N’ayons pas peur du libre-échange !

Traité transatlantique : la xénophobie commerciale retrouve une vigueur teintée d’anti-américanisme.

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N’ayons pas peur du libre-échange !

Publié le 9 mars 2015
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Par Erwan Le Noan.
Un article de Trop Libre

Commerce international Mondialisation (CC0, Public Domain)
Commerce international, mondialisation (CC0, Public Domain)

 

S’il est un poncif qui semble être partagé par l’ensemble du spectre politique français, c’est celui du « protectionnisme intelligent ». Cette forme de xénophobie commerciale, qui pose pour principe non démontré que les produits nationaux sont nécessairement préférables aux étrangers, retrouve ces derniers mois une vigueur teintée d’anti-américanisme. Les extrêmes, qui une nouvelle fois se rejoignent, ont placé au cœur de leurs diatribes le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP). Les craintes que véhiculent ces activistes de la peur en revendiquant une Europe d’assiégés sont révélatrices d’une France défaitiste.

Le TTIP devrait être l’occasion, pour une Europe conquérante, d’affirmer les avantages économiques du commerce international, au bénéfice de tous. Sur la scène des échanges mondiaux, l’Union européenne n’est pas un nain impuissant : c’est une force gigantesque, un géant colossal.

Les États-Unis sont le premier partenaire de l’Union européenne (environ 17% de nos exportations de biens et 10% de nos services) et représentent un tiers de nos investissements internationaux (et 40% de ceux qui arrivent sur notre continent).

Pour des pays qui se projettent dans l’avenir avec confiance et ambition, le partenariat transatlantique ne devrait pas être un repoussoir cathartique mais un démultiplicateur d’opportunités : pour les entrepreneurs des deux rives, c’est un marché de 820 millions de consommateurs, représentant près de la moitié du PIB mondial, qui va s’ouvrir, faisant tomber des barrières artificielles qui bloquent, par exemple, l’accès des entreprises européennes aux marchés publics américains. Selon les économistes (Cepii, CEPR), le commerce transatlantique pourrait croître de 50% et le PIB européen augmenter de 100 milliards d’euros. Pour les familles européennes, cela constituerait un gain de 545 euros par an.

Mais la France s’est résignée. Comme dans tant d’autres domaines, elle a acté qu’elle renonçait à la grandeur, à l’énergie créatrice, à la croissance victorieuse. Se repliant sur les restes décrépis de son succès passé, elle s’enferme dans la sinistrose : depuis vingt ans, elle s’est engagée dans une politique de misère, dont la seule ambition déprimée consiste à figer et repartir les difficultés plutôt qu’à conquérir de nouveaux horizons.

Naguère si audacieux, notre pays a rejoint le camp des frileux, poussé par des bonimenteurs qui prospèrent sur son désespoir. En dépit des garanties récurrentes de protection des consommateurs, la France tremble à l’idée farfelue que des produits novateurs ne perturbent sa quiétude moribonde. À l’agonie économique, elle exige de décliner en paix dans la mémoire d’un passé fantasmé.

En refusant d’être offensive, la France se condamne à devenir une économie secondaire dans une Europe marginalisée. Le centre de gravité du commerce mondial est en train de basculer, à une incroyable vitesse, du côté de l’Asie et du Pacifique. L’ébullition inventive mondiale accélère les échanges, multiplie les richesses. À nous morfondre dans nos déprimes sclérosantes, nous nous retrouverons bientôt à l’écart du dynamisme international. Le refus angoissé du TTIP n’est que la dernière illustration de cette renonciation au monde.


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  • « En dépit des garanties récurrentes de protection des consommateurs, la France tremble à l’idée farfelue que des produits novateurs ne perturbent sa quiétude moribonde. À l’agonie économique, elle exige de décliner en paix dans la mémoire d’un passé fantasmé. »

    C’est totalement ça, bravo !
    Et surtout les USA ont un traité similaire, voir plus ambitieux, en cours de négociations avec l’Asie Pacifique : le TPP. Si l’Europe ne ratifie pas le TTIP elle perdra des investisseurs et clients à l’export au profit des USA, de l’Asie et une partie de l’Amérique Latine.

    Refusons la voie du déclin et signons ce TTIP pour aller vers davantage de prospérité économique.

    • simple question : le jour ou les USA et l  » europe  » seront un grand tout ( à défaut d’un grand faitout … ) quel interet pour toi, mon amis , d’aller travailler aux states ?

      t’a regardé serpico hier soir ?

