Charlie Hebdo : le marché aurait limité les dégâts

Si Charlie s’était conformé aux contraintes du marché, son destin tragique aurait-il pu être déjoué ?

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charlie hebdo credits E Broussard (licence creative commons)

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Charlie Hebdo : le marché aurait limité les dégâts

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 février 2015
- A +

Par Florent Ly-Machabert.

charlie hebdo credits E Broussard (licence creative commons)
charlie hebdo credits E Broussard (licence creative commons)

 

Jusqu’au tragique bain de sang du 7 janvier 2015, l’hebdomadaire Charlie Hebdo n’intéressait plus grand monde. Avant cette date, et ce depuis maintenant plusieurs années, votre marchand de journaux vous en aurait dit : « Ça ne se vend pas, les exemplaires restent là toute la semaine. » François Hollande a même récemment déclaré, levant tout soupçon sur la situation financière passée du journal : « Charlie Hebdo était menacé depuis longtemps de disparition, faute de lecteurs. » Patrick Pelloux, médecin urgentiste médiatique, récemment devenu contributeur pour l’hebdomadaire satirique, rappelait que cet été encore « les Charlie » étaient à l’Élysée pour obtenir des fonds censés permettre le redressement économique du journal. Argent public que Manuel Valls avait alors refusé de leur accorder.

Si Charlie Hebdo s’était soudain converti au financement participatif et avait lancé en novembre dernier une vaste collecte en ligne afin de « lutter contre les attaques des banques et ne pas dépendre d’actionnaires extérieurs », c’est qu’en effet les finances des éditions La Rotative, dont le journal dépend, n’étaient plus au beau fixe. De « moyenne » fin 2012, selon plusieurs organismes chargés du suivi des sociétés en France, la santé générale de l’entreprise s’est ensuite continuellement dégradée, affichant une perte de 50 000 € fin 2013, et de plus du double fin 2014.

La lutte contre ce que les journalistes sauvagement pris pour cibles début 2015 nommaient, sans nuances, l’obscurantisme religieux et dont ils s’étaient faits, avec leurs noms de guerre, les fanatiques et obsessionnels opposants, ne faisait donc plus recette. Le tirage courant – soit 45 000 exemplaires – avait toujours plus de difficultés à s’écouler, et, ces dernières années, le « journal irresponsable », comme il se sous-titre lui-même, en vendait à grand-peine 30 000 copies par semaine, au lieu des 35 000 espérées pour atteindre le seuil de rentabilité.

L’hebdomadaire, lu par environ 0,07% de la population française mais érigé depuis janvier en parangon de la liberté d’expression, a ainsi vu ses ventes s’effondrer de plus de 45 % depuis seulement 2009, et ce malgré les retentissantes et répétées publications des caricatures du Prophète Mahomet, qui, tout en contribuant à décupler ponctuellement les ventes sans toutefois parvenir à sauver les éditions, avaient à plusieurs reprises fait dire de façon prémonitoire à Wolinski : « Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années même, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il ne fallait pas le faire, ni recommencer. »

Une fois de plus, mais il faut reconnaître à l’extrême-gauche la cohérence de ne jamais avoir fait crédit aux mécanismes du marché, l’insuffisance de la demande et la piètre qualité de l’offre étaient sur le point de balayer, peut-être dans les larmes (celles d’une vingtaine de salariés) mais certainement pas dans une mare de sang, un journal qui avait fait de l’apologie de la dérision et du mépris du sacré sa fière ligne éditoriale. Un journal artificiellement maintenu en vie par les impôts des contribuables contraints de financer, contre leur propre liberté d’expression, des propos qu’ils ne cautionnaient pas et de rémunérer des journalistes sans lecteurs ni garde-fous, insulteurs publics de justes et de coupables, blesseurs inutiles, travaillant à la mort de Dieu jusque dans l’intimité des consciences.

Bien que ces amateurs de danse sur un volcan fussent habitués à jouer avec le feu, leurs caricatures, qui restaient en réalité sagement dans les limites des conventions médiatiques, ne méritaient pas de les conduire à être tués. Mais force est de constater qu’elles l’ont fait, condamnant plusieurs de ces absolutistes de l’hédonisme à vivre sous protection policière leur défense intégriste du blasphème. Elle est toujours triste la liberté du matérialiste athée qui s’arroge le droit de broyer les cœurs et d’humilier la foi de millions de croyants. Elle est impuissante la dérision contre le fanatisme. Et il est violent l’outrage systématique, qui plus est sur fonds publics, à ce qu’il reste de confiance, d’espérance, d’amour, de mémoire et de culture dans le cœur des plus fragiles, des plus pauvres, du prochain.

Ainsi, est-ce également faute d’avoir laissé opérer la main invisible du marché, qu’une autre main, aveugle et barbare, a ôté la vie à des dessinateurs armés d’un seul crayon mais dépourvus de l’édifiante boussole que constitue la nécessité de fidéliser son lectorat, en adaptant régulièrement sa stratégie et son prix de vente. Charlie Hebdo crânait d’être irresponsable : il eût tout gagné à l’être beaucoup moins ; il se vantait d’être totalement indépendant : il eût tout gagné à l’être véritablement.


Initialement paru sur www.24hGold.com.

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  • Si je comprends bien, selon vous, si le journal avait trouvé un lectorat plus vaste, les terroristes n’auraient pas attaqué.
    Etrange façon de voir les choses…

    • D’un point de vue logique oui. Si le journal s’ etait vendu a 4 milliards d’exemplaires chaque semaine, il n’y aurait plus eu d’opposant. 🙂

      • Ah ? A 4 millions d’exemplaires, les terroristes ne se seraient pas sentis insultés ? Etrange vision, surtout quand on voit la réaction des intéressés à la suite de la sortie du premier numéro après l’attentat…

        • 4 milliards. Ce qui fait largement la population adulte mondiale

          • Oops, j’avais mal lu. M’enfin, 4 milliards, ce n’est plus un seuil de rentabilité, c’est la fortune assurée.
            Restons dans le domaine du crédible tout de même…

            • Pas forcément.
              Longtemps la Fiat à vendu beaucoup… et perdu beaucoup d’argent. Dans le même temps sa seule entité rentable était Ferrari… qui vendait très peu.

              Mais l’idée est surtout que s’ils avaient réellement répondu aux attentes de leurs lecteurs, ils n’auraient sans doute pas choqué autant. Et s’ils avaient choqué quand même ils auraient été mieux protégé.

