Moscovici met sa casquette européenne

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Pierre Moscovici en 2012 2 (Crédits Mathieu Delmestre-Parti socialiste, licence Creative Commons)

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Moscovici met sa casquette européenne

Publié le 1 mars 2015
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Par Thibault Doidy de Kerguelen

Pierre Moscovici en 2012 2 (Crédits Mathieu Delmestre-Parti socialiste, licence Creative Commons)
Pierre Moscovici en 2012 (Crédits Mathieu Delmestre-Parti socialiste, licence Creative Commons)

 

Mercredi, lors d’une conférence de presse surprise, la Commission européenne a annoncé qu’elle accordait un délai de deux ans à Paris pour ramener son déficit public sous la barre des 3% de produit intérieur brut (PIB), conformément aux accords de Maastricht.

Hollandiste sous Hollande et européaniste à Bruxelles, Moscovici a frappé fort

Bruxelles « a décidé de proposer une nouvelle recommandation à la France (sur le calendrier de réduction des déficits) avec une nouvelle échéance en 2017″ (année de l’élection présidentielle dans l’Hexagone), a annoncé le vice-président de la Commission en charge de l’Euro, Valdis Dombrovskis, lors de cette conférence.

La commission attend de la France qu’elle présente en avril prochain « un programme national de réformes ambitieuses » qui contribuera à réduire son déficit public, a ajouté mercredi le commissaire européen Pierre Moscovici. Et celui qui a sa large part de responsabilité dans la situation du pays, celui qui, quand il était à Bercy, a toujours refusé de pendre les décisions qui s’imposaient s’est senti obligé d’ajouter : « La France a déjà annoncé plusieurs réformes, ce sont des pas dans la bonne direction (…) Nous attendons qu’elle présente un programme national de réformes ambitieux et plus détaillé en avril qui sera évalué par Bruxelles en mai. » Incroyable, le voici qui s’érige en donneur de leçons, ne se rendant même pas compte que ses propres paroles sonnent comme un aveu d’inaction lors de la période précédente, c’est-à-dire celle dont il était responsable !

Pas question de faire attendre jusqu’aux élections

Le gouvernement français a donc réussi à obtenir du temps de la part de Bruxelles, mais sans doute pas autant que voulu. La Commission européenne était censée rendre son verdict sur le budget 2015 de la France, assorti d’une nouvelle recommandation sur le calendrier de réduction des déficits, vendredi 27 février. Les pressions et les négociations semblaient laissaient espérer à Bercy un scénario d’un délai de trois ans, soit jusqu’en 2018, ce qui aurait permis aux socialistes de contourner l’échéance électorale.

C’est le troisième délai dont bénéficie la France pour ramener son déficit public dans les clous européens, sous la barre des 3% de PIB. Le gouvernement français prévoit un déficit de 4,1% en 2015, au lieu des 3% promis initialement, et un retour sous la limite des 3% seulement en 2017, année de l’élection présidentielle. Prévisions qui laissent perplexes quand on reprend a posteriori celles qui avaient été faites par les mêmes services il y a deux et trois ans. Prévisions qui ne semblent pas du tout réalisables au regard des décisions politiques prises jour après jour.

Officiellement, tout le monde est content

Réagissant à l’annonce de la Commission européenne, le ministre des Finances français Michel Sapin a observé « la convergence des analyses du gouvernement français et de la Commission, fruit d’un dialogue approfondi et confiant » et s’est félicité que la France ne fasse pas l’objet de sanction pour le retard pris.

Le ministre des Finances français, Michel Sapin a confirmé mercredi que la France se conformerait à l’exigence formulée par la Commission européenne, mais pouvait-il dire autre chose ?


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  • quand ils ont le pouvoir de faire , ils ne font rien ; quand ils atteignent un échelon superieur , ils donnent des leçons aux autres….à croire qu’ils sont incapables de saisir les opportunités quand ils le peuvent ; vous me direz , quand on passe son temps à loucher sur un ratelier mieux garni , on ne peut pas avoir l’esprit libre pour faire son travail correctement ; de vrais girouettes qui n’ont pas besoin que le vent souffle pour tourner dans tout les sens ; on voit le résultat ;

    • Il n’y a rien de personnel avec le Commissaire européen sur ses propos. C’est bien toute le diffèrence avec la France qui veut que le politique mette sa recette personnelel voir son nom sur une Loi. Bruxelles c’est l’application duTraité en vigueur et dans les temps. Imaginez cela en France et il y aurait pas de dèficite astronomique et tellement plus de liberté , moins d’assistanat, et au finalplus de richesse crée pour donner à chacun la possibilité de vivre dignement. Je crois que le malheur de cet homme c’est de dècouvrir que de la France il ne pouvait rien faire de bon…

  • Bah, bof !

