La loi du plus fourbe

Ne fait-il pas bon vivre dans un pays où la loi protège les voleurs de vieilles dames ?

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La loi du plus fourbe

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 2 mai 2015
- A +

Maryvonne n’a pas de chance. Âgée de 83 ans, elle vient de perdre son conjoint. Triste comme on peut l’imaginer, elle a décidé de retourner vivre chez elle, dans sa maison où l’attend une tout aussi triste solitude. Arrivée chez elle, surprise !

Ce n’est plus chez elle ; dans sa maison l’attendent, en lieu et place d’une triste solitude, une bande de fumeurs de joints communistes pour qui la propriété n’a pas réellement de sens. Assez de sens cependant pour qu’ils s’approprient la maison de Maryvonne, en commençant par changer les serrures (pourtant indissociables de la propriété). Ils ont également abattu quelques murs, et décoré les autres à base de graffitis du meilleur goût.

Scumbag squatteur

Et sans reconnaître pleinement la propriété de Maryvonne, de leur propre aveu, les squatteurs se sentent « chez eux ». La loi est de leur côté : dans ce magnifique pays qu’est la France, si le propriétaire du logement ne se manifeste pas dans les 48 heures, leur expulsion ne se fera que sur ordre d’un juge, le flagrant délit ne pouvant plus être invoqué. Parce que, voyez-vous, quand on squatte une maison, c’est flagrant dans les 48 heures ; mais une fois qu’on a cassé quelques cloisons, refait la déco et changé les serrures, c’est loin d’être aussi évident.

À moins que les gentils communistes reviennent à la raison, cessent de s’en prendre aux vieilles dames et laissent l’octogénaire vivre chez elle, c’est donc un long combat juridique qui s’annonce pour qu’elle récupère son logement, quel que soit l’état dans lequel il lui sera laissé. En attendant, Maryvonne supplie les pouvoirs publics de lui trouver un logement, au moins provisoire. C’est comme ça que fonctionne l’État : il prend de force mais se fait supplier pour « donner ».

Oublions donc un instant que l’État est en théorie le garant de la propriété privée. Oublions le bon sens, qui voudrait que l’occupation illégale d’un logement puisse être constatée en flagrant délit lorsque le délit est flagrant, pas uniquement lorsqu’il est constaté dans les délais administrativement acceptables. Oublions que des jeunes vaillants occupent désormais légalement le logement d’une octogénaire qui a eu le tort de s’absenter plus de deux jours de chez elle. Et admettons cette loi.

Admettons la pleinement, acceptons la, et appliquons la. Profitons de mai pour nous installer dans l’un des nombreux logements sociaux occupés par des élus et fonctionnaires de la mairie de Paris, par exemple. Ou pour occuper les biens de députés ayant utilisé leur indemnité pour acquérir à leur compte un logement aux frais du contribuable – si, si, c’est possible, et ça existe.

La mésaventure de Maryvonne n’est pas un cas isolé. Il y a près de deux ans, je décrivais celle d’une octogénaire dont le logement avait lui aussi été squatté en son absence. Depuis, rien n’a changé : les octogénaires sont toujours les victimes préférées des squatteurs, et l’État n’a toujours pas fait marche arrière ou trouvé des moyens pour éviter que des propriétaires se retrouvent à la rue. Nous sommes en France : quand des squatteurs prennent possession des lieux ou que des locataires refusent de les quitter, impossible de les déloger dans un délai raisonnable (le délai raisonnable pour récupérer un bien volé étant de l’ordre de la nanoseconde).

Liberty slap

On pourra bien sûr trouver tout un tas de raisons aux squatteurs pour squatter, aux voleurs pour voler, aux violeurs pour violer et aux agresseurs pour agresser. Ils n’ont sans doute pas une vie facile, sinon ils ne se comporteraient pas ainsi ; commettre un crime, c’est presque déjà y trouver des circonstances atténuantes.

