L’État, plus grande entreprise de France

Pour comprendre le point de vue libéral, il est important de désacraliser l’État. Et d’ailleurs, pourquoi le sacraliser ?

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L’État, plus grande entreprise de France

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 avril 2015
- A +

Par Baptiste Créteur

l'Etat n'est pas votre ami rené le honzecPour comprendre le point de vue libéral, il est important de désacraliser l’État. Et d’ailleurs, pourquoi le sacraliser ? Il est une institution, au même titre que bien d’autres. Une création humaine. Une entreprise diversifiée, recourant parfois à des méthodes brutales et imposant par la force son monopole sur un territoire donné. Une sorte de mafia, donc.

Et comme une mafia, il se finance en rançonnant les autres contre des services bien plus chers qu’ils ne devraient l’être. Les siens s’étendent bien au-delà de la protection et du traitement des déchets ; il a même réussi à étendre son monopole jusqu’à l’éducation.

Il n’a pas vraiment d’actionnaires ; en théorie, personne ne le possède vraiment, et chaque citoyen dispose d’un droit de vote. Chaque citoyen vote donc pour des représentants siégeant au Conseil d’Administration de l’État, ainsi que pour un Directeur Général qui applique la stratégie et les décisions du Conseil d’Administration. Cependant, la relation entre l’entreprise État et les citoyens est en défaveur de ces derniers.

Car les revenus que l’entreprise État distribue à son Conseil d’Administration, son Directeur Général, ses salariés et certaines œuvres caritatives (individuelles ou collectives) viennent des poches des citoyens, sous forme d’une facture que le citoyen doit payer en l’absence de tout contrat et de toute négociation.

Les citoyens ont le droit de vote, et l’entreprise État est en théorie à leur service ; mais en réalité, c’est elle qui est chargée de contrôler la qualité avec laquelle elle exécute ses engagements envers eux, c’est elle qui dispose de la force et du droit de s’en servir, et les citoyens ne peuvent refuser de la payer – à moins de quitter le « territoire » de l’entreprise. Même s’ils possèdent leur propre maison, tant qu’elle est sur son territoire, l’entreprise a un droit de regard sur ce qu’il s’y passe, bien au-delà des services de protection des biens et des personnes qu’elle est censée rendre. Même s’ils possèdent leur propre entreprise, ils seront tenus de respecter les directives de l’entreprise État et de lui payer chaque année une somme décidée par elle. L’État est en quelque sorte une holding, qui possède une partie de chaque citoyen (puisqu’elle s’arroge une partie des fruits de leur travail, de leur propriété, et de leurs choix) et chaque entreprise.

Et une holding très rentable. Les États sont les plus grandes entreprises du monde. Ils créent leurs propres monnaies ! On leur prête des montants que jamais on ne prêterait à une autre entreprise. Ils fixent les règles du crédit et des marchés financiers, alors… Ils fixent d’ailleurs toutes les règles ; même le droit international est in fine décidé et garanti par les États. Les individus, eux, peuvent échapper autant que possible à ces entreprises ; mais il est quasiment impossible de leur échapper tout à fait. Partout, il y a un État.

Parce que nous l’avons choisi ? Peut-être, mais c’est loin d’être sûr. Y a-t-il une période significative de l’histoire récente où les hommes pouvaient vaquer librement à leurs occupations sans qu’un autre muni d’un gourdin ne les rackette, sans qu’ils aient l’obligation de travailler pour un seigneur ou de financer les conquêtes d’un chef de guerre ?

Si on ne peut revendiquer sa souveraineté individuelle, donner son allégeance à l’État n’a pas non plus de réel impact. Puisque vous y êtes obligés, en quoi exercez-vous un choix en prêtant (ou donnant) allégeance à l’État ?

Il peut sembler trop individualiste de vouloir se passer de l’entreprise État, qui prétend servir tous les citoyens et surtout les plus démunis, protéger la société et la civilisation de la « loi du plus fort ». Le fait est que la loi du plus fort règne, et que c’est lui le plus fort. Pour autant, il n’y a pas que par intérêt qu’on peut vouloir se passer de ses « services » et de sa présence. C’est aussi et avant tout par principe. Même si l’État agissait dans notre intérêt (et c’est loin d’être le cas : il agit selon la direction que lui donnent ceux qui le dirigent, et ce ne sont pas réellement les citoyens), ne voudrions-nous pas simplement avoir le choix ?

