Qu’est-ce que le poutinisme ?

Le poutinisme porte un projet alternatif à la démocratie libérale : celui d’un bloc européen unifié sur un mode populiste-autoritaire et le corporatisme économique.

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Poutine (Crédits : Platon, CC-BY-NC-SA 2.0)

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Qu’est-ce que le poutinisme ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 février 2015
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Par Philippe Fabry.

Poutine credits Platon (licence creative commons)
Poutine credits Platon (licence creative commons)

 

Je lisais tantôt le dernier billet de Guy Sorman sur Contrepoints dans lequel il évoque la question, que j’ai personnellement abordée il y a quelques jours, de la cinquième colonne poutiniste qui se développe et est entretenue, notamment financièrement, par la Russie en Europe. Si Guy Sorman reconnaît (comment ne pas le faire ?) que la Russie finance aujourd’hui les partis europhobes comme le Comité central soviétique finançait les partis communistes locaux, partout en Europe, il conteste le fait que le poutinisme puisse être comparé au communisme. Il dit : « La comparaison ne me paraît pas légitime : la discontinuité l’emporte. Le communisme fut un modèle à ambition universelle qui dépassait identités nationales et particularismes locaux. Le poutinisme n’est lui qu’une idéologie du refus : les alliés de circonstances de la Russie poutinienne présente ont en partage une exaltation de leur identité nationale, évidemment mythique, l’hostilité au capitalisme perçu comme « américain », la haine des immigrés, le chérissement de « valeurs » dites traditionnelles tel le respect de l’autorité du chef, du père, du prêtre, du mari. Les diatribes de Poutine contre les homosexuels plaisent à ses admirateurs en Europe – à l’extrême-droite surtout – mais son machisme dépoitraillé et botoxé n’est tout de même pas l’équivalent de la révolution prolétarienne. ».

Il me semble que Guy Sorman va ici un peu vite en besogne, et d’autant plus vite qu’il identifie de manière juste des caractères évidents du poutinisme. En vérité, il me semble au contraire que le poutinisme est pleinement une idéologie, et si il y a bien une absence d’universalité dans le poutinisme, c’est parce qu’il s’agit d’une idéologie marquée par une sensibilité de droite (voir mes principaux articles consacrés au clivage sur Contrepoints, ici  et ) Pour être plus précis, je voudrais revenir plus en profondeur sur cette nature du poutinisme, que je n’ai jusqu’ici que brièvement évoquée.

Le poutinisme n’est pas seulement une idéologie du refus ; certes, les populistes pro-Poutine qui pullulent à travers l’Europe partagent ces sentiments listés par Sorman, mais la vision défendue ne se limite pas à cela. Le poutinisme, se fondant sur ces « valeurs », porte un projet alternatif que j’ai déjà évoqué : celui d’un bloc européen unifié dans la démocratie dirigé sur un mode populiste-autoritaire et le corporatisme économique. Il n’est pas surprenant, d’ailleurs, que la France, à travers la progression continue de son Front National, soit l’un des pays européens où la séduction pour ce modèle opère le mieux : notre pays est déjà le plus étatisé de toute l’UE, en matière d’économie, d’éducation et de santé, et le plus imprégné de pensée antilibérale, le plus accroché à un « modèle social » en complet décalage avec la modernité. Le fait que notre pays soit en outre une pièce importante de l’OTAN en Europe, en particulier à cause de son positionnement stratégique en plein centre de l’Europe occidentale, en fait la cible privilégiée du calcul poutinien : une alliance franco-russe livrerait à Poutine l’Europe sur un plateau, lui permettant, sans envoyer ses chars jusqu’à Berlin, de dicter ses conditions à l’Allemagne. Le résultat serait la constitution dudit bloc européen, antilibéral, et bien sûr anti-anglo-saxon. Pour Vladimir Poutine, c’est là le moyen de refaire de la Russie une superpuissance, en appuyant sa puissance militaire retrouvée sur la puissance économique des pays de l’Union européenne, aux dépens des États-Unis.

Pour les populistes européens, l’idée est la même mais d’une manière un peu nuancée : il s’agit de retrouver la puissance européenne d’avant la Seconde guerre mondiale en exploitant la puissance militaire et les ressources naturelles russes. Cette alliance est jugée préférable à l’alliance américaine pour deux raisons : premièrement, la Russie étant moins puissante que l’Amérique, il serait plus simple de traiter avec elle sur un pied d’égalité, et deuxièmement les populistes détestent ce que représente l’Amérique pour la même raison qu’ils aiment ce que représente la Russie de Poutine.

Cette vision stratégique s’appuie sur une authentique idéologie, qui est celle du nationalisme paneuropéen qu’est le poutinisme. Il s’agit bien d’un nationalisme, en ce qu’il place au-dessus de toute autre considération, et spécialement du respect du droit et de la morale, l’idée de l’intérêt national. C’est pour cela que les populistes européens pro-poutine n’ont aucun mal à défendre l’annexion de la Crimée, et que l’idée que Poutine intervienne directement en Ukraine ne les gêne pas dans la mesure où tel est l’intérêt de la Russie ; ils aimeraient que leur pays puisse faire de même, à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur, en confisquant les biens des gens, en les enrégimentant. Outre un nationalisme, il s’agit donc aussi d’un étatisme, prônant la capacité de l’État à tout contrôler, tout régler, tout imposer. Mais ce nationalisme est bien paneuropéen, puisqu’il prône non pas l’opposition des nations d’Europe, comme le nationalisme du premier XXe siècle, mais leur co-nationalisme : que les Français soient fiers d’être Français, les Russes fiers d’être Russes, les Hongrois fiers d’être Hongrois, et qu’ils soient, tous ensemble, fiers d’être Européens… contre l’Amérique et les islamistes, pour l’essentiel, car il n’y a pas de nationalisme sans ennemi. En effet, tous se retrouvent dans le double refus du capitalisme libéral, forcément « anglo-saxon », et dans la crainte face au danger islamiste, perçu comme une déferlante barbare menaçant la civilisation. Il est remarquable que la configuration entre ce poutinisme et l’islamisme radical est la même que jadis entre le fascisme et le nazisme, socialismes nationalistes, et le bolchévisme russe, socialisme internationaliste ; à l’époque, les nazis et les fascistes européens se percevaient comme le rempart contre les « hordes asiatiques » venant de Russie et menaçant d’anéantir les nations, tout en partageant avec les bolchéviks le mépris du droit, l’antiparlementarisme et l’étatisme forcené. Aujourd’hui, le poutinisme russe et européen, socialisme nationaliste comme ci-dessus évoqué, se perçoit comme le rempart de l’Europe contre les hordes musulmanes et l’islamisme radical, cette nouvelle forme de socialisme international.

Le poutinisme peut donc être défini comme une idéologie nationaliste paneuropéenne, qui veut constituer l’Europe « de l’Atlantique à l’Oural » voire, comme j’ai lu avec stupéfaction Philippe de Villiers le déclarer dans le Figaro récemment, l’Europe « de l’Atlantique au Pacifique » !

Cette idéologie nationaliste paneuropéenne marque, spécialement en France, le passage à l’extrême-droite de l’internationalisme. Né à l’extrême-gauche dans la deuxième moitié du XIXe siècle, avec la naissance de la 1ere Internationale Ouvrière en 1864, passé progressivement à gauche entre 1900 et 1920 (fondation de la SFIO en France : 1905), l’internationalisme universaliste et progressiste, de gauche, est passé à droite au lendemain de la Seconde guerre mondiale, supplantant le nationalisme dans l’électorat et les élites de droite, et devenant un internationalisme de droite : de repli, conservateur, de droite. Cet internationalisme de droite, ce fut l’européisme, la recherche de mise en place d’un bloc européen capable de résister aux assauts des nouvelles nations géantes, URSS et USA, et de préserver l’identité et l’indépendance d’une Europe désormais menacée d’engloutissement. Aujourd’hui, les populistes d’extrême-droite qui vilipendaient, au nom du nationalisme et du souverainisme, la tutelle des instances supranationales européennes, rêvent à leur tour d’un bloc européen, plus encore marqué par le repli et la méfiance envers le monde extérieur.

Une nouvelle preuve de ce que j’explique depuis maintenant deux ans, à savoir qu’une idée met environ un siècle et demi à parcourir l’intégralité du spectre politique, soit une étape par génération.

À lire aussi : Poutine, Mearsheimer et les autres, la tragédie de la politique des grandes puissances

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  • Pour ceux qui veulent connaître mes autres analyses sur le sujet Poutine, en particulier pourquoi les libéraux ne doivent certainement pas le soutenir, je renvoie à mon blog :

    Pourquoi il faut casser Poutine : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/02/11/31508940.html

    Complément à Pourquoi il faut casser Poutine : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/02/13/31517855.html

    La xénophobie d’Etat de la Russie poutinienne : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/02/15/31528966.html

    La fortune de Poutine et la cinquième colonne : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/02/17/31543542.html

    Poutinisme et djihadisme : des alliés objectifs à l’assaut de l’Europe : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/02/19/31563900.html

    • Pour vous le prétendu poutinsme se définit donc d’abord comme un nationalisme cad comme le fait de « placer l’intérêt national au dessus de toute autre considération , en particulier au dessus du droit et de la morale ». Admettez vous donc qu’à cet égard les Etats-Unis sont un pays furieusement poutinien? Ainsi que l’Allemagne d’ailleurs. Il n’y a que la France pour croire aux fadaises qu’on lui sert sur l’oubli de l’intérêt national au profit d’un intérêt supérieur. Elle le paie d’ailleurs assez cher, étant notamment le cocu systématique de tous les compromis communautaires, que ce soit dans le domaine financier, dans celui de sa représentation dans les instances communautaires , dans le domaine militire, dans le domaine monétaire…

      • Allez demander au américains si ils ont pour valeur la liberté des individus et le respect de la constitution puis ensuite aux russes…

    • Quant à l’Europe « de l’Atlantique au Pacifique » qui semble vous stupéfier, je vous conseille d’examiner un atlas, vous pourrez constater que la Russie s’étend effectivement jusqu’au Pacifique. comme vision politique non plus ce n’est pas nouveau. C’est la vision gaullienne de l’Europe. De Gaulle a tjrs voulu intégrer la Russie.

