Femmes dans les armées : victimes d’un sexisme généralisé ?

La réaction désabusée d’une femme caporale à un rapport alarmant sur le sexisme dans l’armée canadienne permet d’illustrer une technique de manipulation désormais parfaitement rodée.

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Personnel du Service canadien de l'armée féminine au 3e Centre d'entraînement (de base) du Services credits BiblioArchives / LibraryArchives CC BY NC ND 20

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Femmes dans les armées : victimes d’un sexisme généralisé ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 mai 2015
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Par Alain Borgrave.

 Personnel du Service canadien de l'armée féminine au 3e Centre d'entraînement (de base) du Services credits BiblioArchives / LibraryArchives CC BY NC ND 20
Personnel du Service canadien de l’armée féminine au 3e Centre d’entraînement (de base) du Services credits BiblioArchives / LibraryArchives CC BY NC ND 20

 

Un rapport sur les inconduites sexuelles dans l’armée canadienne a été rendu public ce 30 avril, préparé sous la houlette de Marie Deschamps, ex-juge de la cour suprême canadienne. Écoutons ce qu’en a dit la presse, par exemple le journal Métro Canada :

« L’armée canadienne est un environnement de travail toxique pour les femmes, où elles font l’objet de blagues sexuelles et d’insinuations, de questions sur leurs capacités, de harcèlement et d’agressions sexuels, la plupart du temps ignorés voire même cautionnés par les officiers.

Le rapport, préparé par Marie Deschamps, donne une image préoccupante de l’armée canadienne. (…) [Mme Deschamps] y a trouvé une « culture sexualisée » qui « est hostile » aux femmes aussi bien qu’aux lesbiennes, gay, bi- et transsexuels.

« Il y a un problème indéniable de harcèlements et agressions sexuelles qui demande une action directe » a écrit Mme Deschamps dans son rapport rendu jeudi.

Après avoir visité des bases et parlé avec des soldats, elle a conclu que les discriminations sont répandues dans cette organisation et que les mauvais traitements envers les femmes commencent dès le premier jour en uniforme (…) « 

Le rapport en question fait plus de 80 pages, le verdict est sans appel : les femmes sont visées et le machisme est omniprésent. Seulement il y a eu un hic. Ashley Turner, la caporale apparaissant sur la photo de l’article, s’est reconnue. Et n’a pas du tout reconnu son expérience de 12 années dans l’armée. Métro a aimablement publié sa réaction :

« J’ai été très surprise de voir ma photo dans l’édition du 1er mai de Metro, et encore plus surprise de voir l’article qu’elle était sensée illustrer, dont le titre était « L’armée en proie à une culture sexualisée », décrivant un récent rapport selon lequel la misogynie et le harcèlement sexuel seraient habituels dans les forces armées canadiennes. Bien que flattée de voir ma photo apparaître pour représenter les femmes soldats en général, je dois ajouter que je n’ai aucune expérience directe des maux décrits dans le rapport, et que je ne suis aucunement associée avec cette étude.

En fait, si j’avais été parmi les 700 personnes interrogées durant celle-ci, j’aurais expliqué que les 12 ans que j’ai passés à l’armée ont été une expérience très positive, presque exempte des problèmes décrits dans l’article. Peut être ai-je eu une chance particulière de travailler avec d’excellents collègues masculins durant la totalité de ma carrière, ou peut-être suis-je une des femmes « désensibilisées » dont parle l’article. (…) Je n’ai pas entendu plus de blagues dégradantes pour les femmes que pour n’importe quel autre groupe de personnes. Ce que je trouve beaucoup plus offensant et misogyne qu’aucune blague que j’ai entendue à l’armée est l’idée que les femmes, contrairement aux hommes, seraient inaptes à gérer ce type de conversations. Les blagues que j’ai entendues étaient presque toujours bon enfant, et pour ce qui est des missions je n’ai jamais été moins bien traitée que quiconque à cause de mon sexe, ni moins bien acceptée par mes pairs. »

Les commentaires apparus durant les premières 48 heures confirmaient les dires de la caporale Turner, comme ceux-ci :

« Teresa Blais-Kirkland

D’une femme soldat à une autre, merci d’avoir clarifié que toutes les femmes dans l’armée ne se sentent pas harcelées et qu’elles ne restent pas silencieuses si elles le sont. Durant mes 14 ans de service j’ai vu des hommes insulter d’autres hommes bien plus souvent que des femmes. Peut-être ai-je aussi été désensibilisée mais [je pense que] ce rapport consiste en des généralisations gratuites (…) »

« Ruthann Oliver

En tant qu’ancienne femme matelot ayant servi dans des bases américaines et canadiennes, durant mes 16 ans [de carrière] je n’ai jamais vécu les expériences décrites dans ce rapport. Oui, il y avait des blagues parfois lourdes mais elles étaient dirigées de façon égale envers tout le monde. »

« Gail Cornfield

Bien dit ma chère ! 32 ans dans l’armée et je pense EXACTEMENT comme vous. (…) Je ne me suis jamais sentie visée. »

« Jill Carleton

Bien dit caporale Turner. Votre expérience reflète largement la mienne, femme officier de marine pendant 22 ans. »

« FRED

Caporale Turner. Merci. J’ai servi pendant 28 ans (…) J’en ai parlé avec une amie actuellement en service, femme officier avec 34 ans de carrière. Elle partage votre avis. Merci encore d’avoir eu le courage d’exprimer votre opinion. »

« Laura Frey

21.5 années de service et je suis soit désensibilisée soit très chanceuse car je n’ai jamais vécu aucune forme de harcèlement. (…) Merci pour votre lettre très bien écrite »

La conclusion se passe de commentaire. La spontanéité des réponses constitue une réfutation catégorique des thèses du rapport. Tout ceci permet d’illustrer une technique de manipulation très fréquemment utilisée par les féministes. Il s’agit de susciter l’outrage en présentant l’image de femmes en détresse sur la base de rapports biaisés et généralisateurs, d’accusations fausses ou infondées, d’allégations invérifiables… On expliquera, rapport à l’appui, qu’en France, « le sexisme au travail » serait « un redoutable instrument d’exclusion des femmes », que les femmes journalistes seraient confrontées à un climat ambiant de machisme et de sexisme de la part des élus, que les femmes quitteraient la Silicon Valley en masse à cause d’un « environnement de travail hostile » à leur encontre, qu’elles seraient confrontées dans les transports en commun à un sexisme « massif, dégradant, violent », etc.

