.

      • Luc Watrin : « Je ne crois pas du tout aux avantages d’une désintégration qui sera une catastrophe financière, géopolitique, économique et sociale pour les Européens et pour l’économie mondiale »

        Ah… pour vous, la situation actuelle n’est pas catastrophique et ce sur tous les plans que vous citez ? donc allons y, plus d’europe ?

        Vous faites partie de ceux qui persistent à voir l’UE comme une chance, alors même que sa tentative d’union était vouée à l’échec car, il est impossible d’obtenir le moindre équilibre sans un minimum de parité, la monnaie unique étant du reste le révélateur de cet échec.

        Ceci dit, je vous remercie d’avoir évité le sempiternel et fallacieux argument au sujet de la guerre qui aurait était épargnée à l’europe.

        L’UE a été pensée sur l’idée saugrenue que le seul fait d’y adhérer était garant de performances, le tout sous la coupe bienveillante du FMI dont les conseils sont d’une grande probité.

        L’UE est le révélateur d’une vision despotique. Ainsi, il est apparu normal et naturel de vouloir rassembler des pays en leur imposant un mode de fonctionnement réputé meilleur que celui qui était le leur. C’est exactement ce qu’a tenté de faire le communisme avec le succès constaté.

        L’adhésion à l’UE n’aurait jamais eu le moindre succès si ce grand bidule technocratique n’était pas une machine à distribuer le pognon des autres. C’est sur ces bases que la Grèce y a adhéré, comme l’Espagne qui était il n’y a pas si longtemps l’exemple à suivre et dont certains commentateurs, sans sourciller, nous disent que l’Espagne se redresse ! un peu comme Rebsamen avec les chiffres du chômage. Les mêmes s’extasient devant la réussite du Royaune uni ou de l’Allemagne, lunettes en bois oblige, adeptes forcenés de la théorie du moins pire.

        Par ailleurs, vous vous plantez totalement sur l’Italie, ne connaissant apparemment rien de son économie réelle, l’Italie ce n’est pas la Grèce ou l’Espagne.

        L’UE n’est qu’une économie planifiée à grande échelle, son adhésion ne génère aucun miracle, c’est même la garantie de la destruction lente et inévitable de l’eurozone qui pouvait très bien fonctionner sans UE en respectant le rythme de chacun et en ne cherchant pas, à l’image du communisme, à imposer une vision centralisée et despotique.

        L’UE coule, les dominos tombent les uns après les autres, tous les chiffres sont au rouge depuis fort longtemps, rien ni fera car, ce n’est pas en créant de la dette et en imprimant des billets qu’une économie fonctionne, sans cela, le communisme aurait été l’exemple à suivre.

  • Qui prendrait le risque d’acheter des eurobonds si n’importe quel pays peut décider d’en sortir à tout moment, laissant « souverainement » sa charge de remboursement aux autres pays ? Uniquement des acheteurs garantis par la BCE. Cela reviendrait à monétiser la totalité des dettes publiques européennes. Rien ne serait plus inflationniste, promettant à l’Europe la ruine économique et à la zone euro l’effondrement monétaire à l’horizon d’une ou deux décennies.

    Il ne faut surtout pas instaurer les eurobonds.

    D’une façon générale, les Etats ou les institutions supranationales ne doivent pas s’endetter, en aucune circonstance. Interdire les dettes publiques, exiger de chaque membre des budgets excédentaires, est la bonne méthode pour construire une Union durable.

  • Tout à fait d’accord qu’on ne fait que retarder et même empirer l’inévitable !
    La Grèce ne remboursera pas sa dette, elle en est incapable. On ne prête plus, on aliène ce pays au nom d’une croyance presque religieuse en une Europe mythologique et idéalisée.

    Rendez la Grèce aux grecs. Ils ont élus d’ailleurs un gouvernement qui leur a promis leur indépendance mais finalement compromet leur avenir en négociant de nouvelles dettes et le maintien dans la zone euro.

    • Quand on accepte de s’endetter on accepte de donner sa souveraineté, c’est comme ça.
      La Grèce n’est plus aux Grecs mais à ses créanciers, fallait pas s’endetter..

      • Mon cher sleeping le vague : au point où en est rendu le monde développé intégralement surendetté (du Japon aux USA et au RU en passant par la zone euro, y compris la « vertueuse » Allemagne) si j’étais petit créancier (c’est à dire détenteur direct ou indirect d’obligations) je commencerais à me poser des questions sur la valeur de ma créance … Je m’inquiéterais bien moins si j’étais gros créancier car j’aurais compris depuis longtemps que ma créance valait peau de zobi, j’aurais d’ailleurs déjà vendu mes obligations au profit de biens réels : actions d’entreprises, métaux précieux, oeuvres d’art, terres agricoles etc.

