Grèce : le blocage idéologique

La Grèce est-elle le théâtre d’un combat entre marxisme local et ultralibéralisme des instances européennes ?

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Colmar Saint George terrassant le dragon credits Olibac via Flickr ((CC BY 2.0)

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Grèce : le blocage idéologique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 juin 2015
- A +

Par Stéphane Montabert.

Colmar  Saint George terrassant le dragon credits Olibac via Flickr ((CC BY 2.0)
Colmar Saint George terrassant le dragon credits Olibac via Flickr ((CC BY 2.0)

 

« Grèce vs FMI : le choc des idéologies », titre Jean Quatremer sur son blog du quotidien Libération… Mais ce faisant, l’auteur, habitué des coulisses de Bruxelles, fait une belle démonstration de la sienne et devient ainsi, probablement, le porte-parole de nombre de bureaucrates locaux.

Apocalypse contre ultra-libéralisme

L’analyse partait pourtant sous les meilleurs auspices avec un portrait assez juste des positions tenues par les deux camps en présence :

« C’est la stratégie du faible au fort : la Grèce est persuadée que ses créanciers sont terrorisés par la perspective d’un « Grexit » qui ne pourrait qu’aboutir à l’explosion de l’euro et entraîner le monde dans un nouvel hiver économique. Ils n’ont donc d’autres choix que de lui faire des concessions, sauf à couler avec elle. En face, la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) sont tout aussi persuadés que le gouvernement d’Alexis Tsipras ne tentera jamais un défaut de paiement suivi d’un retour à la drachme, car cela se traduirait par un cataclysme pour l’économie locale et une colère de son peuple qui ne l’a pas élu pour cela. »

Mais à en croire M. Quatremer, pour qui toute position de gauche critique de l’Europe est une sorte de péché impardonnable, le parti Syriza au pouvoir en Grèce n’agirait comme il le fait que sous l’influence de malheureuses œillères idéologiques :

« Que Syriza ait adopté dans les négociations avec ses créanciers une position très idéologique, marquée par une méconnaissance des contraintes diplomatiques et financières européennes et mondiales, n’est pas une surprise. Composée d’environ 45% d’antieuropéens, cette confédération de plusieurs partis de gauche radicale voit dans le FMI et l’Europe une force d’occupation étrangère qu’il convient de défaire… »

Et à l’aveuglement idéologique de la gauche radicale grecque s’opposerait naturellement une autre idéologie tout aussi bornée, celle de l’ultralibéralisme triomphant™ du FMI et de Bruxelles :

« [Le FMI] est tout aussi caricatural que Syriza, même s’il a su le dissimuler en militant pour la restructuration de la dette grecque (mais, bien sûr, uniquement pour la partie détenue par les Européens…). De fait, c’est lui, et non la zone euro, qui exige la réforme immédiate de l’intenable système de retraites, l’assouplissement du marché du travail ou le passage de 11% à 23% de la TVA sur l’électricité, déjà l’une des plus chères d’Europe. On voit qu’on est là dans la théologie ultralibérale la plus pure (…) »

Tellement facile de renvoyer dos-à-dos deux camps, présentés comme les champions de deux idéologies nécessairement vaines et inadaptées ! Ensuite, il suffit de se poser en grand seigneur voyant plus haut et plus loin que tout ce petit monde, concluant la discussion avec une suggestion toute innocente : « pourquoi ne pas laisser la Grèce choisir ses priorités à condition qu’elle parvienne à équilibrer son budget ? »

Pourquoi pas en effet ? Ah, comme tout est simple dans le monde du verbe !

Le douloureux monde réel

Il faut être coupé des réalités comme un journaliste enkysté dans les officines bruxelloises pour croire que l’affaire peut se dénouer avec de courtoises discussions de salon. Pourquoi ne pas laisser la Grèce choisir ses priorités à condition qu’elle parvienne à équilibrer son budget ? Parce que dans la phrase précédente l’hypothèse évoquée n’a plus le moindre sens. La Grèce a autant de chance de « parvenir à équilibrer son budget » que les cochons de voler en escadrille. La faute à des décennies de gabegie, amenant la méfiance des citoyens envers l’État, la panique bancaire, et finalement la déroute de l’économie privée.