      • De Gaulle et l’un des principaux responsable de la socialisation de ce pays, c’est en aucun cas un exemple.

      • Et la Russie, depuis l’empereur Pierre le Grand, a voulu être européenne, ce qu’elle a été jusqu’en 1917, intervenant en Europe à de nombreuses reprises et participant aux grandes conférences visant à réorganiser nos Etats après les bouleversements des guerres napoléoniennes (les traités de Vienne). L’amitié franco-russe est ancienne avec deux impératrices en pointe, Elisabeth la première qui imposa le français comme langue de cour et Catherine II. Alexandre 1er pour sa part contribua à atténuer les sanctions contre la France vaincue en 1814 et 1815.
        Menacée par l’Allemagne bismarckienne, les barbapoux franc-macs de la république des Jules considérèrent comme une victoire l’alliance franco-russe signée en 1892 qui dura jusqu’en 1917. Un grand pont reliant le 8ème arrondissement de Paris à la rive gauche fut jetée à cette occasion et porte le nom d’Alexandre III. Nous fumes bien contents en 1914 que la Russie bloque en Pologne une partie importante des armées allemandes et austro-hongroises alors que nous contenions difficilement les allemands sur le front occidental (première bataille de la Marne, course à la mer, Verdun ..)
        L’Union Soviétique fut une parenthèse dans l’Histoire européenne avec la menace prégnante que faisaient peser les forces du Pacte de Varsovie sur notre continent ainsi que la présence de partis communistes forts alliés à Moscou, siège du Komintern, dans certains pays dont la France.
        Depuis 1991, l’URSS a disparu dans les poubelles de l’Histoire, libérant les nations qu’elle tenait sous son joug, la Russie en premier, qui retrouva son histoire, sa religion et ses traditions et qui reconstruit, depuis plus de 20 ans, son Etat, sa paysannerie réduite au servage par le régime communiste et son industrie en pleine rénovation.
        Il n’est donc pas impensable de vouloir retrouver la manière de penser de nos anciens d’avant 1914 qui, depuis le 18ème siècle, considéraient la Russie comme un Etat européen important, même si sa civilisation chrétienne orthodoxe est différente de notre civilisation chrétienne latine et qui, pour nous français, nous fut souvent favorable.
        De Gaulle, qui était de cette génération d’avant la première guerre mondiale, le savait bien même s’il se rendait compte également que rien ne serait possible sans la disparition de l’URSS, ce qui est chose faite.

    • Où l’on voit aussi quelques clowns pratiquer le « nivellement par le haut »:

  • Il faut au moins reconnaître un talent à M. Poutine, c’est de susciter bien des fantasmes chez les journalistes et les chroniqueurs…
    Bon, on peut relativiser les articles de G. Sorman et P. Fabry en faisant la simple constatation qu’il s’agit d’évaluations personnelles ou de point de vue.
    Ce que l’on peut dire de la Russie sans être taxé de paranoïa, c’est que ce pays entend visiblement préserver autant que possible sa zone d’influence du temps de l’empire soviétique. Pourtant, cet empire disparu a perdu de nombreux satellites : la plupart des pays d’Europe de l’Est jadis communistes qui ont été intégrés dans la CE. Et cela constitue une sacrée perte en faveur de ce que l’on peut appeler l’occident.

    On peut dire aussi que ce qui a été perdu avec la fin de l’ère soviétique à une certaine limite dans l’esprit de Poutine et dans celle d’une majorité de Russes, que ce soit à tort ou à raison.

    Ensuite, est-ce que la Russie de Poutine constitue réellement un danger généralisé pour l’Europe entière. Autrement dit, devons-nous avoir peur militairement de la Russie. Je rappelais dans un autre commentaire que le budget de défense de la Russie est à peine équivalent à celui de la seule France. OK, la Russie y met 4% de son budget alors que la France en met 2%, mais comme nous sommes plus riches, nous dépensons plus globalement. Or les deux pays ne sont pas tout à fait comparables, La France ne compte que 65 millions d’habitants contre 150 millions pour la Russie et ce pays est 30 fois plus grand que le notre… Pour mémoire, en milliards de $, les USA dépensent autant d’argent pour l’armement que le reste du monde.

    Encore, si on admet que la Russie fait du lobbying chez les élus européens, en revanche il n’y a pas à ma connaissance d’entreprise d’écoutes généralisées des communications des européens en général et des chancelleries en particulier…

    En regardant un globe terrestre, on remarque que les USA ont une influence « encerclante » tout autour de la Russie en dehors de la Chine et de l’Iran. Ils sont en Europe de l’Est aux portes de la Russie, ils sont présents en Turquie, au Pakistan, en Afghanistan, et en Irak…

    Ce propos n’a pas pour but d’accuser les USA de quoi que ce soit et de remplacer un fanstasme par un autre. Mais les puissances du Globe ont des intérêts et entendent les défendre. La Russie ne fait pas exception. Personne ne peut dire avec assurance que ce qui se passe en Ukraine est juste ou pas. Dans une Ukraine ukrainienne, ceux qui se sentent Russes craignent de devenir des citoyens de seconde classe, un peu comme les catholiques de l’Irlande du Nord. Ils ne sont peut être pas prêts à plier bagages pour Moscou. Et Moscou n’est peut être pas prêts à les accueillir et voir avancer l’Europe et l’Otan d’une case supplémentaire.

    • Je n’ai pas trouvé dans votre post un quelconque argument pour contester le propos de l’article.

      Sur le budget militaire, vous oubliez un point essentiel qu’est le coût de la main d’oeuvre et donc à la fois des troupes et des équipes logistiques.

      Inversement, une grosse partie du budget militaire américain est consacré à entretenir des bases et des troupes à l’étranger, et des flottes en permanence sur les mers, ce qui coûte très cher.

      Quant au fait que la Russie entende autant que possible « préserver sa zone d’influence », je ne vois pas en quoi c’est un intérêt légitime. Ce d’autant moins qu’on vit rarement bien dans la zone d’influence russe.

      • « Quant … je ne vois pas en quoi c’est un intérêt légitime » : exact , pas plus que la progression de l’influence US (via notre europe pantin). Vous savez , la légitimté , en matière de politique internationale , quelle vaste sujet et vaste blague …. On peut donc les renvoyer dos-à -dos. « Ce d’autant moins qu’on vit rarement bien dans la zone d’influence russe » : encore une fois , enorme simplification : c’est qui « on » ? Avez vous vécu dans les pays de l’est ?Moi oui . N’avez vous pas constaté les déçus du communisme ? Bien des gens préfèrent réellement le communisme et/ou l’étatisme . Un intello comme nous par contre est perdant dans un tel régime. Pour moi , c’est bien le gros problème des démocraties et du suffrage universel : la majorité ne préfèrera jamais le libéralisme, c’est bien trop angoissant pour la majorité des gens.

        • Les déçus du communisme ne vivaient pas bien non plus sous le communisme, en comparaison des habitants de l’Ouest. Et ceux qui y vivaient très bien le faisaient de manière totalement illégitime, par la prédation, donc l’argument ne tient pas.

          Quant à l’influence US, je vous renvoie à la célèbre citation de Reagan que j’ai rappelé notamment ici : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/02/25/31602833.html à savoir qu’il faut tenir compte de l’Histoire et voir que l’influence US est incontestablement moins néfaste et plus favorable à la liberté et à l’état de droit que celle de n’importe quel autre pays dans l’Histoire. Ce n’est pas parfait, mais c’est le mieux que l’on a actuellement. Mettre l’influence US sur le même plan que l’influence russe c’est le degré zéro de l’analyse, spécialement pour un libéral.

          • @philippe,

            Nous français, minuscule pays. L’économie russe nous tend les bras, il faut savoir saisir la chance.

            • L’économie de tout le reste de l’Europe et des US ne nous tend pas les bras ? Vous pensez que si on laisse Poutine envahir la Pologne ça ne va pas plomber notre économie ?

              • Poutine envahir la Pologne ? Pourquoi pas Hollande coloniser l’Afrique du Nord ? Vous avez passé les 40 dernières années coupé du monde ?

              • je commence à perdre ma contenance avec vos arguments insensés. Quand ta bien aimée la Pologne vivoté dans le pacte de Varsovie, l’ Europe et les Etats-Unis étaient déjà riches. Au cas ou, vous ne le savez pas, le PNB de la Pologne n’a aucun impact dans l’économie mondialisée. Au contraire, ce pays se modernise grâce aux fonds qui lui ait alloué par le contributeur net de l’Union Européenne. Maintenant, que la Russie l’envahisse, ça ne changera en rien aux conditions de vie d’un habitant de la Guyane Hollandaise. Si, vous n’avez pas d’arguments sur le poutisme, selon c’est que l’auteur a étayé, alors s’il vous plait, taisez-vous.

                • Bon visiblement vous ne connaissez rien à l’économie:
                  http://www.wikiberal.org/wiki/Division_du_travail

                  La Pologne est maintenant intégrée aux économie européennes et cela serait une catastrophe économique si ce pays aurait des problèmes.

                • la Pologne … Maintenant, que la Russie l’envahisse, ça ne changera en rien aux conditions de vie d’un habitant de la Guyane Hollandaise.

                  Je trouve délirant de lire de tels propos. Même incroyable. 🙁
                  Soit Poutine envahit toute l’Europe jusqu’à l’Atlantique, soit rien du tout. ❗

          • Et pourquoi jouer à ce petit jeu des « relations internationales » ? Les Suisses n’en ont rien à faire et se portent très bien. Ou comme déjà Mises le disait : « laissons les Russes être Russes ».