Il est important de désacraliser l’État pour pouvoir le comparer avec une société volontaire : une société où personne ne s’impose par la force aux autres, et où les droits de chaque citoyen sont garantis par l’ensemble des citoyens. Où la volonté s’exprime directement, sans besoin de former d’entités et groupes imposés comme la nation, le peuple et les électeurs ; et en formant au besoin ou à l’envi des groupes par affinité, par choix, par consentement mutuel.

Une société volontaire où chacun peut prendre soin des pauvres, des vieux et des malades s’il le souhaite ; où chacun peut choisir quelle éducation il finance, quelle culture il embrasse, quelle vie il veut mener ; où chacun est maître de son corps, maître de sa vie, et responsable de ses choix. Pour comprendre cela, oui, il est important de désacraliser l’État.

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  • Merci pour cet article !

  • l’état est une grande entreprise …mais ce sont les contribuables qui sont les patrons, because c’est avec l’argent des contribuables que les politiques touchent leur revenu….sans cet argent tiré du travail des français , l’état n’a pas un rond ; les zélus sont nos employés et perso je ne suis pas contente du tout de leur travail ; à virer donc à la première occasion…..

    • Sauf que les citoyens ne se créent aucune occasion. Ils sont trop habitués au système pour penser par eux-mêmes. Ils pensent, pour la plupart, que pour exprimer leur opinion comme quoi les « mauvais » dirigeants qui font mal leur travail, un vote sanction « pan pan cul cul », suffit à la bonne conduite de ces derniers. Les seuls à avoir bien compris le système finalement, sont nos élus.

      Mais bon, l’histoire se répète et le peuple a une mémoire instantanée émotive. Je crois bien qu’il n’y a jamais eu d’autres époques où le mensonge et l’hypocrisie ont autant été mis à profit pour maintenir une population au service d’un moindre nombre. Puisqu’on vous assure que c’est normal…

  • On retrouve là une bonne partie des clichés libertariens à propos de l’ « Etat ». D’abord je remarque que l’auteur ne différencie nullement les différents types d’Etat qui peuvent exister. Or il semble évident qu’entre un Etat dirigé par un autocrate héritier de son père et un Etat où les citoyens votent pour désigner une assemblée, la différence est essentielle (au sens littéral). Subsumer ces deux types pour tenir un discours cohérent est impossible du fait des différences de nature.

    Cette erreur est au cœur de cet article, notamment lorsque B. Créteur compare l’Etat à une mafia. Il n’y a pas de doute qu’existent des Etats dont le fonctionnement ressemble voire est celui d’une mafia (et réciproquement certaines mafia se comportent comme un Etat, on parle d’ailleurs quelque fois d’Etat dans l’Etat), mais tout de même le fonctionnement de l’Etat français, britannique, allemand, états-uniens, est-il celui d’une mafia ? On imagine mal une mafia qui demande à ceux qu’elle rackette leur mot à dire par un vote. Une mafia rackette des individus mais ne fournit aucun service (sauf celui de ne pas être attaqué par…la mafia !), rien à voir avec un Etat moderne qui fournit des services (après on peut discuter de l’efficacité mais c’est déjà un autre débat) universel (ie dont tout le monde profite). En réalité, ne pas payer un impôt c’est plutôt cela qui s’assimilerait à du vol ou du parasitage (selon les mots de Rothbard), car cela signifierait profiter de service sans en payer le prix.

    Effectuons une petite Robinsonnade comme les aiment les libertariens. Imaginons qu’un Robinson échoue sur une île non pas déserte mais habitée par des Vendredi qui se sont organisés en société et munis d’un Etat qu’on considèrerait comme moderne ou démocratique. Robinson aurait-il la légitimité de refuser de payer l’impôt que paient les habitants ?

    Dernier point. J’ai toujours étonne qu’existe des libertariens de tendance minarchistes. En effet, les libertariens ont une grande défiance envers l’Etat, ils le considèrent comme dangereux. Pourtant ces minarchistes veulent confier à l’Etat les seuls domaines régaliens. C’est en totale contradiction avec ce qu’ils pensent de l’Etat. Si j’estime que quelque chose risque de violer mes droits, ce n’est certainement pas à lui que je vais confier la responsabilité de pouvoir emprisonner voire tuer. S’il y a bien un domaine à ne pas confier à l’Etat (du point de vue libertarien) c’est bien le domaine régalien puisque cela a un impact direct sur les droits fondamentaux (naturels) des individus !

