Le grand retour des travailleurs non-salariés

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Le grand retour des travailleurs non-salariés

Publié le 5 mars 2015
- A +

Par Aymeric Pontier.

Uber credits joakim formo (CC BY-NC-SA 2.0)

Au cours des dernières décennies, le nombre de travailleurs non-salariés a connu un fort déclin en France, diminuant de moitié entre 1970 et 2000. Un phénomène principalement lié à la hausse de la productivité dans le secteur agricole, et à la disparition progressive des exploitations individuelles ; ainsi qu’à la fermeture des petits commerces en zone urbaine au profit des grandes surfaces.

Toutefois, cette tendance s’est inversée à partir du début des années 2000. La population des non- salariés s’est tout d’abord stabilisée, avant de commencer à progresser depuis le milieu de la décennie passée. Les effectifs continuent certes de baisser dans l’agriculture, mais à un rythme moins soutenu qu’auparavant. De ce fait, le dynamisme de l’emploi non salarié dans les autres secteurs compense largement les pertes. Le nombre des non-salariés hors secteur agricole a ainsi augmenté de 26% entre 2006 et 2011 !

L’ensemble des travailleurs indépendants représente désormais plus de 10% des personnes ayant une activité professionnelle en France. Ce renouveau de l’emploi non salarié a notamment été rendu possible par la création en 2009 du statut auto-entrepreneur, qui allège la fiscalité et les formalités administratives des créateurs d’entreprises. Bien qu’il soit souvent cumulé avec une activité salarié à côté.

Pour autant, cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large, puisque l’on constate une hausse des travailleurs indépendants dans tous les pays occidentaux. Certains y voient une conséquence directe de l’Uberisation du travail et prédisent que les non-salariés pourraient devenir majoritaires à moyen terme. L’économie de la demande conduisant inévitablement au travail à la demande…

Source : Insee« Panorama de l’emploi et des revenus des non-salariés ».

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  • le probleme de la récente évolution à la hausse du nombre de travailleurs indépendants dans le secteur non agricole, est probablement du au fait que le statut du salariés est trop protecteur ( en particulier les CDI ) et que son cout est trop élevé, générant chomage et auto entreprise pour ceux qui refusent d’attendre l ‘ « oiseau rare  » le cul devant la TV et les deux pieds devant l’agence pole emploi …
    pour le secteur agricole, les choses sont beaucoup plus compliqué qu’une simple hausse de la productivité, comme le pense l’auteur, et la chute continue du nombre d’exploitants est plutot du à la législation et a une trés mauvaise compétitivité des exploitants français par rapport à leur collègues étrangers, qui produisent pour moins cher, ce qui entraine une délocalisation partielle, mais de plus en plus inquiétante.
    les lois environnementalistes ont été l’élément majeur de la concentration des élevage depuis 20 ans : les grosses fermes ainsi constituées tentent d’employer de la main d’oeuvre, mais l’opération s’avère extrèmement délicate tant la rentabilité ne permet que rarement de dégager une marge pour payer facilement un salarié et tant l’encadrement législatif de ceux-ci ne correspond pas au travail agricole qui est soit saisonnier, soit journalier: imaginez l’éleveur qui s’occupe avec son salarié de 100 bêtes toute la semaine, et qui se retrouve tout seul le week-end ? pauvre bête …
    en production céréalière, c’est la réforme de la PAC de 92, en donnant des aides à l’hectares, qui lance une course poursuite à l’agrandissement.
    la hausse de la  » productivité  » et plutot une conséquence de la hausse constante du prix de la main d’oeuvre depuis les accord de grenelle : il s’agit pour celui qui emploie, d’avoir du matériel suffisemment large pour que le salarié ne revienne pas tout simplement trop chère pour qu’on l’emploie, que ce soit chez un particulier ou dans une CUMA.
    quoiqu’il en soit, les 40 dernières années ont véritablement été les années des salariés en france, changeant en mal la société, et remplaçant une classe sociale peut-etre pas toujours trés instruite, mais dure au labeur et ayant un sens minimum de l’économie,par une autre arquebouté sur le code du travail, les 35 heures et la jalousie du patron.

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