Dans la réalité, il suffit de se référer à nos expériences de tous les jours. Les hommes et les femmes ont en général des relations cordiales et empreintes de respect. Il n’y a aucune raison pour que ce soit différent dans les endroits que nous ne fréquentons pas, que ce soit à l’armée, au bureau, dans la Silicon Valley ou dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Des abus peuvent bien sûr se produire, mais la référence constante à l’idée d’une « omerta » ou loi du silence contre les femmes indique qu’on est ici face à une théorie du complot, qui puise sa force dans l’exploitation démagogique d’une émotion fondamentale : l’impératif de protéger les femmes.

Le but final de la méthode étant que « les femmes » soient considérées, dans le débat politique et médiatique, comme étant par nature menacées par « les hommes ». Ce qui constitue un climat favorable aux revendications féministes, que ce soit d’étendre à l’infini la définition de ce qui constitue un « harcèlement sexuel », de demander de renforcer la discrimination en faveur des femmes, voire d’augmenter les subventions aux associations féministes, qui vont elles-mêmes utiliser cette technique et ainsi alimenter le cycle de façon circulaire.

Cela permet aussi d’exclure les hommes et leurs intérêts de toutes les discussions sur leurs relations avec les femmes. En effet, qui aurait l’outrecuidance de défendre en public ceux qui sont à la source de la souffrance des femmes, de par leurs privilèges, leur sexisme, leurs violences et leurs agressions ? Ce climat délétère s’appelle la misandrie, ou la haine des hommes. Prétendre construire « l’égalité entre les hommes et les femmes » sur cette base n’est pas simplement d’une cruelle ironie, il s’agit ni plus ni moins, de par son caractère unilatéral et actuellement sans contre-pouvoir, d’une grave menace pour le principe fondamental de l’égalité de droit entre tous.

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  • Bravo pour votre article . J’ai l’impression qu’aujourd’hui beaucoup de problèmes de société ( racisme , homophobie) et même scientifiques ( OGM , nucléaire ) font l’objet du même type de traitement.

    • Oui: Il reigne en France une ambiance de cour de récréation peuplée de petits cons. On essaye d’exclure les autres pour ne pas avoir à s’élever sois même. La perpetuelle recherche du bouc emissaire pour eviter d’en être un sois même se généralise et devient d’autant plus abjecte.

    • Vous êtes tombé dans le piège de l’article.

      Les faits : Une photo a servi à ILLUSTRER un article sur les violences faites aux femmes dans l’armée. L’article n’a jamais dit que les femmes sur la photo étaient des victimes de ces violences.

      Il n’y a que moi pour saisir la nuance apparemment et pour comprendre la différence entre une illustration et une « photo-reportage ».

  • 1 viol toutes les 3h dans l’armée américaine ( http://www.sapr.mil ). 3H oui vous avez bien lu.

    2/3 des femmes militaires victimes de harcèlement sexuel (source livre : la guerre invisible). 2 tiers !

    Rien de plus à rajouter… les chiffres parlent d’eux-mêmes. De toute façon en france il y a pas de problèmes puisqu’il n’y a pas de statistiques. Circulez il n’y a rien à voir….

    • Il est intéressant à lire, ce rapport.

      Parce qu’ entre le nombre des plaintes et le nombre des militaires du DOS condamnés pour des faits de cette nature, il y a un rapport de 1/4. D’après votre propre source.

      Étonnant aussi, le nombre d’hommes au nombre des victimes.

    • oui certes mais on fait quoi face à ce constat?
      il y a aussi des hommes victimes de viols et là encore le constat quantifié n’éclaire pas beaucoup sur la causalité qui me semble d’abord être l’exploitation par l’agresseur d’une situation de faiblesse .
      en ce qui me concerne à partir du moment ou le violeur est puni….rien à dire…

      le cas du harcèlement sexuel est plus difficile, ce n’est pas le harcèlement qui pose problème, c’est la crainte de l’agression et le sentiment d’etre en position de faiblesse, comme tous les hommes je pense, j’ai subi des actes qui sont assimilables à des agression sexuelles de la part de femmes sauf que je ne me suis jamais senti en danger…

      statistiquement les femmes sont plus faibles que les hommes, de cela résulte une crainte…et au moins la possibilité d’agressions plus nombreuses des hommes sur les femmes…et la culture l’éducation ont plutôt pour effet de tempérer cela. On m’a appris à ne pas agresser les femmes…

      les types chétifs sont aussi harcelés…beaucoup moins les gros balèzes…alors on fait quoi dans une structure comme l’armée dont la vocation originelle est de s’imposer par la force…??

    • Adèle,

      Ce rapport de l’armée US dont vous parlez est critiquable sur de nombreux points. La notion de « viol » et « agression sexuelle » sont étendue d’année en année. Par exemple dans ce rapport je pense que les avances sexuelles à une personne en état d’ébriété étaient caractérisées comme « agressions » et les rapports sexuels ivres, regrettés le lendemains, des viols. La plupart des cas problématiques étaient liés à l’alcool, et je dirais aussi à une certaine interprétation du fait que si un homme ivre et une femme ivre ont une relation, l’homme est coupable car la femme n’est pas « en état de consentir ». Même si l’homme est lui-aussi ivre, voire encore plus ivre. On pourrait, par l’absurde, inverser le raisonnement et dire que c’est l’homme qui a été victime d’une agression et pas la femme.

      De plus on oublie un petit détail qui sont les fausses acusations. Il faut savoir q’une personne qui porte plainte est immédiatement retirée du front (bien-sûr car c’est une « victime »). Ce qui peut encourager certaines à déposer plainte pour être retiré des positions de combat. Ce qui explique ceci :

      « In a recent military.com survey of 53,000 Camp Pendleton Marines concerning the issue of women in combat revealed that one of their primary concerns of bringing women into the combat ranks is being falsely accused of some type of sexual assault or sexual harassment. Of the many in the military with whom I served and who now serve, many state that they refuse to work with or be placed in a scenario with a female member of the military, where they might be alone and where the possibility of a false allegation might occur. »

      http://ncfm.org/2013/06/activities/ncfm-member-michael-conzachi-the-epidemic-of-sexual-assault-in-the-military-or-lack-thereof/

      • M. Borgrave,

        Je peux entendre tous vos arguments. Les féministes ne nient pas que les hommes sont aussi victimes de sexisme, violences sexuelles etc… . Se serait d’ailleurs stupide de le nier. Ce que les féministes combattent c’est l’argumentation masculiniste consistant à présenter des situations marginales et parfois extrêmement marginales comme contre-exemples et ça fausse le débat et n’apporte rien ….et dissimule juste un machisme à peine dissimulé par un pseudo-discours victimaire de pure mauvaise foi.

        Je vous recommande tout particulièrement ce livre : http://www.amazon.fr/Refuser-dêtre-homme-finir-virilité/dp/2849503819 😉

        • Refuser d’être homme ?! Sérieusement ?

