Immigration en Méditerranée : une mondialisation sauvage ?

Les Européens sont déchirés entre commisération et solutions plus ou moins pratiques qui permettraient de tarir le flot sans trop avoir mauvaise conscience.

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Boatpeople vietnamiens arrivant en Malaisie en 1978 (Crédits UNHCR, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

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Immigration en Méditerranée : une mondialisation sauvage ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 mai 2015
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Par Guy Sorman

Boatpeople vietnamiens arrivant en Malaisie en 1978 (Crédits UNHCR, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.
Boatpeople vietnamiens arrivant en Malaisie en 1978 (Crédits UNHCR, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

 

Envers ces réfugiés qui s’aventurent au travers de la Méditerranée, atteignent les côtes européennes ou ne les atteindront jamais, par-delà la commisération, j’éprouve une admiration certaine. Il faut à ces hommes et à ces femmes, entraînant parfois leurs enfants, un courage, un héroïsme indicibles. Tournant le dos aux dictateurs aux mains de sang, aux islamistes délirants, aux guerres civiles et à la misère, ils s’engagent dans d’incroyables odyssées, gravissant déserts et montagnes, sans eau, sans nourriture, sans protection contre les bandits de grand chemin, les passeurs et racketteurs de plus basse espèce. C’est un rêve qui les guide comme naguère les Hébreux au travers du Sinaï : l’Europe. L’Europe, dont ils ne savent pas grand chose, où ils seront plus ou moins bien accueillis, mais l’Europe qui dans les idiomes variés de ces errants, se traduit toujours par paix et survivance à défaut de prospérité.

Je doute fort que la plupart d’entre eux s’attendent à être bien accueillis, mais de manière certaine ils savent qu’ils ne seront pas assassinés, que n’importe quel camp de réfugiés en Europe vaut mieux qu’une ville bombardée de Syrie ou un gourbi de l’Érythrée. Les mieux informés d’entre eux savent par quelque cousin parvenu avant eux en Europe, qu’il s’y trouve toujours certains petits boulots que les Européens de souche ne veulent plus exercer parce que trop rudes, trop salissants, déshonorants. Ils savent aussi et ce n’est pas le moindre attrait de l’Europe, que leurs vieux parents et leurs enfants auront accès à des soins minimum et probablement à une éducation gratuite. Qui sait ? D’ici une génération ou deux, nombreux parmi ces réfugiés obtiendront une quelconque citoyenneté en Europe : étrangers absolus aujourd’hui, un nombre significatif d’entre eux deviendront, avec l’aide du temps, des Européens venus d’ailleurs, à l’image de bien des vagues d’immigrés qui les ont précédés.

Tous les Européens, bien entendu, ne partageront pas cette interprétation relativement optimiste : tous les Européens ou presque sont déchirés entre la commisération (pour ceux qui se noient plus que pour ceux qui parviennent à destination) et des solutions plus ou moins pratiques qui permettraient de tarir le flot sans trop avoir mauvaise conscience. Bien entendu, policiers et douaniers parviendront à canaliser quelques réfugiés, à en stopper certains avant qu’ils n’embarquent, à les trier dans les pays de départ plutôt qu’arrivés sur nos côtes. Mais endiguer cette mer humaine s’avérera impossible comme en témoignèrent naguère les Boat People du Viet Nam – devenus maintenant citoyens américains et européens – et les Latino-Américains qui, chaque jour, s’infiltrent aux États-Unis. L’Europe est trop heureuse pour ne pas attirer les pauvres du monde, mais elle ne le sait pas, tandis que les Africains et Arabes sont trop malheureux et le savent : aucune frontière ne corrigera ce déséquilibre, sauf à la marge. N’est-ce pas là aussi un effet induit et involontaire de ce qu’on appelle la mondialisation ?

Et par-delà ces grandes migrations, vers l’Europe, vers les États-Unis, on voit se défaire un certain ordre mondial qui, depuis 1945, prétendait enfermer les peuples dans les frontières de l’État-nation. Cet ordre-là s’effrite sous nos yeux : volontairement parfois, quand l’Union européenne dépasse l’État-nation pour que la civilisation règne sur tout le continent. Involontairement, quand les Russes décident par la violence de redessiner la carte de leur pays, au nom de l’ethnicité, contre le Droit et sans que nul à l’ONU, ou sur le terrain, ne s’y oppose véritablement. Sur un mode mineur, mais qui pourrait s’avérer contagieux, les nationalismes régionaux, en Écosse, en Catalogne, mais aussi en Chine ou en Birmanie tendent à restaurer une sorte de droit du sang, une légitimité ethnique qui l’emporteraient sur le droit national et international. Enfin, des zones de non-droit absolu s’étendent au point que la Syrie, l’Irak, la Libye, le Nigeria, le Congo deviennent des entités théoriques, des drapeaux mais sans nation.

