Sarkozy : un nouveau nom pour l’UMP ?

Le regard de René Le Honzec.

UMP rené le honzec

Lors d’une semaine de giboulées de mars humide pour l’UMP et le PS, on apprend que le souci qui agite coteries et copinages au sein de l’UMP est des plus graves. Il est soulevé par le prétendant au trône, Sarko 2 (« j’ai changé »), qui, dans un désir forcené de blousage d’électeurs à mémoire fidèle, envisageait de changer le nom de son (?) parti. L’ineffable NKM a renchéri gracieusement dans une interview sur une radio du système, susurrant, sans cependant vouloir trahir de secret, que le concept de « république » était évoqué (et déposé à l’INPI). Ouah, les gars (et les filles), on est sauvé.

Et tous ces crétins qui croient que le FN leur fait des propositions concrètes sérieuses auxquelles ils adhèrent, ils vont se rendre compte de leurs erreurs, certes juvéniles, car seuls des esprits nubiles peuvent croire en Marine. Tenez-vous bien, après le programme à la caisse à outils de Flanby, voici le programme de Sarko Rambo 2 : changer de nom, et la France sera sauvée. Quand on pense aux dizaines de journalistes, de secrétaires de bureaux élyséens dont le seul objectif est de taper sur le Front à défaut de le contrer, quand on songe que Ruquier, la vestale du politiquement correct a été jusqu’à déclarer en direct qu’il regrettait d’avoir donné la parole à Zemmour pendant 5 ans, ce qui montre les objectivités de nos « journalistes » de boboland, quand on sait tout ça, on doit faire un travail de mémoire.

Se souvenir qu’en 1984, Laurent Fabius, brillant plus jeune Premier Ministre de la France déclarait : « Le FN pose de bonnes questions mais y apporte de mauvaises réponses. » 30 ans plus tard, les questions des électeurs du Front sont toujours traitées par le mépris, car elles sont « mauvaises ».

Je me permettrai de penser que si les questions étaient bonnes, ce sont les réponses fausses de l’UMP et du PS depuis trente années qui ont donné le statut de « Premier Parti de France » en (voix) au Front National. Essentiellement en changeant les questions comme ils prétendent changer leur nom de parti pour cacher leur absence de projets politiques.