      • La population mondiale est de 7 milliards et « quelques ». Ca laisse subsister des opposants.

        • Sur les 7 milliards, il y a bien 3 milliards de moins de 15 ans… normalement pas très concernés, ou alors concernés « comme papa-maman-les profs ».

    • Plutôt quelque chose comme « dans un régime de libre marché, c’est le marché lui-même qui tue Charlie en lui faisant déposer le bilan dans les années 90 ».

      •  » c’est le marché lui-même qui tue Charlie »Oui mais sans une goutte de sang

      • Ca, c’est en partant du principe que, NECESSAIREMENT, il n’y aurait pas de cas possible où un torchon comme CH trouverait un public suffisant pour s’autofinancer.
        C’est faux. D’ailleurs, ils se sont autofinancés pendant des années, et pourtant, ils étaient insultants à l’époque, et pourtant, personne ne les avait tués.

    • Je pense que l’auteur parle aussi de sécurité privée (autodéfense, vigile…) et non publique (policiaire) pour garantir sa sécurité.
      Et surtout que personne n’a envi de lire ce genre de torchon donc sans subvention, plus de Charlie hebdo.

  • Je ne sais pas si la ligne éditoriale a beaucoup changé entre le moment où le journal avait du succès et au moment des attentats.
    Est-ce vraiment le cas ? L’article ne le dit pas.

  • Mais vous avez raison, allons de ce pas interdire le blasphème comme c’était le cas au bon vieux temps!
    Il ne faudrait surtout pas déranger les croyants dans leur convictions, ils risqueraient de ne point y survivre! Ne parlons que de choses qui ne fâchent personne : la météo et le programme tv de M6.

    • Il n’est pas question d’interdire le blasphème mais de respecter réellement la liberté d’expression à savoir suppression des subventions à la presse.

      • Je suis d’accord avec ça.
        Mais je trouve que l’article essaie davantage de nous faire larmoyer sur les pauvres croyants auxquels on aurait manqué de respect.

        Bizarre la manière dont l’argumentaire est construit.

        • Ben si. Si on s’en prend à grande échelle aux croyants AVEC LEUR ARGENT, ça n’est pas la liberté d’expression. S’attaquer aux croyants en risquant de perdre leur financement, ainsi que celui de ceux qui veulent faire du business avec les dits croyants, etc. c’est la vraie liberté d’expression. Qui finit le plus souvent par un discours finalement bien plus modéré, puisqu’il y a plus à perdre et moins à gagner à la provoc’ d’ado attardé dans un tel contexte de marché.

          • N’importe quoi. En quoi un contexte de marché rend moins efficace la provoc’ stupide?
            N’avez vous pas constaté que plus quelque chose est simpliste et réducteur, plus ça marche.

            Faut il interdire de parler de l’évolution à l’école parce que ça pourrait heurter les croyants et que ceux ci paient l’école avec les impôts?

            Je suis contre le fait de financer des journaux has been et plus rentable. Mais a partir du moment ou on considère que quelque chose est d’utilité publique et doit être financé via impôt, tout le monde doit payer, croyant ou pas.

            • Le problème de votre raisonnement est ici :

              « à partir du moment ou on considère que quelque chose est d’utilité publique ». Qui est « on » et que veut dire « d’utilité publique » ?

              mais aussi dans l’articulation avec la suite  » quelque chose est d’utilité publique … doit être financé via impôt, tout le monde doit payer ». Pourquoi ?

              Mais rien de neuf sous le soleil, ce sont les mêmes axiomes socialisants qui reviennent encore et encore.

              • C’est le gouvernement démocratiquement élu qui décide ce qui est d’utilité publique ou non.

                Tout le monde doit payer parce que faire partie d’une nation implique des avantages (être protégé par exemple) et donc des devoirs.
                Personnellement, ceux qui refusent de payer l’impôt ne font pour moi pas partie du peuple français. Donc ils n’ont aucun droit et méritent d’être écartelés sur la place publique.

                • Chouette.
                  Je n’ai aucun droit et je dois me faire écarteler sur la place publique parce que je refuse l’extorsion et le vol avec violence ? Trop bien. Daesh est donc le parangon de l’Etat democratique et le modèle des vertus publiques.

                  J’adore ces trolls sanguinaire.

                  Deux loups et un agneau se promènent. Ils décident démocratiquement de voter pour leur dîner. Que veux-tu pauvre agneau, la majorité a choisi de te manger, c’est pour ton bien… enfin le bien commun. Et si tu te débats, il faudra te punir en plus de te manger.

                  • Pour les avantages données par la « protection »… Je cherche toujours. La police sert à coller des amendes aux automobilistes, pas à attraper les brigands. La justice à condamner ceux qui essayent de se défendre, pas les agresseurs, l’armée ne protège pas le pays, elle sert à faire la guerre ailleurs (au profit de qui ?).

                    Étrangement plus l’État se mêle de tout (totalitarisme) moins il assume ses responsabilités sur le régalien (justice, sureté, relations avec les autres États -défense et diplomatie) et moins le « consentement à l’impôt » est réel chez ceux qui payent (mais plus ceux qui ne payent pas et engrangent sur le dos des premiers sont prêts à tout pour obliger les cochons de contribuables à rendre gorge). Et moins la démocratie réelle existe, remplacée par la spoliation « légalisée par le nombre ».

                  • On ne peut vous extorquer que quelque chose qui vous appartient. En l’occurrence rien ne vous appartient.

                    Heh oui, désolé de vous sortir de vos rêves de bisounours. La seule chose qui m’empêche de vous ouvrir le ventre et de prendre tout ce qui me plait c’est l’Etat que vous détestez tant.

                    Vous lui devez votre sécurité, en échange de l’impôt. Sinon je suis pour qu’on laisse libre cour à la barbarie. Si chacun peut faire ce qu’il veut, je revendique le droit de vous ouvrir le ventre.

                    • Ah bon.
                      Ben essayez de venir m’ouvrir le ventre et vous verrez. Enfin, les passants verront les restes fumants de votre carcasse au bord de la route.
                      Vous croyez vraiment que le gouvernement est la raison pour laquelle vous n’allez pas agresser un gus d’1m85 et 100kg portant une arme automatique ? Ou même ne portant pas visiblement d’armes ? Ben dites moi…

                      Cela dit, je suis tout à fait d’accord pour que l’État s’occupe de la sécurité. C’est d’ailleurs une des rares raisons qu’on puisse trouver philosophiquement à son existence. Non pas parce que je ne peux pas assurer moi même ma sécurité ni m’allier avec mes voisins pour créer une milice, mais parce que les coûts liés à cela sont importants et mieux gérés, normalement s’ils sont mutualisés à grande échelle.