            Le coup des grandes invasions barbares ne me convainc pas vraiment. D’autant plus que ce n’est pas du côté de la Russie que je regarderais pour cela.

            Quand au petit discours sur les bienfaits ou même le moindre mal d’une pax americana, je trouve cela assez étrange venant de quelqu’un qui a du étudier la chute des institutions romaines. Le gigantisme militaire américain est une des principales composantes de l’autoritarisme qui s’installe aux USA. Il suffit de voir le Moyen Orient en 1980 et les Moyen Orient aujourd’hui pour…douter de l’influence positive de l’ingérence américaine.

            • Le problème n’est pas dans notre volonté de laisser les Russes être russes. Elle est dans celle des Russes de laisser les Ukrainiens être Ukrainiens, et plus largement les Européens d’être ce qu’ils veulent.

              Je sais très bien à quoi sont, à terme, destinés les USA, il suffit de lire la conclusion de mon livre sur Rome pour s’en convaincre. Mais pour l’heure ils n’en sont pas là.

              Au M-O, il faut se dispenser de la logique post hoc ergo propter hoc, une grande partie de ce qui s’y passe est le résultat de processus interne au monde islamique.

              En Europe, l’intervention américaine nous a protégés durant un demi-siècle de l’URSS.

              • « Au M-O, il faut se dispenser de la logique post hoc ergo propter hoc, une grande partie de ce qui s’y passe est le résultat de processus interne au monde islamique.  »

                Parce que dégagez tous les dirigeants qui maintenaient l’ordre, financer et fournir en matériel des groupes comme les rebelles syriens et les talibans, bombarder la Libye et raser l’Irak sont certainement des processus internes.

                Je doute que les Russes aient l’ambition de dominer l’Europe. Et s’il l’ont, c’est une folie des grandeurs tout aussi ridicule que celle du récent Calife.

                Dire que les Russes ne laissent pas les Ukrainiens tranquilles, c’est un joli jugement de valeur. On pourrait tout aussi bien dire que les Ukrainiens ne laissent pas les Russes de Crimée (largement majoritaires) tranquilles.

                Pourquoi cet attachement à ces frontières de l’Ukraine, tout aussi bizarres que celles des états africains ?

                • parce que ça fait parti du corpus multiculturaliste :

                  on ne doit pas toucher aux frontière parce que les gens doivent tous gentiments vivre ensemble sous l’égide de l’ONU … sauf au tibet , bien sur, ou les tibétains ne peuvent pas vivre avec les chinois, qui sont de méchant colonisateurs … ( la colonisation c’est mal , je me repend, je me repend, je me repend, c’est ma trés grand faute … )

                • J’ai dit « une grande partie ».

                  Vous doutez que les Russes aient l’ambition de dominer l’Europe ? Lisez ce qu’en dit Françoise Thom. Renseignez-vous sur l’influence d’Alexandre Douguine dans les cercles poutiniens du pouvoir.

                  Pourquoi un attachement aux frontières de l’Ukraine ?

                  Il n’y aurait pas eu de problème si les Russes n’étaient pas venus déverser des armes et des soldats sous faux drapeau dans le Donbass. C’était un problème interne à l’Ukraine qui aurait pu se régler de manière interne. L’UE n’aurait pas apprécié de voir les ukrainiens s’entretuer, et n’aurait pas laissé une guerre civile s’installer. Poutine, lui, la stimule.

          •  » à savoir qu’il faut tenir compte de l’Histoire et voir que l’influence US est incontestablement moins néfaste et plus favorable à la liberté et à l’état de droit que celle de n’importe quel autre pays dans l’Histoire.  »

            Et J-F Revel a dit un jour:  » heureusement que l’on a pas eu à choisir le vainqueur de la guerre froide « .

            D.J

          • @PFabry , l’influence US bénéfique ; cela a été plutôt vrai par le passé , et encore : vietnam , canal de Suez ,kosovo , Irak (sympa comme alliés , ils ont passé leur vie à nous flanquer dehors …) sinon ok , la pax américa a été plus agréable pour nous intello que la pax Urss . Mais vous avez un enorme défaut : vous regardez le futur les yeux rivés sur le rétroviseur , pas étonnant que vous n’ayiez pas la même lecture que nous ….

            • Les places comparées des USA et de la Russie au classement montial de la liberté de la presse, de la liberté économique et de la corruption ne datent pas des années 1970 mais de 2014.

              Cela veut dire quoi, « la pax americana a été plus agréable pour nous que la pax URSS ? » Les non intellos étaient mieux traités en URSS qu’à l’Ouest, vous voulez dire ?

            • pale rider: « vous regardez le futur les yeux rivés sur le rétroviseur »

              A voir le présent de la Russie, j’ai un doute sur son futur vraiment.

              Et pourquoi ne pas commercer avec tous le monde sans se laisser mettre le grappins dessus ni par les un ni par les autres.

          • Mais pourquoi tant de haine contre Poutine et ce projet politique baptisé par vous poutinisme , qui me semble surtout exister dans votre imagination …et d’ailleurs même si ce projet existait , en vertu de quoi serait il plus critiquable que d’autres réalités qui nous gouvernent actuellement , telle la très bureaucratique Union Européenne, la Chine …

            • Poutine croit que la Russie a pour vocation de retrouver ses territoires perdus et de construire un empire eurasiatique pour sauver le monde de la décadence américaine (Alexandre Douguine).

      • Mon propos n’est pas de contester le votre. Je sais bien que je ne vous ferais pas changer d’avis.

        Sur le budget militaire, en revanche, je trouve votre argumentation bien faible. Un point essentiel est plutôt la technologie et on sait de quel côté est cette force. Vous ne pouvez pas reprocher au soldat russe et au travailleur russe de coûter moins cher…
        C’est comme dire que la Chine fait de la doping social avec ses bas salaires. Chacun se bat avec ses armes et personne n’est obligé de jouer avec les règles que vous voulez ou que le gouvernement français veut.

        Et oui, les forces d’occupation, ça coûte cher…

        Et sur la frontière US-Mexico, on vit super ?

        Arrêtez vos jugements de valeurs, parce qu’ils n’ont de valeur que pour vous.

        • Je ne reproche pas à la Russie de payer ses soldats moins cher. Je vous fait seulement remarquer que du coup votre minimisation par comparaison avec la France ne tient pas.

          Le Mexique, excellent exemple : les USA ne l’ont envahi qu’une fois, après qu’il eut attaqué le Texas. Il y a près de deux siècles.

          • Ce n’est pas une minimisation, c’est un fait. La France dépense plus d’argent que la Russie en armement. Sans parler des budgets militaires de l’Allemagne, Grande Bretagne, Italie, etc…

            Concernant, le Mexique… de l’autre côté du rideau de fer américain, c’est un peu la misère, non ?

            A moins de croire qu’il y a effectivement un axe du bien et un axe du mal, essayez de ne pas vous focaliser sur les défauts supposés des uns et les qualités des autres.

            • La misère au Mexique cc’est la faute des USA ?

              • Et le fait que la France dépense plus, je le répète, n’est pas une indication valable. Avec cela la France a 80 000 soldats, la Russie dix fois plus. Etc.

                • Moi, je trouve que le nombre de soldats n’est pas une indication valable en 2015 en cas de conflits entre deux nations comme la Fraznce et la Russie. Mais bon, vous pouvez continuer à fantasmer.

                  • Ben regardez le nombre de tanks, d’avions et de têtes nucléaires, c’est pareil.

                    • Et notez que je ne parle pas de conflit entre la France et la Russie. Le vrai risque est dans une alliance entre la France et la Russie, et un conflit contre les Américains. Et là on en prendra plein la gueule, outre le fait qu’on sera du mauvais côté de l’Histoire.

                    • Vous voulez dire, ceux en état de fonctionnement ?

                      L’armée russe a effectivement héritée de l’arsenal démesuré soviétique, mais tout cela est vieillissant, souvent obsolète, et non-maintenu. Peut-être plus d’arcs et flèches aussi ?

                      Il faut faire un effort d’imagination, mais si le Mexique se rapprochait de la Russie pour une raison X ou Y et que l’armée russe décidait de monter quelques bases militaires dans le nord du pays par exemple pour « protéger » son nouvel ami, comment réagirait les USA ?
                      On le sait, c’est déjà arrivé avec Cuba. Et on a frolé la 3ème mondiale…

                      Pourquoi voulez-vous que les Russes acceptent sans broncher une pareille perspective avec l’Ukraine, après la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie ?

                      Le libéralisme prône les échanges commerciaux entre pays pour atténuer les risques de conflits, pour rester connecter tout simplement avec ceux avec qui on est pas toujours en accord. Les USA et la CE font exactement le contraire avec la Russie et ces stupides sanctions.

                      Il faut discuter avec les Russes, les écouter et essayer de les comprendre, tout en expliquant notre point de vue. Les exigences européennes et américaines font plus de morts en Ukraine que ne le ferait un rapprochement des trois parties.

                    • Vous n’avez rien suivi à l’affaire. La Russie a refait son parc militaire depuis dix ans et l’armée russe est l’une des plus modernes du monde.

                      Et arrêtez ce parallèle idiot avec les USA. Il y a une énorme différence entre les deux, c’est que les USA ne s’amuseront pas à agresser la Russie. Vous citez la crise des missiles de Cuba ? Vous souvenez-vous qu’à l’époque l’Amérique avait cent fois plus d’ogives nucléaires que la Russie, et les vecteurs qui allaient avec ? Que l’Amérique aurait pu rayer la Russie de la Carte sans craindre de trop gros dommages pour elle-même ? Pensez-vous que dans le cas inverse, les Russes auraient fait preuve de la même retenue ?

                      Et comment pouvez-vous faire l’économie de ce que les pays qui demandent la protection américaine contre la Russie sont des démocraties libérales, alors que l’inverse est faux ?

                      Je le répète, le parallélisme sans nuance entre Russie et Etats-Unis est une stupidité.