Si la Grèce trouve une force de négociation insoupçonnée, c’est qu’elle n’a plus le choix. En plus de la crise dans laquelle le pays se débat depuis des années, en plus de comptes courants dans le rouge début 2015 – hors dette et avant que Syriza n’obtienne le pouvoir – la situation économique grecque s’est nettement détériorée depuis début mai, augmentant encore la vitesse de la chute au fond du précipice.

La « manœuvre zambienne » consistant à regrouper en fin de mois les paiements dus au FMI n’aura guère amélioré l’image du pays auprès des investisseurs, pas plus que la dernière dégradation de sa dette par les agences de notation. Mais s’il y a bien une nouveauté, c’est que les médias ne parviennent plus à cacher les effets de la crise sur le secteur privé.

Les conséquences de la faillite grecque sur les entreprises privées se devinent à travers le poids économique de l’État. Mais il n’y a pas que cela et la déroute d’Athènes affecte même des sociétés sans aucun lien avec le pouvoir, voire sans lien avec le marché intérieur grec.

Ce n’est pas compliqué à comprendre. Les milieux d’affaires détestent l’incertitude et il n’y a pas plus incertain que l’avenir économique de la Grèce en ce moment. Comment signer aujourd’hui une simple transaction commerciale avec une entreprise grecque contre un paiement à 30 ou 60 jours lorsque le pays pourrait faire faillite dans quelques semaines, avec des effets imprévisibles sur les comptes bancaires, les douanes, les infrastructures ? Y aura-t-il des coupures de courant ? Des manifestations de dockers ? De nouvelles taxes extraordinaires à des taux improbables ? Des blocages des transactions financières ?

Que valent encore les promesses de livraison en pareilles circonstances ?

Face à un tel gouffre d’incertitude, l’attitude logique consiste à s’abstenir ou à se prémunir, dans ce dernier cas, en réclamant par exemple des paiements en avance, lesquels ne manquent pas de précipiter encore plus de PME grecques à la faillite faute de trésorerie. Car bien entendu, les banques ne prêtent plus à personne…

Selon l’association grecque du commerce de détail mentionnée par Zerohedge, chaque jour voit disparaître en moyenne 59 entreprises et 613 emplois, venant grossir les rangs de chômeurs dont les trois-quarts subissent leur triste situation depuis plus d’un an.

Hors d’un haircut, point de salut

Comment planifier les rentrées de l’État grec sur les prochaines années alors même que l’activité économique s’étiole comme peau de chagrin ? Quelles entreprises seront encore là pour collecter la TVA, quel que soit son taux, au bénéfice de l’État ? Avec une population de fonctionnaires et de chômeurs tentant de travailler au noir pour survivre, qui va payer les monstrueux impôts indispensables pour verser les salaires de la fonction publique, les prestations sociales des ayants-droit et indemnités de tout ce petit monde, qu’elles soient rabotées ou non ? Et ne parlons pas de rembourser le capital des milliards d’euros de dette publique…

Une fois cela compris, la réduction de la dette grecque n’a plus rien d’une hypothèse de travail ; c’est un passage obligé qui s’imposera soit à travers un abandon (« haircut ») de l’essentiel des créances, soit à travers une faillite en bonne et due forme qui laissera les créanciers sans rien. Ceux qui imaginent d’autres possibilités se bercent d’illusions ou mentent carrément. La population locale, elle, boira le calice jusqu’à la lie.

Il y a pire : toutes les gesticulations actuelles autour des négociations-de-la-dernière-chance ne servent quasiment à rien. Elles ont pour but de parvenir à décrocher un accord pour « débloquer » les 7,2 milliards d’euros de la dernière tranche du plan d’aide européen, gelés depuis l’automne dernier. Mais quel journaliste économique osera rappeler que cette manne sera à peine suffisante pour que la Grèce passe l’été ? Dès le mois de septembre, il faudra encore un nouveau plan d’aide !