                  • Vous vous surestimez mon cher. Il y aura toujours plus malin et mieux préparé que vous.

                    L’éducation fait partie de la protection des citoyens.
                    L’égalité sociale est ce qui empêche les gens de s’entre tuer. Suffit de voir la révolution. Ce qui poussait les sans culotte à aller dans la rue ce n’était pas uniquement des désirs de démocratie, mais surtout la faim et la pauvreté.

                    • Bien sûr, il peut y avoir mieux préparé que moi. Et peut-être même plus malin (mais je doute que plus malin que moi ait besoin de recourir à la violence pour quoi que ce soit sinon se défendre).

                      Mais vous, savez-vous que vous êtes mieux préparé, plus rapide, plus chanceux que moi ? Le prix si vous vous trompez, c’est votre vie. Vous m’attaquez toujours ? Si oui, vous êtes un chien galeux idiot et donc vous mourrez très vite, et si par hasard (pas possible à écarter totalement) vous prévalez contre moi, votre prochaine « victime potentielle » sera celle qui mettra un point final à votre courte, brutale et peu satisfaisante existence.

                  • Ou pas. En tout cas je m’en réjouis d’avance.

                    • Et vous n’arrivez même pas à suivre une conversation en commentaires avec des réponses placées au bon endroit.

                      Bref, vous ne m’amusez même plus, donc bye bye, roulez vous bien dans votre fange intellectuelle si elle vous plait, ou suivez mes conseils et allez lire si vous n’avez plus envie d’être ridicule.

            • Le marché résout ces problèmes. Si des gens veulent que leurs enfants entendent parler de l’évolution, ils les mettent dans une école ou on en parle. S’ils veulent qu’ils n’en n’entendent pas parler, même chose.

              La provoc’ stupide ne disparait pas dans un contexte de marché, mais quand c’est avec vos sous que vous la soutenez, ou pas, elle finit très rapidement par n’avoir qu’un très faible écho.

              Pour le reste, comme Synge je me demande qui peut décider de ce qui est d’utilité publique et qui a l’autorité morale nécessaire pour faire payer des gens opposés à X pour qu’on promeuve cette même chose ? Dieu ? Il pourrait s’il existait et le voulait, mais en tout cas il ne le fait pas… :mrgreen:

              Et pour illustrer le problème considérez la situation : des « islamistes moyennement modérés » par le biais de l’abstention, des reports de voix désordonnés et de bonne manips’ arrivent au pouvoir. Ils décident que lutter contre l’homosexualité et l’émancipation des femmes est d’utilité publique. Vous payez donc pour faire donner du bâton aux homosexuels et aux femmes qui auraient l’outrecuidance de vouloir travailler ou conduire une voiture. Que vous croyez ça bien ou pas…

              • Nul besoin d’aller chercher des situations hypothétiques : la réalité est déjà suffisamment riche.

                Nul doute que pour un Taliban d’Afghanistan : couvrir les femmes de la tête au pied est d’utilité publique. Mieux, c’est assurer l’ordre publique et le respect de la dignité humaine.

              • « Si des gens veulent que leurs enfants entendent parler de l’évolution, ils les mettent dans une école ou on en parle. »

                Les enfants sont d’abord les enfants de la nation.
                Quand un enfant nait dans une famille de débiles de culs bénits, l’Etat est là pour limiter les dégâts.

                « qui peut décider de ce qui est d’utilité publique et qui a l’autorité morale nécessaire »

                C’est l’Etat démocratiquement élu.

                « par le biais de l’abstention, des reports de voix désordonnés et de bonne manips’ arrivent au pouvoir. »

                Le problème est dans notre système démocratique, pas dans la démocratie elle même.

                • Parce que les enfants sont « procrées » par la nation / l’Etat ? Et que c’est la nation / l’Etat qui change leurs couches, les borde le soir ? C’est la nation qui paye les pots cassés ? Les parents ont des enfants, par la nation/l’Etat. Les parents sont responsables de leurs enfants, pas la nation/l’Etat. Les parents font ce qu’ils veulent avec leurs enfants (tant qu’ils ne violent pas leurs propre liberté/droits de propriété) et sont responsables de cela devant leurs enfants quand ils seront adultes.

                  Vouloir autre chose c’est encore du vol, et pire que le vol légalisé des biens par les impôts, du vol de gens. On appelle ça l’esclavage, décréter que des gens (les enfants) appartiennent à quiconque. Surtout à une organisation. La démocratie ne peut pas être ça, sinon elle viole ses principes de base.

                  Je crois que ça vous ferait beaucoup de bien de (re?) lire « De la démocratie en Amérique » de Tocqueville, au moins le second livre.

                  • Biensur que c’est la nation.
                    C’est la nation qui fournit les aides.
                    C’est la nation qui finance les orphelinats quand il y en a besoin.
                    C’est la nation qui finance les écoles.

                    La justice sociale elle commence dès l’enfance. Il faut protéger les enfants de leurs parents cas sociaux.

                    Du vol?
                    Un enfant appartient-il à ses parents? Un enfant n’a t-il pas le droit de grandir dans les meilleures condition possible pour se construire en tant qu’individus?

                    • OOohhh, vous avez été bien intoxiqué vous, dites-moi…

                      Les gens ont eu des enfants quelques cinquante mille ans avant la naissance du premier proto-État. Ils ont même très bien réussi. Tant et si bien que des États ont pu commencer à apparaitre (historiquement des bandes de bandits qui se sont sédentarisés… et ont rançonné les populations locales en échange de la protection qu’ils offraient.)

                      Un enfant n’appartient qu’à lui même et ses parents sont responsable de lui et vis à vis de lui quand il sera adulte. L’État ? la Nation ? Hum, je voudrais lui demander des comptes parce que j’ai été victime de mauvais enseignements etc. grâce à la magnifique Éducation nationale. Vous avez l’adresse ? le numéro de téléphone, parce que ça va chauffer pour son matricule ! En fait vous devriez vous plaindre, visiblement ils se sont encore plus plantés avec vous… tellement que vous ne vous en rendez pas encore compte.

                      Quant à la « justice sociale »… Hum, si pouvez la définir de façon philosophiquement et moralement juste, si vous arrivez à dire réellement ce qu’elle est et qui la décide (et pourquoi) alors on pourra discuter. Mais ça risque d’être dans très longtemps parce que beaucoup de grands esprits s’y sont essayé et tous ont échoué :mrgreeen:

                  • Je n’ai pas spécialement à me plaindre de mon éducation dans la mesure ou grâce à celle ci je fais partie des 10% qui gagnent le plus d’argent dans ce pays.