    • Mais personne ne remboursera sa dette, l’inévitable est à prévoir et personne ne peut dire dans qu’elle siècle et si il faut si préparer.
      Dans tous les cas laissons le temps au temps la France a mis 5 siècle à ce créer alors l’europe , faisons preuve de patience mais pas de légèreté.

      • si vous regardez l’histoire pdt longtemps le défaut de paiement des états était la règle: https://www.contrepoints.org/2012/03/28/74968-les-faillites-detats-une-constante-dans-lhistoire

        • C’est pas parque pendant des siècles ont à fait des conneries (avec des millions de morts à la clef) qu’il faut continuer comme ça indéfiniment…

          • « Des siècles durant, les défauts de paiement ont été un garde-fou efficace contre la montée en puissance de l’État : parce qu’ils doutaient des remboursements à venir, les créanciers hésitaient à prêter. Seule une discipline budgétaire solide permettait d’établir la confiance. Comme la faillite pour une entreprise, le défaut de paiement d’un État joue un rôle économique essentiel. Non seulement il est une sanction pour ceux qui ont mal utilisé des ressources, mais aussi pour ceux qui ont apporté des capitaux sans prendre suffisamment de précautions. En l’occurrence, de nombreuses banques ont prêté de manière inconsidérée à la Grèce ou à l’Irlande. En sauvant ces pays, on subventionne avant tout leurs créanciers, c’est-à-dire les banques qui ont commis une erreur en mésestimant les risques portés par ces obligations d’État »

          • je ne vois pas en quoi le défaut de paiement d’un état est une connerie ?? et en quoi elle causerait des millions de morts ???

            • Parce que la plupart du temps les dettes contractés servaient à financer les ambitions impérialistes des états via notamment les guerres.
              Les défauts de paiement sont le fruit de gestion désastreuses, vous pouvez appeler ça conneries ou malversation en tout cas ce n’est certainement pas des évènements souhaitables.
              Pour terminer si dans le futur une ou plusieurs banques font faillites elles seront renfloués avec l’argent des contribuables. C’est pour cela qui les banques continuent de prêter aux pays surendettés comme la France, les banques savent que quoi qi’il arrive leur pertes seront couvertes (comme cela s’est passé pour la Grèce ou à Chypre)

    • « un gouvernement qui leur a promis leur indépendance » totalement faux, syriza ne veut pas l’indépendance de la grèce au contraire, ellle veut continuer à vivre avec l’argent des européens tout en faisant le moins de concessions possibles. C’est d’ailleurs assez cohérent. Les grecs critiquent l’ingérence de l’UE dans les affaires de la Grèce mais ils veulent que l’UE continue à leur donner de l’argent.
      Pour vouloir l’indépendance de la Grèce, il faut être favorable à une sortie de la grèce de l’euro c’est le seul moyen que la Grèce retrouve sa souveraineté. Il est urgent que la Grèce quitte l’euro et fasse un défaut de paiement.
      La très grande majorité des grecs sont favorable à l’euro donc ils ne sont pas favorable à l’indépendance de la Grèce. On ne peut pas vouloir la souveraineté de la grèce et vouloir en même temps son maintien dans l’euro c’est illogique.
      Quand on voit les gouvernements que les grecs ont élus ces dernières décennies, on peut clairement se questionner sur la capacité du peuple grec à prendre des bonnes décisions et à choisir de bons gouvernants

      • « Quand on voit les gouvernements que les grecs ont élus ces dernières décennies, on peut clairement se questionner sur la capacité du peuple grec à prendre des bonnes décisions et à choisir de bons gouvernants ».

        Ils n’ont aucune capacité à prendre collectivement les bonnes décisions. Tous ceux qui lorsqu’ils votent, le font en fonction de ce qu’ils veulent et pas en fonction de principes de justice en sont incapables. Dès lors que les gens votent une lettre au père Noël avec des cadeaux personnels au lieu de voter pour le système qui permet de vivre en bons voisins libres, cela dénote leur incapacité à sortir de leur égocentrisme intellectuel. Et plus ils sont nombreux comme cela à voter dans un pays, plus le système devient collectiviste et étatiste rapidement et plus vite cela sombre. A l’aune de cette mesure, les grecs sont parmi les plus cons d’Europe.