          Refuse d’être femme si ça te fait plaisir mais moi je suis un homme et je compte bien le rester ! L’hystérie féministe veut transformer les gens, si les hommes ne vous plaisent pas alors choisissez des femmes et laissez les autres vivre en pays sérieusement !

          « Les féministes ne nient pas que les hommes sont aussi victimes de sexisme, violences sexuelles etc »

          Elles n’en parlent jamais au tout cas

          « Ce que les féministes combattent c’est l’argumentation masculiniste consistant à présenter des situations marginales et parfois extrêmement marginales comme contre-exemples et ça fausse le débat et n’apporte rien ….et dissimule juste un machisme à peine dissimulé par un pseudo-discours victimaire de pure mauvaise foi. »

          Ou c’est plutôt les féministes qui présentent des situations marginales / interprètent idéologiquement tel ou tel rapport non ?

          « Pseudo-discours victimaire »
          Comme dirait Desproges « Je pouffe » (sans mauvais jeux de mots), les hommes ne cherchent pas tel ou tel forme de sexisme envers eux (et il y en a), j’ai jamais entendu parler d’association de défense des hommes, aucun rapport sur les inégalité que subissent les hommes …

          Et pourtant des inégalité en faveur des femmes il y en a:
          – Retraite avancé pour les femmes ayant eux un enfant (alors que les homme s’occupent aussi des enfants)
          – Femme avantagé dans le choix de certains poste (et oui faut bien faire gonfler les stats sinon l’entreprise passe pour macho, si t’es une femme et que t’a un diplôme d’ingénieur d’informatique t’es pris direct chez Google)
          – Congés maternités abusé-ment élevé (les hommes aussi aimeraient bien pouvoir s’occuper de leur petit nourrisson)
          – Les juges avantagent souvent les femmes lors du choix de la garde des enfants lors d’une séparation
          – Les femmes travaillent en moyenne beaucoup moins que les hommes mais dépensent 70% des revenues du ménage
          etc etc etc …

          La liste est longue, pourtant aucune association bidon n’a été monté pour protester contre ça !

          Quand on arrêtera de réfléchir en terme de lutte des genres alors on pourra vraiment commencer à être égaux.

          • Qui va aux conseils de classe? Papa ou maman?

            En général : maman pour les petites classes, papa pour les grandes.

            • Grande ou petite personnellement ça à toujours été mon père.

              C’est tout simplement le parent qui peut/en a le plus envie.
              Et puis franchement on s’en fout, généralement c’est le parent qui va t’engueuler une fois rentrée, les gosses préfèrent généralement que ce soit leur mère 🙂

  • L’article s’oppose à « l’impératif de protéger les femmes » (du moins à « l’exploitation démagogique » par « les féministes » de cette « émotion fondamentale ») cependant le problème c’est que, en NIANT qu’il existe réellement de la misogynie dans l’armée, l’article renforce involontairement cet « impératif de protéger les femmes ». Car on en arrive à la conclusion que toute femme qui se plaint d’être victime de misogynie dans l’armée n’est tout simplement pas faite pour l’armée ; à cause de cela on décourage des femmes compétentes, qui en l’absence de misogynie n’abandonneraient pas leur vocation, resteraient dans l’armée, tenteraient de monter en grade, etc. Tout cela maintient la surreprésentation des hommes dans l’armée (l’armée kurde est l’une des exceptions), et donc la dépendance de certaines femmes à l’égard des hommes pour assurer leur protection, et donc la nécessité de « l’impératif de protéger les femmes ».

    Il faut être d’une sacrée mauvaise foi pour nier que l’armée est gangrenée de misogynie.
    L’armée veut des guerriers et elle les veut tout de suite et à moindre coût ; sa méthode pour les former le plus rapidement possible, c’est de pratiquer l’humiliation grâce à une conception mensongère de la virilité qui implique du prude-shaming (insulter constamment certains hommes de « puceaux »), de la misogynie, du racisme, et de l’homophobie (tel que le précise la féministe de l’article en disant que la culture de l’armée est hostile aux « gay, bi- et transsexuels ».) L’armée assimile l’homosexualité à l’absence de virilité, alors que, ne serait-ce qu’à Sparte dans l’Antiquité, de nombreux exemples prouvent que ces deux notions ne sont pas incompatibles.

    À cause de la conception mensongère de la virilité que promeut l’armée, la plupart des « guerriers » qu’elle produit sont de vulgaires crabes : durs à l’extérieur, mous à l’intérieur.

    • « Il faut être d’une sacrée mauvaise foi pour nier que l’armée est gangrenée de misogynie. »

      Arrêtez de commenter vos fantasmes et relisez l’article. L’article ne dit rien de tel.

    • Vous avez raison, il faut les ménager les pauvres chéris.
      L’armée, avant la conscription, a toujours été le fait d’hommes rudes, pour ne pas dire constitués en partie non négligeable de criminels et de noblions ambitieux. Je ne miserais pas cher de soldats qui ne peuvent pas supporter l’humiliation permanente. Même en dehors de l’armée cela reste bien vrai. Je me suis fait insulté de puceau, de tapette, de débile bien des fois. Mon préféré reste autiste, à cause peut être de mon côté non-conformiste. Et bien sur le fameux équivalent retard (franglais oblige). J’exclue le mot fasciste lancé contre moi par certains adeptes du camp du bien, parce que j’ai fini par le considérer comme un compliment de leur part.

      En ce qui concerne les femmes dans l’armée, je vous renvoie au fait qu’aucune n’a passé le parcours complet des marines. L’expérience israélienne a montré la fiasco de l’armée tellement progressiste. Les femmes kurdes combattent courageusement parce que c’est la dernière chose qu’elle peuvent faire. On avait déjà fait le même coup avec l’armée rouge et les combattantes vietnamiennes dont étaient friands les propagandistes.

      D’autre part, parler de Sparte après votre poste mielleux est risible. Je vous invite à revoir ce en quoi consistait l’entrainement spartiate. Voila de l’humiliation comme on en voit rarement, et qui démarrait dès l’enfance. Les adolescents faisaient leurs premières armes en tabassant les masses considérables d’esclaves (les hilotes) présent en Laconie. D’ailleurs Sparte n’était pas connu pour ses homosexuels, ni même Athènes. C’est une coutume beaucoup plus présente à Thèbes. A chercher une armée avec une composante homosexuelle notoire, il est beaucoup pus vrai et pertinent de citer les armées turques.

      Les armées ont vous vous moquer ont commis suffisamment de massacres, qui en dehors de toute considération morale, rend étrange la conception des « mous à l’intérieur ». On dirait de la psychocouillonerie freudienne. Pensez vous que les militants du califat soient mous à l’intérieur aussi ?

      • @Roi Heenok : Le fait que les humiliations existent dans toute la société, et que vous-même vous vous êtes fait « insulté de puceau, de tapette, de débile, d’autiste », ne justifie en rien qu’on tolère les humiliations dans l’armée.