Et on pourra, avec fierté, affirmer qu’en France, on fait quelque chose pour les mal logés. On évite que des propriétaires qui n’ont apparemment pas l’usage de leur logement (qu’ils peuvent se permettre de laisser vide pendant 48 heures) restent indéfiniment assis sur leur tas d’or, ou dans leurs trois maisons, et on permet aux plus démunis de trouver un toit.

Ne fait-il pas bon vivre dans un pays où la loi protège les voleurs de vieilles dames ?

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  • Je plains tout ceux qui travaillent sur des emplois qui les obligent à être hors de chez eux plus de 48h00 (médicaux, militaires etc…), mais ils peuvent peut-être prendre une chambre en prison puisque celles-ci doivent être vides, leurs légitimes prisonniers étant chez vous. A quelle est moche cette France et sa justice pourrie. D’ailleurs pas de réactions d’Hollande Valls Taubira. Normalement il fait cinq minutes pour traiter un tel problème.

    • Les difficultés administrative pour expulser des squatters sont liées au fait que le logement était vide et inhabité.

      Les procédures d’expulsion pour un logement habité sont beaucoup plus rapides et il n’y a donc pas de risque de se faire voler son logement en partant en week end.
      Comme ils sont habités, je ne pense pas non plus que le squat des logements des élus comme suggéré dans l’article soit possible.

      Cette précision n’enlève par contre rien au scandale dénoncé par l’article.

      • Faux, il faut des mois pour que les procédures arrivent à leur terme. Aucun des intervenants n’est presser de fiare le travail pour lequel il est payé. Les voyous connaissent toutes les ficelles pour rester en place avec l’aide des associations dites caritatives, il suffit de faire un tour sur les sites de ces associations qui sont autant d’encouragement au crime. Quand à l’expulsion par la force, il faut que le Préfet veuille bien envoyer la police.

    • « ils peuvent peut-être prendre une chambre en prison puisque celles-ci doivent être vides, »
      Arrêtez avec ces bêtises. On n’a jamais emprisonné autant de personnes qu’aujourd’hui.

      78.456 personnes sont écrouées aujourd’hui en France (http://www.justice.gouv.fr/art_pix/mensuelle_avril_2015.pdf page 4)
      C’est 700 de plus que l’année dernière.
      C’est presque 5000 de plus qu’en 2012 au départ de Sarkozy.

      Regardez la série longue page 15 de ce doc. http://www.justice.gouv.fr/art_pix/ppsmj_2014.PDF.

      Il n’y a aucun « laxisme » de la justice en France.

      • Ben si la justice est laxiste.
        Mais ils sont bien forcé de mettre les ‘gens’ en prison au bout de 10 fois.
        Les prisons sont pleines et l’effet dissuasif ne marche plus.
        Gagné.

      • « Ecroué » signifie placé sous écrou, autrement dit inscrit au registre d’écrou d’un établissement pénitentiaire (articles 724 + D.148 du code de procédure pénale).

        Ne pas confondre avec « détenu ».

        Un écroué non détenu, c’est un type qui porte un bracelet électronique à la cheville ou qui bénéficie d’un placement extérieur sans hébergement par l’administration pénitentiaire (il n’est pas tenu de rentrer tous les soirs dormir en prison).

        D’ailleurs, les statistiques courte et longue dont vous donnez le lien hypertexte font la distinction. L’écart n’est pas mince : 11 695 écroués ne sont pas pour autant détenus en avril 2015. Il n’y a donc que 66 761 détenus en avril 2015. La pénitentiaire prend même soin de compter le nombre de matelas au sol : 1 090 en avril 2015… L’inflation du nombre d’écroués s’explique à mon avis surtout par la forte augmentation de l’utilisation du bracelet électronique.