      • « quel interet pour toi, mon amis , d’aller travailler aux states ? »

        Rien, c’est justement ça l’idée, que les individus n’aient pas besoin de s’expatrier pour être libres.

  • pour les familles européennes , un gain de 450 euros par mois…..soit 37 euros par mois en plus dans le porte monnaie…woah ! de quoi me payer tout les mois une visite chez le toubib , qui sera nécéssaire aprés avoir ingurgités des produits qui sont tout , sauf bon pour ma santé ; tu parles d’une richesse ! quand à la prospérité économique , elle sera pour les industrielles ,les plus gros , mais je doute fort que la population européenne gagne quoi que ce soit de positif à ce traité transatlantique ;

    • Mais Marie personne ne vous oblige à ingurgiter des produits mauvais pour votre santé. Dans libre-échange il y a libre. L’accroissement des échanges vous apportera plus de choix.

    • Ce n’est pas parce que votre vie est nulle, que celles des autres le sont autant.
      Ne stipuler pas pour autrui et laissez-moi faire ce que je veux de ces nouvelles opportunités.

      • Marie ne fait que décrire la vie de 80 % des gens ! Si les 20% restant s’éclate tant mieux ! Sans parler que les produits bons pour la santé coûtent plus chère que les produits de grande consommation. La solution est d’avoir un jardin avec des plantations et faire tout soit même mais il faut du temps . Regardez autour de vous plutôt que votre nombril et vous verrez que la vie n’est pas aussi simple pour tout le monde. Personnellement je ne suis pas à plaindre loin de là mais je sais aussi voir et comprendre les difficultés des autres.

        • Non, desolé, Marie ne décrit que sa vision fantasmée d’un avenir forcément noir, qui n’a rien a voir avec la réalité.
          Dans les pays industrialisés les gens, même les plus pauvres, vivent de mieux en mieux, de plus en plus longtemps, dans un environnement qui n’a jamais été aussi saint.
          L’espérance de vie augmente, le niveau de vie moyen aussi. Un smicard en 2015 n’a certes pas la vie facile, mais il a accès à infiniment plus de choses qu’un travailleur pauvre en 1970.

          Croyez-moi, même si je gagne un peu mieux ma vie maintenant, le chômage, la galère, je les ai connus. C’est loin d’être une sinécure, c’est clair. Mais ne venez pas nous faire croire que c’est pire qu’avant: C’est entièrement faux. Nos grands parents crevaient a 60 ans après avoir trimé toute leur vie dans l’industrie, ne mangeaient pas toujours a leur faim et respiraient du charbon.
          Les smicards d’aujourd’hui passent leurs journées dans un bureau climatisé et se commandent des salades composées bio au bureau. Ils mourront à 92 ans d’Alzheimer.

          •  » marie ne décrit que la vision fantasmé d’un avenir forcément noir, qui n’a rien à voir avec la réalité …  »

            mon grand père, agriculteur, a travaillé jusqu’à 70 ans dans la joie et l’entrain, comme le disait le général yamashita dans l’ouverture du pont de la rivière Kwai … aujourd’hui, tout les agriculteurs que je connais ne pense qu’à prendre leur retraite, en arrivant au bout du rouleau à 60 ans !

             » le chomage, la galère, je les ai connu …  »

            moi j’ai connu un copain qui nous disait :  » je suis super bien au chomage , je me lève à 11 heures du mat pour jouer aux jeus vidéo …  »

            vive la france, paradis des paresseux et enfer socialistes pour les gens à leur compte.

  • Ca n’est pas le libre-échange que la France refuse, c’est l’image d’un pays qui abandonnerait ses lobbies culturels et écolos. On peut y rajouter au niveau européen les lobbies de fonctionnaires normateurs et réglementeurs. Et de toute façon, ça n’est pas un traité qui changera une mentalité, donc, même libéraux, nous n’avons rien à y gagner en pratique qu’une satisfaction intellectuelle.

    • « nous n’avons rien à y gagner en pratique qu’une satisfaction intellectuelle. »

      Plus de choix, moins de taxes… Les libéraux pauvres ont beaucoup à y gagner.

