Self-sécurité : le retour de l’individu dans la sécurité

L’ouvrage de Pierre-Olivier Drai met en évidence le rôle fondamental que chacun joue dans la sécurité commune. Interview.

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Self-sécurité : le retour de l’individu dans la sécurité

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 juin 2015
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Drai Self-sécuritéSelf-sécurité de Pierre-Olivier Drai, publié récemment aux Belles Lettres dans la collection « Les Insoumis », explore la reprise en main des questions de sécurité par les citoyens, en collaboration ou indépendamment des services publics. Il y montre que l’individu n’est pas sans moyen ni défense face à la violence ordinaire. Le retour de l’ordre public, aujourd’hui si mal assumé par les États, passe par une réappropriation de leurs responsabilités par les citoyens.

Pierre-Olivier Drai est un politologue français, spécialiste des questions de sécurité personnelle. Il travaille dans la veille informationnelle, la protection contre l’espionnage industriel et la sécurisation des expatriés. Ses travaux couvrent principalement la sécurité privée, les architectures de défense, la criminalité et la cartographie criminelle. Interview.

Votre livre promeut la responsabilisation de l’individu en matière de sécurité. Ne craignez-vous pas que cela conduise à des lynchages ?

Pierre-Olivier Drai : justement, non. La sécurité individuelle n’est pas l’auto-justice. Ce sont des processus différents qu’il convient de réellement garder séparés. Intervenir ne veut pas dire se faire justice. L’aboutissement de l’action est de prévenir le danger et, le cas échéant, faire appel à la puissance publique en dernier ressort, c’est-à-dire, à sa juste place, celle de la justice. L’autre jour, je surprenais un voleur de voiture en pleine action ; j’ai donc avisé les agents de police dans la rue à côté qui y sont allés. Mon rôle a été celui du donneur d’alerte et du témoin. Ce sera à la justice de décider si le voleur de voiture était mal intentionné ou bien s’il ne s’agissait que d’une personne qui avait oublié ses clefs. On l’oublie trop souvent, mais la « confrontation » avec la délinquance ne se résume pas au moment de l’échange de coups de poings. La « confrontation » commence en réalité bien en amont, par l’alerte, la prestance, la démarche, le comportement, l’utilisation de l’espace, l’observation  ; or on ne retient que la phase terminale, celle du choc. En agissant durant ce temps, il est possible de prévenir plus d’actes de délinquance qu’en agissant au dernier moment.

De façon assez éclairante, le terme de « lynchage » démontre bien la confusion qui existe entre auto-défense et auto-justice. Lyncher est, qu’on l’apprécie ou non, une action de justice ; le terme tire son origine d’un juge Lynch dans l’Ouest américain qui était prompt à la pendaison. Il s’agit donc réellement, d’une décision de juge et non d’une action d’autodéfense.

Vous évoquez le monopole par l’État de la violence légitime, cela n’est-il pas en contradiction avec un rôle accru de l’individu ?

C’est un commentaire que j’entends souvent et la réponse est non. Le propre du monopole est justement de pouvoir déléguer son pouvoir. Dans le cas d’espèce, c’est exactement ce dont je parle. La sécurité privée ou bien la sécurité de l’individu sont, dans nos sociétés, l’expression du monopole de la violence légitime par l’État. En fait, l’individu « confie » à l’État son droit inhérent à la violence légitime ; son droit naturel à se défendre. L’État, en retour, détermine les modalités de ce droit. L’État n’a de monopole de violence légitime, non parce qu’il est État, mais parce que les citoyens lui prêtent, littéralement, ce pouvoir.

D’un point de vue social, cette question me fascine toujours tant elle revient et tant elle montre combien les citoyens ont intégré une forme de devoir de soumission à l’autorité de l’État et à sa violence inhérente. Dans mon livre, je ne parle d’intervenir que dans le cadre des modalités fixées par la loi. En aval donc du droit naturel et dans un cadre déjà déterminé par le législateur. Je ne parle que de ce que les gens ont le droit de faire. Or, pour beaucoup, agir selon leurs droits est déjà remettre en cause le monopole de l’État. Je trouve ce positionnement intellectuel assez dangereux et pour tout dire, un peu servile.

À vous lire, on a le sentiment qu’un crime peut se dérouler à chaque coin de rue. Pensez-vous que nous vivons dans une époque plus violente ?