On songe à des époques antérieures, l’Europe à l’issue de la Guerre de Trente ans et le monde après la Deuxième guerre mondiale quand il fallut, sur les décombres du monde ancien, concevoir un nouvel ordre international vivable. Cela donna le Traité de Westphalie en 1648 qui, jusqu’en 1914 et malgré Napoléon 1er, limita le chaos. De même, l’ONU depuis 1945, aussi imparfaite soit-elle, aura « régionalisé » les guerres qui jamais ne devinrent mondiales. À ce jour, les réfugiés en masse, les nouveaux indépendantistes, le regain de l’ethnisme, les appels à la guerre sainte, le terrorisme sont autant d’encoches dans cet ordre mondial de 1945.

Devrait-on reconstruire et sur quelles bases ? Devrait-on restaurer les « protectorats » tels qu’ils furent conçus en 1919 par la Société des Nations sur les régions qui paraissaient incapables de se gouverner elles-mêmes ? Devrait-on bannir l’ethnisme pour restaurer la primauté du Droit ? Devrait-on placer les droits humains au-dessus de ceux des nations, ce qui conduirait à s’interroger sur ce que signifie la citoyenneté ? Serait-il permis, par exemple, d’être seulement citoyen du monde, avec droits et devoirs, sans nécessairement être citoyen d’une nation ? Utopique, bien entendu, comme le furent le Traité de Westphalie, la SDN, l’ONU et l’Union européenne. Il est des temps tourmentés où l’utopie devient soudain nécessaire. Pour l’instant, la réponse des vieilles nations aux désastres de Syrie, Libye, Congo, etc. relève d’un bricolage provisoire où ni la morale ni le réalisme ne trouvent leur compte.


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  • Dans un monde libéral, on fait des enfants que l’on est sur de pouvoir éduquer et subvenir leurs besoins jusqu’à leur majorité, faire des enfants en disant que c’est les autres qui payerons, c’est du communisme.

    Faire des enfants en sachant que l’on auras pas de quoi les nourrir, mais que certains pourrons immigrer dans pays riche, et envoyer de l’argent a leur parents n’est pas libéral.

    • Les frontières sont une construction théorique pour un libéral les guerres et conflits forcent les gens à immigrer , le colonialisme et les protectorats sont ce qu’il y a de plus antilibéral.

      • La propriété foncière n’est pas théorique pour un libéral.
        L’ordre libéral, comme tout ordre, est vu comme universel par ses tenants.

        Mais le libéralisme est la conception de l’ordre social la plus compatible avec les frontières, et même le morcellement du territoire en nombreuses juridictions, car alors la concurrence et la subsidiarité s’exercent.

        Le socialisme au contraire refuse les frontières car il a besoin que son ordre soit universel afin d’empêcher que son inanité soit évidente.

        • Quel rapport avec la propriété foncière? vous sentez vous exproprié par les immigrés ? Vous ramener les frontières et les institution à une affaire de concurrence? Mon pauvre… votre conception du libéralisme eat plus que douteuse vous ne connaissait apparement rien en matière de relations internationales et politique étrangère.

      • Tunisie, Maroc, Algérie … Ces pays sont en guerre ? j’étais pas au courant.

        Quand un pays est en guerre, et que les gens fuient, chez moi, on fuient avec toute la familles, c’est a dire avec femmes et enfants.

        95% des migrants sont des hommes, merci de m’expliquer le pourquoi ?