    Il n’a pas le choix le moscoviscidose. Avec une maladie comme celle de la France il faudrait qu’il soit complètement con et aveugle pour ne pas le voir et le dire. Après l’on pourrait dire:

    Mais mon gars on te paye pour quoi !?

    Ne vous inquiétez pas, notre Mosco aura passé un petit coup de téléphone à Papa mou du flan avant de dire ou d’écrire la moindre phrase. N’oublions pas qu’il est là haut, glissé par Hollande.

    Mario, le tonton est gentil aussi. Bref, c’est du foutage de gueule qui cache son jeu cynique de technocrates démago. Pour que cela puisse durer encore, et encore et toujours plus…

    Oui, ça y est…..j’y suis au 7 eme ciel…… je suis un Ripou de l’Europe……et je vous emmerde.

  • Mais honnêtement qui y croit encore à ce que dit la Commission ? ça fait 2 fois qu’ils laissent la France s’en sortir, ils auraient pu frapper fort l’an dernier et punir le pays, mais en ne le faisant pas ils ont perdu toute crédibilité.
    Si en 2017 la France ne passe pas sous 3% on lui donnera un délai jusqu’en 2020, et la mascarade continuera ainsi…Bande de pleutres !

    • Ce n’est pas fini . Bruxelles a dèjà figé 2 milliards d’Euros.

    • LA France ne devrait pas se bercer d’illusions: au-delà des apparences, l’information doit être prise dans son contexte historique récent, d’une part, le contexte actuel qui a abouti à cette très provisoire décision, ce report étant accompagné de menaces à court terme, d’autre part.
      Le contexte historique: c’est la France qui a voulu un commissaire dans la sphère économique et financière et qui a choisi d’y envoyer P. Moscovici: qui pouvait ignorer qu’il serait surveillé de près sur sa loyauté européenne?

      Le contexte actuel: lors des discussions, Mr Moscovici fut adroitement désigné comme « avocat de la défense » du dossier français. J.C. Juncker a bien dit que sa commission aurait un rôle plus « politique »: en l’occurrence, un clash était exclu: ce n’est vraiment pas le moment! De même, une « amende » européenne est une sanction peu « utile » et inutilisée.

      La décision vaut pour 2 mois seulement: pour la fin avril, la France doit présenter des réformes structurelles bien plus « consistantes » et plus crédibles que la seule loi Macron. Si la France ne convainc pas, en avril, elle passera d’une surveillance de degré 4, actuellement, au dernier degré: 5, comme la Grèce! Là est la vraie menace de sanction, bien avant 2017.

      Ce report de résultat à 2017 est donc un « cadeau empoisonné » … (qu’attendait peut-être Fr. Hollande pour prendre les mesures qu’il s’est totalement refusé, jusqu’ici, à assumer mais que la « tutelle » des « méchants de Bruxelles » va « cruellement » imposer! C’est bien possible!)

      • La loyauté européenne? Si en France il est de tradition de changer d’idée une fois la Loi votée, à Bruxelles c’est impossible car c’est de la volonté des peuples souverains que laCommisison agit, et non celle d’un parti politique. On a eu Cresson qui confondait l’argent de la CEE avec des fonds pour son usage personnel. Le PS français ne peut se permettre une autre bavure. Il est depuis longtemps prèvu que les Etats seront sous la domination des financiers. Un èlu qui refuserait au niveau national le nouvel ordre mondial, qui se construit sur de l’argent fourni par un monopole comme la FED, finirait comme JFK. Mème si le fait qu’il n’y aucune garantie de conversion de l’Euro, avec l’abolition des reserves en Or, l’argent est actuellement crée de rien. Et pourtant il faut payer un interet au monopole financier, qui peut changer sa valeur au point de ruiner un Etat. Ce système fou a le mèrite de multiplier les richesses, si leur crèateurs n’ont pas à verser des taxes trop punitives. En France le jacobinisme s’il est moins couteux que la vraie dèmocratie participative. a travaillé pour le nouvel oredre mondial par la desindustrialisation , et le renforcement du CAC 40 qui produit pour l’essentiel à l’ètranger. Pour èviter la rèvolution il aura coulé l’Etat en maintenant le niveau social durant une crise èconomique. La pression des syndicats disparaitra quand il n’y aura plus d’argent. Ce que la Commisison cherche est avant tout liberaliser les moyens pour que chacun puisse vivre de son travail et non de la solidarité obligatoire. Auntant de problèmes que nos èlus sont incapables à rèaliser sans le dègraissagede l’Etat la simplification des lois ( 500 000 en France), l’accès du privé dans les monopoles d’Etat pour une concurrence saine comme en Allemagne. Les caisses sont vides et la dette est immense. Je crains que le FN oubliera ses promesse pour la survie de ses leaders, car personne peut se mettre contre le nouvel ordre mondial sans prendre un risque sur sa vie!