On pourrait aussi avoir le sentiment qu’un héros est aussi présent à chaque coin de rue ! Plus sérieusement, la violence n’est pas un fait nouveau dans la société. En France, les Blousons Noirs ont succédé aux Apaches et cela fait bien longtemps qu’on met en garde contre le fait de sortir la nuit. Il n’y a qu’à écouter les chansons de Renaud ou l’opéra-rock Starmania pour avoir conscience de la délinquance des décennies précédentes. En revanche, on rapporte mieux les faits de violence et ceux-ci disposent d’une grande couverture médiatique. Voila pour l’impression.

En ce qui concerne les faits, les sociétés européennes connaissent une criminalité plus élevée qu’aux États-Unis. Nous vivons indubitablement une période très difficile, la crise économique a ravivé les querelles sociales et généralement on observe un déplacement de la violence de la rue à la sphère intime. Je pense en particulier aux cours d’école avec des jeux mortifères (jeu du foulard) ou bien au sein des couples (jeux érotiques). Ce glissement me semble aller de pair avec une dé-légitimation croissante de l’idée même de violence au sein de la société. Toute violence est dangereuse, il faut donc la bannir. Nous vivons dans une société libérale jonchée d’interdictions. Et tant pis pour les conséquences psychologiques de cette contradiction apparente ! Sauf que la violence est inhérente à la condition humaine, nous sommes, après tout, des prédateurs sociaux et omnivores, autrement dit des animaux particulièrement dangereux. À chasser le naturel, il revient par la fenêtre, dirait Freud. Il est donc impératif d’être attentif aux nouveaux tabous.

  • Pierre-Olivier Drai, Self-sécurité, collection « Les Insoumis », Les Belles Lettres, mai 2015, 110 pages.
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  • C’est curieux j’aurai tendance à penser que la criminalité est au contraire plus élevée au USA qu’en Europe…
    Par ailleurs, le problème n’est justement pas celui de la police ou des methodes d’interventions, qui je pense sont aujourd’hui très efficaces, mais justement celui de la justice…

    • « la criminalité est au contraire plus élevée au USA qu’en Europe  » c’est vrai pour les meurtres. mais si vous enlevez les meurtres, la criminalité est plus forte en europe qu’aux usa. c’est un fait relativement nouveau. cela est dû au fait que depuis vingt ans, la criminalité aux usa est en baisse en grande partie grâce à la politique répressive menée aux usa. (il y a eu une augmentation phénoménale de la population carcérale américaine, comme les criminels sont en prison et bien, ils ne peuvent pas commettre de crimes).

      • Certaines études n’ont montré qu’une faible relation entre le taux d’incarcération et le taux de criminalité violente. Un professeur de l’Université de Chicago a découvert la raison. Beaucoup d’individus violents ont été envoyés dans hôpitaux psychiatriques et des asiles, surtout depuis le milieu du siècle dernier. Ainsi cela n’apparait pas dans le taux d’incarcération. Mais si l’on prend en compte ces personnes envoyés dans des hopitaux psychiatres, il y a une forte relation entre taux d’homicide et incarcération/envoi dans des hopitaux psychiatriques. plus le taux d’homicides augmente, plus l’incarcération est faible. au contraire, plus l’incarcération est forte plus le taux d’homicides diminue
        http://www.law.uchicago.edu/files/files/institutionalized-final.pdf

    • « C’est curieux j’aurai tendance à penser que la criminalité est au contraire plus élevée au USA qu’en Europe… »

      La criminalité aux USA est extrêmement localisée dans quelques villes bien plus socialistes que le France qui ont entre autre interdit les armes à feu.

      Les états et les villes dirigée depuis longtemps selon les principes conservateurs (ont pense à l’emblématique Texas) sont en très bon état.

      En conclusion on peut dire qu’aux USA comme ailleurs, le socialisme ne marche pas.

      • « La criminalité aux USA est extrêmement localisée dans quelques villes bien plus socialistes  » oui pour être plus précis, une grande partie des homicides aux usa sont localisé dans quatre villes: Chicago, Washington D.C., Détroit, et La Nouvelle Orléans. ces 4 villes ont toutes au moins 2 points en commun :
        1) Elles ont été sous contrôle politique de gauche depuis au minimum 50 ans, et,
        2) C’est dans ces villes que l’on retrouve les lois les plus sévères quant au ‘gun control’

        • J’avoue avoir posté ceci dans l’espoir que quelqu’un qui a lu la même chose vienne le compléter. Merci à vous.