    • Je vous recommande l’écoute de François Guillaumat sur ce sujet (et sur bien d’autres!):
      http://lumiere101.com/2009/09/30/le-sans-papierisme-est-un-communisme/

      FG renvoie à Hans-Hermann Hoppe et son « intégration forcée »:
      http://www.hanshoppe.com/wp-content/uploads/publications/Immigration.pdf
      « […] En effet, il ne s’agit pas d’un argument contre l’immigration mais contre l’Etat-providence. Bien sûr, celui-ci doit être détruit, éradiqué. Mais les problèmes de l’immigration et de l’Etat-providence sont des problèmes analytiquement distincts, et on doit les traiter en conséquence.
      […]
      La situation actuelle des Etats-Unis et de l’Europe occidentale en matière d’immigration n’a
      donc absolument rien à voir avec un quelconque « libéralisme ». Il s’agit d’intégration forcée,
      purement et simplement, et l’intégration forcée est le résultat prévisible de la démocratie sociale* où règne le principe « un homme-une voix ».

  • Aucune réponse facile à ce problème humain complexe. Comme vous le dites bien : nous sommes dans un bricolage provisoire mais je doute qu’une utopie ne soit ni nécessaire ni souhaitable. Les utopies ont toujours mené au désastre. Ces flux ont toujours existé au cours de l’histoire , mais jamais sous l’oeil des caméras ce qui rend caduque les vieilles méthodes d’antan et c’est plutot une bonne nouvelle.
    Vous dites qu’il n’existe pas de solution à ce problème de flux, mais elle s’imposera toute seule : le pays deviendra bientôt inhospitalier car à cours de moyens financiers , peut être même en guerre civile.
    Vous dites qu’il est impossible d’endiguer les afflux mais la Suisse a toujours su gérer l immigration tout comme l’Australie .

  • Dans un monde libéral, chacun assume ses actes. Ces migrants viennent d’anciennes colonies prospères. Ils se plaignent qu’aujourd’hui leur pays est « pourri », qu’il n’y a ni argent, ni santé, ni éducation. Mais la faute à qui ? Il faut qu’ils assument le choix de leurs anciens de la décolonisation et des orientations communistes qu’ils ont pris.

    Après, qu’on ne vienne pas me rabâcher qu’ils viennent tous d’endroit ou il y a la guerre. D’autres pays sont bien plus riches que l’Europe et ont l’avantage d’être de leur religion. Pourquoi n’y vont ils pas ? Ah oui, c’est vrai. Ils ne connaissent pas les Droits de l’Homme mais uniquement ses devoirs. Ils viennent donc me faucher mon pognon (via tous l’assistanat mis en place) et m’empêcher d’assurer une éducation correcte pour mes enfants.
    Personnellement, je connais une solution simple et radicale pour les dissuader pendant longtemps de venir, pour qu’ils se rabattent vers d’autres *ouillons, mais elle n’est pas politiquement correcte.

    Enfin, il me semble qu’il y a peu de femmes parmi ces migrants. Il me semble aussi qu’ils sont en pleine force de l’age. Il me semble encore que l’EI a promis de porter sa guerre chez nous, de nous envahir. Il me semble donc que ce que nous vivons est une invasion, a priori pacifique, mais que le réveil sera dure.

    • Réaction cliché

      • @ raphy Vous devriez faire quelques requetes sur Google  » cout de l immigration induite  » ce n’est pas un cliche puisque que c’est vous en tant que contribuable vous payez votre impot CSG RDS Impot locaux etc etc In fine tout se paye vous feignez de l’ignorer M Sorman oublie simplement d’ajouter que la France en particulier arrive a saturation il suffit de regarder l’etat de nos banlieues malgre les milliards injectes Une fuite ne avant que nous paierons cher

    • « Il me semble donc que ce que nous vivons est une invasion, a priori pacifique, mais que le réveil sera dure. »

      @Stéphane B : Une invasion ne peut pas être pacifique.
      Soit l’immigration EST une invasion, et dans ce cas elle n’est pas pacifique.
      Soit l’immigration N’EST PAS une invasion, et dans ce cas elle est pacifique.

    • « (les migrants) viennent donc me faucher mon pognon (via tous l’assistanat mis en place) et m’empêcher d’assurer une éducation correcte pour mes enfants. »

      @Stéphane B : Et vous pensez peut-être qu’il n’existe aucun français de souche qui profite de votre pognon sans contrepartie ? Si vous étiez cohérent, vous dénonceriez tous les profiteurs (tous les assistés) quelque soit leur origine. Or seuls les profiteurs venus de l’étranger vous pose problème. Cela signifie que pour vous : soit les français de souche profiteurs n’existe pas, soit il est normal qu’ils profitent de votre pognon volé par le fisc.

