Le Front national et sa mutation difficile vers un « parti de pouvoir »

Maintien du superbe isolement ou recherche de l’alliance et du compromis ? Tel est le dilemme du FN à l’horizon de la présidentielle de 2017.

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Marine Le Pen - Front national - Meeting 1er mai 2012 - Blandine La Cain via Flickr

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Le Front national et sa mutation difficile vers un « parti de pouvoir »

Publié le 3 mai 2015
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Par Pascal Perrineau.
Un article du site Trop Libre

Marine Le Pen - Front national - Meeting 1er mai 2012 - Blandine La Cain (CC BY 2.0)
Marine Le Pen – Front national – Meeting 1er mai 2012 – Blandine La Cain via Flickr (CC BY 2.0)

 

Avec plus de cinq millions d’électeurs (25,2% des suffrages exprimés) s’étant retrouvés derrière des binômes du Front national au premier tour des élections départementales et encore plus de quatre millions (22,2% des suffrages exprimés) lors d’un second tour où il n’était plus présent que dans 58% des cantons restant à pourvoir, le parti de Marine Le Pen a fait la preuve de sa capacité à compter parmi les trois grandes familles politiques qui se partagent aujourd’hui plus des neuf dixièmes de l’électorat français.

La droite associée au centre a rassemblé 36,6% des électeurs, la gauche de gouvernement a attiré 30,6% et le Front national en compagnie de quelques rares binômes d’extrême droite a atteint 25,3%. La formation frontiste a ainsi confirmé son résultat des élections européennes de mai 2014 et la tripartition de l’espace politique que l’on avait alors pu constater.

L’évolution concomitante des cotes d’opinion et les sondages d’intentions de vote dans la perspective de la prochaine élection présidentielle de 2017, montrent que le Front national et sa présidente sont entrés dans la cour des grands partis. Dans le dernier baromètre SOFRES-Figaro Magazine de mars 2015, 25% des personnes interrogées souhaitent que Marine Le Pen « joue un rôle important au cours des mois et des années à venir ».  21% des mêmes personnes déclarent « avoir une bonne opinion » de son parti, confirmant en cela un niveau d’opinions favorables constamment au-dessus de la barre des 20% depuis juin 2012 alors que jamais auparavant (sauf une fois en mai 1995) ce seuil n’avait été franchi. Enfin, dans un dernier sondage d’intentions de vote pour la prochaine présidentielle (IFOP pour Marianne, enquête effectuée du 21 au 23 janvier 2015), Marine Le Pen était créditée de 29% à 31% à 6 ou 7 points devant ses challengers (Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls ou François Hollande).

En revanche, dans la perspective d’un second tour, elle ne capitalisait « que » 39% à 45% d’intentions de vote (39% contre Manuel Valls, 40% contre Nicolas Sarkozy et 45% contre François Hollande) et semblait devoir être écartée de l’accès à l’Élysée.

Bien sûr, ces intentions de vote ne sont, à plus de deux ans des échéances, que de simples conjectures destinées à être reconfigurées même si celles-ci donnent une idée des rapports de force dans l’opinion. Elles laissent présager une puissance électorale de premier tour rencontrant des difficultés à transformer l’essai quand l’élection devient directement pourvoyeuse de pouvoir. Tel est un second tour d’élection présidentielle. Tel a été, sur un mode mineur, le second tour des élections départementales. Or, ce second tour a montré qu’après l’impressionnante percée du premier tour, le Front national semblait rencontrer un véritable « plafond de verre » qui l’empêchait d’avoir de nombreux élus capables d’exercer le pouvoir dans les assemblées et les exécutifs départementaux. En effet, en dépit d’une présence massive au second tour (1107 binômes présents) le Front national n’a réussi à obtenir des élus que dans 31 cantons (4 au premier tour et 27 au second). 31 cantons sur un ensemble de 2054 soit 1,5% : le ratio est faible et témoigne de la difficulté profonde du Front national à convaincre une majorité, relative dans le cas des triangulaires et absolue dans le cas des duels, d’électeurs.