                    • « Il faut faire un effort d’imagination, mais si le Mexique se rapprochait de la Russie pour une raison X ou Y et que l’armée russe décidait de monter quelques bases militaires dans le nord du pays par exemple pour « protéger » son nouvel ami, »

                      Effort d’imagination inutile car le Mexique contrairement aux pays de l’est n’a aucune raison de se sentir menacé par son grand voisin….

                      « Le libéralisme prône les échanges commerciaux entre pays pour atténuer les risques de conflits, pour rester connecter tout simplement avec ceux avec qui on est pas toujours en accord. »

                      Principe qui date d’avant le 20e siècle quand les guerres étaient toutes économiques et très peu idéologiques.

                    • « Vous souvenez-vous qu’à l’époque l’Amérique avait cent fois plus d’ogives nucléaires que la Russie, et les vecteurs qui allaient avec ? »

                      Faux, a l’époque l’URSS avait déjà 5000 ogives. Contre 12000 pour les USA.

                    • Bonjour Philippe Fabry, vous semblez ignorer que l’OTAN pousse ses pions depuis un paquet d’années en direction de l’est, avec un déploiement inintérrompu d’ABM aux frontières de l’ours Russe. C’est valable en Pologne et dans d’autre pays d’Europe de l’Est mais aussi dans d’anciens pays satellites soviétiques d’Asie centrale.

                      Et comme si ça ne suffisait pas, les Américains ont sciemment pilotés une multitudes de révolutions colorées dans des pays voisins avec la Russie, toujours avec l’objectifs d’y placer un pantin docile qui acceptera une base militaire sur son sol. Ces pays ne sont pas des démocraties libérales mais la réaction de la Russie paraît assez normale face à ces provocations répétées.

                      Le coup de Maidan fut la goutte d’eau qui à fait déborder le vase (je rappele que les têtes de la CIA étaient à Kiev quelques mois ou semaines avant la chute de Yanoukovitch, et d’ailleurs ils l’ont été à partir du moment ou ce dernier à refuser d’embrasser l’UE dans un contrat commercial unique avec l’occident – ce qui aurait évidemment isoler la Russie.

                      Ca commence à faire beaucoup, vous ne trouvez pas ?

                    • Simvetanylen : non, en 1961 la Russie n’avait pas 5000 ogives contre 12000 aux USA.

                      En 1960, la Russie avait 400 ogives stratégiques et 1200 tactiques, les USA 7000 et 13000.
                      En 1965, la Russie avait 900 ogives stratégiques et 5000 tactiques, les USA 8000 et 24000.

                      Je vous parle des ogives stratégiques.

                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Arsenal_nucl%C3%A9aire_de_la_Russie

                      Major, j’ai déjà traité tous les sujets que vous évoquez, il faut lire mes autres articles. Quant à croire qu’on peut « piloter » des révolutions colorées sans faire autre chose que soutenir un mouvement existant profondément dans la population, il faut faire dans le complotisme grossier.

                    • « avec un déploiement inintérrompu d’ABM aux frontières de l’ours Russe »

                      Non, non et non. Les USA déploient de l’armement chez leurs alliés pour les protéger, grande différence. Il serait bon de se demander pourquoi autant de pays de l’est ou la population souhaite vivre en liberté se sentent menacé par la Russie… Les USA sont en tout cas du coté de la morale en permettant à ces petits pays de s’affranchir de la Russie et de pouvoir faire leurs propres choix sans avoir peur de se faire agresser.

                    • un déploiement inintérrompu d’ABM aux frontières de l’ours Russe. C’est valable en Pologne

                      Il n’y a pas d’ABM en Pologne. C’est vraiment du n’importe quoi.

                    • ce qui aurait évidemment isoler la Russie

                      La Russie commerce avec l’occident, et donc avec l’Europe. Je ne vois pas d’isolement.

                    • Cuba c’était en 62, pas en 60. Quand bien même, cet arsenal était déjà largement dissuasif.

                      Le coup d’Etat peut évidemment prendre ça source de mécontentement internes à l’Ukraine, mais pour autant ça ne signifie pas que la majorité de la population est d’accord avec ceux qui se révoltent.
                      Bien souvent les révolutions sont menées par une minorité de la population.

                    • C’est toujours une minorité de gens qui fait avancer le monde, ou reculer suivant les cas. Toutes les idées ont étés un jour minoritaires, vous défendez un monde qui existe grâce à une minorité qui a été active dans le passé…

                  • @alfred

                    La guerre n’est pas la solution. Le développement économique vers la Russie en est une. Il nous faut une diplomatie qui soit capable de tendre des liens dans l’intérêt économique de notre petit pays français.
                    Les rafales sur le porte avion Charles de Gaulle ont pilonné Daesch à la demande des Américains et de la coalition.
                    Et l’économie française on en est où ?

                    • Le problème c’est que pour faire de la diplomatie et développer des liens économiques, il faut être deux.

                      Si le gars que vous avez en face pense principalement à vous escroquer pour vous dépouiller, vous pouvez y mettre toute la bonne volonté que vous voulez, ça ne marchera pas.

                    • Bien d’accord avec vous.

                      Philippe, il n’y a pas d’un côté les gentils Obama, Merkel et Hollande et le méchant Poutine de l’autre. Croire dans un monde en noir et blanc est enfantin.

                    • « La guerre n’est pas la solution. Le développement économique vers la Russie en est une. »

                      Sauf qu’on ne peut pas réformer l’économie russe à la place des russes. Si à la place de Poutine on aurait quelqu’un de moins obsédé par la grandeur de la « grande Russie » et qui reconnaîtrait l’échec russe au 20e siècle pour en tirer les conclusions qui s’imposent et regarder vers l’avenir en effet ça serait une solution.

                    • C’est une erreur psychologique de croire que la fierté et la grandeur de la Russie ne sont pas partagées par la grande majorité des habitants de ce pays. Il ne leur reste pas grand chose en dehors de ça actuellement. Et ce ne sont pas les Russes qui se sont plantés au 20e siècle, c’est le système soviétique. Si les Russes avaient pu s’enfuir du pays, vous auriez certainement un voisin russe aujourd’hui.

                      Pas d’accord sur une « idéologie Poutinienne », les Russes ne veulent pas dominer le monde, ils veulent seulement accéder à un niveau de vie plus confortable.

                    • Je ne crois pas en un monde noir et blanc. Je dis que quand on doit choisir entre deux maux, il faut choisir le moindre.

                      Et dire que tous les maux se valent est aussi idiot et encore plus nocif que tout voir en noir ou blanc.

                    • Le fait que la fierté de « la grandeur de la Russie » soit partagé par une majorité de la population est justement ce qui les empêchent d’avancer car ils devraient au contraire avoir honte de ce qu’a fait la Russie, comme les allemands ont eu honte du nazisme et changer de mentalité pour pouvoir enfin avancer.

                    • Ceux qui pensent que tous les maux se vallent seront détruis par le mal quand il se présentera 😉

              • « Ce d’autant moins qu’on vit rarement bien dans la zone d’influence russe. »

                C’est la faute de la Russie ?

                • Oui. Tout le monde sait que les pays de la zone d’influence russe sont gangrenés par la corruption poutinienne. Ianoukovitch a rompu les négos de libre-échange avec l’UE sur injonction de Poutine.

                  • @ Philippe,

                    J’ai du mal à comprendre votre raisonnement d’arnaque.
                    Si vous listes les besoins réels vous pouvez en décliner que nous avons besoins de pétrole, de gaz et d’électricité pour de chauffer. Encore 3 mois à utiliser ces matières premières.

                    • Le problème c’est si votre vendeur de gaz complote pour vous piquer votre femme et avec elle votre baraque et la moitié de vos biens.

                      Poutine ne conçoit tout que comme des instruments de puissance. Pour lui l’économie et le droit sont subordonnés à la réalisation des desseins de la Grande Russie. Il utilise l’argent du gaz pour acheter des élites européennes, financer un parti prorusse, pousser à l’éclatement de l’UE et de l’OTAN afin de pouvoir ensuite étendre l’hégémonie de la Russie sur toute l’Europe. Vous vous doutez que cette hégémonie ne sera pas meilleure que celle des Américains pour la liberté et le droit.

                  • La corruption n’est pas « poutinienne’ mais bien un héritage désastreux de l’URSS.
                    Pour moi, Ianoukovitch a rompu les négos de libre échange avec l’UE en 2008 car :

                    1/ Effectivement plutot favorable à Poutine (je suis d’accord avec vous)

                    Mais aussi et surtout :

                    2/ Entrée dans l’UE reportée sine die
                    3/ pas de réformes sutructurelles : économie exsangue

                  • Les termes de ces négociations étaient extrêmement défavorables à l’Ukraine. En l’espèce Ianoukovitch a défendu les intérêts de son pays. Aujourd’hui en Ukraine la misère gagne rapidement, ce qui ne semble pas vous émouvoir.

                    Quant à qualifier la corruption de « poutinienne » c’est risible: la corruption est ancrée dans ces pays depuis au moins le communisme. Poutine a plutôt mis au pas les oligarches comme Berezovski ou Khoorkovski, ce qui explique pas mal de la fureur déchaînée contre lui dans les medias internationaux. Poutine est accusé par Bill Browder d’avoir planqué en Suisse 200 milliards de dollars (pourquoi mégoter) . Soit plus de 25 % du PIB de ce pays.. Ca devrait se voir un tout petit peu, et pourtant , ni la CIA ni personne n’a apporté le moindre commencement de preuve sur cette énorme fortune cachée.

                    Poutine est censé être autiste (Dpt d’Eat), et même pédophile selon les dires de Litvinenko (parce qu’il a été vu en public embrassant le ventre d’un enfant). Ce déchaînement est tellement grotesque qu’on finit par se dire que cet homme ne peut être tout à fait mauvais. .. .