  • « Selon les économistes (Cepii, CEPR), le commerce transatlantique pourrait croître de 50% et le PIB européen augmenter de 100 milliards d’euros. Pour les familles européennes, cela constituerait un gain de 545 euros par an. »
    Ça rappelle le discours pour entrer dans l’Euro, on devait abolir le chômage, accroître la productivité etc. etc. etc., baratin habituel des « Scientistes Po ».
    Il oublie de rappeler les cotés sombres, la toute puissance des entreprises que les états ne pourront contrecarrer etc. etc. etc., nous imposer les OGM, la chimie dans l’agriculture et j’en passe beaucoup, comme d’habitude avec les « science pot »

    • « la toute puissance des entreprises que les états ne pourront contrecarrer »
      Tandis que la toute puissance des états que les individus ne peuvent contrecarrer, ça c’est génial !
      Seuls les états ont les moyens d’imposer quoi que ce soit, en général au profit de lobbies de connivence. Le seul côté sombre, c’est l’écrasement de l’individu, lequel va continuer joyeusement, traité ou pas.

      •  » Seuls les états ont les moyens d’imposer quoi que ce soit, en général au profit de lobbies de connivence. »

        Les rapports de force entre les Etats et les grandes entreprises sont bien réels. En témoigne le dévoilement récent des ristournes que les grandes entreprises négocient directement avec les ministères, notamment au Luxembourg. Tout comme l’influence des lobby d’entreprises au parlement européen est bien réel, où l’influence des banques sur la politique monétaire.

        Les murs construits par les maçons fous de Paris ou Bruxelles sont les mêmes pour tout le monde, mais certains ont les moyens de chercher les trous, en percer, contourner les murs, voir de passer commande. C’est un fait. Et l’optimisation fiscale est un des principaux contributeurs de la croissances des bénéfices, là où il y en a, depuis des années.

    • Le pire, akpoone, est que ces chiffres sont farfelus, selon le Commissaire De Guth lui même ! http://www.dailymotion.com/video/x1uga5b_ttip-les-mensonges-de-la-commission-europeenne-en-direct-live_webcam )

      Or, c’est sous la responsabilité de ce commissaire que ces chiffres ont été mis en ligne sur le site de la Commission.

  • Bel article, court, énergique et efficace. Merci à Erwan Le Noan.

    Perso, le terme de « protectionnisme intelligent » me hérisse. C’est un oxymore, point barre. Le protectionnisme mène au déclin, c’est prouvé. On aura beau prétendre le faire de manière intelligente, ce sera le déclin quand même.

  • Je ne comprends pas comment vous pouvez écrire de telles choses.

    Votre texte est particulièrement ambigu. Il sous entend que la répartition du gain à espérer équivaudra à 655 € par famille américaine et à 545 € par famille européenne. C’est totalement faux, et vous le savez. Tout dépend de la répartition de al richesse créée.

    Relisons le rapport d’OXFAM, remis au Forum de Davos en janvier 2015. On y lit :

    « Aux Etats Unis, les 1% les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90% les moins riches se sont appauvris. »

    Ajoutons qu’aux Etats Unis, un enfant sur 30 est SDF, soit 2,5 millions d’enfants. On ne voit pas comment l’accord transatlantique pourrait avoir un effet positif sur les classes moyennes et pauvres, puisque la richesse est captée par les 1% les plus riches dès qu’elle est produite.

    Ajoutons que sans être aussi excessive qu’aux Etats Unis, la répartition du gain dans l’Union européenne ne sera JAMAIS de 545 € par famille, car le phénomène de captation de la richesse est général. D’où le phénomène des inégalités qui concerne de très nombreux pays, et inquiète jusqu’à Davos.

    La deuxième malhonnêteté intellectuelle est encore mille fois plus grave que la première.

    En réponse à une question du député Yannick Jadot, le Commissaire De Guth, qui a initié la négociation et qui a pris la responsabilité d’évoquer sur son site la fameuse étude dont vous parlez a tourné en ridicule cette étude, lors d’une réunion du Parlement Européen du 1 er avril 2014. Cliquez sur …

    http://www.dailymotion.com/video/x1uga5b_ttip-les-mensonges-de-la-commission-europeenne-en-direct-live_webcam

    Si on ajoute que cet accord a démarré dans la plus grande opacité, il est difficile de dire que les inquiétudes des citoyens sont sans fondement, qu’ils ne comprennent rien à rien, et qu’il faut juste leur donner des cours d’économie et mieux communiquer …

  • Soyons un peu plus sérieux et moins idéologique. Regardons les faits.