En coulisses, on a déjà commencé à en discuter, à condition bien sûr que l’État grec ne fasse pas défaut avant, faute d’accord. Mais la Grèce réelle pourrait prendre tout le monde de vitesse simplement à la faveur d’un effondrement économique total, surprenant tant le gouvernement d’Alexis Tsipras que les créanciers de l’État.

Si le dossier grec est le champ de bataille où s’affrontent les idéologies, ce n’est pas la lutte entre un marxisme mythique contre un ultra-libéralisme fantasmé, mais bien celle de l’utopie politique face à la réalité.


Sur le web

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  • Il faut vraiment être profondément stupide pour croire que le FMI et l’UE sont des organisations libérales.
    Ce journaliste devrait m’expliquer quelque chose: comment cela se fait que la Grèce a reculé en termes de libertés économiques (et là, je parle d’avant l’arrivée au pouvoir de syriza) ?? déja qu’à la base, la grèce est de loin le dernier pays de l’UE en terme de liberté économique. Aujourd’hui, la Grèce est 130. autrement, ce pays est quasi communiste

  • Depuis quand les libéraux sont favorable au matraquage fiscal ?? à l’explosion des impôts et des taxes ?? qu’est ce qu’il faut pas entendre comme connerie. en même temps venant d’un torchon comme libé qui ne survit que grace aux subsides de l’état francais….

    • Ouf heureusement que quelqu’un se réveille et ramène ce beau monde sur terre Merci

    • Au lieu de faire l’apologie de la pédophilie, les passe-plats de ce torche cul feraient bien de s’instruire un minimum sur ce qu’est le libéralisme.

    • Faute de temps et surtout d’envie je ne me suis pas lancé dans les méandres intellectuels fangeux qui amènent M. Quatremer à qualifier la Troïka d’incarnation du néo-ultra-libéralisme (etc.) mais j’imagine qu’il doit y avoir un vieux fond impliquant l’idée de régler ces dettes ou quelque chose du genre, une sorte de noblesse d’âme et de comportement financier qui doit hérisser tout homme de gauche qui se respecte… En tout cas d’après lui, j’imagine.

      Contracter un emprunt c’est cool mais rembourser l’argent c’est une extorsion répugnante provoquée par le néo-ultra-libéralisme (etc.) du créancier.

  • Ne soyons pas pessimistes ! Le gouvernement grec vient de prendre une décision magistrale, et ré-ouvrant une chaine de télévision qui a toujours été un gouffre financier.
    Des grecs ont dansé de joie, prenant cette mesure capitale comme la preuve qu’il n’y avait plus de problèmes 🙂

    Le FMI et Bruxelles pourront toujours regarder ces formidables programmes par satellite 🙂

    • la télévision publique grecque a tjs été un organe de propagande au service du gouvernement. pas étonnant q’ils aient réouvert la télé publique c’est pour leur permettre de faire de la propagande. Typique des gauchistes qui n’ont seulement font de la propagande mais en plus, qui la font payé par l’argent public. Ils veulent nous faire croire que leur propagande sert l’intérêt général, l’intérêt publique

    • Cela démontre toute l’incompétence de syrisa et de ses sbires, c’est un peu comme si vous ou moi même prenions un abonnement au câble et gaspillons encore plus alors que l’huissier est la porte.. Mais heureusement que quelques économistes atterrés sont la pour nous rappeler que le budget d’un état ne doit pas être géré comme le budget d’un particulier…

  • La grèce ne passera pas l’été à cause de la baisse de fréquentation par les touristes.

  • Quand on sait que durant la décennie précédente le traitement des fonctionnaires grecs à augmenter de 125% et qu’ils pouvaient prendre leur retraite à..42 ans ! On voit bien que le peuple grec est inconséquent.
    Inconséquence qui à amener syrisa et tous ces ratés au pouvoir (varoufakis etc).

    Le pire ce sont les français qui leur donne raison avec des théories fumeuses du genre : une partie de la dette grecque est illégitime ou encore que les pauvres grecs sont exploités par les vilains libéraux bruxellois. La position des Allemands est bcp plus pertinente, les grecs ont eu la liberté d’emprunter ils doivent désormais en assumer les responsabilités.

