François Hollande, fossoyeur de l’idée française : le libertaire a tué la liberté !

François Hollande Credit Photo Mathieu Delmestre Solfé Communications (Creative Commons)

Contrepoints ouvre ses colonnes à un point de vue conservateur pour faire le bilan des 3 premières années de la politique « hollandaise ».

Depuis le 6 mai dernier, cela fait trois ans que François Hollande est locataire de l’Élysée. À l’occasion de cette date anniversaire, Contrepoints a choisi d’ouvrir ses colonnes à un point de vue différent de sa ligne éditoriale : un point de vue conservateur qui porte un jugement sévère sur la politique « hollandaise », rappelant les divergences de conceptions en matière de libertés individuelles entre les positions libertaires et conservatrices.

Une tribune de Philippe Bouchat

François Hollande Credit Photo Mathieu Delmestre  Solfé Communications (Creative Commons)
François Hollande – Credit Photo : Mathieu Delmestre Solfé Communications (Creative Commons)

 

Il y a plusieurs façons d’aborder le troisième anniversaire de la présidence de François Hollande.

La première est de dresser un bilan objectif quasi exhaustif des résultats de sa politique. C’est la voie la plus communément adoptée par les médias et commentateurs politiques depuis quelques jours. À titre illustratif, je renvoie le lecteur vers le recensement du blog de Corto74. À moins d’être un libertaire obtus, et de se réjouir de ses actions sociétales, on ne peut que constater que la balance est ultra-négative, même – surtout ? – pour l’électeur de gauche. La deuxième façon d’appréhender cet anniversaire est d’adopter une attitude politicienne en mettant en exergue les erreurs et errements de la politique élyséenne. C’est évidemment la voie choisie par l’opposition parlementaire et par la constellation des partis et groupuscules de la gauche de la gauche, même au sein du parti socialiste. À cet égard, la tribune percutante de Nicolas Sarkozy publiée dans le Figaro me paraît la plus remarquable, la mieux construite. Une troisième manière de « célébrer » cet anniversaire est d’opter pour l’humour afin d’éviter de devoir pleurer. C’est la voie des caricaturistes et des humoristes, mais aussi des éditorialistes de droite comme de gauche, qui se demandent ce que le chef de l’État peut encore nous réserver comme (mauvaises) surprises dans les deux ans de mandature qui lui restent.

Toutes ces approches – et bien d’autres encore – ont en commun de conclure à une très mauvaise présidence et donc à un troisième anniversaire qui ferait mieux de ne pas être fêté, ce qui explique, en partie du moins, l’état de dépression profonde dans lequel se débattent les derniers fidèles de François Hollande (aux alentours d’un seul Français sur six personnes interrogées, ce qui constitue un record historique).

Une approche originale : analyse anthropologique et sociologique

Pour ma part, j’ai choisi une autre approche, celle de l’anthropologie et de la sociologie. Pour le dire plus simplement, je me suis posé la question de savoir quelle vision de l’homme le président poursuit-il et dans quel état va-t-il nous léguer la société après son quinquennat.

Pourquoi une telle approche ? D’une part par souci d’apporter une plus-value au foisonnement des contributions qui fleurissent çà et là et qui se rattachent essentiellement à l’une des trois approches que je viens de décrire. Et, d’autre part, parce que, à l’instar de Frédéric Bastiat, de Hayek ou de Margaret Thatcher, je considère le libéralisme d’abord comme une éthique exigeante de la liberté et que, dans ce cadre, la question de l’homme et de la société est essentielle.

Or, donc, quelles sont les mesures phares adoptées sous la présidence Hollande sous cet angle-là ?

Analyse anthropologique : consécration de « l’homo hedonicus ».