                    Surtout quand il provient de « libéraux » que laissent tout à fait impavides les fortunes amassées sur les guerres en Irak, les 500.000 enfants tués par l’embargo sur ce pays, Falluja, les horreurs de la torture dans les camps de la CIA, les massacres de civils par les drones, la justice raciale américaine, les scandales à répétition au RU où une affaire de pédocriminalité d’élite (Saville, Britain, Elm Guest House) chasse l’autre, même si nos medias n’en parlent pas. Quelle honte, quelle honte, ce deux poids deux mesures dans les valeurs. C’est une faute morale écrasante.

                    Enfin, votre ignorance totale , réelle ou feinte, des spécificités du Donbass, de son histoire, des aspirations de sa population et de la manière dont elle a été traitée par le nouveau pouvoir de Kiev laisse sans voix. Et vous vous prétendez historien.

                    • Poutine n’a pas « mis au pas les oligarches » il a persécuté tout les hommes d’affaire qui exprimaient une opinion sceptique à son égard et a placé ses amis à la tête de l’économie… Ce n’est pas différent de ce qu’a fait Chavez et c’est tout à fait terrifiant que certaines personnes sur contrepoints trouvent cela bien…

                  • Oui car Poutine ne voulait pas que le Russie soit exclue de ce traité et, Yanoukovitch, pour justifier son refus il avait dit vouloir commercer avec l’Europe ET la Russie. En plus d’encercler la Russie avec des ABM, la volonter occidentale de couper les liens commerciaux entre la Russie et l’Ukraine ne faisait aucun doute.

                  • Et bien sûr vous avez des preuves…

          • Le déclenchement de la guère USA Méxique fait suite à l’annexion par les USA d’un commun accord de la République du Texas qui c’est constituée à l’issu de la révolution texane.
            A cette époque le territoire du Texas est mexicain et sa population est composé de 85% de colons américains, qui finissent par se rebeller contre je jacobinisme de Mexico.
            Il s’en suit la création de la République du Texas qui face aux velléités mexicaines à du mal maintenir ses frontières et la République demande à faire partie des USA chose que le congrès accepta en 1845.
            En 1946 le Mexique prend le fort Brown et les USA entre en guère contre le Mexique, qu’ils envahissent et prennent sa capitale en 1847.
            Un traité de paix est signé en 1848 et le Mexique cède un large territoire aux USA (en gros le quart sud ouest actuel) contre une petit paquet de pognon et reconnait le rattachement de la République du Texas à l’union et lui cède les territoires à l’est du Rio Grande.

            Le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine pourrait fort bien ressembler à ce qui c’est passé entre les USA le Mexique et la république du Texas, à savoir que nous avons une rébellion de la population russophone se situant à l’est de l’Ukraine contre le gouvernement centralisateur de Kiev qui a eu l’intelligence de supprimer le russe comme langue officielle, dans le but d’acquérir son indépendance pour probablement par la suite intégrer la fédération de Russie comme le fit la Crimée mais hélas avec beaucoup plus de sang inutilement versé.

            • Je dirais plutôt l’inverse : nous avons une population ukrainienne à l’Ouest qui se lasse de l’emprise de Moscou et fait sa révolution en espérant pouvoir à terme faire partie de l’UE.

              Là-dessus la Russie, dans le rôle du Mexique, refuse ce rattachement et se prépare à entrer en guerre contre l’Union Européenne.

              • Le fait est qu’aujourd’hui la partie russophone de l’Ukraine rejette l’autorité du gouvernement de Kiev, et le conflit est ukrainien.

                La Russie apporte son aide sur le plan militaire à une population qui veut rejoindre la fédération, face au gouvernement de Kiev qui refuse d’accorder son indépendance aux territoires de l’est tout comme elle avait refuser d’accorder son indépendance à la Crimée qui est un territoire russe céder par Kroutchev du temps de l’URSS.

                Dans le conflit actuel le fautif c’est le gouvernement de Kiev qui veut décider du devenir de populations qui refusent son autorité, ce n’est quand même pas Moscou qui a fait voter au parlement Ukrainien une loi interdisant l’usage du russe comme langue officielle, comment voulez-vous qu’après ça les populations de l’est de l’Ukraine puisse se soumettre à l’autorité de Kiev?

                Quand ce sont les kosovars qui font la même chose qu’aujourd’hui les populations de l’est de l’Ukraine l’occident les soutien mais quand c’est une population russe qui vit en territoire ukrainien qui veut rejoindre la Russie, Moscou qui adopte la même stratégie que les occidentaux devient par miracle responsable de tous les maux au point que certain lui prête l’envie de vouloir déclencher une guerre avec l’UE.

                Je ne porte pas Poutine dans mon coeur mais pas moins que Porochenko qui déclare « Ceux qui refusent de déposer les armes sont des terroristes et on ne négocie pas avec les terroristes. Leur objectif est de transformer le Donbass en Somalie. Je ne laisserai personne faire ceci sur le territoire de notre État. J’espère que la Russie soutiendra mon approche » et je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à l’imaginer déclencher une guerre entre puissance nucléaire.

                C’est le gouvernement de Kiev qui détient la solution à ce conflit mais il refuse de voir lui échapper un territoire qu’il considère comme étant le sien et les populations y vivant comme des terroristes parce qu’elles refusent armes à la main d’être soumis à l’autorité d’un gouvernement qu’elles estiment illégitime.

                • Renseignez-vous, cette interdiction de l’usage du russe n’a jamais été promulguée, c’est une loi qui a été votée et dont le président intérimaire a refusé de signer le décret. L’affaire n’a duré que 24h.
                  Se référer à un événement aussi minime pour justifier un soulèvement du Donbass est un pur exercice de propagande poutinienne.

                  Encore une fois, faire un parallélisme strict entre la Russie et les Occidentaux n’a pas de sens.

                  Et le gouvernement de Kiev n’a pas de solution dans la mesure où Poutine veut bouffer l’Ukraine, d’une façon ou d’une autre. Il n’acceptera jamais une Ukraine libre et prospère, c’est trop dangereux pour son propre régime.

                  • Je ne cite juste l’exemple d’une loi votée par le parlement de Kiev qui montre bien comment Kiev entant traité la population russophone de l’Ukraine.

                    Le gouvernement de Kiev a une solution accepté l’indépendance des territoires de l’est qui refuse son autorité.

                    Je ne fais aucun parallélisme strict entre la Russie et l’Europe je remarque juste que quand des populations se soulèvent contre un gouvernement et que les occidentaux les soutiennent c’est pour leur bien mais quand c’est Moscou qui soutien les populations de l’est de l’Ukraine qui se soulèvent contre le gouvernement de Kiev c’est forcement mal.

                    L’Ukraine libre et prospère représenterait un danger pour la Russie à peu près aussi grand que les états baltes libres et prospères.

                    • Cela ne montre justement rien, puisque la loi n’a pas été promulguée. Juridiquement, elle n’a jamais existé.

                      Et vous noterez que quand les occidentaux soutiennent des séparatistes, comme au Kosovo, cela prend dix ans de procédure devant des instances internationales avant d’arriver à un accord reconnu par l’ONU, et la nouvelle entité indépendante n’est pas annexée par les USA.

                      Ce n’est pas vraiment la même procédure qui est en cours dans le Donbass.

                      Parallélisme débile.

                    • Bien plus grand, ça ferait 40 million d’exemple de plus que l’avenir est dans la liberté et il ne resterait que la Biélorussie en Europe comme allié à Poutine, pays qui d’ailleurs est très énervé par la gestion poutinienne de la crise.

                    • Fichtre diantre une majorité de parlementaire vote une lois et ça ne signifie rien, parce que la loi n’est pas promulgué

                      En quoi ce que feront les territoire de l’est de l’Ukraine après être devenu indépendant constitue-t’il un problème?

                      Le Kosovo ce sont des affrontements entre des séparatistes albanais qui s’opposent aux autorités serbes avec le soutient des occidentaux et comme cela ne suffisait pas le tout a été agrémenté de bombardement de l’OTAN sans mandat de l’ONU.

                      Et sinon pouvez-vous me donner une raison pour laquelle les populations de l’est de l’Ukraine devrait rester placer sous l’autorité de Kiev?

                    • Un bon milieux serait peut être d’accepter l’indépendance de ces provinces en échange d’une accession de l’Ukraine à l’OTAN pour être sur que ce soit les dernières.

                    • …d’accepter l’indépendance de ces provinces en échange et qu’elles partent avec les dettes de l’Ukraine.

                    • mon pauvre amis, la parole des medias occidentaux concernant la russie et les russes, est tellement partial et biaisé que lors de la dernière vague d’attentat islamiste en russie, avec, si ma mémoire est bonne un kamikase qui ce fait exploser dans un bus a volgograd, le commentateur de la TV française, expliquait que c’était entièrement de la faute de poutine, que cela allait le gener ( ce qui semblait ravir le commentateur ) , mais n’avait apparemment aucune compassion pour les pauvres victimes russes …

                • J’espère que vous soutenez les indépendantistes de la Sibérie ou de la Tchétchénie, pour pas faire dans le double standard.

                  • Sur le principe je soutiens les indépendantistes ou séparatistes après vous comprendrez que je n’approuve pas forcément la façon dont certains individus mènent leur combat.

                    Donc je soutiens aussi les indépendantistes texans, alaskains, hawaïens, vermontais, qui mène un légitime combat face à Washington.

                    Je suis aussi pour la dissolution de l’Union Européenne, et le retour sous le giron de la couronne d’Angleterre du duché d’Aquitaine comme état membre du Commonwealth.

                    • Et les corses et basques ❓

                    • Malgré toutes les tares des états français et espagnols personne n’empêchent les basques et les corses de lancer un processus d’autodétermination similaire à ceux des écossais ou des québécois, même si je reste sceptique sur ce que deviendrai un Québec indépendant ou une Ecosse indépendante.

                      La voie référendaire même si ça reste la dictature de la minorité reste encore dans ce que l’on qualifie de « démocraties » occidentales la moins mauvaise manière de faire sécession.