      • La différence entre les « profiteurs » français et étrangers s’appelle SOLIDARITE NATIONALE.

        Mais évidemment vous ignorez ce mot, et vous faites abstraction d’un des fondements des sociétés humaines (au sens large, famille, clan, tribue, nation).

        Inutile de venir me dire, en bon petit libertarien qui connait le manuel par cœur, que la solidarité est volontaire, car c’est juste faux.

      • En ce qui me concerne, ça me semble très bien de dénoncer tous les profiteurs indifféremment, de souche ou non. C’est même à mon avis la seule manière de résoudre la question. L’immigration doit être un marché libre, où immigrant et accueillant concluent un accord dans lequel chacun estime avoir gagné quelque chose par rapport à la situation antérieure.

    • « Personnellement, je connais une solution simple et radicale pour les dissuader pendant longtemps de venir, pour qu’ils se rabattent vers d’autres *ouillons, mais elle n’est pas politiquement correcte. »

      @Stéphane B : Bin allez-y, expliquez la votre solution, plutôt que de parler pour ne rien dire.

  • C’est toujours le même projet d’abattre les nations européennes, en les dépouillant de leur souveraineté au profit de la bureaucratie européenne, en les soumettant aux USA, en leur arrachant leurs racines chrétiennes, en les culpabilisant par des lois mémorielles, en détruisant leur identité, et, maintenant leur securité, par une immigration massive venue d’Afrique. 

    Il est totalement faux de dire que la nation est obsolète. La revendication d’indépendance des Ecossais montre exactement le contraire. Les Ecossais ne sont pas une ethnie. Ils forment une trés ancienne nation qui n’a été soumise à son voisin anglais qu’au XVIIIe siècle. Leur revendication d’indépendance est une revendication NATIONALE.

     

    • @HervéM : On peut être favorable à l’immigration (c’est-à-dire au droit des nationaux d’inviter des étrangers sur leurs propriétés privées, d’embaucher des étrangers, de choisir un client étranger, un locataire étranger, etc.) sans pour autant être favorable à la repentance (lois mémorielles, discrimination positive, antiracistes subventionnés, censure, etc)

  • Il y a du vrai dans ce billet, les causes de l’émigration sont sérieuses et ne cesseront que si la gouvernance des régions de départ s’améliore. De plus il serait honnête que l’Islam et l’Afrique prenne en charge la subsistance et l’éducation de leurs propres enfants, au lieu de tendre la sébille à l’Europe. La liberté des femmes y est pour quelque chose : l’Islam et l’Afrique les asservissent, la femme est plus libre en Asie, raison pour laquelle l’Asie décolle au plan économique.

    Maintenant est-ce l’intérêt de notre pays d’accueillir ces migrants ? Pourquoi devrions-nous partager à terme une citoyenneté avec eux ? Pourquoi devrions-nous partager avec eux dès leur arrivée notre système de redistribution ? (qu’il faudrait d’abord abolir)

    Dans le système actuel d’Etat-providence, combien coûte chaque migrant accueilli ? A terme avec le regroupement familial c’est toute une famille à charge.

    Donc il n’est pas de l’intérêt pécunier des français d’ouvrir les portes. Chaque droit d’asile accordé attire dix autres demandeurs.

    Et les droits de l’homme ? et le droit d’asile ?
    Aux pays musulmans d’accueillir les musulmans, aux pays africain d’accueillir les africains.

    Et la morale chrétienne ? La zakat musulmane fait les même obligations aux musulmans pour les musulmans !

    Et le droit d’immigrer librement ?
    Laissez-moi, laissez-nous, laissez les français faire d’abord sécession d’avec cette république universaliste. La terre de France n’appartient pas à cette république immigrationiste. D’autre régimes plus respectueux des droits des peuples autochtones de France sont envisageables.

    Y a-t-il un pays francophone où les français de souche pourraient émigrer en masse ? Il n’y en a pas ! Que ceux qui veulent partager partagent leur propre bien ! Pas les biens mis en commun. Merci de respecter la liberté de votre prochain.

    Les clichés ne manquent pas dans ce billet : allez en province, les éboueurs ne seront ni africains, ni arabes. L’immigration de main d’oeuvre permet une pression à la baisse sur les salaires ouvriers. Gains pour l’entreprise, mais reperdu plusieurs fois coté impôts et taxes, pour financer les politiques « sociales » d’intégration.