La première mesure qui vient à l’esprit est l’ouverture du mariage aux couples homosexuels. En inscrivant cette ouverture dans la loi, le pouvoir socialiste développe une vision du mariage qui est purement contractuelle, abandonnant ainsi le caractère institutionnel et même sacramentel (pour les catholiques). Devenant ainsi un simple contrat, plus rien finalement ne distingue le mariage d’autres situations conventionnelles comme le pacte de cohabitation (le fameux « PACS ») ou la simple cohabitation de fait, si ce n’est une meilleure situation juridique. Deuxième transformation d’importance, subséquente de la précédente : d’institution obligatoire venant consacrer publiquement l’amour d’un homme et d’une femme et relevant ainsi de l’ordre public, le mariage version « hollandaise » devient un droit subjectif d’ordre privé1. Enfin, troisième changement, le mariage étant originellement cette union conjugale protégée par la société en vue de procréer devient une union stérile qui se ferme à la vie.

Ces trois changements paradigmatiques sont à la base de la colère des millions de Français qui ont défilé dans toutes les villes et villages de France dans le cadre de la « Manif pour tous » contre ce « mariage » qu’il faut bien affubler de guillemets, étant donné la perversion sémantique que subit ce mot et, au-delà, cette institution multiséculaire.

La deuxième mesure phare – intimement liée à la précédente – est la question du « droit à l’enfant ». Puisque désormais le « mariage » pour tous n’est plus lié à la procréation, et dans la mesure où les considérations d’ordre privé se substituent à celles relevant de l’ordre public, il convient, dans la logique de la gauche actuelle de remplacer le droit « de » l’enfant à avoir une mère et un père par le droit des conjoints « à » avoir un enfant. Ainsi donc, le président Hollande va logiquement promouvoir le droit à l’adoption par les couples homosexuels, ainsi que la location d’un ventre maternel mieux connue sous l’appellation de « mères porteuses » ou, plus politiquement hypocrite, donc plus correct, l’appellation de Gestation pour Autrui (la fameuse GPA, acronyme signifiant pour moi « grossesse pour achat »). Outre l’aspect profondément immoral de la marchandisation de la grossesse et de la réification de l’enfant qui devient ainsi l’instrument de la satisfaction égoïste de l’hédonisme puéril et abject des « parents », les conséquences de ce prétendu « droit à l’enfant » sont au premier chef désastreuses pour le bien-être psychologique de l’enfant qui, à son corps défendant, sera continuellement stigmatisé et déstabilisé par la privation de l’amour paradigmatique d’un père et d’une mère. N’ayant plus le modèle parental et conjugal classique sous les yeux, l’enfant ne pourra soit que se rebeller contre ses « parents » ayant préféré leur plaisir à l’ouverture à la vie, soit répéter ce modèle stérile, ce qui aggravera la situation démographique désastreuse actuelle.

La troisième mesure phare est, même si ce pouvoir constructiviste s’en défend, la consécration de l’idéologie du genre (que d’aucuns qualifient de « théorie », alors qu’elle n’a absolument aucun fondement scientifique !). Selon les « élites » de la gauche, incarnées par l’androgyne symbolique qu’est la ministre de l’Éducation nationale, un garçon doit pouvoir jouer avec des poupées comme une jeune fille doit pouvoir rêver être pompier ou camionneur. Les sexes masculin et féminin n’existent plus ; un homme doit pouvoir vivre de son côté féminin jusqu’à embrasser le genre féminin au détriment de son sexe biologique et inversement pour les femmes qui doivent pouvoir adopter le genre masculin si elles le souhaitent, sans oublier qu’il existe également le transgenre, mélange hybride des deux genres dans une seule et même personne qui n’est pas forcément transsexuelle ! Allez donc vous y retrouver dans ce fatras idéologique promu par ce Grand Machin qu’est l’ONU depuis la conclusion de la Convention de Pékin de 1995 sur l’égalité des genres. Désormais, il devient pénalement répréhensible d’affirmer qu’une femme fait le ménage ou qu’un homme ramène l’argent à la maison : ce serait faire là œuvre d’un sexisme honni par les ayatollahs des lobbies LBGT, du féminisme militant (avec leurs phalanges fascistes que sont les Femen) et des idéologues nauséabonds du genre2.

Derrière ces trois changements paradigmatiques – contractualisation de l’institution matrimoniale, naissance du droit à l’enfant et tyrannie de l’idéologie du genre – se cache en réalité un changement bien plus fondamental qui est celui de la notion même de liberté.