On s’aperçoit, à la lecture du sondage IFOP Fiducial qui a été réalisé le jour même du second tour que le Front national est arrivé, en moyenne nationale, en troisième position (28%) dans les triangulaires derrière la droite (37%) et la gauche (35%) et qu’il a échoué dans ses duels, l’échec étant important (41%) lorsqu’il affrontait la droite et moins net lorsqu’il était confronté à la gauche. Pourquoi cette difficulté à instaurer une vocation majoritaire alors que, depuis quatre ans, le Front national, sous la houlette de Marine Le Pen, a forcé le pas de sa stratégie de  « respectabilisation » ?

Tableau-Perrineau

Dans sa volonté de passage de la protestation au pouvoir, le parti frontiste rencontre les obstacles d’un programme qui reste un programme de rupture radicale (« la révolution bleue Marine »), d’une stratégie d’isolement (« seul contre tous ») et d’un personnel partisan peu frotté à la culture de gestion et parfois porté à la culture de provocation comme aime à le prouver le président d’honneur du Front national. Ces divers éléments peuvent amener des réticences, en particulier lorsque les électeurs savent qu’au bout de leur bulletin de vote il y a une équipe de dirigeants à mettre en place.

Il est frappant de voir qu’à la veille du vote de second tour, plus de deux tiers des personnes interrogées par IPSOS déclaraient que ce ne serait pas une bonne chose que le Front national remporte les élections et dirige leur département pendant les prochaines années. Presque trois quarts des électeurs proches de l’UMP partagent ce diagnostic montrant ainsi que si « porosité » il y a entre UMP et FN elle ne va pas jusqu’à partager une même culture de pouvoir.

Cette distance entre le principal parti d’opposition et le Front national est d’ailleurs très lisible dans les distances idéologiques et politiques qui séparent les électeurs de ces deux formations. Sur le plan des grandes options économiques et sociales, sur l’ouverture au monde, sur l’Europe,  sur la confiance en l’autre, les différences qui séparent les deux univers sont importantes et même très importantes et donnent la mesure du travail  qui reste à faire pour ceux qui seraient tentés par un rapprochement, au Front national comme dans certaines marges de l’UMP. Les seuls terrains sur lesquels les proximités sont fortes sont celui de l’immigration et celui d’un certain conservatisme au plan  des mœurs. Le viatique commun est faible au regard des options économiques et même des conceptions du monde et de la société qui les séparent.

On comprend, dans ces conditions que les électeurs de l’UMP, et bien sûr ceux de l’UDI, soient massivement hostiles non seulement à tout accord local entre l’UMP et le FN pour diriger les départements ou les régions mais aussi à tout accord national pour gouverner le pays.  Le Front national s’engage ainsi dans le chemin aride et solitaire que connaît toute force politique puissante mais isolée et enclavée.

Jadis, le Parti communiste avait connu cette situation des années 1946-47 au début des années 1960 avant de s’inclure dans une alliance qui alimenta sa marginalisation. Le Front national n’a pas envie de connaître un même destin. Maintien du superbe isolement ou recherche de l’alliance et du compromis ? Tel est le dilemme du Front national à l’horizon de l’élection présidentielle de 2017.

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  • « Presque trois quarts des électeurs proches de l’UMP partagent ce diagnostic montrant ainsi que si « porosité » il y a entre UMP et FN elle ne va pas jusqu’à partager une même culture de pouvoir. »

    Je suis assez étonné d’un tel rapport. Pour moi, j’aurais plutôt vu 50-50%.
    De toute façon, sur le plan local, je vois 2 raisons pour contredire ce sondage.

    1/Au moment des élections, les électeurs verront les candidats et leur CV. Il est une chose de se prononcer face à un sondeur, il en est une chose devant des gens du coin.
    2/Il est normal que les dernières élections n’aient pas vu un report conséquent vers les candidats FN les mieux placés. Les candidats étaient novice ; la première réaction est de rejeter les têtes inconnues.

    • Personne n’a envie de voter pour des gens que personne ne connait ET refusent de s’exprimer (à cause des consignes internes). Du coup on vote la marque FN et ces derniers arrivent tout de même au second tour mais après c’est effectivement une autre histoire.

    • C’est pourtant très simple à comprendre.
      Si le FN grossit en nombre de voix, c’est qu’il déshabille le PS et l’UMP d’une partie de leurs électeurs qui, au lieu de voter pour eux, votent FN.
      Quand un sondeur les interroge, ces nouveaux électeurs se souviennent qu’ils ont été UMP et disent qu’ils sont favorables à une alliance.
      Inversement, le nombre d’électeurs UMP favorables à une alliance avec le FN diminue mécaniquement, puisque ceux de ces électeurs qui étaient « de droite » sont partis au FN.
      Ils sont classé par les sondeurs comme sympathisants FN.