                    Je doute fort que vous en soyez au même stade si vous même n’aviez pas bénéficié d’une bonne éducation fournie gracieusement par l’Etat. Je me trompe?

                    La justice sociale c’est pas difficile, dans un pays développé comme le notre, tous le monde a le DROIT à l’éducation, au logement, à la nourriture, à l’eau, à la sécurité, à la propreté (j’en oublie peut être).
                    C’est pas difficile non?

                    • Oui vous vous trompez. Totalement. Et sur tout.
                      Je fais partie des 1% qui gagnent le plus d’argent et des 0.05% les plus éduqués. Et pas grâce à l' »éducation gratuite » fournie par l’État en effet, sauf pour le doctorat.

                      Les seuls droits qui vaillent sont les droits négatifs (ils n’imposent aux autres que de NE PAS faire des choses qui nous nuisent). Les droits « positifs » sont tout sauf un droit. Personne n’a « droit à l’éducation » sauf à imposer à quelqu’un d’éduquer les autres. Personne n’a « droit à l’eau, la nourriture, le logements » sauf à imposer à quelqu’un de fournir cela. Droit à la sécurité, oui, puisque cela n’impose pas aux autre de « fournir de la sécurité » (ce qui n’existe pas), juste de s’abstenir d’agresser leur voisin.

                      La seule « justice sociale » qu’on puisse concevoir, c’est la justice tout court : que tout le monde soit traité de façon identique par une justice qui répond à des lois étant exactement les mêmes pour tous. Ce qui entre en contradiction avec vos droits positifs.

                      Vous voulez donc l’injustice mais pour vous donner bonne conscience vous dites « justice sociale ». Et pour finir, je doute très fort que vous soyez dans les 10% des rémunérations les plus élevés, à moins que ça soit dans la fonction publique. Ou que vous soyez très jeune. Sinon vous auriez réalisé seul l’inanité de vos idées.

                  • Votre définition est idiote.

                    Avoir le droit à la protection impose à quelqu’un de vous protéger comme avoir le droit à l’éducation impose à quelqu’un de vous éduquer.

                    Quelle différence?

                    • Vous avez décidément un très gros problème de compréhension du français.
                      Le droit à la protection n’existe pas. Le droit à la sureté/sécurité est un droit fondamental.

                      Ce sont deux chose diamétralement opposées.

                      Vous savez, c’est pas mal, avant de parler d’une chose, de se renseigner un tout petit peu et de lire ce qui à pu se dire à ce sujet. Je n’ai pas envie de faire toute votre éducation, d’autant que votre ton suffisant de demi-habile me laisse penser que ce sera ardu. Allez dans une bibliothèque, ou même sur internet, la philosophie politique existe depuis fort longtemps et vous aurez beaucoup à lire. Mais ça vous évitera de raconter des âneries.

                  • La justice par définition protège les faibles des forts.

                    Au passage, je doute fort que quelqu’un qui est dans les 1% perde son temps ici, et j’attends toujours que vous me démontriez l’inanité de mes propos.

                    • Et bien vous venez de le faire. (la démonstration de l’inanité de vos propos).

                      Allez regarder quelle est l’étymologie et la définition de justice.

                  • Merci du conseil :
                    « Aristote ne se contente pas de reprendre l’idée de Platon selon laquelle la justice est la vertu principale. Pour lui : « La vertu de justice est la vertu par laquelle l’être humain accomplit sa finalité éthique »25. Au contraire de Platon, il fait dépendre cette vertu d’une situation et, en conséquence, d’éléments extérieurs à l’action de l’homme vertueux. Si pour Platon la justice consiste à donner à chaque partie (et à chaque homme) la place qui lui revient dans le tout, pour Aristote elle consiste à conformer nos actions aux lois afin de conserver le bonheur pour la communauté politique22: « le juste est le bien politique, à savoir l’avantage commun »27. »

                    • Et donc vous confirmez ne pas savoir lire ou du moins ne pas comprendre ce que vous lisez.

                      C’est dommage pour vous.

                  • Vous devez être du genre sacrément borné vous.

  • Quelques remarques :
    1. Ce qu’on appelle communément la crise de la presse papier ne touche pas uniquement Charlie Hebdo mais la quasi-totalité des titres de presse quelle que soit la tendance éditoriale.

    2. Charlie Hebdo est un des rares journaux à ne pas bénéficier de subventions publiques contrairement par exemple au Figaro ou au Point à l’Express à Valeurs Actuelles ou encore Télé Z, Télé7jours, Autoplus dont l’utilité au nécessaire débat d’opinion laisse perplexe.

    3. Etant donné que vous nous dites que Charlie Hebdo a bénéficié de tirages exceptionnels à certains moments, cela signifie donc, si on se réfère au fonctionnement du marché, qu’il y avait une demande. Pour augmenter ses ventes, Charlie Hebdo aurait donc dû continuer et amplifier le type de numéro qui faisait gonfler les recettes.

    4. Question plus générale mais soulevée par l’article. Est-il justifié qu’existe un système d’aide à la presse, ou au contraire doit-on laisser agir « le marché » ? Pour répondre à cela, il faut distinguer au moins deux types de presse comme fait précédemment, une presse d’opinion, d’information généraliste et une presse spécialisée (Voici, Gala, TéléZ, autoplus, sciences et vie, etc). Au sein de ce second groupe on pourrait également faire quelques distinctions mais passons. A première vue, il n’est pas néfaste de laisser la seconde catégorie fonctionner selon le libre jeu du marché, l’impact sur le débat d’opinion n’aura pas grande importance. C’est complètement différent dans le cas de la première qui est une composante essentielle du jeu démocratique fait de débat entre opinions diverses. Autant la seconde catégorie, étant donné qu’elle est spécialisée, vend à un public ce que ce public demande (ce qui correspond tout à fait à un système de libre marché), autant la première catégorie n’a pas vocation à vendre l’information que souhaite ses lecteurs, elle vend de l’information ou encore son opinion sur certains sujets, tout court. Il est d’ailleurs naïf de croire qu’un système de libre-marché pourrait être adéquat, car en règle générale, il y a davantage de lecteurs réels d’un article de journal que de lecteurs ayant payés cet article, d’abord du fait qu’un journal peut se passer entre individus, mais surtout parce que certains articles ou certains passages peuvent être repris par d’autres medias. Il est très facile de trouver sur internet des dizaines de site qui reprennent certains passages d’un article publié dans un journal classique. Aussi se fier simplement au nombre d’acheteurs ou d’exemplaires publiés pour juger de l’utilité d’un journal est peu satisfaisant.