  • Même si aux états les meurtres semblent plus élevés (ce qui reste à prouver) il faut bien comprendre que plus de sécurité se fait toujours au détriment de la liberté, personnellement j’accepte qu’il y ai plus de meurtre si en échange j’ai la liberté de porter une arme, c’est le prix a payer et je l’assume car la liberté est pour moi plus importante que la sécurité.

    • La raison pour laquelle le taux d’homicide est plus élevé aux usa s’explique par des raisons historiques et sociologiques tout autre que le droit de porter des armes. En plus, les restrictions sur les armes à feu varie d’un état à un autre et même d’un comté et d’une municipalité à un autre. dans l’histoire des usa, il y a eu des périodes de plus grandes restrictions vis à vis des armes à feu. depuis 20 ans, la criminalité a baissé alors que le controle des armes à feu est plus souples et qu’il y a bcp plus d’armes à feu en circulation.
      Aux usa, entre le début des années 1950 et le milieu des années 1970, alors que les contrôles des armes à feu s’alourdissaient constamment dans ce pays, la criminalité violente a bondi : le taux d’homicide a augmenté de moins de 5 pour 100 000 habitants à quelque 10 pour 100 000. On observe une évolution analogue dans plusieurs pays. On observe une évolution analogue dans plusieurs pays. Chaque année, entre 500.000 et 2,5 millions d’américains se défendent avec une arme. Mais ces chiffres on n’en entend pas parler. en comparant les statistiques dans le monde de taux d’homicide d’un côté et de nombre d’armes à feu par habitant de l’autre, il est impossible de trouver une corrélation plus d’armes = plus de crime. Et c’est même l’inverse, il y a une corrélation dans l’autre sens, à savoir plus d’armes = moins de crime ! http://www.unodc.org/gsh/en/data.html
      http://www.smallarmssurvey.org/publications/by-type/yearbook.html
      http://crimepreventionresearchcenter.org/2014/03/comparing-murder-rates-across-countries/
      http://www.smallarmssurvey.org/fileadmin/docs/A-Yearbook/2007/en/Small-Arms-Survey-2007-Chapter-02-annexe-4-EN.pdf https://www.facebook.com/UnbiasedAmerica/photos/a.130184327167571.1073741828.123061011213236/299579676894701/?type=1 http://daaa.eklablog.com/oups-le-rapport-sur-les-armes-demande-par-obama-revele-que-les-armes-s-a93493253 toutes les études montrent que l’accès aux armes diminue la criminalité. voir More Guns, Less Crime: Understanding Crime and Gun Control Laws du Dr. John Lott. Une conclusion que tirent également Rossi et Wright dans leur magistral « Armed and Considered Dangerous: A Survey of Felons and Their Firearms » (Aldine Transaction, 1986). De l’aveu même de milliers de criminels interrogés par les auteurs, une victime potentiellement armée est le principal facteur dissuasif dont les criminels admettent tenir compte. un livre intéressant sur le sujet: Aux armes citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense de Paul Lycurgues. Au Mexique, la règlementation sur les armes à feu est similaire à celle de la France. Pourtant depuis 2006, 68 000 personnes sont mortes par arme à feu au Mexique. Au Brésil, la réglementation est encore plus stricte qu’en France. Pourtant entre 30 et 40 000 personnes y meurent par armes à feu chaque année. Et ceci alors que moins de 10% de la population possèdent des armes à feu. plus d’armes moins de criminalité: http://www.breitbart.com/Big-Government/2014/11/24/FBI-Officers-Killed-With-Firearms-Decreased-40-Percent-As-Gun-Sales-Soared-In-2013
      http://online.wsj.com/articles/SB10001424052702304914204579393493981280048 http://bearingarms.com/fbi-confirms-gun-sales-violent-crime/

      • Une augmentation de la disponibilité(le nombre d’armes à feu en circulation) des armes à feu entraine une baisse de la violence(Kleck et Gertz 1995; Kates et Mauser 2007).
        En s’armant, les citoyens sont plus aptes a se défendre en cas d’agression ou de violation de domicile, ce qui amène un désistement chez les délinquants. C’est d’ailleurs ce qui explique la croissance du taux de possession d’armes à feu en période de hausse des violences criminelles (Kleck et Kovandzic 2009).