  • Pour bien comprendre la faiblesse de la position Tsipras, il faut garder à l’esprit que, même en faisant défaut, sa situation budgétaire est intenable, puisqu’il est condamné à dégager un excédent budgétaire introuvable compte tenu de ses promesses électorales. Il a donc impérativement besoin d’une aide extérieure pour financer ses promesses farfelues, aide que plus personne n’entend lui accorder étant donné la nature du personnage, son idéologie et ses méthodes.

    Pendant ce temps, petit à petit, le gap entre les bons allemands et français se creuse, avec désormais 40 points d’écart, contre moins de 30 il y a encore quelques jours. Autrement dit, c’est un début de divergence qu’on constate entre la France et l’Allemagne, dans un contexte de rebond généralisé des taux. Malgré le QE de SuperMariole qui vise à empêcher le processus de découverte des prix de fonctionner correctement, le marché parvient quand même à faire la différence entre un pays bien géré et un pays mal géré. A bien y regarder en effet, par bien des aspects, la France ressemble plus à la Grèce qu’à l’Allemagne.

    Quel que soit le pays, les mêmes causes socialo-collectivistes produisent invariablement les mêmes effets économiques délétères.

  • De toutes façons, ce sera la faute au néo-ultralibéralimse. 🙂

  • bonjour ,la Grèce existait avant l’Europe . Elle peut vivre en dehors comme la Suède , la Norvège ,le Royaume Uni , elle peut faire défaut sur sa dette comme l’Islande et quitter cette Europe au bord du gouffre .bien sûr , on nous dit : « elle doit 40 milliards à la France  » ,parce que vous croyez que ces milliards vont retomber dans l’escarcelle de Bercy ? Vous êtes bien naïfs !
    Par ailleurs ,ceux qui pourraient remettre à flot ce pays : l’Eglise Orthodoxe et les Armateurs ne paieront jamais !

  • Le Grexit c’est une bonne chose. Les erreurs doivent se payer un jour ou l’autre. Une fois cela fait, la zone euro sera débarrassée du mouton noir. Je souhaite ardemment que cela arrive (et tant pis pour les Grecs, il ne fallait pas voter Syriza. Et tant pis pour nous aussi).

  • Très bon article j’ai adoré le « La Grèce a autant de chance de « parvenir à équilibrer son budget » que les cochons de voler en escadrille. »

    Le plus amusant est que Quatremer se prétend « libéral-libertaire » avec exactement la définition d’Eric Zemmour, que ceux qui connaissent un peu la pensée libérale ne peuvent en aucun cas y voir quoi que ce soit de libéral là dedans. C’est un pur gauchiste post 68ard qui aime beaucoup le capitalisme de connivence entre états, technocraties (tout particulièrement bruxelloise) et les lobbys et grands groupes. Il aime aussi beaucoup le constructivisme et les formidables avancées progressistes d’une gauche qui n’écoute plus le peuple, ce con qui vote mal et a des réflexes de vilains réactionnaires…

    Le cas grec n’est pas un achoppement d’idéologies, c’est juste la faillite d’un gouvernement marxiste qu’une techno-structure constructivistes de sociaux démocrates ne sait pas gérer. Aucun libéralisme dans cette affaire.

  • Le David Grec arrivera-t’il a terrasser le monstrueux Goliath FMI, malgré les crocs en jambe du perfide EU ?

    Pauvre prolétaire Grec exploité par la classe capitaliste mondiale !

    C’est sur que vu comme ça, le monde paraît si simple et si touchant, au pays des rires et chansons.

  • Quatremer est critiqué au sein de Libération comme pro-européen.

    Au vu de ses articles précédents sur le sujet, cet article qui prétend renvoyer dos à dos deux « idéologies » m’a semblé n’être qu.un exercice a minima pour revenir dans une ligne éditoriale « acceptable » par son employeur en évitant l’argument de la « démocratie bafouée » entretenu par Pigasse et consorts,

    Il a théoriquement raison sur le fait que la Grèce devrait être libre d’équilibrer son budget comme elle le souhaite mais ses posts précédents – comme ses réponses sur son blog- montrent bien qu’il sait que ce sujet aurait eu du sens en 2011, mais pas en 2015.