Enfant de Mai 68, cette chienlit qui constitue le plus terrible tremblement de terre de notre pourtant belle civilisation occidentale, François Hollande a rejeté la notion classique et empreinte de sagesse plusieurs fois millénaire de la liberté qui consistait alors en la volonté de faire ce que l’on doit. « La liberté c’est vouloir ce que je dois faire » : telle était la devise de nos Anciens depuis l’Antiquité jusqu’à ce putride mois de mai 1968. Succombant à la tentation aussi imbécile que destructrice du commandement soixante-huitard selon lequel « il est interdit d’interdire », les mouvements de gauche – qu’ils soient socialistes, communistes, écologistes, altermondialistes, mais aussi liberals à la sauce américaine infestant ainsi, par capillarité, les autres mouvements libéraux classés plutôt à droite du spectre politique – ont tous embrassé le mouvement libertaire selon lequel la liberté devenait la faculté de faire ce que l’on veut. Ainsi à la devise « la liberté c’est vouloir faire ce que je dois » s’est substituée la devise « la liberté, c’est faire ce que je veux ». Les corollaires logiques de cette nouvelle vision de la liberté sont, notamment, les trois changements paradigmatiques que je viens d’évoquer qui sont autant de mesures phares du quinquennat du président Hollande.

Mais pour vouloir faire ce que l’on veut, il convient, c’est une condition essentielle, d’abroger toutes les limites à la volonté individuelle. Les soixante-huitards l’ont bien compris, puisqu’ils n’ont de cesse de vouloir tuer Dieu, coupable à leurs yeux d’adolescents attardés, de poser justement des limites à leurs envies aussi débridées que folles. Depuis Mai 68, les laïcards, de gauche comme de droite, s’en prennent à tous les fondements religieux de notre société, oubliant ainsi, dans leur aveuglement, « la leçon de Toulouse », chère à Charles Gave3. Dans ce cadre, la présidence Hollande est « exemplaire » surtout à l’égard de la religion catholique, pourtant majoritaire et fondatrice de la nation française. Jugez-en plutôt : refus initial du chef de l’État de porter le traditionnel titre de chanoine d’honneur de la basilique du pape Saint-Jean du Latran ; provocation imbécile de désigner un homosexuel comme ambassadeur auprès du Saint-Siège ; arrestations inutilement violentes de manifestants de la Manif pour tous, sans compter la condamnation à une peine d’emprisonnement ferme d’un manifestant ; absence de condamnation ou condamnation molle des profanations des tombes et églises chrétiennes, alors que les condamnations des profanations des tombes et lieux de culte juifs et musulmans sont régulières et très fermes ; relance inutile du débat de l’euthanasie alors que la loi Léonetti sur la fin de vie était largement suffisante pour accompagner dignement les patients en fin de vie ; multiplication des attaques contre la famille traditionnelle jusqu’à diminuer drastiquement les prestations familiales ; promotion de l’avortement en supprimant la notion « de détresse » dans la loi Veil ; etc., etc.

Résumons. Sous la présidence Hollande, le droit a consacré la vision libertaire de l’homo hedonicus qui doit pouvoir faire ce qu’il veut selon son bon plaisir ; pour ce faire, son gouvernement a contractualisé le mariage, l’a ouvert aux homosexuels, l’a fermé à la Vie, a remplacé le droit « de » l’enfant par le droit « à » l’enfant, a nié la réalité sexuelle en suivant l’idéologie totalitaire du genre et en l’implémentant à l’école, a attaqué en permanence la cellule familiale classique, base de la société, a promu l’avortement. Pour ce faire, il a multiplié les agressions contre l’Église catholique, gardienne inébranlable de l’institution matrimoniale, de son lien avec la procréation, de la famille traditionnelle et du droit absolu à la Vie, article premier de toutes les démocraties et de la Convention des droits de l’Homme.

Voilà, pour l’aspect anthropologique. Qu’en est-il de l’aspect sociologique : dans quel état est la société française après trois années ?