    • La Grande Bretagne a connu des restrictions sur les armes à feu et en même temps la criminalité a grimpé. Dans la décennie suivant le Firearms Act of 1997, le nombre des attaques *avec violence* ont grimpé de 77 pour cent à 1.158 million, soit plus de deux chaque minute. Les chiffres, extraits de rapports publiés par la Commission européenne et les Nations Unies, montrent également : 1. que le Royaume-Uni a le deuxième plus haut taux de crime global dans l’UE
      2. que le Royaume Uni a maintenant un taux d’homicides plus élevé que la plupart de ses voisins d’Europe occidentale, y compris la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.
      3. que le Royaume-Uni a le cinquième plus haut taux de vol dans l’UE
      4. que le Royaume Uni a le quatrième plus haut taux de cambriolage
      5. que le Royaume-Uni a le plus grand nombre absolu de cambriolages dans l’Union européenne, avec le double du nombre des infractions qu’enregistrées en Allemagne et en France, pays qui font pourtant honte à leurs citoyens en ce domaine…La Grande-Bretagne est le pays le plus violent de l’Union européenne. L’analyse est basée sur le nombre de crimes AVEC VIOLENCE pour 100 000 habitants. Au Royaume-Uni, il y a 2 034 délits pour 100 000 habitants, très en avance de l’Autriche de deuxième place avec un taux de 1 677. Encore une fois, c’est nouveau et ceci fait suite à la législation prohibitive de 1997… https://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xfp1/v/t1.0-9/10422290_10152842407051832_7330377814882098366_n.jpg?oh=e33f1f14575433f4b69bebaf856c66d5&oe=553D6193&__gda__=1428819702_f2c022f2513c10d897b627d8ee686016 un livre sur l’expérience anglaise: http://www.amazon.fr/gp/product/B007XHCO66/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=B007XHCO66&linkCode=as2&tag=liborg-21&linkId=YT2TUCIXWLJ56CY3
      comment expliquer les fusillades dans les écoles du pays le plus strict d’europe concernant les armes: le Royaume Uni? « En 1987, Michael Ryan a tiré et tué seize personnes, dont sa mère, et blessé quatorze autres avant de se suicider dans ce qui est devenu connu sous le nom du massacre de Hungerford. »
      « En 1996, un autre massacre a eu lieu dans une école primaire de Dunblane, en Ecosse. Seize petits enfants, âgés de quatre à cinq ans, et leur professeur ont été tués dans le gymnase de l’école avant que le tueur se suicide. Et il y a d’autres scénarios du même genre. »
      « En 2002, un membre du Parlement Britannique a déclaré
      qu’il ya des zones du centre-ville « dans lequel il est maintenant plus facile d’acheter une arme à feu illégale que de trouver un taxi sous la pluie. » »

      « Le Professeur Malcolm montre que pour l’Angleterre et le Pays de Galles, les lois contre le port d’arme sont inefficaces. Les lois britanniques sur les armes à feu sont devenues progressivement plus strictes depuis les années 1920, mais le crime n’a pas reculé. Il faut noter que la criminalité en Grande-Bretagne était faible avant les restrictions du port d’arme. En fait, après que les armes de
      poing ont été (quasiment) interdites en 1997, la criminalité a augmenté.[1]. Même s’il a baissé depuis, le taux d’homicide en 2002 était le plus élevé depuis un siècle . En 2003, les britanniques s’inquiétaient de voir que leur pays était celui avec le plus haut taux de criminalité d’Europe occidentale.[2] En 2001, il y a eu 870 000 crimes violents en Grande Bretagne. De même, les lois britanniques n’ont pas empêché en 2010 un massacre avec 12 personnes tuées et 25 blessées dans le Cumbria, un comté du nord-ouest Angleterre. Le tueur possédait légalement les armes à feu utilisées dans la fusillade.
      [1]
      Joyce Lee Malcolm, “Guns and Violence:
      The English Experience”, Harvard University Press, 2002
      [2]
      John Steele, “Britain the most violent
      country in western Europe,” The Telegraph, 23 Octobre 2003: http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1445042/Britain-the-most-violent-country-in-western-Europe.html