    • J’aime bien votre approche.
      Toutefois je ne partage pas ce qui me semble en ressortir. Vous soutenez que subventionner la presse d’opinion a un intérêt pour le débat démocratique, en somme ? Mais très rapidement, voire immédiatement, toute la presse basculerait dans ce type éditorial, en embauchant un journaliste d’opinion pour avoir un seul article au besoin et abracadabra. Et ensuite, il faudrait mettre en place une commission pour juger si un journal est ou n’est pas d’opinion, commission nécessairement étatique, forcément portée par le biais idéologique du pouvoir en place, pour la distribution des bonnes subventions qui vont bien.

      Personnellement, je suis pour la suppression de toute subvention. Les idées qui ont valeurs devraient savoir se vendre. Je ne dis pas facilement, car à priori il faut quand même une certaine culture pour comprendre et soutenir les meilleures idées. Sans parler évidemment de la base qui est : savoir lire.
      Ce qui ressort aujourd’hui, c’est clairement la pauvreté de penser de nos concitoyens, dont usent et abusent une certaine « intelligence », pseudo-philosophique, soit disant humaniste, pour faire son beurre. Et on se retrouve alors à subventionner « l’Humanité », par exemple, sous couvert de la pluralité de la presse et du soutien à toutes les opinions, laissant beaucoup dans une profonde perplexité, et donnant à la majorité la satisfaction de se dire : « Quand même, en France on peut tout dire tout écrire, la liberté d’expression est bien établie. ».

      • Tout d’abord, avant de distinguer presse d’opinion et presse spécialisée, il conviendrait de revoir le calcul des subventions qui ne prennent pas en compte les pages de pubs publiées dans certains journaux. ce serait déjà une bonne chose (qui permettrait d’économiser et de mieux répartir).

        Ensuite, toute demande de subvention devrait être faite par l’organe de presse, ce serait à lui de faire la preuve qu’elle est un journal d’opinion utile au débat démocratique. Je ne pense pas qu’embaucher un éditorialiste politique suffise pour prouver sa bonne foi. Maintenant, devant qui devrait-elle le prouver ? Plusieurs possibilités : devant une commission publique me semble assez logique puisque c’est de l’argent public, mais on pourrait aussi imaginer un fonds géré par la presse elle-même auquel l’Etat verserait une certaine somme à se répartir entre eux. Le montant de la somme serait déterminé par la loi, mais la répartition serait du ressort de ce fonds mutualiste.

        • Vous proposez une usine à gaz pour répartir le fruit d’une spoliation.

          Socialist spotted !

          • je ne vois pas tellement l’usine à gaz. Sauf si vous ne voyez pas de différence entre le Figaro et téléZ !

            • Une usine à gaz ?

              * Méthode collectiviste d’après « axopl » :
              1/ L’Etat lève un impôt ou une taxe. Comment ? Qui ? Quel taux ? etc.
              2/ Le patron de presse doit déposer un dossier. Volume ? Pièces ? Délai ? etc.
              3/ Une commission (publique ou privée) décide d’allouer des fonds. Qui ? Critères ? Comment ? Délai ? Durée ? etc.

              Une paille à organiser. Tout cela, encore une fois, pour répartir le fruit d’une spoliation.

              * Méthode libérale d’après « agua » :
              1/ Le patron de presse propose un produit.
              2/ Le consommateur choisi librement de l’acheter ou non.

              • le point 1. est ridicule, les impôts sont déjà là. je vous mets au défi de me dire quel impôt particulier finance l’aide à la presse actuelle.

                le point 2. montre que vous ne devez pas travailler dans le privé ou en tout cas pas dans une grande entreprise parce que question bureaucratie il n’y a pas de leçons à donner à l’Etat.

                Ensuite, il faut véritablement faire preuve de mauvaise foi pour ne pas faire la distinction entre le Figaro et TéléZ ! le critère distinctif me semble évident : l’un parle des programmes TV l’autre donne des informations sur la politique, l’économie, l’environnement, donne son opinion sur les mêmes sujets. Vous êtes du genre à couper les cheveux en 4 on dirait.

                Et la méthode » libérale » conduit à la fin du pluralisme démocratique, ce qui est antilibéral. je ne crois pas que vous connaissiez bien le sens du mot libéralisme.

                • Heu, non, la méthode libérale ne conduit pas du tout à la « fin du pluralisme démocratique ».
                  Pour deux raisons.
                  La première est que pour mettre fin à quelque chose, il faut qu’il existe. Et il n’y a plus aucun pluralisme dans la presse. Qui n’a, en outre, aucun rapport quel qu’il soit avec la démocratie.
                  La seconde est qu’au contraire, avec un système de marché, les gens de droite engagés auraient des journaux « de droite engagée », les gens de gauche engagés auraient des journaux de gauche engagés, les libéraux auraient des journaux libéraux. Les anar-cap auraient des journaux anar-cap. Les monarchistes idem… Pour peu qu’ils payent eux même pour leurs journaux et n’attendent pas des gens pensant autrement qu’ils financent le bouzin.

                  Vous n’avez vraiment pas confiance dans la capacité auto-organisatrice du marché, ni dans le fait que les équilibres qui en sortent sont, contrairement aux discours apeurés de journalistes qui sentent la fin des privilèges s’approcher, les plus démocratiques possibles. Ce sont d’ailleurs les seuls qui soient jamais démocratiques. Parce qu’imposer à votre voisin de faire un truc qu’il n’aime pas au nom du fait que vous êtes plus nombreux à aimer ça, faire financer par tous un truc qui VOUS plait mais visiblement ne leur plait pas assez pour qu’ils apportent librement leurs sous en échange de cette chose, ce n’est pas de la démocratie, tout au mieux la tyrannie de la majorité.

                  • Votre pluralisme libéral ça s’appelle une ploutocratie.
                    On le voit déjà en France d’ailleurs. Les grands journaux appartiennent à de grands groupes comme Dassault et ils racontent ce qui les arrange.

                    • Ha bon ?
                      Et les journalistes, encartés au PS à plus de 70% et se déclarant « de gauche » à 90% se laissent faire et disent ce que les sales capitalistes apatrides enjuivés et fascisants leur commandent ?