        Notre société a besoin de vrais hommes, pas des crabes que produit le machisme (crabes = durs à l’extérieur, mous à l’intérieur). Les vrais hommes n’ont pas besoin de se faire humilier pour être performants, compétents, compétitifs… Les vrais hommes n’ont pas besoin d’humilier autrui, de rabaisser autrui, pour se sentir supérieur.

        J’ai dit que, à cause de la conception mensongère de la virilité dont on bourre leur crâne, la plupart des hommes de guerre sont de vulgaires crabes (durs à l’extérieur, mous à l’intérieur.) Cela ne signifie nullement qu’ils sont incapables de commettre des massacres, bien au contraire cela signifie qu’ils sont tellement nuls mentalement, tellement faibles dans leur tête, qu’au moindre imprévu ( rupture amoureuse, collègue militaire assassiné…) ils pètent complètement les plombs, commettent des massacres et des bavures au prétexte de représailles, sombre dans l’alcoolisme, tabassent leurs épouses adultères, etc.

        Votre première erreur est, répétons-le, de justifier les humiliations dans l’armée au prétexte qu’elles existent partout ailleurs dans la société. Votre seconde erreur est d’assimiler la possibilité qu’une femme militaire soit aussi compétente qu’un homme à de la propagande. Vous reconnaissez la valeur des combattantes kurdes, mais vous vous empressez immédiatement de prétendre qu’elles ne vaudraient rien si leur situation n’était pas aussi désespérée. Vous faites ensuite référence à un fiasco en parlant des femmes dans l’armée israélienne. Je ne vois pas précisément à quel fiasco vous faites référence mais, quoi qu’il en soit, le gros problème en Israël n’est pas le « progressisme » dans l’armée auquel vous vous opposez, mais le fait que le service militaire est obligatoire.

    • Vos impressions et préjugés = faits?

    • euh oui l’armée n’est pas une structure neutre elle a beaucoup valorisé la force…d’où la rudesse la misogynie, mais aussi l’homophobie etc… mais elle n’a pas valorisé la force, la discipline et l’esprit de corps par hasard! mais par intention délibérée…

      alors les choses changent il faut plus de têtes, que de muscles mais la culture reste là sous jacente…

  • La rhétorique de l’oppression a malheureusement encore de beaux jours devant elle.
    Elle n’est pas totalement nouvelle. Voir déjà ce qu’on en disait dans les années 80, entre autre Rothbard dans la préface française à Ethics of Liberty.
    J’ai grandi dans une génération qui s’est fait lavé le cerveau par la pleurnicherie revendicatrice (le droit à, le droit au droit, et même le doit au droit opposable) de la part de nombreux « groupes », au hasard les féministes, les noirs, les musulmans, les immigrés (mot désignant, bien sur, uniquement certains d’entre eux, à savoir ceux qui font partie d’une autre catégorie, mes parents ne comptent pas par exemple), le tiers monde, les intermittents du spectacle, même les vieux dans une moindre mesure, pardon les personnes âgées.
    Ma génération va t elle empirer les choses ou arrêter le désastre ?

    Le cas des femmes est en effet particulièrement efficace et est peut être le cas le plus avancé (quotas, langue de bois, discrimination contre les hommes, lois et tribunaux biaisés en leur faveur d’une manière étrange). Vous faites bien de lier cette efficacité à un instinct chez les mâles.

    • Se plaindre d’être violée ou harcelée sur son lieu de travail (y compris l’armée) n’est pas de la pleurnicherie. C’est demander a être respectée dans son intégrité et le respect du droit. Ceux qui pratiquent le harcèlement sont des délinquants et ceux qui violent sont des criminels.

      Leur place est en prison pas dans l’armée.

      • On m’a déjà harcelé sur mon lieu de travail: C’était à l’école: des femmes profs qui se défoulaient sur les garcons qu’elles considéraient comme FORCEMENT plus turbulent FORCEMENT menteurs, FORCEMENT agressifs. Ces femmes punissaient les garcons quand ils osaient se rebeller contre les filles qui avaient compris avoir tous les droits sur les mecs dans la classe. Une fille agressive ayant tenté de me frappé s’est heurté le poignet à mon avant bras DEVANT une prof. La fille s’est plainte que je lui ai fait mal au poignet et c’est bien sur moi qui me suis fait engueuler. Cette prof était féministe bien sur…

        A chaque fois que j’ai parlé avec des féministes activistes je suis tombé sur des emmerdeuses frustrées agressives, mais surtout des personnes MALHONNÊTES intellectuellement. Combien de fois ais-je vu un garcon sorti des rangs se prendre un baffe et se faire faire la morale alors que devant les profs, les filles pouvaient faire la même chose en toute impunité? L’éducation nationale est remplie des ces folles furieuses qui provoquent la mysogynie: En créant cette rancoeur elles créent du conflit entre filles et garcons et ca ce règle dans la cour de récréation ou les filles savent très bien qu’il ne faut pas aller trop loin avec des mecs supérieurs physiquement. Des les féministes despotes parties, ces mesdames s’écrasaient comme des merdes ou allaient « tapiner » auprès des caids pour ne pas avoir à faire face aux garcons qu’elles s’étaient aliénée.

        Autre histoire en TERMINALE: Une prof de Sport au Lycée a interrompu une altercation ou j’ai failli démonter une emmerdeuse qui m’avait giflé pour lui avoir demandé de bien vouloir faire un effort meme symbolique pour se diriger vers le ballon quand il lui tombe à un mètre des pieds. En effet la jeune fille n’a pas supporté la remarque et m’avait giflé par surprise. Après un avertissement sur le fait qu’elle ne devrait pas recommencer sous peine de bourre pif, elle retente. Je parre le coup (N’importe qui aurait pu parer ce coup) et le repousse sans trop de violence. Elle revient à la charge et je pare à nouveau le coup, mais cette fois je la saisis. La prof de sport qui regardait avec COMPLAISANCE intervient soudain, et me hurle dessus pour interrompre la tannée que j’allais poser à cette petite sotte. Elle propose de régler ca en boxe francaise la semaine suivante.
        Semaine suivante j’apprends qu’elle passé du temps à entrainer la dite fille et ses copines ne donne pas cher de ma peau. Je ne dis rien. Le cours de sport commence. Après un long échauffement, on nous énonce les règles, on nous attribue l’équipement (gants, casque, protège dents ). La prof adresse des regards complices à sa pouline, qui me jette des regards agressifs et pase son doigt sur sa gorge à mon adresse dans un esprit très coubertin. Je le fais remarquer à la prof qui me dit Litéralement « oh ca va, essaye pas de te dégonfler.  »
        Notre chère prof de sport Annonce le début du match. Je tente immédiatement un high kick (complètement dans les règles) de toute mes forces qui va choper mon opposante sur la nucque. Elle tombe KO après environ 2 secondes de match. Je ne cherche même pas à profiter de mon avantage au moment ou elle chancelle avant de casser lamentablement la gueule: Je sais que je lai séchée. Victoire sans gloire me direz vous: La prof de sport ne savait pas que j’avais 5 ans de Karaté…
        La prof réagit immédiatement et m’engueule pour mon manque d’esprit sportif et m’accuse d’avoir juste voulu me venger. Je proteste et elle me menace de me coller 4 heures.