    • Chicago, Washington D.C., Détroit, et La Nouvelle Orléans: 4 villes ayant un taux d’homicides extrêmment élevés. ces 4 villes ont toutes au moins 2 points en commun :
      1) Elles ont été sous contrôle politique de gauche depuis au minimum 50 ans, et,
      2) C’est dans ces villes que l’on retrouve les lois les plus sévères quant au ‘gun control’. les usa sont un cas très intéressant à étudier car la législation d’armes n’est pas du tout uniforme elle dépent d’un état à l’autre et même d’une ville à l’autre. En Amérique depuis 20 ans il y a de plus en plus d’armes entre les mains des citoyens, et le taux de crime ne cesse de baisser.
      Depuis que la mairie de Chicago a été contrainte d’autoriser le port d’arme dans les lieux publics pour les propriétaires de permis plus tôt cette année, les vols ont baissé de plus de 20% et le taux d’homicide de la ville est à son niveau le plus bas depuis des décennies. Corrélation n’est pas causalité, on ne peut dire avec certitude que l’un et l’autre sont liés. Mais en tout cas, le port d’arme légalisé n’a pas mené à des tueries folles dans la rue comme les anti-armes aiment à le fantasmer. La ville attend plus de 100.000 demandes de permis d’ici la fin de 2014.
      Source : http://rare.us/story/guess-what-happened-when-chicago-started-allowing-concealed-carry-firearms/
      autre exemple: Jusqu’à ce qu’elles soient supprimées en 2008, Washington DC aux Etats-Unis était la ville qui connaissait les réglementations sur les armes les plus dures du pays, avec une interdiction complète des armes de poing et des armes longues assemblées et fonctionnelles. Peu de temps après que ces lois sont mises en place, Washington était régulièrement classé parmi les villes les plus violentes dans les rapports annuels. Pendant les années où l’interdiction des armes de poing était effective, le taux d’homicides était en moyenne 73% plus important que ce qu’il n’était au commencement de la loi, tandis que le taux d’homicides des Etats-Unis était en moyenne 11% moins élevé. (Source : Knowing Guns, 2013)

    • LA LÉGISLATION SUR LES ARMES À FEU NE CONTRIBUE PAS À RÉDUIRE LA CRIMINALITÉ: http://www.quebecoislibre.org/031220-5.htm
      http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,2363.0.html?PHPSESSID=8db5c23792fff4f03c4acc4ff19483c5
      lisez aussi ceci: http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/bannir-les-armes-a-feu/
      Un document faisant état de mythes avec lequels on martèle une opinion publique ignorant en la matière… une véritable propagande et campagne de désinformation.
      http://www.gunfacts.info/pdfs/gun-facts/6.1/gun_facts_6_1_press.pdf

    • aux usa, les accidents domestiques avec armes à feu (qui sont en chute libre), les suicides (qu’on peut faire avec plein d’autres outils bien plus horribles en fait), et les mass shootings, sont bien moins nombreux que le nombre de vies sauvées par ceux qui se défendent avec une arme. Voir les études de Kopel, Kleck et Lott. En dernière analyse, en dehors des aspects moral et légal, les armes à feu sauvent plus de vies qu’elles n’en prennent quand il est légal d’en posséder et d’en porter.
      http://www.amazon.com/More-Guns-Less-Crime-Understanding/dp/0226493660/
      http://www.amazon.com/Armed-Gary-Kleck/dp/1573928836/
      http://www.amazon.com/Guns-David-B-Kopel/dp/0879759585/
      Le Violence Policy Center qui est *contre* les armes à feu, n’a trouvé que 499 meurtres commis par les 10 millions d’Américains qui ont un permis de port d’arme depuis . . . 1993, date à laquelle les permis de port d’arme ont commencé à être redistribués généreusement. 499 divisé par 10 millions et 20 ans, ça fait moins de 2,5 meurtres par 100000, chiffre inférieur au taux moyen de la population. Notons au passage que le Violence Policy Center compte parmi les 499 « meurtres » un grand nombre d’homicides justifiés (selon la justice), c’est-à-dire des « meurtres » de truands tués par leur victime. http://www.vpc.org/ccwkillers.htm

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