  • Jamais je ne voterais pour un parti avec un programme économique d’extrême gauche et anti-américain, alliance ou pas !

  • Comparer la situation du parti communiste des années d’après guerre et le FN de maintenant n’est pas juste.

    D’abord, le PC a eu beaucoup d’élus et son influence et son poids ont été et sont encore prépondérants par d’autres circuits : syndicaux, culturels. Encore maintenant.
    Le PC était un parti et une idéologie MONDIALES qui a fait des adeptes dans ce qui est devenue l’élite intellectuelle. Et puis il y a eu l’action des résistants (après 1941) . Depuis, ILS ONT REFAIT L’HISTOIRE. Rien que ça…

    • Sans oublier le financement par l’Union Soviétique, prouvée il y a peu.

      • Soyons sérieux! Il n’a pas fallu une balle de fusil pour que l’U.R.S.S. s’écroule, pour des raisons « bassement » économiques mais structurelles et pas conjoncturelles!

        C’est un échec d’autant plus cuisant que l’ouverture des frontières a montré, comme avec l’Albanie, et, un jour ou l’autre, la Corée du nord, que le niveau de vie était resté en rade avec un retard flagrant: je ne confonds pourtant nullement, pour autant, la qualité de vie et le confort matériel: j’ai, dans ma famille, une Russe qui ne s’est jamais plainte du régime: on n’envie pas ce qu’on ne connait pas!

        Donc connaitre ce qui est différent de moi, c’est le seul chemin pour m’ouvrir à la liberté: toute idéologie, quelle qu’elle soit (même « libérale »: un comble!) ne vaut que par sa séduction PASSIVE (donc hors prosélytisme) afin qu’une adhésion, peut-être provisoire ou simplement partielle reste aussi honorable (et souvent plus difficile à assumer pour rester libre!). Ce libéralisme-là devrait faire des adeptes. Toute autre initiative ne respectant pas D’ABORD la liberté de l’autre n’a évidemment plus rien de libéral! C’est bien à cause de cette exigence intrinsèque, que le libéralisme vrai restera encore longtemps minoritaire (ce qui n’enlève rien à son charme!)

        • « Toute autre initiative ne respectant pas D’ABORD la liberté de l’autre n’a évidemment plus rien de libéral! » : + 1000 – la liberté c’est d’abord et avant tout la prise de conscience que les autres aussi sont libres, et la réflexion sur ce que cela implique en terme de tolérance, de responsabilité, de respect, d’adhésion spontanée, etc…

          La vision narcissique de la liberté (je fais ce que j’ai envie etc… ) dérivée du délire d’un Rousseau et de bien d’autres, n’aboutit que sur une forme ou une autre de socialisme.

          L’homme est libre, par nature. Il est complétement dérisoire de s’indigner d’un son soi-disant manque de liberté provenant des autres, alors que le seul problème concerne la gestion de sa propre liberté : ce ne sont pas les lois qui empêchent les gens d’être immoraux ou injuste, mais eux-mêmes.

  • le vrai problème du FN , c’est qu’il est déchiré en deux tendances qui peuvent éventuellement se rejoindre dans la détestation de la clique de politichiens qui mènent tranquillement le pays à la ruine , mais qui s’entretueront si un jour ils arrivent au pouvoir… essayer de mélanger des maurassiens avec des chevènementistes, c’est comme essayer de mélanger de l’huile et de l’eau , ou des partisans de l’algérie française avec des communistes.
    dans une société en fort déclin , la france, le FN monte parce qu’il propose au français de revenir à un âge d’or fantasmé , les trentes glorieuses … mais il oublie de leur dire , que dans les années 60, 70 et 80 , les français ne travaillait pas 35 heures par semaines , que les vieux avaient une retraite de misère , mais , venant souvent du secteur des indépendants, ils avaient un capital à eux et le courage de se faire un jardin … il oublie aussi de leur dire qu’en ce temps là , le milliard de chinois sortaient à peine du moyen-age , que le déficit commercial n’était pas abyssal, que les produits français avaient une certaine réputation à l’étranger, et que l’objectif des élites françaises n’était pas de transformer leur pays en parc naturel …

    • « dans une société en fort déclin , la france, le FN monte parce qu’il propose au français de revenir à un âge d’or fantasmé , les trentes glorieuses … » Pas du tout. Le FN monte parce que les Français en ont marre de beaucoup de choses, à commencer par l’immigration massive qui les rend étranger dans leur propre pays.