  • De toute manière il est absolument impossible que la Grèce rembourse sa dette…la moitié de la population corrompue qui profite du système ne va pas du genre au lendemain se mettre à travailler d’arrache pied pour reconstruire le pays, c’est totalement irréaliste.
    Comment imaginer que des décennies et des décennies de mauvaises habitudes peuvent créer tout d’un coup un miracle économique ??
    A part si le pays trouvait miraculeusement d’immenses reserves de pétrole je ne vois pas.
    Maintenant le pays doit se retrouver face à ses responsabilités et faire défaut. Les conséquences seront très certainement douloureuses pour tout le monde (Grèce et Europe), mais au moins cela aura le mérite de tout remettre à plat.
    Nous savons très bien que si on injecte encore du cash dans l’économie grecque celui-ci va disparaître encore plus vite.

  • Les retraités grecs touchent plus d’argent que les retraités allemands: http://www.slate.fr/story/99413/retraites-grecs-allemands

  • Le beau révolutionnaire Ministre des Finances Yanis Varoufakis et sa belle famille richissime Stratos. http://www.grreporter.info/en/financier_proletariat_and_his_rich_artistic_wife/12279

  • Dans la première crise Grecque en 2011, la dette était détenue en quasi-totalité par des banques étrangères (Françaises, Italiennes…) installées en Grèce et qui avaient fait preuve de beaucoup de légèreté dans les crédits qu’elles avaient octroyées à des emprunteurs Grecs. C’est un principe du droit commercial qu’accorder des crédits à des gens qui ne pourront jamais les rembourser est une faute lourde. De ce fait, ne pas rembourser des banques étrangères est historiquement une pratique assez courante. Logiquement donc, les banques étrangères auraient du s’assoir avec leurs débiteurs Grecs et négocier avec eux les pertes qu’elles allaient devoir prendre.

    Hélas, nous sommes dans un monde gouverné par des banquiers, au profit des banquiers. Le but essentiel de la première négociation fut donc non pas de permettre à la Grèce d’assainir une fois pour toutes ses finances, mais de protéger les intérêts des banquiers qui avaient commis une énorme boulette et monsieur Sarkozy se distingua particulièrement dans cette tache.

    Papandreou, le premier ministre de l’époque, qui voulait organiser un referendum sur le sujet fut remplacé assez rapidement par le Quisling de service, Lucas Papademos, ancien de la BCE (!) qui négocia un remarquable accord, extrêmement favorable aux banques étrangères et désastreux pour la Grèce, en substituant des organisations internationales aux banques étrangères. Les banques étrangères furent donc sorties sans trop de dégâts du trou dans lequel elles s’étaient mises et remplacées par la BCE, le FMI etc.… http://institutdeslibertes.org/ne-jamais-croire-un-grec-surtout-sil-tamene-un-present/

  • Les problèmes de la Grèce remonte à sa création en tant qu’état moderne, il est plus que temps de s’en débarrasser. Les problèmes de la Grèce sont avant tout culturelles et non pas idéologiques comme a l’air de croire ce journaliste. voilà pourquoi je pense que la grèce est un cas désespéré

  • Le problème de la Grèce aujourd’hui n’est pas tant un problème économique mais c’est avant tout un problème politique. Voilà pourquoi il faut s’attendre à ce que les différents acteurs dans les négociations n’agissent pas de manière rationnelle. la grèce est un gouffre financier autant arrêtez les frais tout de suite plutôt que devoir encore injecter de l’argent pour après devoir la sortir plus tard. Il es urgent de se débarrasser de la Grèce qui n’aurait jamais dû être sauvé. Il est temps de limiter les frais.

  • lisez cet article très intéressant: http://www.ifrap.org/europe-et-international/grece-quand-le-public-refuse-la-solidarite-avec-le-prive
    cet article démonte la thèse du journaliste

  • Les exigences des créanciers de la Grèce, avec beaucoup de choses qui feraient belle figure dans un programme de gauche, comme la taxation du Capital, la hausse de l’impôt des sociétés, l’impôt sur le luxe, l’impôt de solidarité, plus de progressivité, des soins de santé à bas prix, etc.
    http://online.wsj.com/public/resources/documents/reform.pdf

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