        Ce genre de Mysandrie est BANALE dans l’école de la république peuplée de fonctionnaires frustrés. Au collège, au Lycée, en Primaire… Elle est OÙ Adèle quand il faut dénoncer ca? Elle parle de l’armée où elle n’est jamais allée, elle lit des études sur les femmes violées dans les commissariats ou elle a mis les pieds deux fois dans sa vie.

        • Adèle n’est pas du coté de ceux qui mettent des coups de pieds dans la tête des filles de toute leur force en visant la nucque (où le risque de tétraplégie est maximum si vous brisez les cervicales) ou qui mettent des « tannées » aux femmes.

          Je dois être mysandre alors.

          En toute amitié libérale 🙂 .

          • « Je dois être mysandre alors. » Il est évident à n’importe qui qui lit tes commentaire que tu es misandre, effectivement.
            Si tu ne l’étais pas, tu aurais pu écrire par exemple
            « Adèle n’est pas du coté de ceux qui mettent des coups de pieds dans la tête des GENS de toute leur force en visant la nucque (où le risque de tétraplégie est maximum si vous brisez les cervicales) ou qui mettent des « tannées » aux HUMAINS. »
            Mais non. Misandre et sexiste, tu ne pense qu’aux humains doté d’un sexe féminin… quand aux autres, ils peuvent bien recevoir coup de pied et tannées, c’est sans importance.

              • Oui, on connait cette théorie : le WASP est tellement méchant et dominateur qu’il a même le monopole de la méchanceté, empêchant tous les autres d’être raciste, sexiste ou n’importe quoi de méprisable. Le bouc émissaire ultime. Encore plus fort que le juif de la grande époque. Génial O_o
                Je comprend qu’on trouve n’importe quoi sur internet, mais que tu prennes ça assez sérieusement pour l’utiliser comme réponse, c’est pitié. Pourquoi tu n’irais pas lire « vipère au poing », au lieu de relayer pareilles stupidités indignes de toi ? Ou, mieux encore, pourquoi tu ne l’écrit pas ? j’ai hâte de lire la peinture du « Folcoq » assez écrasant pour représenter à lui seul tous les Mâles, les engloutir dans une sèche et froide détestation cérébrale, et absoudre toutes les Femelles, même la première (celle qui a engendré, nourrit, et éduqué ce Grand Cornu ultime).
                ça ne soigne pas le moral (Hervé Bazin est resté un grand malade, semble-t-il) , mais au moins l’Humanité aurait une Œuvre de plus, et internet des délires en moins.

                • Vipère au poing est un excellent exemple de ce à quoi conduit le patriarcat et vous avez lu le livre sans en comprendre le sens. Hervé aimait sa mère et il savait que sa mère le faisait souffrir car elle souffrait elle-même (fin du livre). Et pourquoi souffrait-elle ? Peut-être devriez vous chercher vers ce père qui ne se préoccupait que de chasse et d’insectes .. la clé du livre est là.

                  • Drôle de « patriarche » que celui qui n’exerce pas son écrasante et opprimante autorité , pour aller plutôt chasser les insectes. Et donc ça justifie qu’elle opprime ses gamins? Vous avez réponse à tout, c’est sûr, mais vous vous fournissez au rayon mauvaise foi.
                    En fait, si le mari la délaisse pour la chasse, ne serait-ce pas plutôt à cause de la personnalité exécrable de cette femme? J’ai lu et relu Vipère au Poing dans ma jeunesse, et ma mère lui ressemblait beaucoup. Aucun sexe n’a le monopole du bien, ni homme, ni femme, et les deux sont capables du bien comme du mal. Bref, comme tout humain. Je me demande quel genre d’homme était votre père?

                  • Voilà un commentaire bien banal et éclairant malgré toi. Assez clairement tu vomis un « patriarcat » où le mâle ne prends aucune place et n’exerce aucun pouvoir, préfère se balader hors de chez lui plutôt que dompter sa femme. En somme tu regrette et tu cherche le mâle violent et dominateur que tu prétend haïr.
                    D’un point de vue évolutif c’est une stratégie qui se défend. Un mâle doux te fera des garçons dominés avec peu d’enfants. Un mâle agressif et méchant a des chances de diffuser plus largement tes gènes et tes mèmes.
                    Pas sûr que tu gagnes mais c’est jouable. Le hic c’est que tu n’es pas au bon endroit pour ça. Et qu’il faut que tu sois toi même assez forte pour affronter ce genre de type… crois tu l’être ?

          • Diantre que vous êtes divertissante, Adèle 🙂

            Pure curiosité (absolument pas malsaine, je suis un gentil poney) de ma part: quelle eut été votre réaction si les rôles s’étaient trouvés inversés, avec un provocation du jeune homme, et riposte efficace de la jeune fille provoquée?

            • La curiosité est un vilain défaut 😉

              • Quand j’étais gamin et que j’allais 2 fois par semaine à mon entraînement de judo, les filles étaient sans conteste les plus agressives et les plus offensives. Elles me mettaient au tapis tout le temps, sans que cela ne soit cause d’aucune remarques ou moqueries sur le fait qu’un garçon soit aplati par une fille, ni aucun sentiment de honte à ce sujet. Dans les années 80. Le monde serait-il devenu affreusement opprimant pour les femmes en 30 ans? Vous devez vivre dans une autre dimension. Celle où votre père vous bat, ou je ne sais quoi.

          • De quoi vous plaignez-vous? Il l’a affrontée sans prendre des pincettes, en égale. Ce n’est pas ce que vous réclamez, l’égalité? De plus, c’est ce qu’elle voulait, non? Un combat où elle aurait une chance de lui mettre une « tannée ». D’après le témoignage, elle et sa prof était d’ailleurs persuadées de lui coller sa raclée. Pas de bol, malgré leur connivence et leurs préparatifs pas du tout fair-play, lui était déjà plus préparé. On récolte ce que l’on sème, homme ou femme.

          • Dans un match de boxe il faut se battre… J’imagine que j’aurai du laisser gagner la fille. Mais alors on m’aurait reproché une condescendance bienveillante. Le high kick est autorisé en boxe francaise. Je vois pas ce que vous me reprochez exactement. D’avoir fait une meilleur performance? Elle avait droit aux high kicks aussi.