    • Il existe plusieurs degrés de libartarisme. Les puristes ne veulent pas d’état du tout, donc pas de régaliens. D’autres admettent l’état parce que le privé n’est pas le plus efficace dans le régalien. De toutes façons, l’intérêt de se comporter en mafia comme le font les partis actuels (droite et gauche) serait plus que limité.
      Sur ce point votre remarque ne tient donc pas.

      • quelle remarque ? J’en fais plusieurs. Notamment la bêtise de comparer l’Etat moderne à une mafia.

        • Vous ignorez que le mot mafia a plusieurs sens, dont un édulcoré ❓
          Un peu le style mafia-like … comme le Canada-Dry …

          Le problème est que la fiction pourrait rejoindre la réalité, à la vitesse actuelle ❗

          • je prends le terme « mafia » dans le sens commun.

            Vous pensez que l’Etat français, britannique, allemand, etats-uniens s’approche de près de l’URSS ?

            Mais personne ne vous interdit de comparer l’Etat à une mafia, heureusement. ‘est d’ailleurs peut-être parce que vous ne vivez pas dans un Etat mafieux que vous pouvez le faire !! ! !

        • Encore une observation : vous parlez d' »Etat moderne ». Est-il si moderne que cela dans la mesure ou il s’approche de près à ce qu’à été l’URSS ❓
          Quand à dire que c’est une bêtise de le comparer à une mafia, non, c’est un acte politique qu’il est encore autorisé de faire (pas interdit vu que bientôt seul ce qui figurera dans la loi sera explicitement permis 😆 ) , et heureusement, non ❓
          Si l’on ne peut utiliser des mots forts, la liberté d’expression n’existe plus. Et il me semble que les socialauds ne se sont pas gênés eux.

    • « A man is no less a slave because he is allowed to choose a new master once in a term of years. » – Lysander Spooner

      Vous semblez considérer que choisir ses dirigeants revient à n’être pas dirigé. C’est une erreur. On vous impose un régime politique et une autorité que vous ne pouvez refuser, on vous impose des services qu’on vous force ensuite à payer. Vous pouvez vous satisfaire de votre petit bulletin dans l’urne, mais si vous élargissez votre perspective vous découvrirez que c’est très réducteur de votre part.

      Vous comparez le non-paiement de l’impôt à un vol, et mentionnez Rothbard. Le non-paiement de l’impôt, c’est chez Rothbard refuser un vol, l’empêcher. Mentionner le nom d’un auteur ne met pas sa pensée à votre service, et on ne peut leur faire dire n’importe quoi. Mais Rothbard n’est pas rancunier et, puisque vous le mentionnez, je vous propose un exercice de son invention :

      « It would be an instructive exercise for the skeptical reader to try to frame a definition of taxation which does not also include theft. Like the robber, the State demands money at the equivalent of gunpoint; if the taxpayer refuses to pay his assets are seized by force, and if he should resist such depredation, he will be arrested or shot if he should continue to resist. »

      • D’un point du analytique : « choisir ses dirigeants revient à n’être pas dirigé » est un non-sens. Cependant, s’en tenir à ce point de vue est très réducteur. Il est dommage que vous ne perceviez pas la différence entre pouvoir décider, et même être vous-même un des dirigeants (ce qui est caractéristique d’un régime démocratique) et être privé de ces possibilités (un régime dictatorial pour aller vite). C’est une différence fondamentale, car dans le premier cas, l’opposition, la remise en cause est comprise et possible dans le régime ce qui n’est pas le cas dans le second. Bien entendu, c’est le modèle, on peut après discuter de l’aspect pratique, là-dessus je suis entièrement d’accord.