                      Pour l’instant les indépendantistes corses et les séparatistes basques sont surtout des groupuscules parfois violent et pour certains d’obédience marxiste.

                    • @arno,

                      Oh merci de tout coeur, je me sens tellement mal dans cette Europe. Oui il est nécessaire pour moi sans fuir mon pays natal qui est la France. Vous m’avez un immense plaisir en écrivant ces quelques lignes.
                      Bien à vous.

              • sauvons nous d’abord, nous Français, refaisons notre système commercial. Consommons Français.
                Beaucoup trop de produits en provenance de l’est.
                Pourquoi en France les alcools forts sont à consommer sans modération alors que le vin français est à boire avec modération.

                • Vous venez de vous trahir, vous êtes contre le commerce international et ne comprenez pas le concept de division du travail, vous n’êtes pas libéral, juste un troll de frontiste qui sévi sur contrepoints.

                • Beaucoup trop de produits en provenance de l’est. Pourquoi en France les alcools forts sont à consommer sans modération alors que le vin français est à boire avec modération.

                  WTF ?
                  Cognac, armagnac, kirsch, poire, du sud-ouest, Alsace, Jura, ce ne sont pas les eaux de vie françaises qui manquent. Excellents en petites quantités, à moins d’avoir une bonne migraine le lendemain. Il y a aussi d’excellents alcools écossais ou irlandais…

                  • @ Michel C

                    Tous ces alcools font tourner la tête. Il est vrai qu’autrefois les combattants en prenaient pour partir en campagne.
                    Mon droit de préférence porte à l’apéro : Bordeaux sauvignon blanc accompagné de crevettes grises, une bonne brochette de grives des vendanges, une salade de pissenlits aillée, puis une salade de fraise au sucre.
                    hum ……

      • Sans oublier inefficience de la logistique américaine, le coût énorme des soins pour ses soldats (ce qui est une bonne chose, dans un pays démocratique l’état doit tout faire pour préserver la vie de ses soldats et ne pas les considérer comme de la chaire à canon) ainsi que le fait que le budget militaire américain cherche à subsider la recherche spatiale, médicale, dans les télécommunications, voir l’économie d’état entiers (programme F-35 qui a échoué à cause du cronysime et non à cause de Lookheed Martin).

  • Article grossièrement simplificateur et confus . Vous dites que le poutinisme n’est pas un mouvement internationaliste : « il me semble au contraire que le poutinisme est pleinement une idéologie, et si il y a bien une absence d’universalité dans le poutinisme, c’est parce qu’il s’agit d’une idéologie marquée par une sensibilité de droite » et vous concluez  » Cet internationalisme de droite, ce fut l’européisme, la recherche de mise en place d’un bloc européen »…

  • J’y comprends quasi rien, pourtant je fais un effort mais à part me dire que tout le monde y va de son petit commentaire, et que tout est compliqué, pourtant je lis, j’écoute et je regarde, mais rien ne se passe dans mon cerveau.
    Alfred vous me semblez plus clair: tout ceci est dc un jeu politique du qui agresse qui, et le fait que les USA se soient déployés militairement autour de la Russie, fait qu’elle se sent menacée donc elle riposte à l’ouest? Logique dans un jeu où le but est : qui va gagner.

    • Le problème c’est que si on prend une carte du monde c’est très dur de ne pas être autour de la Russie pour les USA:

      – Amérique du nord: c’est chez eux et ils ont de bonnes relations avec leur voisin.

      – Amérique du sud: continent pacifié qui ne nécessite pas une grosse présence militaire.

      – Afrique: continent qui n’a jamais été la tasse de thé des USA, mais ils commencent à y aller, c’est le seul lieu ou les USA peuvent se déployer sans être accusé « d’encercler la Russie ».

      – Océanie: comme l’Amérique du sud.

      – Europe de l’ouest: alliés historiques des USA, c’est normal qu’ils y soient.

      – Europe de l’est: pays traumatisés par la Russie qui mérite notre aide, on ne peut d’un point de vue moral pas refuser.

      – Moyen orient: gros bordel, les USA sont alliés avec Israël et ils ont besoins avec l’Europe de sécuriser leur approvisionnement en pétrole.

      – Asie du nord: tension avec la Corée du nord, les USA doivent y être.

      •  » l’europe de l’est a été traumatisée par la russie  » …

        quel racourcit ! les peuples slaves de l’europe de l’est on d’abord vu la russie comme un défenseur contre le monde germanique qui les dominait … puis il y a eu l’agression nazi ! ensuite, une partie des peuples de l’est était évidemment pro-russe par idéologie communiste , même si ça s’est avéré désastreux …

    • c’est facile à comprendre : la crise ukrainienne s’inscrit dans une perspective multiséculaire , l’affrontement entre le monde russe orthodoxe et le monde polonais catholique, et dans une perspective séculaire, le refus des USA de voire la russie reprendre sa place comme grande puissance.

      tout le reste, c’est du pipi de chat : le  » poutinisme  » est une idéologie ? tout juste une réaction aux théorie débiles nées outratlantique et qui prospère sur le continent européen : théories de repentance envers le tier monde, et de promotion de l’homosexualité , de promotion de l’islam, de promotion des parcs naturels, qui représentent le corpus du multiculturalisme. comme la plupart des gens  » normaux  » n’adhèrent pas à ce fatra que tente de nous imposer la TV, ils se rapprochent du  » poutinisme « , ce qui fait qu’une guerre entre l’europe et la russie ( ce qui heureusement n’arrivera jamais ) se transformerait immédiatement en guerre civile.

      • +1 à scoobidoo , l’auteur est un théoricien idéologue qui cherche à tout prix à tordre la realité pour la faire rentrer dans sa théorie , c’est sans intérêt aucun . Par contre je ne partage pas du tout votre optimisme sur l’éventuelle guerre en europe . je pense même que nos « amis » américains seront tout à fait prêts à la lancer pour satisfaire leurs intérêts .

        • à moins qu’ils poussent le machiavélisme à profiter d’une guerre européenne avec les russes pour la transformer en guerre mondiale avec les chinois, afin de les battres avant qu’ils ne deviennent imbattable, compte tenu de leur démographie et du rattrapage technologique inéluctable, je ne vois vraiment pas quelle en serait l’interet ?
          mais je peut me tromper …

        • Si seulement dans ce cas la on pourrait faire confiance à l’Amérique pour venir nous sauver encore une fois…

          • Je comprends alors la situation et que l’on puisse chercher des explications dans le passé, mais à quoi sert autant de bla bla?, ça serait bien d’anticiper sur ce qu’il va se passer ensuite.

  • Poutine est un chef d’État, la Russie est le plus grand pays de la planète. Ce pays a des potentiels énormes. Poutine ne représente rien et il me semble qu’il est dans l’attente de liens avec La France. L’Europe est au bord du gouffre, l’Europe ne veut pas s’unir avec la Russie enfin il me semble.

  • Merci pour cet article – présentée ainsi, la stratégie de Poutine gagne en lisibilité et pas mal de choses qui seraient autrement confuses s’inscrivent alors dans un ensemble plus cohérent.

  • populiste européen??c’est quand on pense que la construction européenne n’est pas très démocratique?
    on ne peut pas etre nationaliste sans ennemi??pourquoi?
    il y aurait un poutinisme,mais pas de obamisme,de hollandisme??
    vous pensez que poutine est le méchant,pensez vous que cela fasse de nous les gentils?
    la politique des états-unis n’a t’elle pas changé depuis la fin des accords de bretton-wooods?
    ne confondez vous pas anti financiarisation et anti-libéralisme?

    • On peut être patriote sans ennemi, pas nationaliste.

      Oui, la politique américaine a changé avec Bretton Woods. Elle avait déjà changé avec la création de la FED. Mais l’Amérique tombe de tellement haut en matière de liberté qu’elle est encore largement au-dessus de la Russie, de la Chine et de tous ses rivaux potentiels.

    •  » vous pensez que poutine est le méchant,pensez vous que cela fasse de nous les gentils?  »

      Si les américains étaient gentils nous serions certainement pas libre.

      D.J

    • +1000 à donald degaine

  • Autour de moi, la principale mortalité que j’ai vue liée à « l’impérialisme russe », c’est celle des producteurs de porcs et de fruits qui se sont suicidés parce que des raisonnements politiciens ont bloqué les échanges commerciaux avec la Russie. Les appels à sauver la liberté qui auraient pu sinon justifier, du moins expliquer ces blocages, n’émanent que de gens dont la liberté me semble bien moins menacée par les chars russes que la mienne par les inspecteurs de Bercy et de la sécurité intérieure. Alors je cherche en vain dans ces articles pourquoi un libéral d’Europe de l’Ouest devrait aller s’impliquer dans des mesures anti-Poutine, et pourquoi ça mérite tant de rabâchages quand on compare, par exemple, au traitement des affaires de Boko Haram pour lesquelles je n’ai pas le sentiment de voir une approbation de 80% des populations sous contrôle.

    • Parce que les gens de Boko Haram, précisément, ce serait de l’interventionnisme à l’extérieur. Alors que Poutine nous concerne nous, en Europe.

      • Vous êtes nationaliste européen ? Pas moi. Je ne m’estime pas spécialement concerné parce qu’un néo-géographe a défini que la frontière de mon pays s’arrêtait à l’Oural plutôt qu’au Danube ou aux Alpes. Je m’estime concerné si moi-même, mes amis, ou les personnes dont je me sens proche sont menacées. Je me suis senti proche d’exilés hongrois de 1956 que j’ai eu dans ma famille ou comme professeurs, ou des Tchécoslovaques de 1968. Entre mes amis d’aujourd’hui à Tallin et ceux au Cameroun, ce sont évidemment les Africains qui sont dans la ligne des premiers et dont j’estime prioritaire de m’occuper.