        • Elles sont rigolotes vos histoires.
          Perso j’ai jamais eu ce genre d’expériences, mais je suppose que vous devez être représentatif de ce qui se passe à l’EN.

        • Bonjour Mitch, merci pour votre témoignage.

          C’est bien de rappeler que les abus ne sont pas à sens unique.

          D’un autre côté, n’en faisons pas une généralisation non plus. Il y a aussi des femmes professeures impartiales et qui laissent un souvenir mémorable à leurs élèves par leur exemple et leurs valeurs.

          • Ah ben j’admets avoir fait une selection des exemples de mysandrie que j’ai vécu. Des profs condescendants avec les filles j’en ai vu aussi. C’est pas mieux, et tout aussi injustifiable, simplement on en parle déjà. Les témoignages de mysandrie sont plus rares.

            Il y a effectivement (heureusement ) aussi d’excellents profs en France. Merci pour eux.

  • « Dans la réalité, il suffit de se référer à nos expériences de tous les jours. »

    Plutôt que de considérer sérieusement une enquête, mieux vaut juger la « réalité » à l’aune de son expérience personnelle ?

    • Tara Tata

      Se référer à son expérience de tous les jours est absolument capital. C’est la meilleure arme contre les préjugés, les manipulations de tous genres, les discours généralisateurs, les idéologies etc.

      Avec des mots suffisamment beaux ou convaincants on peut déformer la réalité. Le seul antidote est l’expérience du vécu.

      Ca a été la démarche de Soljenitsyne quand il a entrepris de noter ses expériences vécues sur des bouts de papier qui sont devenus « l’archipel du Goulag ». La base de sa démarche a été de confronter l’idéologie communiste officielle avec le vécu au jour le jour pour en démontrer l’absurdité.

      • Je comprends bien la démarche pragmatique face à une idéologie, seulement ici, il s’agit d’une étude qui compile plusieurs témoignages. On devrait donc ignorer toutes ces « expériences personnelles » ? Sans même prendre la peine de démonter en bonne et due forme, l’étude en question ?

        Par ailleurs, ni vous, ni moi, ne somme des femmes. Nous ne sommes donc pas les mieux placés pour parler de la misogynie que ces dernières pourraient subir. Et je ne crois pas devoir être misandre pour penser ça. De la même manière que l’histoire de Soljenitsyne (ou de n’importe quelle victime du communisme) me touche, car je sais qu’il parle en connaissance de cause.

        • Tara Tata,

          oui, c’est vrai. Mais la caporale Turner est une femme, comme le sont apparemment bon nombre de personnes qui ont régi à l’article.

          Et que tous ces témoignages rejoignent l’expérience de tous les jours.

          Vous travaillez en entreprise ? Avez-vous l’impression que les femmes subissent des mauvais traitements de la part des hommes, au quotidien ? Avez-vous remarqué cela ? Moi pas, bien au contraire d’ailleurs.

          Si vous avez un doute, regardez attentivement les interactions entre vos collègues masculins et féminins demain. Devant l’écran ou à la machine à café.

          Je lis dans cet autre article que « La sous-représentation féminine au sein des [entreprises technologiques US] est causée, entre autres, par la désertion des employées qui quittent actuellement le navire en masse, à cause du sexisme ambiant. » On parle aussi dans cet article d’un « environnement hostile » aux femmes.

          Pensez-vous réellement que les relations entre les hommes et les femmes chez Google ou Yahoo sont si différentes que celle que nous vivons ici en Europe ? Je pense que ces affirmations à l’emporte-pièce, sur base de mon expérience et de mon sens critique, sont du bourrage de crâne. C’est tout simplement faux.

          http://trends.levif.be/economie/entreprises/pourquoi-les-femmes-quittent-la-silicon-valley-en-masse/article-normal-368815.html

          C’est ce que dit Christine Hoff Sommers sur les études de mathématiques et sciences à l’université qui sont l’objet des même critiques de « sexisme » et d’ « environnement hostile ». Peut-être la croirez-vous plus facilement que moi, il s’agit d’une femme.

          https://www.youtube.com/watch?v=l-6usiN4uoA

          Je lis d’ailleurs un commentaire à cette vidéo qui me semble criant de vérité : les hommes sont très heureux de pouvoir être en présence de femmes, et pas le contraire.

          « As an engineering student, I can tell you one thing for sure, I can say one of the most common things I hear from other male engineering students is they wish there were more women in engineering. If there is any discrimination against women in our field, it isn’t from us. We would be happy to have more of them. »

  • Je serai intéressé de savoir qui, parmi les commentateurs, à effectivement servi sous les drapeaux, quand et combien de temps.

    Parce que les descriptions me font plus penser à des fans de full métal jacket qu’à des soldats de métier.

    Pour adèle, oui, dans l’armée (française en tout cas) les comportements fautifs sont sanctionnés. L’armée n’est pas une zone de non droit.

  • Article incomplet: pas un mot sur le repos du guerrier ….

    non, je plaisante pour faire réagir les féministes. Excellent article.

  • Il va donc falloir rééduquer ces femmes qui osent prétendre qu’elles ne sont pas victimes de sexisme, afin de leur faire prendre conscience qu’elles en sont.

    • Parce qu’évidemment toutes les femmes qui se prétendent victime de sexisme sont des folles hystérique, c’est bien connu.
      Et les femmes violées sont des allumeuses.

      • Ce n’est pas ce qu’il a dit et tu le sais. Menteur.

        • Bah il sous entend quand même que ceux qui dénoncent le sexisme sont des menteurs et que seuls ceux qui disent le contraire ont raison.

          • Simvetanylen,

            certains hommes sont misogynes. Certaines femmes sont misandres.

            Le problème, ce sont les généralisations. Le sexisme serait « généralisé ». Le machisme « omniprésent » etc. « Les femmes » seraient menacées par « les hommes ».

            Vous voyez le rapprochement avec l’extrême droite ? Le discours du féminisme sur les hommes est une décalque du discours de l’extrême droite sur les immigrés.

            « les français » sont menacés par « les immigrés ».

            « les femmes » sont menacées par « les hommes ».

            Vous voyez le danger de ce discours ?

            http://en.wikipedia.org/wiki/YesAllWomen

            • Certes, mais après je ne vois pas ce qu’il y a de mal à considérer que certains métiers sont plus propices à la misogynie que d’autres. Surtout les métiers traditionnellement masculins.
              Le problème fondamental de votre article, c’est qu’il critique le fait qu’on considère que les femmes militaires sont victimes de misogynie à partir d’un nombre (non négligeable) de cas particuliers, mais à côté il considère que les femmes miliaires qui ont démenti sont représentatives de toutes les autres.