                      Waouwww…. Elle est forte votre moquette !

                  • Vous ne pouvez pas prétendre esquiver ce fait en pointant du doigt d’autres problèmes.

                    Bref, pas d’argument, juste de la rhétorique de bas étage.

                    • Heum. Visiblement vous ne savez pas lire. Un peu gênant tout de même.
                      Vous croyez peut-être avoir avancé un argument. Si c’est le cas je vous conseil de vous relire, à part lancer des mots en l’air, visiblement sans les comprendre, vous n’avez rien fait.

                      Ce n’est même pas de la rhétorique, et pour l’étage c’est au niveau des souterrains. :mrgreen:

                  • Lors de votre doctorat on vous a appris à brasser de l’air?

                    Je comprend mieux que vous ayez une dent contre l’éducation.

                • 1/ Avec un déficit public à plus de 30%, où comptez-vous trouver les fonds nécessaires à vos subsides ? Ou peut-être souhaitez-vous juste continuer à élargir notre dette (déjà plus de 5000 milliards d’euros au moment où j’écris ces lignes) ?

                  Notre chère Ministre de la Culture parle de taxer la bande passante, les géants de l’internet, on je ne sais quoi. Que proposez-vous ?

                  2/ Le privé n’obtenant pas ses ressources via l’utilisation de la force publique, il peut bien l’utiliser à sa convenance.

                  3/ Et Télérama, il est où dans l’histoire ?
                  Imaginons maintenant que j’édite un bimensuel sur l’actualité politique. Ce magasine, bien qu’étant très intéressant puisqu’édité par mes soins, ne trouve pas son public. Mais étant un homme d’ambition, je décide de continuer à le faire imprimer à 20,000 ou 30,000 exemplaires. Néanmoins les cruelles réalités économiques viennent à faire rapidement tarir le capital de ma noble entreprise éditrice. Je me pose la question voyez-vous : « Combien vous me donnez ? ».

                  Remarquez, ça serai un moyen simple de régler le problème du chômage. Si tous les chômeurs de France pouvait créer, avec l’argent de l’Etat, une feuille de choux : il n’y aurai plus de chômeurs dans notre beau pays ! En outre, les kiosques, remplis de journaux assimilables à du papier hygiénique, assureraient même presque l’exhaustivité de la presse. Et l’exhaustivité, c’est encore mieux que la pluralité !

                  4/ Last but not least !
                  Le « pluralisme démocratique ». Vous jouez au kamoulox ?
                  Pouvez-vous me citer un auteur libéral qui parle positivement des subsides étatiques à la presse ? Un seul. J’attends impatiemment.

                  Sinon, avez-vous jamais entendu parler des missions régaliennes ? Manifestement non, mais faites moi rire.

    • Subvention publique, il y a : Versement exceptionnel de 1 million, plus tous les abonnements souscrits par des établissements publiques (donc non privés).

      • le versement de 1 million a été un effet d’annonce, il n’y a encore rien eu. je parle d’autre part des subventions avant l’attentat. Quant aux achats par des administrations publiques, je ne suis pas certain que beaucoup en achète. je pense que les administrations publiques achètent plutôt les journaux classiques qui eux bénéficient déjà de subventions publiques. Sans compter que confondre subvention et achat par des administrations publiques est assez maladroit. Le terme subvention a un sens précis.

        • Heu, j’ai entendu dire, comme ça, en passant, que la rédaction de Charlie était allé il n’y a guère « au château » et à « Matignon » quémander du pognon parce que bon, l’indépendance par rapport au pouvoir ça va, mais seulement si le pouvoir c’est le très vilain sarko (qui aurait sans doute refusé les myions demandés, le rapace nain cocaïnomane ultra libéral… on se demande pourquoi?) Quand on sait qu’on recevra pas, on ne demande pas et on se drape dans sa posture morale. Quand on pense qu’on a des chances de toucher le pactole, on oublie la posture et on tend la sébile…

    • Et quand ce sera un ministre FN qui décidera quel journal « essentiel au jeu démocratique » doit être subventionné, serez-vous toujours du même avis ?

      • Mais qui dit que ce doit être un ministre qui décide de ce qui doit être subventionné ou non ? Il doit y avoir une procédure bien établie et transparente.

        • Et si la « procédure bien établie et transparente » décide de financer « Minute » ou « Rivarol », qu’est-ce que vous en dites ?

          Après tout, si on va au bout de votre logique collectiviste, avec 30% de l’électorat, la presse d’extrême droite devrait toucher 30% des subventions.

          • je n’ai rien contre le fait que les titres dont vous parlez touchent des subventions publiques, ils ont le droit d’exister. Par contre, votre méthode de répartition montre que vous ne connaissez rien à la répartition des aides à la presse actuelles. Vous confondez également lectorat et électorat. SVP, ici on nivelle par le haut alors évitez de telles bêtises.

            • Hélas ce n’est pas au vieux Synge qu’on apprend à faire la grimace. Votre croyance en une répartition transparente relève de la naïveté. Et même son principe est contestable. Pas de subvention, je garde mon précieux argent pour en faire ce que JE souhaite. Voilà la seule procédure vraiment démocratique.

              • la transparence cela existe. en général ceux qui ne croient pas à la transparence sont ceux qui ne prennent pas le temps de s’informer.

                • Moi, je m’informe et je constate que l’Humanité est le journal le plus aidé par rapport à son nombre de lecteurs; je constate aussi que l’Etat a annulé sa dette pour 4 millions sans aucune raison valable.
                  Moi, je n’appelle pas cela de la transparence ni une subvention mais tout simplement une aumône à des gens, encore trop près du pouvoir malgré leur 2% d’électeurs.

                • Heum.
                  Si l’information n’est jamais présentée de façon neutre (votre commentaire plus bas), comment pouvez vous imaginer avoir de la transparence ?

                  Ceux qui croient en la transparence sont les naïfs qui ne s’informent qu’à une source unique (ou deux trois sources extrêmement colinéaire) et ne cherchent jamais à recouper l’information.

                • Et encore et toujours les mêmes recettes socialistes…
                  Tu crois avoir inventé l’eau chaude, coco ?

              • Ploutocratique*

                La confusion est fréquente sur ce site.

                • Hé oui ça commence en « démocratie » à votre sauce et ça finit en ploutocratie.
                  Ceux qui ont le pouvoir sucent le pognon, deviennent riche et donc on voit que les riches ont le pouvoir. L’erreur c’est de croire que c’est parce qu’ils sont riches. La réalité c’est qu’ils le sont parce qu’ils sont connectés. Vive l’État et la pseudo démocratie représentative…

                  • Et vous, vous préférez donner le pouvoir à ceux qui ont du pognon?
                    C’est bien, on se comprend.