        • Mon Dieu la théorie du complot et le nouvel ordre mondial, y a vraiment des gens qui doivent consulter un psy, et vite…

          • Edgar Hoover « Yet the individual is handicapped by coming face to face with a conspiracy so monstrous he cannot believe it exists »
            Le droit européen est une source importante du droit bancaire article 57-2 61-2 traité de Rome 1957. la institution communautaires peuvent intervenir sur le secteur bancaire avec ses directives. Ce n’est la Loi française qui dèfinit le droit bancaire mais l’Autorité des marchers financiers qui est indèpendante de l’Etat. Mais de plus en plus tout est dècidé hors de France. Je ne pense ètre malade , mais mieux informé. Il semble que Sarkosy aura fait un bon travail pour le nouvel Ordre Mondial, qui n’a pas plu à Hollande et qui aura trahi sa promesse èlectorale pour avoir fait valider le traité de Lisbonne rèvisé que Moscovici veut appliquer à la France. Si ce n’ètait pas le cas, les pays se seraient libérés de leut prèteurs et èviter de faire des rèformes cruelles. .

            • Je crains que vous fassiez erreur:  » la supervision et le contrôle des acteurs (financiers, bancaires et assurantiels) est assuré par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, qui regroupe les anciennes Commission bancaire (pour les banques), ACAM (pour les activités d’assurance et de mutuelles) », alors que:
              « Dans le modèle de régulation « twin peaks », l’AMF est l’autorité de supervision des marchés financiers »: dit Wikipédia.
              Mais Mr Draghi, et la BCE, sont bien « indépendants » (à l’Allemande); par contre, il se réunit avec les directeurs des banques nationales (relayant leurs banquiers privés nationaux) de tous les pays fréquemment.

              Récemment, le « banquier national » belge est intervenu publiquement à 2 reprises: une fois pour dire qu’il n’y avait plus de place pour une nouvelle banque belge (alors que se crée, en ce moment, une nouvelle banque de type « coopératif » à but « intègre », qui a besoin d’une autorisation, bien sûr), et, plus récemment, en disant que les banques devaient augmenter (en gros) le prix de leurs services à la clientèle, alors que la plupart des agences sont robotisées et que la situation reste difficile: est-il encore dans son rôle par une telle « déclaration officielle »?

              • Si M.Draghi est indèpendant , j’ai des doutes sur le respect de sa mission à la lecture du statut de la BCE. Il y a bien volonté du Conseil de mettre une pression sur la BCE, dixit Sarkosy. Et tout cela pourquoi finalement? pour ceéer des liquidités parcequ’une partie del’Europe aura freiné les rèformes necessaires suite à la fin de la guerre froide. Combien de cartons rouges pour la France? Et que dire du silence sur les abus sur les fonds européens dont la France fait preuve au regard des dènonciations auprès de la Commisisons? Si dans cet acte de la planche à billet M Draghi a appliqué son indèpendance, je veux bien ètre dans l’erreur. Certains pays typiquement de gauche ont besoin d’un plan Marshall. Mais sans rèforme de fond, il n’y aura pas richesse crée. Il faut reprendre les bases de la Constitution et limiter l’action de l’Etat comme celle des USA. Des Etats sont sur le point de passer sous la main des financiers, et la suite sera la mise en place d’un règime fèodal car tout sera dans les mains de quelques individus. Vous aavex raison concernant le prix des services clientèle c’est proprement une dèrive de pouvoir financier, car non seulement 2% de l’argent est sous formes de billets, le reste est traité automatiquement. L’argent est bien l’arme fatale, mais telleemnt vital pour ceux qui veulent faire carrière en politique. La dèmocratie à la française aura changer qu’une chose: que l’Etat prenne en charge la pauvreté alors que c’ètait l’èglise qui en avait la charge. Le reste n’est qu’une monarchie tournante…

                • Je partage votre avis: si la BCE est, sur papier, indépendante du pouvoir politique comme l’a demandé l’Allemagne dans les prémisses de l’ €, par contre, Mario Draghi, son expression verbale et non-verbale et ses antécédents « d’ancien de Goldman Sachs » ne sont pas faits pour augmenter ma confiance dans sa « loyauté européenne » prioritaire!