      • donc le FN propose de sortir de l’euro parce qu’il y a trop d’étrangers ?

        bon sens mais c’est bien sure ! je n’y avait même pas pensé … ce sont les étrangers qui ont amené cette monnaie étrangère , comme c’est étrange ! pour payer le pain des français , probablement ?

        • Ce n’est pas la sortie de l’euro qui fait voter les gens pour le FN.

          • il n’ y a pas qu’une seule raison de voter pour le FN … de toute façon , l’offre politique est extrèmement resserré : pratiquement tous les partis politiques propose de défendre le  » meilleurs système social au monde » !

            • C’est bien pourquoi ce qui distingue le FN est la question de l’immigration.

            • 3 options pour défendre le « meilleur système social au monde » :

              A – respecter les règles et bosser comme des ânes (UMP)
              B – tricher, mentir et voler (PS, PC, FG, NPA …)
              C – tirer à la courte paille ceux que l’on jette en dehors du navire (FN) – puis accessoirement passer à l’option B et A une fois que l’on s’est rendu compte que ca sert à rien…

      • Fermer les frontières. La seule chose que serait effectivement capable de faire le FN.

        Mais une fois qu’ils auront viré le dernier étranger dehors : est-ce que les choses iront mieux ? Sans doute pas.

        • Les choses iront sans doute beaucoup mieux.

          • Les seuls pays qui n’ont pas connus d’immigration ? Chine d’il y a 30 ans (donc pays sous-développé qui faisait office d’esclave de l’occident), Cuba (paysage sympa… et euh… paysage sympa), la corée du nord (défilé militaire passionnant et vraiment impressionnant … et euh … défilé vraiment sympa),…
            Les pays qui accueillent le plus d’immigrés sont :
            – Emirats Arabes Unis
            – Luxembourg
            – Suisse
            – Australie
            – Canada

            Alors j’hésite entre la corée du nord et Cuba personnellement, par contre je ne voudrais vivre pour rien au monde dans ces pays sous-développés que sont les Emirats ou la Suisse…

          • Quel optimisme … Le FN c’est la négation des valeurs qui font de la France ce qu’elle est. Je suis belge et j’admire profondément les valeurs françaises de Liberté, Egalité et Fraternité.

            Le FN c’est la négation de ça ! La mort des valeurs qui font de la France ce qu’elle est … Une France où l’on restreindrait l’égalité entre les hommes, où l’on supprimerait la fraternité entre ses citoyens et ceux du monde et où les libertés crèveront petits à petits ce ne sera plus grand chose … Je n’ai jamais compris comment les militants FN pouvait se dire patriotique. Il propose la destruction pur et simple de tout ce qui fait le pays.

            Qu’il y ait un problème d’intégration en France et en Europe c’est indéniable, il faut être aveugle pour ne pas le voir … Mais la solution n’est surement pas le repli sur soi, l’éjection des étranger et la ruine du pays proposé par le FN, car c’est en gros ça leur programme : sortir de l’Euro(pe). Faut pas être un génie de l’économie pour comprendre que leur programme c’est la fin de économique de la France et probablement de l’Europe. On est déjà pas loin du précipice et le FN propose de faire un grand pas dedans pour voir ce qu’on trouvera au fond ?? Pas grand chose de bien …

    • Ce qui est assez génial avec les socialistes, c’est qu’une fois qu’ils se sont rangés les uns à droite, les autres à gauche, ils sont suffisamment abrutis pour se détester et se détruire mutuellement sans s’apercevoir qu’ils partagent 99,99% des mêmes sophismes.

    • Comment pensez-vous sortir les « Français » (les gens, quoi, comme partout ailleurs!) de leur nostalgie d’autant plus dorée que la mémoire embellit tout, avec le temps, en rappelant Maurras ou Chevènement! Pourquoi ces gens-là qui ne connaissaient (oui, Chevènement et déjà mort une fois, non?) pas l’I Pad, le smatphone, internet ou la communication immédiate hors papier et hors presse professionnelle qui transmets les nouvelles sans autorisation ni intérêt: ils ne seraient pas capbles de s’adapter: on n’est plus dans le même monde: Je le sais: j’ai connu les deux!