        « on vous impose des services qu’on vous force ensuite à payer ». Par contre, sur ce point je suis en désaccord total. On ne vous impose pas des services. Vous profitez de services parce que vous vivez dans une société qui préexiste à vous (d’où mon exemple du Robinson). Un Robinson qui échoue sur une île dans laquelle certains services sont publics (par exemple la distribution d’eau) profitera de ses services sans que personne ne lui impose (à moins que vous n’ayez une extension très large du terme « imposer »). Votre pensée serait adéquat dans un monde où chaque individu qui naît, naît en dehors d’une société (on pourrait imaginer une société où les enfants une fois adultes pourraient choisir de rester ou non dans cette société organisée, mais n’est-ce pas déjà le cas ? Bien entendu, le problème se pose si la société est propriétaire de tous les territoires du monde existant.). Autrement dit, votre pensée est adéquat dans un monde à découvrir, un monde de « pioneers »

        Concernant le non paiement de l’impôt, le vol et Rothbard, c’est bien entendu ironique et provocateur. Je fais simplement remarquer que l’argument de Rothbard sur le vol et le parasitisme s’applique (paradoxalement) au paiement de l’impôt. En effet, même si Rothbard considère l’impôt comme du vol, en fait son argumentation peut conduire au contraire : ne pas payer ses impôts c’est du vol car c’est profiter de services sans les payer.

        Rothbard exagère un peu dans la citation que vous donnez. Ne pas payez ces impôts ne conduit pas à se faire tuer, se faire arrêter et emprisonner peut-être, encore que je n’y suis pas favorable. A l’heure actuelle, on peut très bien mettre en place un prélèvement sans pour autant s’en prendre à la liberté de circulation d’un individu. On peut tout de même noter plusieurs différence entre le vol et un impôt ; En général, vous n’êtes pas prévenu du vol…. Bon, alors remplaçons vol par racket. Est-ce un racket ? Là encore la comparaison est inadéquat car dans le cas d’un racket vous payez sans profiter d’aucun service (sauf celui de ne pas vous faire agresser), alors que dans le cadre de l’impôt vous profitez de vrais services (après on peut discuter de l’efficacité).

    • Intéressante péroraison car elle se prend les pieds dans l’absence cruelle de légitimité de l’Obèse, notamment la légende du consentement à l’impôt ou encore la demande imaginaire de ses « services » qui s’exprimerait à l’occasion d’élections truquées. Mais pas de bol pour les collectivistes, la population est en grève. Outre l’exil extérieur ou intérieur, plus de la moitié des électeurs ne prennent même plus la peine de se déplacer pour participer à la pantalonnade pseudo démocratique. La révolte qui gronde a évidemment une origine fiscale, comme d’habitude.

      « cela signifierait profiter de service sans en payer le prix » : on ne profite pas d’un service imposé par la force, on le subit. En outre, un service imposé par la force n’a aucune valeur car la valeur n’apparaît que dans l’échange volontaire. « En réalité, ne pas payer un impôt c’est plutôt cela qui s’assimilerait à du vol ou du parasitage » : oui, oui, oui, bien sûr ! Ne pas se laisser parasiter, c’est voler le voleur, raisonnement possible à la condition impérative du mépris de toute propriété privée. Prétendre qu’on vole l’Obèse spoliateur nécessite en effet de considérer préalablement que toute richesse appartient par défaut à l’Etat. Tout dans l’Etat, rien en dehors de l’Etat : une définition que ne renierait pas le dernier des fascistes.

      « S’il y a bien un domaine à ne pas confier à l’Etat (du point de vue libertarien) c’est bien le domaine régalien » : d’ailleurs, on observe sans surprise que les collectivistes au pouvoir ont constamment sacrifié le domaine régalien au bénéfice des dépenses sociales, afin de parachever leur oeuvre de corruption de la démocratie.

      On n’oublie pas qu’une des fonctions essentielles de l’Etat régalien minimal est d’empêcher les idéologues collectivistes de parvenir au pouvoir car c’est la condition du respect des droits fondamentaux de la population. En effet, « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression » (DDHC, article 2). Dit autrement, les partis politiques dont les programmes collectivistes bafouent ces droits n’ont pas de but légal. Ils n’ont aucun objet, aucune existence légale. Le rôle de l’Etat régalien minimal est bien d’interdire les associations politiques illégales pour qu’elles ne puissent pas bafouer les droits fondamentaux de la population.