    (a) Commençons par revenir sur les propos de plusieurs participants à la négociation de ce traité.
    « L’industrie américaine voudrait que l’APT avance sur cette question en supprimant la labellisation OGM et les normes de traçabilité » propos de l’assemblée nationale des confiseursMême un défenseur du libre-marché devrait être outré par cette pratique qui conduit à une asymétrie d’information, et donc à une augmentation de l’inefficience du marché !
    « Le point de vue actuel de l’Union selon lequel les Etats-Unis ne fournissent pas une protection de la vie privée « adéquate » n’est pas raisonnable » propos de la DTC (digital trade coalition)
    « Les producteurs de porcs américains n’accepteront pas d’autre résultat que la levée de l’interdiction européenne de la ractopamine [la ractopamine est un médicament utilisé pour gonfler la teneur en viande maigre chez les porcs et les bovins, mais son utilisation comporte des risques pour la santé des animaux et des consommateurs, elle est ainsi bannie dans 160 pays dont l’UE, la Russie et la Chine]. Propos de la NPPC (national pork producers council).
    (b) A propos des tribunaux spéciaux créés maintenant.
    Ce que propose le traité ce sont des tribunaux arbitraux dans lesquels les entreprises pourraient attaquer les Etats (et inversement). Au fait, le tribunal arbitral n’est-ce pas ce type de « justice » qui a permis à Tapie de toucher le jackpot aux frais du contribuable ?
    Ces tribunaux existent déjà dans le monde, faisons donc preuve d’un peu d’empirisme pour améliorer notre savoir à partir de cette expérience.
    Veolia a engagé une poursuite contre l’augmentation du salaire minimal égyptien.
    Phiip Morris a engagé des poursuites contre l’Uruguay et l’Australie contre leurs législations anti-tabac.
    Le groupe américain Cargill a obtenu 90,7 millions de dollars du gouvernement Mexicain car celui-ci avait créé une taxe sur les sodas
    La Tampa Electric a obtenu 25 millions de dollars du Guatemala du fait d’une loi plafonnant les tarifs de l’électricité.
    Le groupe Suédois Vantefall a déposé plainte contre l’Allemagne, lui réclamant 1,4 milliards d’euros au motif que les nouvelles exigences environnementales des autorités de Hambourg rendent son projet de centrale au charbon « antiéconomique » !
    Vantefall poursuit également l’Allemagne du fait de la décision de sortir du nucléaire.
    Bien entendu, les entreprises ne gagnent pas à tous les coups. En 2012, 31% des jugements ont donné la victoire aux entreprises et 42% aux Etats. Le reste ? Des négociations à l’amiable. Par exemple, dans la première affaire Vantefall, les autorités d’Hambourg ont réduit certaines normes au profit de Vantefall. Autre exemple, le gouvernement canadien a préféré l’arrangement en abrogeant l’interdiction d’un additif toxique utilisé par l’industrie pétrolière.
    Quoi qu’il arrive, ces tribunaux spéciaux font l’affaire de quelques cabinets de juristes et d’avocats d’affaires, sans parler des consultants (ce qui explique pourquoi ce milieu est favorable à ce traité). En 2012, ils étaient 15 à se partager 55% des affaires. Etant donné les sommes en jeu, c’est un bon placement ! Et même si un arrangement est trouvé ou la demande déboutée, il faudra toujours d’acquitter des frais de justice, des commissions diverses qui atteignent entre 6 et 8 millions par dossier.
    (c) La transparence n’est pas au rendez-vous. Dès le départ, Ignacio Garcia Bercero (négociateur en chef de l’UE) a promis à son homologue US que « tous les documents concernant le développement du GMT, y compris les textes des négociations, les propositions faites des deux côtés, le matériel explicatif joint, les courriels et les autres informations échangées demeureront confidentiels ». Là encore, un libéral devrait s’inquiéter d’une telle rétorsion d’information faussant le jeu du libre-marché. Même les parlementaires européens (pourtant représentants des citoyens) n’ont qu’un accès restreint (et c’est un euphémisme) aux négociations (un seul député par groupe politique au sein de la commission pour le commerce international et ceux-ci n’ont pas le droit de transmettre à quiconque (même à un expert pour examen technique). Idem pour les Etats membres. Et souvent ce sont des résumés plutôt que les textes originaux. Par contre, alors que les négociateurs cachent des informations aux citoyens, les entreprises elles sont très bien informées, elles sont même invitées à soumettre des contributions et débattre de certaines propositions. Là encore une violation d’un même accès à tous à l’information nécessaire au bon fonctionnement du marché.
    (d) Parlons maintenant du côté efficace. Combien cela rapportera ? Il est clair que pur les cabinets d’avocats d’affaires, de consultants, cela sera jackpot, nous l’avons déjà remarqué. Les études les plus optimistes concluent à un gain de croissance du PIB européen compris entre 0,3% et 1,3% étalé sur 10 ans ! Une étude dirigée par W. Raza a montré que ces résultats sont surestimés. Ils concluent davantage à une croissance comprise entre 0,3 et 0,5% sur 10 ans ! La fourchette la plus haute donne donc une hausse du PIB de 240 milliards sur 10 ans donc une moyenne de 24 milliards par an et non pas 100 comme indiqué par l’auteur.