              Bref, pas de stats, pas d’ordre de grandeur, avec ça chacun peut rester sur sa position la conscience tranquille.

              • « les femmes militaires sont victimes de misogynie à partir d’un nombre (non négligeable) de cas particuliers, mais à côté il considère que les femmes miliaires qui ont démenti sont représentatives de toutes les autres. »

                L’armée c’est violent envers quiconque montre de la faiblesse, j’y ai passé de nombreux mois, les femmes qu’on croisaient étaient surtout l’occasion de joutes verbale accrues entre homme pour séduire la belle mais la plupart du temps c’était plutôt neutre.

                Quand on s’engage dans l’armée, homme ou femme on n’est en principe pas une pauvre chose qui se laisse faire sinon on dégage très vite et ça n’a rien à voir avec le sexe mais avec le mental.

      • « Parce qu’évidemment toutes les femmes qui se prétendent victime de sexisme sont des folles hystérique, c’est bien connu. »

        Non,parce que les médias racontent à longueur de journée que la femme est opprimé par l’homme, du coup dès qu’une femme n’a pas tel ou tel chose au profit d’un homme beaucoup appelles cela du sexisme alors que c’est juste le plus méritant.

        « Et les femmes violées sont des allumeuses. »

        Ne lui faite pas dire ce qu’il n’a pas dit, vous utilisez les même méthode de débat que les bolchéviques. Mais c’est bien normal car le féminisme de nos jours c’est transformé en lutte des genres (il suffit de prendre le manifeste du parti communiste, de remplace « lutte des classes » par « lutte des genres », « prolétaire » par « femme » et « bourgeoisie » par « homme » et vous avez le manifeste du féminisme du 21 ème siècle)

        • Mais il y a des métiers ou les femmes sont opprimés par les hommes, notamment comme celui de militaire, traditionnellement masculin.
          Je n’ai pas lu l’article original, mais j’ai l’impression qu’on fait un procès d’intention sans même se poser effectivement la question : est ce que dans l’armée les femmes subissent un traitement différent de celui des hommes en raison de leur sexe?

          • Opprimé par les hommes ?!

            Elles sont fouetté ? Battu ? Insultés ? Non, il y a juste des métiers a dominance masculine, comme il y a des métiers à dominance féminine (sage-femme, puéricultrice, infirmier, agent d’entretien, …), les hommes fesant ce genre de métier sont victime de raillerie mais ne se considèrent pas comme opprimé, la est la différence, c’est simplement qu’il n’y a pas d’instrumentalisation derrière 🙂

            « est ce que dans l’armée les femmes subissent un traitement différent de celui des hommes en raison de leur sexe? »

            Est-ce que les homme traitent différemment les femmes que les hommes ? Oui, c’est naturel, on a pas les mêmes conversations ni même la même façon d’être envers un homme et une femme et ça c’est valable pour les deux sexes (les femmes ne parlent pas au femme comme aux hommes).

            Quand agression sexuel il y a (les vrais pas celles mises pour gonfler les stats), elles sont et doivent être punis.

          • Bonjour Simvetanylen
            les femmes.. les hommes.. cela ne vous gène pas trop ce genre de généralité.
            C’est bien cela le pb avec le féministe, c’est l’esprit de système où la réalité doit se plier à la doxa.
            Oui il y a des hommes qui violent des femmes, les libéraux sont pour un état qui sanctionne dans le respect de la loi les crimes commis par des INDIVIDUS.

  • Les femmes devraient être contentes que les hommes soient là pour les « harceler », ça leur évite de se bouffer le nez entre elles, ce serait pire!

    Second degré, évidemment. Et très bon article au passage!

  • Probablement encore un truc inventé de toute pièce, ils classent probablement une blague vulgaire comme une agression pour booster les chiffres.

    C’est toujours la catastrophe, mais personne n’est témoins ou bien il faut inventer des faux cas médiatiques (comme les faux cas de racisme c’est la mode au usa).

  • « désensibilisée »
    Encore un de ces termes choisis pour filtrer les éléments qui ne rentreraient pas dans les statistiques attendues, et éviter les questionnements en disqualifiant les critiques.

    Mais je n’ai trouvé ce mot ni dans le rapport, ni dans l’article de journal. J’aurais voulu être sûr de sa traduction.

    • Amike,

      C’est vrai que l’article initial de Metro ne mentionne pas les femmes « désensibilisées » alors que Ashley Turner, dans sa réponse, fait (erronément) référence à l’article sur ce sujet.

      En fait, c’est dans le rapport lui-même qu’on en parle, voir par exemple page 16 :

      « Les femmes et les hommes officiers semblaient avoir été désensibilisés à la prédominance des comportements sexuels inappropriés. »

      http://www.forces.gc.ca/assets/FORCES_Internet/docs/fr/communaute-fac-services-soutien-harcelement/era-final-report-%28april-20-2015%29-fr-v3.pdf

      Donc l’erreur ne provient pas de ma traduction, c’est juste que la caporale Turner aurait dû faire directement référence au rapport, et pas à l’article de Metro.

      Sinon, tout à fait d’accord avec votre remarque : le principe de la « désensibilisation » est une réponse toute faite à ceux qui ne se reconnaîtront pas dans le rapport. On leur répondra qu’ils sont « désensibilisés » et qu’il faut écouter les « vraies victimes ».

      C’est le même procédé que pour la prostitution où il ne faudrait écouter que les « survivantes » triées sur le volet, car les prostituées en exercice, soit parleraient sous la menace, soit souffriraient du syndrome de Stockholm et prendraient la défense de leurs « oppresseurs ». Donc dans les deux cas il ne faudrait pas écouter les témoignage des prostituées qui défendent leur travail. Il faut uniquement écouter celui des « survivantes ».

      https://www.contrepoints.org/2015/02/20/198622-proces-du-carlton-les-larmes-coulent-a-flot

  • Une seule solution pour éviter les foudres Adéliennes : devenir gay.

  • Soyons un peu raisonnable sinon rationnel. D’un côté nous avons un rapport officiel, transparent portant sur 700 personnes. De l’autre 7 commentaires à un article. Je crois que tout est dit. Quelqu’un qui se targue d’être passionné de sciences humaines et de philosophie devrait savoir à quoi se fier.

    Concernant le complotisme présumé du féminisme, il y aune confusion sur ce qu’est une théorie du complot. Une théorie du complot explique qu’il existe un groupe d’individu qui agissent dans l’ombre officielle dans le but de servir leurs intérêts. Je ne crois pas qu’un seul discours féministe énonce une telle chose et imagine qu’il existe un groupe d’individus qui agisse pour asservir les femmes. J’ajoute que même s’il existe certaines féministes extrêmes qui ont un discours simpliste opposant hommes et femmes dans leur ensemble, la plupart des femmes féministes ne considèrent pas l’ensemble des hommes comme un danger pour elles, je dirai même que ce n’est pas contre les hommes qu’elles sa battent mais contre un système, une organisation de la société, qui dépasse les individus.