      • « on peut clairement se questionner sur la capacité du peuple grec à prendre des bonnes décisions » ou de n’importe quel peuple. Le problème n’est pas le principe démocratique mais son champ d’application trop large. Tant qu’on laissera des individus voter sur des sujets qui ne les regardent pas, on continuera indéfiniment à produire des catastrophes. Par exemple, une taxe ou un budget doivent être votés par ceux qui les payent, et les votes pondérés en fonction de ce que chacun paye. C’est d’ailleurs la condition nécessaire et suffisante pour respecter le principe du consentement à l’impôt. Sans validation permanente et effective du consentement à l’impôt, la démocratie est le pire des régimes, valant toutes les autres tyrannies arbitraires.

      • C’est le même genre indépendance dont rêve les DOM TOM français, disposer de l’argent sans avoir de compte à rendre à personne. l’open bar, voilà ce que souhaite les grecque et jusqu’à nouvel ordre il est tout à fait possible qu’il l’obtienne.

  • En fait finalement je crois avoir compris que c’est malheureux grec seraient nos sauveurs.

    Répudiation des emprunts et tous le bazar, un sacré coup dans la fourmilière.

  • Tout le monde devrait quitter l’europe et l’euro, c’est un total fiasco et un monstrueux gouffre financier.

    • Oui, parce que l’Europe c’était tellement mieux avant ! Il n’y avait ni guerre, ni famine, ni chômage !
      Ce qu’il faut pas entendre…Bien qu’imparfaite l’UE est la meilleure chose qui nous soit arrivée depuis des siècles sur le continent.

      • Guerres, famines et chômage m’ont l’air d’avoir diminué au moins autant en dehors de la zone euro. Il n’y a jamais eu aussi peu de victimes de guerre, de malnutrition, et autant d’emplois qu’aujourd’hui dans le reste du monde. Donc soit c’est l’effet universel de notre monnaie, soit elle n’y est pour rien. J’ai du mal à croire à l’effet universel…

        • L’Europe est toujours, après l’Amérique du Nord, la zone la plus prospère et calme de la planète et il est clair que l’UE (j’ai pas dit l’euro, merci de pas confondre) aura été une merveilleuse chose.

      • La seule chose intéressante dans l’Europe c’est le marché commun, tout le reste peut aller à la poubelle.

  • Je ne comprends pas votre réflexion sur les produits dérivés : la montant total n’a rien à voir avec les engagements non couverts des opérateurs. En particulier, sur les marchés dérivés, on ne dénoue habituellement pas ses positions, on les couvre par une position opposée, et ainsi le volume apparent gonfle, mais pas les engagements.
    Au contraire, la régulation des produits dérivés complique les opérations de couverture et de compensation, et accroît les risques !

  • La zone euro aura également l’opportunité de devenir progressivement une zone monétaire optimale avec des pays membres qui respectent les règles.

    Ben, comme on dit sur FR3, « faut pas rêver ». La spécialité de l’UE, c’est de bafouer les règles édictées.

    La seule solution : c’est ZÉRO,ZÉRO ZÉRO déficit. Et réaction obligatoire l’année suivante, sous peine d’être éjecté de la zone Euro. A moins de vouloir l’Euro-PQ…

  • Par quel miraculeux procédé donner plus de pouvoir à l’Europe affectera la qualité des décisions politiques qui en découle ? Je ne pense pas que l’auteur a trouvé ici la formule alchimique pour transformer la politique en sagesse libérale.

    En fait, que la Grèce puisse faire faillite, quitter la zone Euro, frustrer ses bailleurs de fonds est une excellente nouvelle. Les acteurs économiques y repenseront à deux fois avant d’emprunter à des États irresponsables. Mettre en place des leviers de contrôle supranationaux pour empêcher ce résultat ne fera que reproduire un sentiment de confiance illusoire parmi les acteurs, ce qui facilitera encore plus l’endettement des États.

    • Deux remarques :

      – les bailleurs (nous tous) ne sont pas les décideurs (politiciens, fonctionnaires, banquiers garantis par une BC). Tant que les bailleurs et les décideurs ne seront pas les mêmes personnes, autrement dit tant que les décideurs seront des amateurs irresponsables et incompétents, le système demeurera ce bateau ivre voguant perpétuellement de crise en crise. Les Etats sont par nature irresponsables. De ce fait, ils ne sont pas des agents économiques normaux, encore moins pertinents, et aucun Etat ne doit jamais s’endetter.

      – la dette grecque, même après un défaut constaté, demeure intégralement exigible, intérêts et pénalités comprises. Il faudrait un accord international l’annulant explicitement pour qu’elle ne le soit plus. Voilà qui promet encore de passionnantes négociations…

    • Donner plus de pouvoirs aux instances qui sont responsables du fiascos actuelle c’est comme ajouter de l’essence sur un brasier. Il est urgent de retirer le maximum de pouvoir de nuisances de ces incapables, des dégonfler la baudruche étatique.

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