    Conclusion : je la laisse à tout esprit rationnel !

    • Vous avez déjà posté ça, pourquoi pas continuer le débat sur l’autre article plutôt que de tout recommencer ? (si vous êtes un contradicteur sérieux et pas un propagandiste qui copie colle ses arguments)

      • j’ai répondu à mes contradicteurs sur l’autre article.

        • du grand nawak illustré par la phrase
          « Au fait, le tribunal arbitral n’est-ce pas ce type de « justice » qui a permis à Tapie de toucher le jackpot aux frais du contribuable ? »
          Au dernière nouvelle, le tribunal arbitral a condamné le crédit lyonnais (et je devrais plutôt dire : re, re-, re- re- condamné, après la justice ordinaire). Celui qui a fait le poches du contribuable, c’est le zozo compte sur l’état, qui donc approuve la nationalisation du crédit lyonnais et donc la socialisation des pertes (avec son revers, la privatisation des profits).
          Le zozo qui justifie que l’Etat se mêle de avec qui je commerce et quels produits j’achète et je vends.
          C’est TOI, axopl, qui a fait les poches du contribuable, et qui les fait encore.
          Et tu viens accuser le tribunal arbitral de TES crimes …

          • combien au fait de préjudice moral pour tapie ? Cette affaire Tapie pue la connivence, il n’y a qu’un non libéral comme vous pour vous en satisfaire !

  • Un pas de recul.

    Fondamentalement, la liberté la plus totale est naturelle et non-écrite. Vous voulez développer le libre-échange? Éliminez de la réglementation.

    Ensuite si les populations veulent préserver leur résilience c’est à eux de boycotter et de consommer en conséquence. Si on laisse une industrie locale mourir parce que le compétiteur étranger offre des prix plus bas, il faut aussi inclure le coût du risque et le coût politique de la dépendance dans la décision.

    Ceux qui sont prêts à payer plus cher pour un produit local peuvent s’organiser un fonds d’investissement et maintenir leur entreprise à perte s’il le faut. Car si vraiment la dépendance à la production étrangère est risquée, cette entreprise locale deviendra très riche au jour où son compétiteur éprouvera des problèmes. Ainsi, protéger une industrie locale n’est pas une mauvaise chose en soit, pourvu que ce soit fait de manière volontaire et libre, par un choix de risque et de coûts.

    Le plus grand risque d’un tel traité est que le système financier peut jouer au même jeu en sens inverse. C’est à dire que des investisseurs étrangers peuvent supporter une industrie à perte afin de provoquer la mort d’une industrie dans un autre pays. Ensuite, il suffit de remoter drastiquement les prix et de profiter de la viscosité (on ne reconstruit pas une industrie en quelques jours) pour s’en mettre plein les poches. C’est ainsi que la classe politique se mêle du bordel.

    C’est exactement à cause du système financier que ce « traité » devient d’avantage un instrument d’organisation oligopolistique qu’une réelle libération de marché. Regardez qui siège sur les comités qui négocient les différentes clauses, vous verrez quels intérêts sont défendus. Ensuite il suffit d’appeler ça « traité de libre échange » avec un bel emballage cadeau pour rassembler les plus naïfs.

    Comme je disais au début, la liberté est un traité composé de clauses qui n’ont pas besoin d’être écrites.

  • Il y donc encore des gens qui veulent confier leur sécurité sanitaire à des politiques qui n’y connaissent rien ? Des politiques qui sont incapables de contrôler l’écoulement de poches de sang contaminé ! C’est bien à ces gens là que vous faites confiance pour vous défendre contre la ractopamine !?