        Et quand je dis « m’occuper », ça signifie trouver des solutions qui les protègent et les rendent prospères, pas aller faire de grands moulinets pour dénoncer d’éventuelles menaces et surtout mettre l’orateur en avant et glisser par derrière quelques mesures bien senties devenues « nécessaires » en raison de ces menaces, et dont on pourrait (mais est-ce bien la peine ?) se demander à qui elles profitent.

        Ceci dit, ça ne me pose pas de problème qu’il y ait sur Contrepoints des opinions qui n’ont rien de libéral, mais ne comptez pas sur moi pour y adhérer.

        • En quoi des propos qui dénoncent une idéologie qui s’oppose à la démocratie libérale n’ont rien de libéral ?

          • Vous prêtez à Poutine une idéologie sans donner les références d’une formalisation qu’il en aurait réalisée, et à l’Europe la nécessité d’y réagir. J’ai peut-être mal compris, mais je vous sens indigné quand on répond que Poutine est un voisin peut-être pas très recommandable, mais pas pire que bien des autres et qu’il ne menace en rien la liberté du Français et même de l’Européen lambda. Certes, tant que ça ne reste qu’un appel pressant à reconnaître des idéologies là où à mon avis il n’y en a pas, à agir contre mes opinions, à amalgamer mon soutien à une Crimée russe à du populisme nationaliste, seul l’esprit du libéralisme est touché, mais comme vous semblez ignorer délibérément les propositions de résolution des problèmes par le commerce et le libre-échange plutôt que les armes et le boycott, je vois dans ce refus des solutions libérales classiques un discours qui n’a rien de libéral.

            • Lisez tous mes autres articles que j’ai mis en référence dans le premier commentaire, et en lien dans l’article lui-même. Toutes les références y sont.

              Et expliquez-moi en quoi un individu qui promène délibérément ses bombardiers nucléaires aux frontières de pays distants de 2000 bornes (le Cotentin, en l’occurrence) en expliquant que si nous voulons savoir si ces bombardiers sont armés, nous pouvons allez nous faire foutre, ne menace pas la liberté du Français et de l’Européen lambda.

            • @MichelO

              +1

              Et Poutine a mis en place une flat tax en 2001. Il ne peut être complètement mauvais 😉

              • Ben regardez la place de la Russie au classement de la liberté économique, vous verrez ce qu’il en est. Et puis avec une fortune de 200 milliards de dollars, il doit bien profiter de la FT.

                • Mr Fabry serait-il un libéral qui n’aime pas la flat tax de Poutine mais la bonne vieille taxation ûber alles , comme notre état français la pratique …

                  • Vous savez que la flat tax ce n’est pas tout ? Allez voir la place de la Russie au classement de la liberté économique de la fondation Heritage.

                  • Beaucoup de pays d’ex-URSS ont gardé la flat tax soviétique mais ont en plus le mérite d’être bien plus libéraux que la Russie. A part ça il ne faut pas oublier qu’une basse imposition perd tout son mérite quand l’économie est entièrement contrôlée par le régime, les impôts sont bas au Soudan aussi….

            • Si vous voulez vous renseigner sur l’idéologie de Poutine je vous conseil de vous renseigner sur Alexandre Douguine, proche conseiller de Poutine est théoricien du l’eurasisme.

    • Car une guerre dans l’Europe de l’est ne plomberait pas notre économie ?

  • J’aime bien votre analogie entre nazisme/communisme et islamisme/poutinisme, ces quatres idéologies sont imprégnées de mégalomanie de masse. Sinon l’islamisme radicale ne connait que des échecs, que ce soit l’expérience iranienne ou celle des frères musulmans, sans parler des sectes violentes telle que daech ou bokoharam

    • A savoir que le nazisme et le poutinisme désignent un ennemi extérieur alors que pour l’islamisme et le communisme il est intérieur. La mégalomanie des individus poutiniste/nazi reste lié directement à celle de leurs chefs ou de leur nation. Alors que la mégalomanie des islamistes ou des communistes est totale

  • Un sans faute dans votre analyse. Vous avez à mon avis parfaitement décrypté les mentalités derrière les courants idéologiques actuels.
    Il manque à votre article, mais c’est un parti-pris de votre part manifestement, une opinion sur les camps en présence. Je me permets de donner le mien : les conservateurs de droite ont-ils vraiment tort d’avoir les craintes qu’ils ont ? Sont-ils dans le fantasme de la menance ou bien la menace est-elle réelle ? Et si la menace est réelle (ce que je pense), la réponse idéologique globale apportée par le poutinisme est-elle la bonne ? Je pense qu’elle n’est pas entièrement bonne, mais que son existence, puisqu’elle est suscitée par le contexte, est nécessaire et dans le sens du déroulement de l’histoire. Souvenons-nous de la façon dont la démocratie romaine a évolué dans la période de sa république tardive. Qui sait si un jour le poutinisme ne sera pas la planche de salut pour tous ceux qui souhaitent fuir un occident en faillite morale et spitituelle complète, et donc à terme en faillite matérielle si c’est bien l’esprit qui dirige le monde …

    • Vous pouvez être conservateur et ressentir cela, toutefois Poutine contrairement aux libéraux conservateurs ne défend ni la liberté, ni l’état de droit, ni une constitution qui défend les individus. Vous devriez plutôt chercher du coté des républicains des états du mid-west.

      • Certes, mais ce courant ne s’exporte pas en Europe. Je ne pense pas que le poutinisme défendra les libertés individuelles ou qu’il sera libéral. Je pense juste qu’un jour certains seront contents qu’une alternative existe, dans un monde qui n’évolue pas à l’unisson des démocraties occidentales et ce qu’elles risquent de devenir.

  • C’est impressionnant l’impossibilité du débat.
    L’auteur y va à coup de « mauvais côté de l’histoire » dans ses réponses.
    Que voulez vous répondre ? Quel discussion peut encore avoir lieu ? On frôle le millénarisme triomphant.

    • Et oui, c’est la règle en ce moment.

      On parle de « mauvais côté » de « camps en présence » et autre « Poutinisme » comme si l’action de cet homme pouvait être comparée à une idéologie.
      Poutine, on le sait est un ex-KGB de l’ère soviétique. il dirige un pays ruiné matériellement et psychologiquement après 70 ans de communisme. Comme tout dirigeant, il pense à son maintien au pouvoir le plus longtemps possible. Les dirigeants ont cela en commun qu’ils pensent tellement être plus compétents que les autres pour gouverner qu’ils s’accrochent au pouvoir.

      Quelles sont les cartes dont Poutine dispose pour garder le pouvoir ?
      Faire décoller économiquement la Russie ? Comme la très grande majorité des dirigeants, on ne voit pas comment il ferait sinon en diminuant le pouvoir de l’Etat et donc le sien.
      Alors reste la corruption, mais elle est la règle partout, même si en France cela s’appelle « subventions ».
      Et reste le sentiment de grandeur et de fierté des Russes, qui sont d’ailleurs derrière leur chef, lequel tient tête au Européens et aux Américains.

      Si, comme le pensent certains, il y a une supériorité morale et/ou intellectuelle occidentale, ce n’est pas en attaquant Poutine qu’on changera la situation. Au contraire, nous devons montrer notre amitié au peuple Russe et « lâcher la grappe » à son tsar pour multiplier les échanges avec ce pays.

      Poutine n’est pas éternel, ne faisons pas des Russes des adversaires pour plus longtemps que nécessaire.

      •  » si comme le pensent certains il y a une supériorité morale et ou intelectuelle occidentale …  »

        dites plutot il y avait une supériorité … et encore, pas chez tout le monde !

      • Justement c’est ce que je pense, Poutine n’est pas éternel et il veut la gloire, dans 10 ans il ressemblera à Bouteflika et sera remplacé par une pale imitation de lui comme Maduro est une pale imitation de Chavez. Ce successeur comme Maduro devra faire avec une situation économique catastrophique que Poutine aura laissé volontairement (Comme pour Chavez, plus sont successeur galérera plus lui semblera glorieux). Forcé de choisir entre le totalitarisme ou le réalisme, si il choisi le réalisme nous pourrons être amis avec la Russie. On a juste une dizaine d’année à faire attention à ce que la Russie ne déborde pas trop de ses frontières, c’est pas tant que ça.

        • Qu’entendez-vous par « situation catastrophique »?

          Et quels éléments concrets avez-vous pour étayer votre argument des volontés expansionnistes de la Russie? Ça fait grandiloquent et tout et tout, mais il y a bien peu de concret dans votre propos.

          • Vous avez lu tous mes articles, que j’ai mis en lien ?

            • Mais croyez vous que quelqu’un , dans ce blog , a lu tous les articles que vous avez mis en lien …

              • Je suis honnêtes et j’essaie d’assurer pour le mieux le SAV de ce que j’écris. Mais si c’est pour perdre du temps à répéter des choses que j’ai déjà fait l’effort de bien mettre en forme, ce n’est pas la peine. Quand on veut débattre avec moi, on me doit le respect minimum de d’abord lire ce que j’ai dit pour ne pas me faire perdre mon temps.

          • Pays baltes, Pologne, Transnistrie, Ukraine, Géorgie, Arctique, Finlande… ça commence a faire beaucoup de régions menacée voir attaquée ou occupé pour pouvoir raisonnablement douter des intention expansionnistes de Poutine. Sans parler du fait qu’un de ses proche conseiller, Alexandre Douguine défend l’idée d’une grande Russie…

      • A écouter les stratèges en chambre, je ne sais ce qu’on deviendrait.
        Après tout nous sommes bien en guerre un peu partout (contre le « terrorisme »).

        Car voyer vous, Poutine n’est pas pire qu’un autre, mais il a fait l’erreur de froisser certaines sensibilités parmi notre personnel politique. Et par une belle métonymie, nous sommes sensés faire bloc avec nos politiciens. Mais je n’en ai rien à faire de la réflexion stratégique des Valls et autres.