    Enfin, le complotisme est plutôt à rechercher du côté des masculinistes qui délirent sur l’existence d’un complot féministe visant à organiser un « amazone land » pour dépouiller les mâles de leur argent, certains allant même à expliquer que l’Etat-providence est le fait des féministes, que ce sont les féministes qui contrôlent l’Etat-providence, etc. là on est en plein complotisme : un groupe qui agit masqué avec une intention de domination

    • Donc pour vous le complot n’est pas du coté féministe, mais plutôt du coté masculin (forcement).
      C’est pas un peu complotiste comme vision des choses, non?

      • Vous déformez complètement mes propos. Je n’ai jamais écrit qu’il y avait un complot qu’il soit féministe ou masculiniste (et non pas masculin, ce n’est pas la même chose). Je dis que le complotisme (c’est à dire l’attitude qui consiste à imaginer des complots partout) est plutôt à chercher chez les masculinistes.

        • C’est ce que je dit.
          Yapa de complot sauf chez les hommes. Coupables, forcement coupables.
          C’est la doxa des bobos, l’homme est coupable, l’homme blanc est coupable, l’homme blanc catholique est coupable.

    • Y a pas de complot, seulement des gens qui disent n’importe quoi pour justifier leur salaire et leur pouvoir.
      Mentir est considéré comme une chose normale pour un groupe de pression, si en plus ils ne sont jamais challengés au nom du politiquement correct c’est encore mieux.

      Je me souviens de publicités gouvernementale concernant 300 000 femmes battues au Québec. Le chiffre avait été inventé de toute pièce parce que ça sonnait bien et ça c’est rendu jusque dans une campagne de pub sans que personne ne pose la question à savoir d’où sa vient.

      Donc en absence de contre vérification, le rapport est faux jusqu’à preuve du contraire.

    • « D’un côté nous avons un rapport officiel, transparent portant sur 700 personnes. »

      Un torche-cul de commande, donc, fait pour complaire à des groupes de pressions.

      « De l’autre 7 commentaires à un article »

      Des témoignages portant sur le réel, des données empiriques.

      « Quelqu’un qui se targue d’être passionné de sciences humaines et de philosophie devrait savoir à quoi se fier. »

      Du coté du torche-cul évidemment!

    • Jerej,

      Le concept de se battre contre un « système de domination » des femmes ou un « système d’oppression » des femmes est un enrobage qui permet de masquer qu’on se bat contre un groupe de gens, ici les hommes et leurs droits. S’attaquer à la « domination masculine » ou à la « violence masculine » sont déjà des expressions plus claires, où les masques tombent si l’on peut dire.

      Les marxistes officiellement ne s’attaquaient pas directement aux riches mais au « système capitaliste de domination des classes populaires ». Même les nazis s’étaient construits ce type de rationalisation et s’attaquaient à la « domination juive », qui selon eux était un système d’influence politique et économique à portée mondiale, qui menaçait l’humanité.

      C’est un principe très utile pour masquer que vous vous attaquez à des individus et à leurs droits: faire référence à un concept abstrait, à un système.

      Si vous voulez avoir une idée de la place des hommes dans le féminisme et peut-être un jour dans une utopie féministe, je vous conseille de lire cet article, qui fait froid dans le dos:

      « Pourquoi, en tant qu’homme, je la ferme lors des réunions féministes »

      Le résumé de l’article c’est que :
      1. en tant qu’homme je n’ai pas de problèmes mais je *suis* le problème.
      2. donc je la ferme

      Bel exemple de la façon dont on veut établir l’ « égalité » dans les relations entre les hommes et les femmes. Seules les femmes auraient des problèmes donc les hommes n’ont bien-sûr pas le droit de s’exprimer.

      http://www.huffingtonpost.fr/saeptem/homme-reunions-feministes_b_7151730.html

    • Jerej,

      seconde partie de ma réponse:

      la notion féministe de « patriarcat », où « Le patriarcat, c’est un système de domination des hommes sur les femmes qui se manifeste aussi bien dans la sphère publique (ex: le monde du travail) que dans la sphère privée (ex: le couple et la famille). », est une théorie du complot.

      C’est l’idée:
      1. que les hommes ont tous les pouvoirs
      2. qu’ils s’organisent entre eux en tant que groupe, pour promouvoir leurs intérêts au détriment de ceux des femmes.

      Hors, dans le monde réel, si vous y prêtez un peu d’attention, vous observerez:
      1. que les femmes ont du pouvoir (notamment via la sexualité et la maternité), notion que les féministes essaieront systématiquement de nier.
      2. que la plupart des hommes sont prêts à entrer en rivalité avec d’autres hommes pour augmenter leur popularité auprès des femmes. Ce qui veut dire que les femmes sont en réalité en bonne position pour faire prévaloir leurs intérêts.

      http://www.tcmfm.ca/fichiers_tcmfm/documents/Texte_Introduction_au_f%E9minisme.pdf

      • « les femmes ont du pouvoir (notamment via la sexualité et la maternité) »

        @Alain Borgrave: Pourquoi ? Parce que, dans une société puritaine, les femmes se doivent de prétendre ne pas aimer le sexe, et elles se doivent de préférer avoir des enfants, s’occuper des enfants, ne pas déléguer la garde des enfants, plutôt que se consacrer à une carrière professionnelle. Dans une société féministe au contraire, les femmes ont la possibilité d’être elles-mêmes, la possibilité de cesser de prétendre qu’elles sont ce que la société leur dit qu’elles sont : elles ont, comme les hommes, la possibilité d’avouer aimer le sexe, et elles ont, autant que les hommes, la possibilité de se consacrer à leur carrière professionnelle plutôt que de la sacrifier pour avoir des enfants et s’occuper d’eux. Par conséquent, le constat que vous faites en disant : »les femmes ont du pouvoir notamment via la sexualité et la maternité » n’est valide que lorsqu’on prend en compte (chose que vous rechignez à faire) tous les inconvénients de ce pouvoir dans une société puritaine ( à savoir : les pressions sociales restreignant la sexualité des femmes, et les pressions sociales s’opposant à ce que les femmes se consacrent à leur carrière professionnelle en confiant leurs enfants aux pères ou à des babysitters. )

        Votre constat serait complètement invalide dans une société féministe, car dans une telle société la demande sexuelle des femmes serait en moyenne plus ou moins semblable à celles des hommes, et cette société accorderait autant de confiance aux pères qu’aux mères pour s’occuper des enfants.

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