    La vraie solution libérale ont été décrites par Hernando de Soto : reconnaissance de la propriété privée et du droit de propriété. Permettre le commerce international avec ces pays. Il doit bien y pousser quelque chose d’intéressant (alimentation, textiles, plantes aromatiques ou médicinales…), et l’Afrique regorge de minerais.

    • J’aime votre commentaire car il pose bien les choses, sans violence et sans haine superflue.

      Voilà, simplement comment il faut raisonner.

      Merci.

    • Quelles provinces ? La lozère, les massifs central normal Quelles perspectives d ‘avenir pour ses endroits à la traîne ? Venez à Bordeaux les 3/4 des éboueurs sont originaire d’Afrique.

      • Des départements, des villes à la traine ? C’est la tutelle parisienne et tous ses règlements et taxes qui les étouffent. Rendez aux collectivités locales leur autonomie, mettez-les en concurrence les unes les autres, et elle refleuriront. Toute terre de liberté est pour ses habitants une terre d’avenir.

        Bordeaux a été promue super-metropole régionale par le pouvoir central, pas par les pays de l’Adour, du Poitou ou du Limousin. Il n’y a aucune raison d’y centraliser l’Université, la Magistrature ou l’Administration au détriment d’une douzaine de départements.

        • Ah ah lol on en parle du limousin créer voter propre unniversité celles de Bordeaux sont centennaires comme celles de Paris .

    • Le commentaire de populo est en effet le plus pertinent, le mieux argumenté, et le plus nuancé.

      Cependant il commet hélas la même erreur que la majorité des libéraux sur l’immigration, en faisant grosso modo le raisonnement suivant :

      « Actuellement les aides sociales et la propriété publique existent, DONC nous devons stopper l’immigration. »

      Comme j’aime le répéter, cette façon de raisonner n’est pas la bonne car elle justifie des interdictions liberticides. Le bon raisonnement est le suivant :

      « Actuellement les aides sociales et la propriété publique existent, DONC supprimons les aides sociales, et privatisons la propriété publique. »

      • @commando
        Il me semble nécessaire de partir du réél : l’Etat-providence français existe. Tout actif ou contribuable le finance. L’Etat tenu par nos politiciens, bride l’investissement et l’activité économique. En l’état actuel de la France, la plupart des migrants ne trouveront pas de travail finançant eux même et leur famille (venue via le regroupement familial). Il y a donc un ordre des réformes libérales conforme aux intérêts des natifs : faire cesser l’Etat-providence, et l’Etat redistributeur, faire cesser l’Etat accapareur avant d’admettre les migrations. Ceci pour l’aspect économique et fiscal.

        Au delà il reste un autre enjeu au plan identitaire. Si l’on prend la définition de E. Renan de la nation, c’est à la fois un héritage et un choix de vivre ensemble. Je vous pose la question : qu’est-ce qui vous fait croire que tous les français, une majorité d’entre-eux, même régionale, souhaite l’ouverture des frontières aux migrations ? Selon quel critère moral c’est faire le bien que d’accepter des migrations de grande ampleur ? Qui va décider de ce bien ?

        Si au nom du libéralisme vous dites que c’est un droit naturel que d’immigrer, alors permettez-moi d’invoquer pour tous les français le droit de sécession d’un Etat où ce droit naturel d’immigration serai un droit positif. Vous auriez alors, commando et les gens de votre opinion, un Etat aux frontières ouvertes selon vos voeux, et moi et quelques autres nos aurions un Etat aux frontières contrôlées. Chacun son terroir, s’il faut pour cela découper la France en morceaux autonomes, j’y suis prêt ! (nous n’en sommes pas là, mais la partition vaut mieux que la guerre civile)

    • « Et la morale chrétienne ? La zakat musulmane fait les même obligations aux musulmans pour les musulmans ! »
      Mais la charité chrétienne n’est pas limitée aux chrétiens !
      Et la notion d’impôt chrétien n’existe pas, surtout sur les autres (djizia).

      Qu.on cesse enfin de cherche un parallèle entre qu’islam et christianisme alors qu’ils sont aux antipodes l’un de l’autre. C’est du dogmatisme relativiste !