                    • Pourquoi voulez vous donner du pouvoir à qui que ce soit ?
                      Pourquoi croyez vous que c’est le pognon qui obtiendrait le pouvoir dans un système plus respectueux des libertés ? Alors qu’il l’a (par effet rétroactif, certes) déjà dans un système opprimant toute liberté ?

                      Sinon, ça ne me dérangerait pas que les gens les plus riches aient le pouvoir, pour peu que leur fortune ait été acquise par l’échange libre et non la coercition, la magouille et la « regulatory capture ».

                      Vous vous rendez compte, même une seconde, de votre incohérence ?

                  • Il n’y a pas d’incohérence.

                    L’incohérence est de croire qu’enlever un pouvoir qui limite le pouvoir des forts pour protéger les faibles rendra les faibles forts et les forts faibles.

                    Le bien fondé d’une nation est de servir l’intérêt commun de ses citoyens, rien d’autre. Le gouvernement doit donc oeuvrer pour le bien commun. Si le pouvoir n’appartient à personne, il y aura toujours quelqu’un pour le prendre. Mais ce que je raconte relève de la tautologie, vous faites mine de ne pas comprendre.

                    Ce qui me gène n’est pas que des gens riches puissent avoir le pouvoir, mais que les gens riches aient PLUS de pouvoir que les autres.
                    Le fait que la presse appartienne à de grands industriel est un problème démocratique. L’information ne doit pas être l’instrument d’une minorité.

                    Maintenant dites moi, ou voyez vous des incohérences?
                    Votre manque de logique me fait de plus en plus douter de votre pseudo doctorat. Vos 1m85 et 100kg j’en ri. Vous devez sans doute être petit et pauvre.

                    • Sauf que l’intérêt commun, le bien commun, ce sont des choses qui n’existent pas. Qui ne peuvent pas se définir. Donc qui prétend servir le bien commun sert ses intérêts ou du moins sa vision des choses.

                      Ça s’arrête là. Le « théorème d’impossibilité » d’Arrow est une formalisation qui pourrait vous éclairer… ou pas.

                      Si une personne est riche par l’échange librement consenti, et que la richesse conduit au pouvoir, alors sera au pouvoir celui qui fournit le plus et le mieux ce que les autres dans la société désirent. Il est donc bon qu’il ait du pouvoir. Celui qui est pauvre, si le jeu économique n’est pas faussé par des règles prétendant « aider », « rendre juste », « protéger » etc. c’est celui qui ne fournit pas de biens ou services qui sont demandés par les autres. Que ce soit « sa faute » ou juste « pas de chance » n’importe peu, il est bon que cette personne n’ai pas grand pouvoir.

                      Mais vous me pensez petit et pauvre, vous devriez vous plier devant moi, dites moi ? Enfin si vous êtes cohérent avec ce que vous racontez. Mais visiblement non, vous vous imaginez seulement que vous m’êtes « supérieur » et cela vous fait rire. Vous êtes donc l’inverse complet de ce que vous proposez et vous osez parler de cohérence.

                      Bref, vous êtes un idiot, un menteur et une ordure amorale, pourrie de jalousie. Je vous laisse là car vous ne méritez que le mépris et les quolibets.

                  • L’enjeu de la démocratie étant d’être conforme aux intérêts/la vision des choses du maximum de monde.

                    Si une personne a son mot à dire en fonction de sa richesse, dans ce cas une minorité pourra décider pour la monarchie. On aime ou on aime pas, mais ça s’appelle une ploutocratie, pas une démocratie. Confirmant donc ce que je disais plus haut.

                    Le fait que vous soyez petit et pauvre ne m’empêche pas de vous payez vos allocations. Et je le fais avec joie.

                    • En l’occurrence c’est plutôt moi qui paye votre collège. Mais bon… ça me désespère un peu, vus les résultats.

                      La démocratie n’est pas la dictature de la majorité, vous n’avez rien compris.

                      Et vous mélangez tout sur les notions de ploutocratie, démocratie, monarchie, etc.

                      Bref, vous méritez une vignette orange foncé. De mon temps on aurait dit 5/20.

                  • Biensur que si, la démocratie est l’intérêt majoritaire.
                    Mariage gay? On vote et 51% des personnes décident pour les 49% autres.

                    On ne peut pas interdire ou autoriser le mariage gay à 51%.

            • Je ne confonds rien du tout, je me contente de vous mettre en face de vos propres contradictions. Et cela marche relativement bien, puisque, de poste en poste, vous vous ridiculisez de plus en plus.

              Ma méthode de répartition consiste à rendre leur argent à leurs légitimes propriétaires. En aucun cas à ouvrir des robinets d’argent gratuit. Contrairement à vous, je ne suis pas un spoliateur collectiviste. Je me bornais à tirer les conclusions de l’application correcte de votre propre logique.

              Etant donné que nous parlons de subsides étatiques, je ne vois pas trop ce que vient faire le lectorat dans l’équation.
              Ces redistributions collectivistes servent, justement, à financer une presse sans lectorat. Puisque nous vivons dans une société, au moins en théorie, démocratique, et que nous parlons d’argent publique, il ne semble pas aberrant que l’électeur ait son mot à dire sur la répartition du fruit des contributions obligatoires.

              J’aurai préféré utilisé le terme de contribuable en lieu et place de celui d’électeur, mais j’ai pensé que la notion de suffrage censitaire vous serez encore plus désagréable.

    • Et pourtant dans les pays où la subvention est plus faible et où la presse (hors presse spécialisée, hein) est libre d’écrire ce quelle veut, pourvu qu’on l’achète… Et bien elle est en bien meilleure santé.

      Le « business model » de la presse quotidienne à grand tirage est clairement menacé avec internet, la photo numérique, etc. Mais sans l’abri que donne la subvention, poussés par l’aiguillon de la concurrence et du marché, les média se transforment pour offrir ce que les gens demandent (et pourraient gagner de l’argent tout en étant gratuits, d’ailleurs certains le font). Et contrairement à ce que s’imaginent les journaliste et politiques français, les gens ne demandent pas à être rééduqué par le « camp du bien » mais simplement à être informé de façon neutre. Avec peut-être quelques articles d’opinion, clairement indiqués. Dans ce cas, ils achètent, s’abonnent, etc. Et cela d’autant plus que n’ayant pas payé des impôts pour ça, ils ont les ressources et l’envie de le faire.