        Quant au « laxisme » de la justice, il tient plutôt à l’état de délabrement et d’insalubrité des prisons françaises. Bien que la pénitentiaire se taille la part du lion dans le budget du ministère de la Justice depuis de nombreuses années, la Cour européenne des droits de l’homme vient, comme par hasard, de décider, le 12 mars 2015, que la surpopulation pénitentiaire peut laisser présumer l’existence de traitements inhumains et dégradants (Dalloz 2015, 866). C’est un coup de semonce. Le coup au but ne devrait pas tarder. On en reparle bientôt…

      • Je ne connais pas le problème des prisons en France (sauf qu’elles ne répondent pas du tout aux critères des « droits de l’homme », sujet dont la France parle énormément et tout le temps mais qu’elle ne pratique que quand elle y pense … parfois) , mais j’ai vu plusieurs pays dont les prisons étaient encombrées de « préventives » en attente de jugement, à cause des lenteurs de la justice (que l’informatique aurait déjà dû diminuer, en France, comme ailleurs) mais la justice n’est jamais une priorité, domaine pourtant régalien, si il en est.

      • Seulement 700 de plus !!!!

  • Qui a pondu cette loi inepte?

    • Je crois savoir que cette loi a été pondue en 2007! Mais bon, les vieilles dames, ben elles ont qu’à aller en maisons de retraite. Celles-ci son tellement agréables, fleuries, nourriture exquise, personnel aux petits soins, toussa, toussa 😀

  • Il devrait être possible de monter une action commando.
    Surveiller les déplacements (vacances ou autres) d’un député/sénateur par son agenda.
    Repérer sa maison.
    Cinq minutes après qu’il soit parti, une équipe investit sa maison, et recueille une preuve horaire (constat d’huissier).
    Le cas échéant, une jeune et jolie personne distrait le député/sénateur pendant quelques jours, pour l’empêcher de réagir à temps.
    Au bout de 48 (ou 96) heures, déclarer le logement squatté.
    S’y cramponner avec la pire mauvaise foi.
    Filmer et diffuser en live sur internet.

    • On peut aussi cesser de subir, se regrouper et virer les malotrus par la force si besoin est…

      • Que peut craindre cette vieille dame si elle jette à la porte ces jeunes, pas du tout bienvenus, une arme à la main? Même si elle en blesse un ou deux? Pas la prison, en tout cas! (Il serait prudent aussi qu’elle se rende insolvable!)

    • Cela je le verrais avec un grand plaisir. Je suis même prêt ä donner 100 EUR pour une telle action.

  • La fRance, le pays faible avec les forts et forts avec les faibles…

    Il y a quoi être fier 🙁 COCORICON

  • L’adage des socialistes c’est « ce qui est à moi est à moi, ce qui à toi est à moi ».

  • Cette histoire lamentable permet d’illustrer la différence de plus en plus flagrante entre la Loi et la Justice, entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Et nous constatons que notre système étatisé de Justice se moque désormais comme d’une guigne de l’idée de Justice. Ce n’est pas rien car la Justice est ce qu’on réclame à César depuis la nuit des temps. Etonnez vous après que les gens soient écœurés et qu’un malaise profond fasse déprimer nos policiers.

    • La loi n’est qu’un ensemble de règles permettant a certains de voler légalement ce qui appartient aux autres.

    • Je me rappelle de notre précédent premier ministre Jean-mMrc Ayrault qui avait en permanence le refrain de »justice sociale » et bien lui, le juste, aura 180 000 euros de retraite par an alors que la moyenne française est de 14 880 euros soit 12 fois plus, sans compter les menus avantages liés à la fonction. Pour M Hollande qui n’aime pas les riches à plus de 4 000 euros par mois, il bénéficera de 36 000 euros par mois et d »un allocation de 2 millions d’euros par an (comme V. Giscard d’Estaing, J. Chirac et N. Soarkozy) N’est-elle pas belle la République qu’ils se sont faite?

    • C’est parfaitement logique : l’idée même de justice suppose une volonté de la faire régner de la part de ses garants théoriques.
      Or, et n’importe quel individu ayant eu affaire à une administration quelconque en a fait l’expérience, mettez un fonctionnaire à la Justice, il fera de la justice, Mettez le même aux Finances, il fera de la finance…Nulle volonté là-dedans, un simple et réconfortant train-train qui lui assure prébendes et passe-droits (quand ce n’est pas un salaire supérieur), dont il a parfaitement conscience que l’administré lambda ne bénéficie pas au même degré.
      Croyez-vous qu’un ministre ait jamais refusé de passer de l’Agriculture à la Défense ou de porte-parole à l’Educ nat sous prétexte d’inexpérience ou d’inadéquation ? Pas le moins du monde. La machine tourne toute seule depuis lurette, et bien avisés s’estiment les graisseurs de rouages.
      Du ministre à la catégorie C….