      • Vous remarquerez que je ne parle pas de consentement (même si ce sujet pourrait être traité). Concernant les services, rien à voir avec des élections, ils existent avant la naissance de l’individu. L’individu naît dans une société qui lui préexiste, dont les règles ont été décidées avant lui, vous pouvez trouver cela injuste (comme vous pouvez trouver injuste de ne pas pouvoir traverser l’Atlantique d’un bond) mais c’est ainsi. C’est une loi quasi-naturelle. Heureusement, vous vivez dans une société où l’Etat permet la libre expression, c’est-à-dire que vous pouvez critiquer ses prérogatives et demander à ce qu’il en ait moins. C’est la différence de nature entre un Etat démocratique et un Etat dictatorial.

        Vous pouvez subir tout en profitant, les deux ne sont pas contradictoires. Un agriculteur peut subir une météo dont il va profiter car celle-ci va améliorer sa récolte !

        La valeur n’apparaît pas dans l’échange, elle existe avant l’échange.

        Je ne fais que reprendre Rothbard qui explique que profiter d’un service sans payer cela s’assimile à du vol ou du parasitage (Ethique de la liberté).

        Je pense que c’est faire preuve de cohérence : si vous estimez que l’Etat est dangereux pour votre libetré, pourquoi voudriez-vous lui confier les fonctions régaliennes qui sont celles qui peuvent attenter le plus à vos libertés (arrestations, emprisonnement, voire mort) ? Si on pense que l’Etat attente aux libertés des individus (point de vue que je respecte même si je ne suis pas d’accord), la logique veut qu’on évite de lui confier des pouvoirs aussi importants.

        « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression » Problème, les associations que vous nommes « collectivistes » vous expliqueront que leur but est celui-ci.

    • Peut-on vraiment parler de « mot à dire » avec le système électoral actuel? Ceux qui en profitent sont tous d’accord sur cette forme de racket (même si le mot est un peu fort) quelque soit leur tendance. Ils adoptent un parti (gauche ou droite), diabolise le FN pour tenter de gagner le pompon, et font ensuite leur ptite cuisine contre toutes attentes des électeurs. Aujourd’hui, il n’y a plus de choix politique sauf pour des belles paroles lourdes de promesses utopiques. Un état qui aurait bonne conscience se serait déjà remis en question et aurait débattu d’un autre fonctionnement…

      • Je suis en partie d’accord avec vous. Je pense en effet que le système politique français doit être réformé en profondeur (plus de pouvoir au parlement, un parlement qui ne doit pas son élection au président, stabilité des lois, limitation des mandats dans le temps, par exemple). Mais là c’est une critique de la pratique. Je mettais plutôt en cause l’aspect théorique de l’article. Ce n’est pas parce qu’on peut améliorer la pratique qu’on doit jeter le modèle. Au contraire, il fait trouver les paramètres qui permettent de se rapprocher du modèle (si on le trouve acceptable). Bien entendu, on peut aussi penser que ce modèle n’est pas acceptable car il contient en lui-même l’impossibilité d’exister, c’est un point de vue mais qui mérite démonstration.

  • oui vous avez raison… Areva aurait du faire faillite depuis longtemps plutôt que d’être sans cesse renfloué par l’État…

  • « Il n’a pas vraiment d’actionnaires ; en théorie, personne ne le possède vraiment, et chaque citoyen dispose d’un droit de vote. Chaque citoyen vote donc pour des représentants siégeant au Conseil d’Administration de l’État […] »

    L’état est en abus de position dominante, comme Google ! Ainsi, un électeur vote mais, son choix est restreint à ce qui lui est proposé, en l’espèce, une alternance molle qui n’est qu’une transition de pouvoir(s) à l’avantage de quelques uns, au détriment du plus grand nombre.

    Je sais, les stakhanovistes turboliberaux vont dire « oui mais avec Google, on a le choix d’ailleurs » et bien non, car Google a avalé ce qui se faisait ailleurs (on s’en fiche qu’il soit performant…) et s’emploie à restreindre le choix de ceux qui utilisent ses services, à ses seuls produits.

    Dès lors, un état qui devient trop important pour ne pas dire obèse, a les mêmes modus operandi qu’une structure privée, elle aussi devenue obèse. Les deux restreignent les choix des citoyens et dirigent ces derniers comme des moutons de Panurge.

    L’état, intrinsèquement, n’est pas génétiquement atteint de maux qui ne sauraient se constater ailleurs. Ce sont les hommes qui sont atteints dans leur globalité. Humain trop humain disait Nietzsche.

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