      Dhimmi, charia, fiqh, djizia, zakat, djihad, chahid: Autant de termes qui n’ont pas d’équivalent chrétien, de notions qui sont radicalement contraires à la pensée chrétienne.
      C’est pourquoi il faut utiliser les mots arabes et ne pas les franciser, car alors on retourne le sens du mot français (par exemple un chahid est le contraire d’un martyr).

  • « Il est des temps tourmentés où l’utopie devient soudain nécessaire » .

    C’est étonnant j’avais plutôt l’impression que les dernières utopies (du 20ème siècle par exemple) ont été responsables de catastrophes sans équivalents… C’est merveilleux, nous vivons une époque où certains libéraux sont encore plus naïfs (voire lâches) que les bien pensants du catalogue.

  • La solution est très simple, dès que ces réfugiés arrivent il suffit de les renvoyer d’où ils sont partis, c’est net et sans bavure, quand ils auront compris qu’ils seront renvoyés dès qu’ils arrivent ils arrêteront, ce n’est peut être pas très humanitaire mais s’ils veulent du changement qu’ils commencent à changer ce qui ne va pas chex eux.

    • « s’ils veulent du changement qu’ils commencent à changer ce qui ne va pas chex eux. »

      Le problème est que ces migrants (africains ou arabes ou autre) ne pourront jamais se débarrasser des dictatures de leur pays d’origine tant que nous, occidentaux, ne nous débarrasserons pas de nos propres politiciens antilibéraux, qui prétendent aider les africains et arabes par des politiques impérialistes, et qui prétendent protéger les occidentaux par du protectionnisme, de l’assistanat, etc.

  • Les peuples d’Europe récupèrent ce qu’ont semé leurs politiques démocratiquement élus !
    Selon les grands principes, les élus qui ne représentent qu’eux-mêmes s’enrichissent sur le dos des travailleurs et des cotisants et soutiennent tous les extrémismes. Et certains parlent de colonialisme, d’autre de repentance mais refusent de voir la poutre qu’ils ont dans leurs yeux et, comme la dette dite souveraine, ce sont eux qui l’ont crée mais ce ne sont pas eux qui la payerons à moins que !!!!! Ce qui est certain, le meilleur contrôle de l’immigration et du travail au noir est d’arrêter la distribution gratuite qui fait vivre de trop nombreux fonctionnaires et crever le travailleur et le cotisant

  • Un des meilleur service que la France pourrait rendre aux étudiants francophones serait d’ouvrir des universités où seraient enseignés les mérites de la liberté économique. Où seraient illustrés les désastres des politiques étatistes du monde entier.

    Si l’Afrique est mal partie, je crois que le mimétisme de l’Etat-nation européen pèse plus qu’un improbable complot post-impérialiste. Nous profitons en occident de l’essor économique chinois, quel intérêt aurions nous à la misère islamo-africaine ?

  • « Serait-il permis, par exemple, d’être seulement citoyen du monde, avec droits et devoirs, sans nécessairement être citoyen d’une nation ? »
    Rien de plus simple: Il suffit de conquérir la planète. Guy Sorman maître du monde !
    Ce qui est pathétique chez Guy Sorman, c’est cette incapacité à voir le monde dans son ensemble.
    Il croit que le monde sera libéral: Il ne voit que l’Occident, ses principes et leur Histoire, sans comprendre que l’Occident a perdu sa prééminence et sombré dans le nihilisme, ses principes et sombré dans le collectivisme.
    Il a perdu sa religion.

    « Devrait-on reconstruire et sur quelles bases ?  »
    Le seul ordre candidat crédible au titre d’ordre mondial n’est pas celui que Guy Sorman aurait voulu, ni moi encore moins.
    Les frontières des États-nations s’effacent devant un ordre socio-politique développé il y a 15 siècles, qui exclut le monopole de la violence sur un territoire, c’est-à-dire l’État, qui n’a cessé d’étendre son empire par tous les moyens, et qui considère ses rares reflux comme des affronts définitivement intolérables.

    Au regard de cette réalité-là, la guerre de 30 ans, le traité de Wesphalie, les guerres napoléoniennes et même les guerres mondiales sont des péripéties plus ou moins localisées. Nul doute que les autres régions du monde ont connu des spasmes que nous ignorons.
    Mais toute cette histoire sombrera bientôt dans l’oubli, le désintérêt voire l’effacement, puisque nos pays ont décidé de s’ouvrir à une autre tradition conquérante, autonome et orgueilleusement fermée aux autres.