      PS : coucou Synge ! 😉

  • On ne peut que conseiller à mémé de ressortir le fusil de pépé.

  • Mais enfin, ces squatters, pourquoi la population ne leur pourrit-elle pas, légalement, la vie ?

    • Parce que, d’un point de vue légal, les sociétés dites démocratiques sont partagées en deux: d’un côté, ceux qui respectent les lois, ou autrement dit, ceux qui respectent certaines valeurs morales, et de l’autre, ceux qui s’en foutent.

      Et mon petit doigt me chuchote que ceux qui s’en foutent sont présents en plus forte proportion dans les hautes sphères de la politique et de l’état français. Normal, les lois, ce sont eux qui les font.

      • De quelles lois voulez vous parler?? De celles qui permettent de spolier les gens comme cette personne??? A moment donné il faudra bien choisir son camp, et quand une loi est inepte, alors passer sans état d’âme du côté des hors la loi…

      • Rappelons justement la définition de « socialement proche »:
        http://fr.liberpedia.org/Socialement_proche

        Socialement proche est le terme officiel employé dans les régimes socialistes pour désigner les prisonniers de droit commun: voleurs, escrocs, vandales, bandits, violeurs, assassins, racketeurs et autres mafieux.

        Le terme s’oppose à ennemi du peuple, qui qualifie toute personne s’opposant au régime par ses actes, ses pensées, ses valeurs: contre-révolutionnaires, dissidents, commerçants honnêtes, personnes échangeant pacifiquement sur le marché noir.

        Pour les socialistes, les « droit commun » sont « socialement proches », parce qu’ils sont des « victimes » des méfaits du capitalisme et des vices bourgeois, et parce qu’ils partagent les mêmes valeurs de « redistribution » forcée au détriment des producteurs et au bénéfice des « défavorisés ». Les socialement proches sont des affranchis, tout comme les membres légitimes du régime. Ils sont proches du régime, mais n’en font pas partie: ce ne sont pas des spoliateurs légaux, d’où leur emprisonnement quand ils sont pris. Ils ne jouent pas dans la cour des grands.

        Les socialement proches ont vocation à avoir de faibles peines, à être bien traités, et à s’occuper de pourrir la vie aux caves — que ce soit en camp ou parmi la masse des citoyens en liberté surveillée. Ainsi, l’attention des caves est distraite, et la protection offerte par les [noble]s leur paraît bien agréable, « nécessaire » et désirable en comparaison. Il est tellement amusant pour les nobles de regarder les koulaks et autres moujiks se débattre sous les coups des socialement proches!

        Lire notamment l’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljénitsine pour une discussion du rôle des socialement proches dans les camps. A rapprocher de la sollicitude dont bénéficient toutes les pires crapules criminelles aux yeux des « intellectuels » gauchistes, les mêmes qui conspuent tout entrepreneur honnête jusqu’à en souhaiter l’extermination (ouvertement ou non selon des considérations stratégiques). Ainsi, même si le terme socialement proche n’est pas dans la phraséologie officielle des social-démocraties, le concept y est tout aussi présent que dans les régimes ouvertement socialistes.

  • Tout le monde a bien sûr noté que le même principe est bien sûr applicable aux comptes bancaires et autres comptes d’épargne : tout personne qui ne réagit pas devant un débit injustifié pendant 48h se verra chyprer le montant correspondant. Quel que soit son âge !

    Quand on vous dit que l’aventure chypriote a servi de ballon d’essai pour une spoliation en grandeur nature.

    Qui est John Galt ?

    • Encore l’ennemi extérieur coupable de toutes les conséquences de la gestion catastrophique française?