  • je remercie le libre échange :

    hier soir, j’ai pu faire partir 3 génisses montbéliardes de 2 ans pour l’algérie, ce qui va me faire une petite somme rondelette pour payer quelques charges et un peu plus …

    en france, à cause notamment des rétorsions de poutine aux fameuses  » sanctions  » européenne qui ne lui on pas empèché de récupérer l’est de l’ukraine … les éleveurs laitiers sont tous à la vente et n’achètent plus rien : le marché c’est effondré …

  •  » vive le québec libre et le libre échange avec tous les pays sau les usa … « 

  • Le mensonge et la désinformation poussés à ce point sont ridicules.
    La seule manière ultra secrète dont ces accords sont négociés par des personnages inconnus, sans représentativité et hors tout débat démocratique est révélatrice des arrière-pensées de leurs concepteurs.
    Exposer des chiffres rappelle la propagande pour les traités européens, dont on se rend compte qu’ils n’étaient que du vent pour les citoyens.
    Les 3 banques américaines ont certes raflé tous les plans de relance ponctionnés sur les citoyens européens, qui se trouvent aujourd’hui endettés en monnaie de singe (le dollar)
    Cet article n’a aucun sens. Les USA n’ont rien d’intéressant à vendre et leurs « tribunaux arbitraux » n’arbitrent qu’en leur faveur! Le système américain leur convient, soit, mais personne ici n’a envie de mourir pendant que des cabinets d’avocats enterrent les affaires sous des monceaux de procédures avant d’être remboursé par son assurance santé comme c’est le cas pour les US.
    Personne n’a envie de se voir imposer le régime alimentaire frelaté des obèses américains.
    Par contre, ce qui va se passer, c’est que en sortant de l’Euro, la France va retrouver, avec sa souveraineté, des marges de manoeuvres considérables et qu’avec une monnaie dévaluée et des produits toujours supérieurs à ceux produits aux USA, qui ne volent pas nos cerveaux pour rien, elle retrouvera sa place de Grande Nation.
    La vocation Française n’est pas, n’a jamais été transatlantique, mais eurasienne, et la pire crainte des Maîtres du chaos que se révèlent être les gouvernements américains successifs, c’est de voir une union France, Russie, Chine, entraînant leurs alliés et satellites dans un cercle vertueux, qui mettra à mal leur prétention à la gouvernance mondiale, avec la fin de la prééminence du dollar.

    • Ah oui quand même…

    •  » Par contre, ce qui va se passer, c’est que en sortant de l’Euro, la France va retrouver, avec sa souveraineté, des marges de manoeuvres considérables et qu’avec une monnaie dévaluée et des produits toujours supérieurs à ceux produits aux USA, qui ne volent pas nos cerveaux pour rien, elle retrouvera sa place de Grande Nation.  »

      ça fait 40 ans que l’économie de la France décline alors que l’Euro n’a que 13 ans. Sans l’Europe et ses directives sur les libéralisations des services publiques la France serait encore avec le monopole des PTT et vous n’auriez que le choix entre un téléphone noir ou gris. Et c’est bien connu que les Smartphones, PC ordinateurs et tablettes numériques français sont supérieurs à ceux des USA.

      D.J

  •  » « Aux Etats Unis, les 1% les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90% les moins riches se sont appauvris. »

    Ajoutons qu’aux Etats Unis, un enfant sur 30 est SDF, soit 2,5 millions d’enfants. On ne voit pas comment l’accord transatlantique pourrait avoir un effet positif sur les classes moyennes et pauvres, puisque la richesse est captée par les 1% les plus riches dès qu’elle est produite.  »

    C’est amusant d’entendre des gens en parlant des USA opposer les riches et les pauvres ( les premier responsables des seconds ) alors que les USA sont le seul pays au monde où les riches investissent autant massivement dans des fondations philanthropiques pour aider les pauvres les illettrés, les malades, les exclus, les ex taulard qui veulent se réinsérer etc…

    Et que l’on ne vienne pas me sortir l’histoire de déductions fiscales qui serait la raison des ces investissements. Même si ces déductions fiscales sont vrais ces fondations de milliardaires existaient bien avant les déductions fiscale. Leurs origines viennent du fait qu’à ses débuts il n’y avait pas de structure étatique dans la société américaine et que c’était les riches de part leur initiative et par charité chrétienne qui finançaient les écoles, les hôpitaux, la police etc…

     » On ne voit pas comment l’accord transatlantique pourrait avoir un effet positif sur les classes moyennes et pauvres  »

    En attendant c’est bien le commerce mondiale qui a sorti 600 millions de chinois et 300 millions d’indien de la pauvreté. L’accords transatlantique va donner du travail à des milliers de PME notamment par des contrats de sous-traitance avec les multinationales. Ce sont des milliers d’emplois à la clé. Si vous voulez trouver un coupable qui pèse sur les classes moyennes prenez-vous en à l’état qui leurs fait les poches à chaque fin de mois.

    D.J

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