                  Et la création de monnaie à partir du seul papier cher à imprimer, n’est qu’une solution de facilité conjoncturelle qu’on peut appeler « politique » (puisque la raison n’est pas essentiellement logique ou la réalité!) mais que nous payons déjà si nous avons un carnet d’épargne (« livret A » ou autre) puisque le taux d’intérêt ne compensera pas la perte au change pour le U.S.$, pays qui « imprime » pourtant au même rythme, au moins, mais avec d’autres « arguments ».

                  Depuis les multiples sommets (2010-2012) qui devaient « sauver » « définitivement » la Grèce, la prétention de N. Sarkozy d’avoir apporté lui-même et seul (avec « Angela », ajoutai-il quand même, parfois!), la solution, a consacré, à mes yeux, son caractère de mégalo et de menteur professionnel invétéré (Bon c’était bien sûr en Français, en conférence de presse et à à usage des téléspectateurs français! Pas de chance!)

                  Oui, encore, les pays en difficulté pour remplir les  » 3 critères de Maastricht » (critères qui ne sont que « de bonne gestion ») actuellement, sont ceux qui n’ont pas profité des périodes de croissance pour en profiter et obtenir plus facilement le résultat (circonstances légèrement atténuantes pour l’Espagne et sa bulle immobilière et j’avoue ne pas être assez au courant du problème au Portugal ou en Italie).

                  Puisque ces exigences, de longue date, légitimes pour une euro-zone suffisamment homogène, afin que l’Union Européenne comme les pays partenaires aient les moyens financiers de mener encore des politiques à rentabilité future (= investissements).

                  Donc non, la France, pays pourtant béni des dieux, avec ses 3 fronts de mer, sa géographie assez variée, entre 0 et 4300 m d’altitude, ses héritages et vestiges historiques, ses pinards, etc … n’a pas beaucoup d’excuses! Et à l’étranger, l’insatiable baleine, pathologiquement obèse, administatopolitique qui « consomme » 57,5 % de PIB est bien connue (et, dans mon cas, vécue pendant des années) mais même en France, la confiance qu’ « on » travaille pour leur bien, diminue sérieusement. (Que cala puisse sans doute favoriser le vote pour le F.N., jamais essayé, est dans une « certaine » logique!)

                  Oui, toujours, pour dire que la spéculation « d’initiés » gagne à la hausse comme à la baisse et quel que soit le sens, sur tous les mouvements, quitte à les « créer ».

                  Et oui, finalement, la constitution de la Vième fut taillée sur mesure pour « le Général » qui haïssait les partis et ne confondait pas les moyens de l’état et sa poche. Depuis lors, on a conservé la constitution, tellement confortable, même « trop grande », pour les successeurs devenus des « monarques » « aussi provisoires que « démocratiques », élus par une minorité qui le considérait comme le meilleur choix!

                  Mais la majorité des Français continueront-ils longtemps à croire que l’Union Européenne redeviendra souverainiste et pas fédérale, qu’elle sera au service de la France et (soyons fous!) qu’elle n’interviendra jamais dans les affaires françaises, et, au contraire, qu’elle ferait mieux de copier le génie français dans sa réalisation, qu’elle continue à soutenir l’agriculture nationale, par exemple, mais qu’elle continue à jouer ce bouc-émissaire si pratique pour tout échec intérieur?

        • La loyauté européenne dont je parle, dans le contexte de mon commentaire, ne concernait que M. Moscovici, qui se fait d’ailleurs souvent traiter de traître et tourne-veste dans les commentaires d’articles qui en parlent dans la presse française. (Il y aurait beaucoup à dire de l’idée que bien des Français se font encore de l’Union Européenne, indispensable au rôle de bouc-émissaire qu’on veut lui faire encore jouer).

          3 pays étaient en discussion (France, Belgique et Italie): il paraitrait que 5 heures furent consacrées à la France et 30 minutes pour l’Italie et la Belgique!

          Les financiers veulent diriger les états? Peut-être! La simple réalité montre que les multinationales fonctionnent depuis des années mais que l’Union Européenne peine à créer une fédération « multinationale », entre autres, parce que certains chefs d’état et de gouvernement (LE seul pouvoir de décision, jusqu’il y a peu) ne tiennent pas à partager leur pouvoir ni avec l’Union, ni avec les représentants du législatif!