  • Là où M. Créteur à tort, c’est de présenter ceci comme une marque francaise. Le monde entier à besoin de ce changement de mentalité. Un de mes meilleurs amis américain me raconte comment il est arrivé à très peu de choses près la même aventure sur une maison qu’il avait dans le New Jersey. Quand la compagnie d’électricité à coupé – suite à sa plainte – le courant que les squatters se faisaient livrer, ceux-ci ont d’abord court-circuité le compteur… Néanmoins c’est au propriétaire qu’on a facturé l’énergie « volée ».

    • Quel est le rapport ? Il a signé un contrat avec la compagnie d’électricité…. Celle-ci doit bien facturer son énergie alors, à défaut d’avoir un locataire….

      • C’est une autre discussion, car je voulais surtout attirer l’attention sur le fait que même en Amérique (l’histoire est vielle de 15 ans) il n’y ait pas eu bcp de possibilité d’action immédiate… mais je ne suis pas d’accord avec cette remarque @Xavier: Le squatter avait lui-même aussi signé un contrat avec la compagnie. La loi semble tolérer qu’en dernier ressort, le propriétaire soit désigné responsable pour le comportement délinquant d’un inconnu – et non locataire – dont il est lui-même victime (saccage de l’appartement vol des appareils électroménagers). Ceci est une mauvaise loi, ou une mauvaise interprétation de la loi par un « bon » avocat (dont les services constituent un « droit social fondamental » en France également)

  • Cette loi n’a pas été déclaré anticonstitutionnelle,le droit de propriété ne doit pas figurer dans la déclaration des droits de l’homme

    • Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

      • Ce serait une remarquable acrobatie intellectuelle digne d’un ministre de la justice passablement folklorique, voire socialiste, que de parvenir à confondre un crime à « l’évidence de la nécessité publique ». « Sous la condition d’une juste et préalable indemnité » : combien de millions d’euros la grand-mère a-t-elle touché comme « juste et préalable indemnité » ? Que prévoit cette loi à l’évidence anticonstitutionnelle au titre de la « juste et préalable indemnité », et non après 10 ou 15 ans de procédures superfétatoires, pour le viol manifeste de la propriété privée ?

        D’ailleurs, le silence des politiciens dans cette affaire est assourdissant. On ne s’étonne plus de l’absence de réaction du parti qui usurpe tous les pouvoirs, lui qui nous a habitué à sa complaisance pour les criminels et son mépris des victimes épinglés sur des murs, mais le silence de l’opposition tous partis confondus est notable. Y a-t-il encore la moindre opposition dans ce pays ou bien la démocratie n’est-elle plus qu’un simulacre ?

        • D’ailleurs, le silence des politiciens dans cette affaire est assourdissant.

          Pour moi, ils sont complices de ce genre d’incident immoral. Sots salauds d gauche ou de droite.

  • C’est la fin des departs en vacances et des résidences secondaires ?

  • Heureusement pour lui le fiancé de Julie n’a pas ces problèmes de squatteurs avec tous les flics qui l’entourent. C’est pourquoi je pense qu’il devrait, s’il était vraiment compatissant envers les pauvres vieux, accorder un droit au logement immédiat et prioritaire assorti d’une astreinte, aux personnes dépossédées comme cette dame. Mais malheureusement pour les sans-dent, il s’en fiche !

  • Faut arrêter, ce n’est pas parce que ça arrive deux fois en deux ans que c »est une norme chez les squateurs. Ceci dit bonne analyse sur la propriété et leur perception de la propriété.

    • Deux fois c’est déjà deux fois de trop. Par ailleurs il me semble que la définition de squatter c’est l’occupation non autorisée d’un immeuble. Que ce soit une petite vieille n’est pas le problème, le problème c’est bien d’habiter un lieu qui ne vous appartient pas, et ça, c’est précisément la « norme » chez les squatteurs….

    • Deux dont on a entendu parler dans les médias. Mais combien passés sous silence, engloutis en quelques heures dans les entrefilets d’un journal local ?

      On connaît tous au moins un cas, pour en avoir été témoin en vrai, ou l’avoir subrepticement vu passer dans un fil d’info, d’événement qui aurait largement mérité une médiatisation d’ampleur comparable à d’autres qui firent la une.

