Les prix de l’immobilier ancien ne bougent pas

Immobilier parisien (Crédits : Damien Roué, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

Contrairement à ce que racontaient il y a peu les « experts » de l’immobilier, les prix ne bougent pas.

Par Thibault Doidy de Kerguelen

Immobilier parisien (Crédits Damien Roué, licence Creative Commons)
Immobilier parisien (Crédits Damien Roué, licence Creative Commons)

 

« Ce début d’année est marqué par un léger rebond (+ 0,2%) des prix de l’ancien par rapport à octobre 2014, notamment pour les maisons », affirme Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-Se Loger dont la dernière édition vient d’être publiée. « L’année 2015 pourrait donc être une année de stabilisation des prix, voire de légère remontée. »

Plus précisément, les prix signés des maisons ont progressé de 1,1% au cours des trois derniers mois (prix moyen établi à 2 779 € le m2), tandis que les prix des appartements étaient encore en retrait de 0,3% (prix moyen : 3 436 € le m2). Avec la reprise de l’activité, « alors que les mois d’hiver ne sont généralement pas propices à une bonne tenue du marché », la baisse des prix ralentit dans de nombreuses villes de province. L’évolution est sensible à Saint-Étienne (prix signé moyen : 1 312 € le m2, + 30,6%), au Havre (2 183 €, + 6,2%), à Lille (2 891 €, + 4,8%) et à Bordeaux (3 517 €, + 3,7%). Paris affiche un prix signé moyen de 8 271 € le m2 (- 1,5% sur les trois derniers mois).

Je sais que cela n’est pas très courtois mais je ne peux me retenir de lancer quelques piques à l’encontre des prétendus spécialistes de l’immobilier qui prédisaient « l’effondrement » de l’immobilier en France ou « l’éclatement de la bulle » immobilière… Des « experts » qui croient être capables de faire des analyses en plaquant artificiellement des raisonnements ayant cours à l’étranger sur le marché national. La seule vraie loi, sur tous les marchés comme sur le marché de l’immobilier, c’est celle de l’offre et de la demande. Tant que l’écart entre l’offre et la demande sera aussi important en France, les prix ne chuteront pas. Cécile Duflot ayant réussi à casser le peu de rythme de construction qu’il y avait dans notre pays, l’écart se creuse. Comme le gouvernement socialiste dégrade le pouvoir d’achat des familles, les prix ne montent pas, ils stagnent.

Sur le plan prospective, les taux d’emprunt étant bas, que vous empruntiez sur 15, 20 voire 30 ans et que jamais nous ne tiendrons autant de temps avec une inflation nulle, dites vous que d’ici quelques années, le montant de vos remboursements se dépréciera. Vous aurez donc fait une bonne opération. Ceux qui attendent risquent de voir la conjugaison de plusieurs facteurs. La remontée des taux, la relance des prix si nous sortons de la politique suicidaire mise en œuvre par les socialistes depuis trois ans et que nous embrayons sur la reprise d’activité européenne.


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