      • la crise de la presse touche tous les pays occidentaux.

        Prétendre qu’il existe une information « neutre » relève de la naïveté voire de la niaiserie.

        • Sans l’aide des hommes de l’Etat et de MON argent, le journal l’Humanité aurait disparu depuis longtemps. Est-ce de ma faute ? Non. Aurais-je envoyé des fleurs ? Non. Alors pourquoi mon pauvre argent sert-il à maintenir à flots ce torchon bolchévique ? Si les communistes n’ont même plus assez d’adeptes pour constituer le lectorat de leur journal, tant pis pour eux. Et c’est valable pour chaque journal. Je n’ai pas besoin de m’embarrasser d’une notion aussi discutable que celle d’une information neutre.

          Quand à la crise de la presse, je suppose qu’il faut ajouter « écrite-papier » pour être dans le vrai. Et alors ? En quoi la presse écrite-papier quotidienne est-elle indispensable à la démocratie ? Qui a le temps, aujourd’hui, de lire chaque jour la totalité du Monde ? Moi je lis la newsletter que mon quotidien m’envoie par mail. Hop, je clique l’article que je souhaite lire. Je peux archiver en PDF en un autre clic. Rapide, pratique et écolo en prime. Pourquoi abattre des forêts, consacrer des ressources énormes à toute une chaîne de distribution et de surcroit me soutirer mon argent pour le refiler à des idiots dont je me fiche quand je peux satisfaire mon besoin d’information à mon goût et à moindres frais ?

          Enfin je ne comprends pas le calcul des politiques. Je subventionne mes amis (mes amants aussi en fait, tant les 2 milieux vivent en symbiose) pour qu’ils disent du bien de moi dans des bidules que plus personne ne lit. Mais où est l’intérêt ?

        • Non elle n’est jamais « neutre » quand vous la recevez. Mais elle devrait s’échiner à l’être de toutes les fibres de son corps !

          Il n’y a guère un journal (de gauche) australien a viré à grand bruit un de ses journalistes… pour avoir présenté une vue trop « de gauche » d’un événement alors que la charte du journal demande la neutralité. Un fait peut, doit, être rapporté de façon la plus objective possible. Le commentaire doit être à part et clairement indiqué comme étant un commentaire.

          Étonnant comme les journaux anglo-saxons y arrivent vraiment mieux que les nôtres. Et se portent également vraiment mieux.

  • En Angleterre ils font des sondages interessant, on devrait faire les memes en France, comme ca avant d’envoyer les gens en prison pour apologie de terrorisme, on pourrait reflechir a d’autres solutions, ou au moins construire suffisamment de prisons:

    « A quarter of British Muslims say they have some sympathy for the perpetrators of the attacks on the Charlie Hebdo magazine in Paris, according to a study.
    The research, carried out by the BBC, also showed close to a half of Muslims living in Britain believe clerics who preach views supporting violence against the West are justified in their beliefs.

    The survey also found that almost one in 10 knew other Muslims who had strong sympathies with those fighting for al Qaida or Islamic State.

    One in five British Muslims said they felt a liberal Western society can never be compatible with Islam. »

    A lire sur le site du Evening Standard… on est loin de la « minorite de musulmans extremistes » apparemment.

    • Hé oui.
      Même des gens très modérés et bien intégrés en apparence peuvent nous surprendre parfois avec des discours super violents genre « Daesh c’est pas bien. Mais seulement parce qu’ils tuent aussi des Sunnites. Tant qu’ils s’en prennent aux Shiites, aux Chrétiens et aux homosexuels, c’est normal »… Ah bon ???? « Oui, c’est commandé dans le Coran ». Mais pourquoi tu ne le fais pas. « C’est pas nécessaire de participer réellement au djihad, juste de prier pour ceux qui le font et de payer un tribut pour les soutenir ». Ah… cool !!!

  • Sens des nuances, humanisme, il semble que l’auteur prenne enfin cette sanglante pantalonnade par le bon bout.

    Merci pour cette calme sensibilité, base d’une pensée féconde.

  • On oublie de dire aussi qu’entre 2002 et 2007, CH a reversé 3.8 millions à ses actionnaires, dont 1.6 pour Cabu et 1.6 pour Val. Je comprends qu’ils n’aient pas eu envie de partager le magot avec d’autres.

  • C’était normal de laisser FRANCE-SOIR crever, mais dans l’intérêt du débat démocratique, il faut sauver Libération à chacune de ses crises…

  • Au nom de la liberté d’expression, les journalistes de Charlie Hebdo peuvent écrire ce qu’ils veulent….
    Pour des écrits moins violents, Valeurs Actuelles a été condamné….
    Ha, ma pauvre Lucette, la liberté d’expression c’est sacré ! Mais il faut prendre la bonne carte et ne pas se tromper de parti …

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Adnan Valibhay.

Le dessinateur Xavier Gorce a récemment été victime de l’un des maux de notre époque : la censure. L’outrecuidant a osé dépeindre dans les pages du journal Le Monde une caricature dans laquelle un personnage déclame :

Si j’ai été abusée par le demi-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ?

Grand mal lui en a pris. Très vite, les procès d’intention se sont lancés. Très vite, il a été accusé de minimiser l’inceste. Très vite, il a été accusé de transphobie pa... Poursuivre la lecture

Par Jérémie Bongiovanni. Un article du Podcast Liber-thé

La liberté d’expression est une composante indispensable du progrès, car elle permet une constante remise en question du statu quo. Ses pourfendeurs, qui souhaitent aujourd’hui la limiter en interdisant l’offense, se revendiquent eux-mêmes du camp progressiste. Qu’en est-il en réalité ? Comment définir les limites de la liberté d’expression ?

La liberté d’expression comme conquête historique

Au cours des deux derniers siècles, la liberté d’expression a permis le progrès da... Poursuivre la lecture

Par Damien Theillier.

En tant que professeur de philosophie et également catholique je suis doublement touché par les assassinats de Samuel Paty et des trois catholiques tués dans la basilique de Nice.

Et pourtant je ne suis pas Charlie. Et je ne suis pas non plus un admirateur inconditionnel du pape François, le pape des « migrants » et de la fraternité universelle.

Je montrerai dans cet article pourquoi il est nécessaire de renvoyer dos-à-dos ces deux discours tout aussi faux et pervers l’un que l’autre.

Parlons d’a... Poursuivre la lecture
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