      Le 30 avril 2014, un homme a été abattu par le GIGN. Bavure lamentable, qui ne fit pourtant que quelques lignes dans les journaux locaux (j’ai personnellement fait un suivi de ce cas). D’autres bavures comparables (mort par forces de l’ordre) ont pourtant agité longtemps les médias. De plus le « droit à l’oubli » est en train de recouvrir d’un linceul d’amnésie le cas nominatif de ce malheureux, Google Actualités affiche un message en ce sens !

      Beaucoup plus récent, hier. Une agression antisémite par des colleurs d’affiches du NPA (cf article de Parisien sur le 1er Mai), seulement relatée par quelques obscurs médias juifs ou d’extrême-droite (recherche sur Google et Bing Actualités. Pourquoi un tel silence dans les médias ? Même pas un démenti, si jamais l’info était fausse.

      Certains sujets sont tabous, il est impossible d’en reconstituer une liste même partielle. Par exemple les suicides « économiques » (artisans, chômeurs…), maquillés en « drame familial » et qui disparaissent des écrans radars en quelques heures. Les journalistes ne font clairement pas leur boulot.

      Le drame de cette malheureuse propriétaire squattée n’est probablement pas si exceptionnel que ça.

    • Eh bien faites donc preuve d’humanité : logez donc ces squatteurs chez vous :mrgreen:

  • Partez en vacances braves gens ! A votre retour, allez à l’hôtel ou au camping le temps que le juge chargé du dossier d’expulsion de ceux qui se sont emparés de vos biens : ne décide de les expulser dans 3 ou 5 ans.
    Et pour le vol et la dégradation de votre mobilier et autre biens… Asseyez vous dessus.
    Et n’allez pas couper le courant et l’eau et le gaz : la préfecture ordonnera leur rétablissement et vous continuerez à être prélevé sur votre compte bancaire.
    Je rappelle à ceux qui partent en vacances que le délai est porté à 96Heures, pour les résidences habitées dont l’occupation n’a pas été dénoncée : passé cette période, jetez vos vêtements au vent, et aller vivre nu dans une grotte.
    Le législateur a raison : pourquoi s’attacher à des biens matériels ??
    Il reste quelques mauvais partageurs : juges, policiers, gendarmes, sénateurs, maires, députés.. et ex-ministres (cf. cas Edith Cresson-) – Malheur à celui qui oserait entrer dans leurs domicile et dépalcer un bibelot… Ces gens ne sont pas comme la plupart des commentateurs ici, qui laissent la porte ouverte en allant aux commissions dans l’espoir de retrouver leurs serrures changées et de commencer une nouvelle vie dans un camping ou un hôtel…

  • Peut on faire confiance à la justice du  » mur des cons  » pour faire respecter le droit de propriété? Sans doute que oui pour ceux qui sont du bon côté . Il faut donc ou bien lécher les bottes des lobbys puissants ou bien fuir le pays ou bien combattre férocement les politiques.

  • si ça vous arrive , voici ce qui est conseillé de faire : ne pas prévenir les flics pour constater les faits car à partir de ce moment là , votre plainte est enregistrée et il faudra des mois et des mois avant que la justice ne s’en mèle ; ce qu’il faut , c’est attendre que le ou les squatteurs s’absentent de VOTRE logement , et forcer la porte , virer de VOTRE maison toutes les affaires des squatteurs , faire changer les sérrures tout de suite et vous réinstaller chez vous ; dans le cas de personnes agées , il faut bien sur qu’elles soient épaulés ( famille , voisins , amis …) ; aucune loi ne vous empêche de rentrer chez vous par la force et changer les sérrures ; ne pas compter sur l’état en quoi que ce soit ; l’état est périmé , il ne sert à rien et surtout pas à être juste ;

    • +1. Et pas seulement dans ce cas: à partir du moment où vous demandez l’assistance de l’administration pour quoique ce soit, vous entrez dans un système qui ne va pas forcément aller dans votre sens.

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