          Oui, la création de monnaie n’est plus adossée à son équivalent or (les Chinois en ont quand même stocké beaucoup et Fort Knox est encore garni) et la monnaie devient plus virtuelle. Il reste tout de même que cette monnaie donne plus ou moins confiance par rapport à l’émetteur et donc à un panier d’autres monnaies, par les taux de change, mesurant cette confiance relative. L’intérêt ou loyer de l’argent rémunère, théoriquement, l’inflation et le risque plus une prime, actuellement quasi nulle puisque le taux de change avec le dollar diminue.

          Le jacobinisme (terme franco-français à interprétation variable) n’offre pas, à mon avis, un moindre coût que la plupart des démocraties représentatives avec une part de participative.

          Pour la suite, sauf à reconnaitre l’anomalie de l’état français légiférant – ou réglementant – sur tout, dans tout, tout le temps en consommant 57,5 % de PIB pour son train de vie, je vous laisse la liberté (sans pour autant la partager!) d’en expliquer les mécanismes.

          La Commission cherche théoriquement à appliquer ce que veut le Conseil et, maintenant un peu plus, le Parlement, en conformité avec les traités.

          Son rôle eût été de sanctionner les pays en retard (par paresse ou lâcheté politique!) sur les « critères de Maastricht qui ne sont seulement que des critères de bonne gestion, aptes à favoriser l’harmonisation de la zone € et de l’Union.

          C’est donc une décision politique (le Conseil) qui a trouvé que « l’amende » ne se justifiait pas (effectivement, comme en Grèce, elle n’aurait, en rien, favorisé un meilleur résultat et, en France, elle n’aurait fait qu’augmenter le prélèvement fiscal, puisque le principe de dégraisser le train de vie de l’état et des collectivités locales n’est pas encore à l’ordre du jour.)

  • L’aile gauche du PS grogne déjà des « actions » de « Mosco vicié dose »

  • Mr. Moscovici et une effroyable caricature du politicien. De ceux qui font gagner des voix au FN sans que celui-ci n’aie à lever le petit doigts.

  • Il ne fait pas de doute que les responsables européens vont repousser l’échéance après les élections de 2017, de déficits supplémentaires ‘imprévus » en renoncements successifs, histoire d’éviter une mauvaise surprise électorale. Au-delà, il est probable que le QE de SuperMariole va gentiment « couvrir » les prochaines échéances électorales européennes majeures (Espagne, Italie et ailleurs), transformant le brave banquier central en leader incontesté, non plus du domaine financier, mais bel et bien du champ politique au sein des institutions européennes. Après, il sera toujours temps de refiler aux populations, plus ou moins en douce, la note des agissements délictueux du premier dictateur européen (non conventionnel) du XXIe siècle, à moins que l’explosion de la zone euro ne survienne avant, puisqu’on se souvient que le fameux QE est fragmenté entre les banques centrales nationales.

    Pendant ce temps, quelques collectivistes notoires proposent la bouche en coeur de transformer les dettes publiques en dettes perpétuelles, à commencer par les dettes grecques. Une dette perpétuelle signifie que le capital ne sera jamais remboursé, donc que ce dernier ne vaut plus rien dans les bilans des institutions financières. Comme on n’a pas inventé mieux que la dette perpétuelle pour ruiner à coup sûr une population, l’application décontractée de ce genre d’idées farfelues ne manquera pas de provoquer une intéressante émulsion financière, avec gros « bangs » et épais nuages de fumées. En effet, prononcer unilatéralement la perpétuité de dettes qui ne l’étaient pas à l’origine revient à faire défaut, ni plus ni moins. Mais la Grèce ayant déjà fait défaut, ce n’est pas (encore) grave.

    A propos du cas grec, il est amusant de constater que les collectivistes usurpant le pouvoir dans ce pays s’empressent de désigner des boucs émissaires espagnols et portugais pour se justifier. Eh oui, les socialistes de n’importe quel pays et de n’importe quelle tendance (fasciste, communiste, social-démocrate, escrologiste) reviennent toujours chez maman : aucune raison d’être surpris par ce grand classique de l’idéologie en roue libre.

    La répression financière ne fait que commencer. Ne doutez pas une seconde que l’ensemble des Obèses impécunieux s’empressera de suivre la voie testée en Grèce. Bien qu’ils soient déjà périmés, les Etats obèses refusent de disparaître sans entraîner les populations dans leur effondrement, effondrement dont désormais nul ne peut plus ignorer qu’il est inéluctable, alignement des planètes ou pas.

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