    L’ordre mondial existe, il couvre plus du quart des pays actuellement, qu’avant la fin du siècle la plupart des autres auront rejoints pour fonder nominalement leurs institutions sur ses principes: Un ordre que chacun a le devoir d’imposer à chacun, exhaustif, universel et immuable, une liste sans borne d’actes et de pensées licites et illicites.

    Peu à peu les esprits européens s’acclimatent et adoptent ce mode de pensée, en rupture avec leur culture chrétienne mais justement, ils veulent rompre avec elle. Ils veulent du collectivisme, ils veulent un ordre qui mêle inextricablement le droit et la morale, ils rejettent l’ordre séculier, cette invention chrétienne .
    Ils seront servis.

  •  » Ce qui est pathétique chez Guy Sorman, c’est cette incapacité à voir le monde dans son ensemble.
    Il croit que le monde sera libéral: Il ne voit que l’Occident, ses principes et leur Histoire, sans comprendre que l’Occident a perdu sa prééminence et sombré dans le nihilisme, ses principes et sombré dans le collectivisme.
    Il a perdu sa religion.  »

    Je crois plutôt que Sorman pense qu’un monde libéral serait la solution à ces problèmes migratoires. Il a bien terminé son billet en parlant d’utopie. Il espère à ce monde libéral sans trop y croire à court et moyen terme.

    D.J

  • Pour l’instant nous sommes en période d’invasion.point barre.
    Dans toute l’histoire humaine soit on résiste et on se bat soit on « philosophe »
    l’Australie l’ a parfaitement compris.
    Au rythme de arrivées nous ne tiendrons pas.Ce qui est enjeu c’est la démocratie ou la notion que nous en avons…
    Au rythme de la colonisation de l’Europe autours des 30 dernières-nées et de l’accélération brutale due aux révolutions du jasmin , nous ne tiendrons pas longtemps.Mais tant que nos hommes politiques continueront des mêler des affaires des autres pays au nom de la croyance de notre supériorité morale et du nécessaire modèle occidental démocratique à imposer partout , il n’y aura pas de solution et dans ce
    cas nous subirons le destin de l’empire Romain

    • Tout à fait d’accord. Nous sommes en période d’invasion, et selon les propres mots du gouvernement, nous sommes en guerre.

  • Rappel : le 1er mai, contrepoints nous révélait l’attaque par l’extrème-gauche (on sait qu’ils étaient 30 ce jour là, à les tabasser !) de jeunes juifs. Silence total des merdias…
    On comprend que pendant que milliers de pauvres arrivent en masse, pour profiter ; les riches partent en masse, pour des motifs de sécurité et de lisibilité de leur futur…

  • «les nationalismes régionaux, en Écosse, en Catalogne»
    Erreur fatale de Sorman qui pense que ces mouvements sont à tendance autarciques, centrés sur eux-mêmes, alors que, fondamentalement, ils ne réclament jamais que plus d’autonomie vis-à-vis d’une autorité centrale considérée comme illégitime et/ou brimant les particularités locales.

    Il ne s’agit pas de s’isoler, mais simplement, tout simplement, d’appliquer un peu mieux le principe de subsidiarité, de décentraliser, de déléguer, de s’appuyer sur des régions plutôt que sur des État-Nation centralisés et artificiels.

  • Les immigrationnistes feraient bien de lire ceci: http://www.catallaxia.org/wiki/Hans-Hermann_Hoppe:Pour_le_libre_%C3%A9change_et_une_immigration_limit%C3%A9e Hoppe montre que l’on peut être favorable au libre échange et favorable à une immigration restreinte

  • Pourquoi l’immigration ne peut pas diminuer la pauvreté dans le monde (VOSTFR): https://www.youtube.com/watch?v=KDJbShXX_sQ

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Le traité Euratom a peu à peu été détruit

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Davantage de centralisation continentale et une « communauté politique » pour « doubler » l’Union. Le discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement européen ce lundi a permis de dévoiler les intentions du président français vis-à-vis de l’Union européenne. Les propos ont été particulièrement français : des idées très générales sur un fond vaguement dirigiste. D’un côté, Emmanuel Macron propose une révision générale des traités, de l’autre, il envisage la création d’une « communauté politique » européenne visant à faire coopérer des nations d... Poursuivre la lecture

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