Analyse sociologique : destruction de la cohésion nationale

Avec son œuvre constructiviste de reformation – de déformation ! – de l’homme contemporain, le président se sera aliéné tout ce que le Peuple de France compte de gens sensés, c’est-à-dire la majeure partie de la population. En tournant le dos à l’entreprise, malgré ses déclarations aussi enflammées que fausses, il s’est aliéné ceux qui créent l’activité, le sentiment de fierté nationale et les emplois. Mais en adoptant le discours devant flatter ces mêmes entreprises, il s’est du même coup aliéné les travailleurs. Résultat : ce président élu par défaut, sur un malentendu, à cause de la suffisance de Nicolas Sarkozy qui a tardé à entrer dans une campagne qu’il aurait pu gagner n’a plus aucune légitimité, ni mathématique, ni politique.

N’ayant aucune légitimité, il est obligé de s’appuyer sur une immigration forte qu’il appelle de ses vœux, afin de renouveler une base électorale qui l’a fui et de pallier le manque de main-d’œuvre prévisible uniquement dû à la baisse démographique résultant notamment des attaques incessantes contre les familles, appliquant ainsi à la lettre les directives anti-françaises du think tank de gauche Terra Nova, qu’on ferait mieux de baptiser Terre Brûlée. C’est un cercle vicieux et délibéré : plus Hollande s’aliène les électeurs historiques de la gauche, plus il doit renouveler cette base électorale défaillante et plus il augmente les chances du Front national – dont il sert d’incubateur – d’accéder au pouvoir… et plus il formule des diktats antiracistes fondés sur l’égalitarisme des idéologues de SOS racisme, des militants LBGT et du genre et sur un discours social-démocrate non suivi d’actes, ce qui fait fuir ces mêmes électeurs de la gauche historique et consolide ainsi le vote frontiste.

Avec Hollande, le vote communautaire est recherché, flatté, promu. Il y va de sa survie politique. Voilà pourquoi il soutient l’hérésie scandaleuse de la réforme des programmes du collège, rendant facultative l’étude de l’histoire médiévale chrétienne… alors que l’étude de l’islam sera obligatoire. Voilà pourquoi les ABC du genre ont infesté l’école ; voilà pourquoi on décide de déboulonner en Bretagne la statue de saint Jean-Paul II ou de supprimer les crèches dans les mairies, mais on pousse pour qu’il y ait des repas halal dans les cantines scolaires.

Les communautés sont poussées à s’ériger les unes contre les autres : les Français « de souche » contre les nouveaux Français, les athées contre les croyants, les travailleurs contre les patrons, etc. C’est la lutte perpétuelle des classes, l’ADN de la gauche que la présidence Hollande continue et amplifie.

Et pour être sûr que les Français ne fassent pas obstacle à cette communautarisation, on agite le landerneau audio-visuel inféodé à l’intelligentsia gauchiste pour clouer au pilori les penseurs qui voient clair et appellent à un sursaut national, qu’il s’agisse de Zemmour et de Finkielkraut, par exemples, traités de fascistes, alors même qu’ils ne font que mettre des mots sur des maux réels.

La société française est à présent éclatée, divisée, la cohésion nationale n’existe plus, ce qui renforce l’appel du Peuple français à l’ordre et à l’homme providentiel qui pourrait bien être une femme en l’occurrence…

Alors quelle conclusion tirer de ces 3 premières années du quinquennat Hollande ?

Conclusion : François Hollande, fossoyeur de l’idée française !

Dans ses Mémoires de Guerre, le Général De Gaulle proclamait : « toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France ». Devenu Président, le Général mettra en œuvre cette idée de la France : une nation unie, rassemblée, autour d’un projet clairement identifié et mobilisateur, celui du rétablissement de l’indépendance et de la fierté nationales dans toutes ses dimensions militaire, culturelle, économique, morale et politique. À l’appui de ce projet, « le plus illustre des Français » comme le surnomma le président René Coty, fit appel à l’amour de la liberté des Français, au sens de l’honneur et de l’effort. Lorsque, avec la classe et le panache qui fut les siens, il quitta le pouvoir le 28 avril 1969 à minuit après avoir perdu la veille le referendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation (avec pourtant plus de 47,59% des voix avec le lâche ralliement de Valéry Giscard d’Estaing, ce qui fut à la base du différend profond qui oppose VGE à Jacques Chirac), il légua à son successeur une France apaisée après le chaos de Mai 68 et une France souveraine, indépendante et respectée partout dans le monde.

