La pollution à Paris : ce qu’on ne voit pas

Paris, France (Crédits Edoardo Costa, licence Creative Commons)

Est-ce la circulation automobile ? Est-ce autre chose ?

Par Jacques Garello.

Paris, France (Crédits Edoardo Costa, CC BY-ND 2.0)
Paris, France (Crédits Edoardo Costa, CC BY-ND 2.0)

Ce qu’on n’a pas bien vu, c’est l’éclipse de vendredi dernier. Ce qu’on a vu c’est la guerre des deux roses sur la circulation alternée, assez pitoyable. D’autant plus que le problème des mortelles « particules fines» (accusées d’avoir tué 400.000 personnes en Europe et 43.000 en France, disent les savants écologistes) n’a sans doute pas grand-chose à voir avec la circulation automobile. Mais les politiciens veulent prouver qu’ils sont au service de l’air pur. Ils sont tous plus ou moins verts.

Alors pourquoi les fines particules ? Elles se déplacent avec les vents et les pluies. Ainsi, les vents du Nord dominants la semaine dernière ont transporté à Paris ces particules venues, dit-on encore, de régions agricoles : une fois de plus c’est l’agriculture intensive qui est rendue coupable des dégâts infligés à la population. Que faire dans ces conditions ? Demander à Bruxelles une réglementation sur les fertilisants et autres produits chimiques ? Elle existe déjà.

Il y a, à nos yeux, une autre cause profonde : c’est que Paris est devenue une ville invivable parce les politiques du transport, de l’énergie, du logement, ont concentré dans son agglomération un dixième de la population française. Le jacobinisme a fait le reste, obligeant administrations et entreprises à se déplacer vers la capitale, voire à s’y installer. Certes un mouvement de décentralisation et de monopoles régionaux est amorcé depuis plusieurs années, mais Paris se trouverait mieux d’être une capitale culturelle plutôt que le cœur artificiel de la vie économique, sociale et politique.

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