      La France ferait un grand pas si elle arrêtait de se gargariser de grands mots aussi ridicule que « République » qui signifie seulement « chose publique » mais dont les gens, en France ont fait un symbole, comme si toutes les autres républiques du monde (et ça fait un paquet!) n’en étaient pas, des républiques! C’est intrinsèquement ridicule de puis la république grecque antique! De même, oubliez votre révolution française mythique qui a été suivie d’un régime royal puis d’un empire puis 5 républiques qui ne sont toujours pas vraiment démocratiques: alors ça vous étonne qu’un ou une Le Pen ait aussi envie d’être président(e), sur quelque programme que ce soit! Je crois que vous sous-estimez beaucoup le cynisme des politiciens!

    • Vous en connaissez beaucoup des maurassiens ou des chevènementistes ?
      En 2015, le nouveau FN a l’essentiel de son électorat chez les actifs c’est à dire dans les générations X (les amortis) et Y (la nouvelle vague, Y se prononce why ? pourquoi ? en anglais) et son point faible chez les retraités (la génération baby-boom qui vote plutôt PS ou UMP)
      Son bureau politique est d’ailleurs en adéquation presque parfaite avec l’âge de son électorat. Cet âge se voit d’ailleurs parfaitement sur les photos, celles du premier mai par exemple, où on constate que la plupart des participants au défilé n’ont pas de cheveux gris.

  • Comment voulez vous que le FN se rapproche de l’UMP alors que leur programme est plus proche de l’extrême gauche que de la droite ou meme du centre ?
    J’ai l’impression que l’on reste sur l’étiquette extreme droite sans regarder ce qu’il y a derriere le FN

    • Oui, l’article ne sort pas des poncifs marxistes selon lesquels tout parti nationaliste est un parti de droite, la gauche étant internationaliste …

      Classification complétement débile qui n’a aucun sens.

      • Article surtout inutile … sauf pour faire parler du F.N. et de Marine Le Pen … une fois de plus … et encore une fois de trop!

        • Absolument, comme si on ne voyait pas assez et on n’entendait pas assez parler de la famille Centre du Monde.

          • L’ex famille François et Ségolène à deux éditions successives du « Supplément », pas mal non plus …

    • Si j’ai bien compris, Marine qui veut sortir de l’euro est à gauche alors que Cameron, dont le pays n’a jamais été dans l’Euroland grâce à Maggie Thatcher est à droite ?
      En France, les souverainiste cherchent à se débarrasser des contraintes de l’euro et de Schengen, au UK la grande question politique est de décider si le royaume reste dans l’UE ou pas.
      Marine est de gauche, donc Cameron est trotskiste ! MDR !

  • le FN a négocié un prêt en roubles en Russie à 6% : mais depuis le rouble s’est effondré de 55% par rapport à l’Euro, pour se stabiliser à moins 27% par rapport à l’Euro, voilà des gens décrits comme de mauvais économistes, qui font économiser des sommes colossales à leur petit parti ,sur les intérêts à verser à leur Banque.. Quels mauvais gestionnaires !
    Un bon gestionnaire en France, c’est celui qui perd de l’argent (comme le dit H16, « c’est pas grave c’est l’argent de l’état ! »), et nous conduit allègrement dans le mur.
    C’est par ce lavage de cerveau dans l’inversion des choses, que l’on veut nous faire croire que les Socialos, sont champion en économie… Pas les autres !
    Moi je suis sur le départ définitif avec ma famille : on a presque tout vendu, il reste à vérifier nos vaccins et donner le préavis pour le meublé et vendre la dernière voiture… Alors, chaque jour, j’écoute et je lis et cela me conforte dans mon choix et je crois que ma compagne aussi. Le grand exode de Juillet, nous attend.

    • Vous trouvez que spéculer avec ses emprunts sur des devises est une gestion économique exemplaire ?
      Si le FN avait tout mis sur noir et impair et avait quadruplé sa cagnotte vous applaudiriez aussi des 2 mains ??? Gestion exemplaire de ce que le FN promet à la France … Une gestion exemplaire !

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