À peine 45 ans plus tard, avec l’aide complice il est vrai de tous les présidents qui ont succédé à Pompidou, le président Hollande, après trois ans passés à l’Élysée, a ruiné toute l’œuvre gaullienne et a ravalé la France au rang de province européenne sous dominion économique de l’Allemagne, huée et ridiculisée dans de nombreux États. Pire : la cohésion nationale, ce grand rassemblement indispensable à toute vision mobilisatrice, a volé en éclats sous les coups de butoir de son communautarisme et l’Homme français, symbole d’effort et d’honnêteté sous la présidence gaullienne, s’est américanisé en devenant un hominidé idolâtre de son plaisir, un homo hedonicus, sans colonne vertébrale, fuyant l’effort comme la peste.

Alors que dans la vision de Charles De Gaulle et de Michel Debré, père de la Constitution de la Vème République, la France devait à tout prix préserver l’indépendance nationale acquise dans le sang des martyres de la Seconde guerre mondiale et faire rayonner l’idée française partout dans le monde, le constat avec le président actuel est dramatique : l’indépendance nationale n’existe plus ni sur le plan politique où les oukazes bruxelloises sont acceptées sans broncher pour créer un Bidule administratif monstrueux et froid qui tend à supprimer les États-nations et les peuples européens, ni sur le plan économique où l’endettement public égalant à présent la richesse nationale, plus aucune marge de manœuvre n’existe ; quant au Français, il est vilipendé quand il défend ses valeurs et croyances, il est méprisé (l’épisode des « sans dents »), il est trompé, il est ravalé au rang d’abruti devant se divertir et consommer et surtout prendre des vessies pour des lanternes !

Après cela, comment s’étonner que des millions de Français embrassent les thèses frontistes, surtout quand le parti historiquement censé défendre l’idée gaullienne a abandonné cette prétention à la grandeur de la France et des Français ? Comment s’étonner que le pays est au bord de l’implosion ? Comment s’étonner du mépris épidermique de la nation vis-à-vis de ses « élites » ? Comment s’étonner de tout cela ? Certes Hollande n’est pas le seul responsable. VGE, Chirac, Mitterrand et Sarkozy ont leur part de responsabilité dans le délitement actuel. Mais la présidence de François Hollande est unique en ce sens que c’est elle qui a accéléré le processus de destruction de l’idée française, c’est elle qui a provoqué le malaise actuel et l’état de guerre civile larvée en détruisant la cohésion nationale et en évitant tout débat sur l’identité nationale.

Terminons. Sous De Gaulle, la France est à son apogée. Moins de 50 ans plus tard, après trois ans de présidence socialiste, la France n’est plus qu’une idée virtuelle, ridiculisée. Avec Hollande, la médiocrité est au pouvoir et s’est généralisée. Comme le dit fort bien Valérie Trierweiler : merci pour ce moment !

  1. Ainsi, si on mène cette logique contractualiste jusqu’à son terme, plus rien ne s’oppose à accepter la polygamie, puisque par définition ce « mariage » ne relève plus de la sphère d’ordre public.
  2. Pour se vacciner une bonne fois pour toutes contre ce cancer anthropologique, je recommande vivement la saine lecture du livre Le premier sexe, d’Eric Zemmour qui, comme bien souvent, fait œuvre salutaire.
  3. Selon Charles Gave – qu’il est inutile de présenter dans les colonnes d’un pure player libéral – il y a plusieurs décennies, lorsque des ouvriers de la Ville de Toulouse découvrirent dans un de leurs chantiers de vieux tuyaux dont ils ignoraient l’usage, ils décidèrent de les détruire. Ils venaient en fait d’endommager de vieilles canalisations de l’époque romaine, ce qui a eu pour conséquence d’inonder la Ville Rose. Charles Gave, s’inspirant de cette histoire vraie, fait le parallèle avec le christianisme qui, comme ces tuyaux, sert de vieille canalisation à notre Histoire qui, en cas de méconnaissance et de maltraitance comme c’est le cas actuellement, débouche sur l’inondation en France de dommages importants.