  • @ Philippe,

    Oui il a été constaté que les prix à la production des matières premières étaient infiniment bas et que leur commercialisation était très élevée (l’État en prend une bonne partie avec sa TVA répercutée sur chaque intermediaire.

  • Poutine n’est pas liberal on est d’accord, Il pourrait devenir une menace directe pour l’Europe, peut etre. Mais il semble que vous pensiez qu’il est deja une menace directe pour l’Europe. Donc que preconisait vous? Entrer en guerre? Envoyer nos troupes en Ukraine pour faire reculer les Russes? Risquer une troisieme guerre mondiale pour tenter d’arreter ce qui resemble plus a une guerre civile qu’a une invasion?

    Etes-vous volontaire pour le front?

    Personellement je pense qu’il y a plus de chance que d’ici quelques annees nos villes se fassent bombarder par les russes si on intervient militairement en Ukraine, que si on cherche une solution diplomatique, comme la partition de l’Ukraine. Et si les ukrainiens n’en veulent pas, qi’ils continuent a se battre eux meme.

    En matiere de reactions, les solutions occidentales actuelles me paraissent insensees. Envoyer quelques « conseillers militaires » en Ukraine, sanctionner les peuples russes et europeens economiquement en les empechant de commercer, ca ne resoud rien et ne fait qu’empirer la situation. En negotiation, on utilise la carotte et la menace du baton normalement. Actuellement on utilise le baton. Ca n’a pas l’air de marcher tres bien…

    • preconisez… desole pour les fautes…

      • Malheureusement il n’y a pas grand-chose à préconiser. Mes travaux sur la manière dont se fait l’Histoire m’ont appris que beaucoup de choses sont sur des rails et que la trajectoire ne peut pas être modifiée. En revanche on peut la rendre plus confortable, moins dangereuse. Le meilleur moyen pour cela est d’oeuvre au maintien de l’unité européenne, au rejet du populisme poutiniste dans nos pays (spécialement chez nous du Front National) afin d’éviter que les choses ne tournent au pire.

        C’est pour cela que je m’adresse aux individus, non aux autorités. Je n’appelle pas à la guerre ou à la conscription. Je dis qu’il faut rejeter, individuellement, les arguments pro-poutine pour ce qu’ils sont ; chacun doit mener un combat intellectuel contre le relativisme géopolitique et les idées nocives selon lesquelles un grand pays aurait des « droits » sur ses pays frontaliers. Nul libéral ne devrait se compromettre dans la défense de la position de Poutine. Au contraire, en Russie les libéraux sont des opposants à Poutine, c’est à eux que doit aller notre sympathie et notre soutien.

        Voilà ce que je préconise, d’abord et avant tout : un combat intellectuel et moral contre la gangrène et la corruption poutinistes. Un combat libéral, pour le droit et l’unité des hommes libres.

        • OK, merci pour votre reponse, je comprends mieux votre objectif maintenant.

        • Qu’entendez vous par « rejeter, individuellement, les arguments pro-poutine pour ce qu’ils sont ; chacun doit mener un combat intellectuel contre le relativisme géopolitique et les idées nocives selon lesquelles un grand pays aurait des « droits » sur ses pays frontaliers. »? Frontalier ou pas d’ailleurs. Mais idées nocive, lesquelles et si il y a, dans quel camps sont elles?

        • Poutine se fiche pas mal du combat intellectuel des habitants d’un petit pays d’Europe.
          Qu’est-ce que ça changera ? A part influencer les autorités qui feraient quoi ? La conscription, la guerre…

          Mais, si ça peut faire plaisir à P. Fabry.
          C’est vrai que combattre moralement Poutine, c’est mieux que de proposer quelque chose de réaliste pour notre propre pays.

          • Poutine s’intéresse beaucoup à la France parce qu’elle est un pilier de l’OTAN. En France, lutter contre les idées poutinistes défendues par le FN, tous azimuts, peut permettre d’éviter que notre pays ne tombe en 2017 dans l’escarcelle du poutinisme et d’entraîner de très grand troubles en Europe. Voilà ce que cela peut changer, et voilà pourquoi c’est très important.

            • Alors, si c’est ça la finalité de votre propos, écrivez des articles anti FN et faites de la politique.

              • Le FN est financé par Poutine, et Poutine est le facteur qui fait du FN, danger national, un danger plus terrible encore, et international. Si vous ne voyez pas que le FN s’inscrit dans une dynamique européenne, je ne peux rien pour vous. J’ai déjà écrit là-dessus. Références sur Contrepoints et sur mon blog.

  • Je suis assez déçu que le débat ne porte pas plus sur l’aspect intellectuel le plus intéressant de mon article, à savoir la poursuite du mouvement des idées sur l’échiquier politique que j’annonçais il y a deux ans.

    • @philippe,

      je ne souhaite pas me mettre à genoux devant Poutine et encore moins devant les politiques française. Assez de subir cette accumulation de lois qui souvent dans leur application exprime le contraire.
      Un nouveau regard vers l’est est une liberté.

      •  » vive l’europe de l’irlande à vladivostock … « 

      • La Russie aussi est pleine de lois absurdes et de fonctionnaires qui, si vous n’êtes pas proche du pouvoir, viendront vous persécuter. Elle est même bien plus bas que la France en terme de libertés économiques. La liberté dans les pays de l’est se trouve justement dans les pays menacés par la Russie…

    • @PF Je comprends mieux l’impasse . les liberaux sont avant tout pragmatiques . Que la peste nous protege des idéologues . Vous tentez par tous les moyens de réduire la réalité qui vous entoure à des concepts intellectuels, c’est un leurre , il permet au mieux de cerner les différents courants , cela peut avoir un certain intérêt ……intellectuel .

    • Si on évince Poutine, ce serait un acte vain quoi qu’il arrive puisqu’il renaîtrait de ses cendres à l’extrême gauche des décennies plus tard.

      Je trouve ce principe de glissement sur l’échiquier des idées politiques très intéressant mais je perçois aussi un problème propre à l’analyse historique : elle semble avoir tendance à tenir les hommes pour des machines ou des logiciels, un peu comme un état contre ses concitoyens le ferait.

  • C’est vrai que ces analyses sont difficiles à appréhender pour des libéraux tant elles semblent « macro » et mettent en jeu des forces de fond liées à l’histoire (aux histoires) plutôt que de simples individus. Le simple individu qui peut être vu d’ailleurs comme un maillon parmi d’innombrables autres dans un grand schéma directeur.

    C’est l’avantage des sociétés libérales : elles restent ouvertes et ne cherchent pas à se clore sur elles-mêmes grâce à des actes désespérés et à des efforts gigantesques pour accoucher d’une souris (exemple : URSS. Putine récidive aujourd’hui, ça en devient lassant)

    • Quand je dis une « souris », ce n’est pas tout à fait vrai :

      Malgré leur déclin inévitable, ces « souris historiques » auront réussi a gâché des millions de vies humaines là où ces dernières auraient pus s’épanouir dans leur singularité et dans leur bonheur propre dans une société libre et ouverte sur l’avenir.

      Le FN en France semble être un nouveau une symptôme de grossesse historique : il va y avoir un nouvel accouchement de souris. Tout cela est pitoyable et j’aimerais bien en rire si je ne savais que des vies humaines étaient en jeu.

  • Monsieur Fabry: merci de nous donner les références des « diatribes de Poutine contre les homosexuels ». S’agit-il de sa volonté d’interdire le prosélytisme homosexuel auprès des mineurs, ou d’autre chose?

    Par ailleurs s’agissant du « financement par la Russie des partis europhobes », à quoi faites vous référence mis à part l’emprunt du FN auprès d’une banque de l’UE à capitaux russes?
    Et s’agissant de cet emprunt, avez vous des éléments tendant à démontrer qu’il n’a pas été fait aux conditions du marché ou qu’il ne sera pas remboursé?
    Contestez vous la difficulté du FN à se financer auprès des banques françaises?
    Enfin, seriez vous choqué si l’UMP, par exemple, emrpuntait auprès d’une banque européenne à capitaux américains?

    • Pour les références, « cherchez, et vous trouverez », dit le Seigneur.

      Est-ce que je serais choqué si l’UMP empruntait auprès d’une banque à capitaux américains ? Non, pour deux raisons :

      1) durant plus d’un demi-siècle, l’Amérique a montré qu’elle ne cherchait pas à corrompre et à piller les pays d’Europe, la Russie a montré le contraire

      2) une banque américaine est certainement beaucoup plus indépendante du gouvernement américain qu’une banque russe du gouvernement russe

      • Et bien sûr 3 ) l’Amérique ne provoque pas une guerre civile dans un pays d’Europe avec des troupes sous faux drapeaux et n’est pas dirigée par un ancien colonel du KGB.

        • Votre ignorance des interventions américaines sous faux drapeau dans le monde entier depuis 1945 (sous différents brandings dont le dernier est « révolutions oranges ») est confondante. Ainsi que votre ignorance du fait que les USA ont été dirigés au moins une fois par un ancien patron de la CIA (Bush père). On se demande vraiment si vous le faites exprès ou si vous parlez juste de ce que vous ne connaissez pas. Je pencherais pour la première hypothèse. Pour moi un néo-conservateur ne peut pas être un vrai libéral. Un néo-conservateur raisonne avec une logique de prédation. Prédation de l’Occident sur le reste du monde, prédation des USA sur le reste de l’Occident et prédation au sein des USA par une classe qui se considère comme une élite, ceux que Charles Gave appelle les « oints du Seigneur ». Ils ne sont pas libhéaux, ils sont libéraux quand l’Etat les embête mais savent très bien utiiser la violence légitime de l’Etat à leur profit quand ça les arrange. ils sont ceux qui font le plus de tort au libéralisme, en appelant « libéralisme » ce qui n’est que du « crony capitalism ».

      • ‘Pour les références, « cherchez, et vous trouverez », dit le Seigneur.’
        C’est vous l’auteur de l’article. Si vous ne fournissez pas les références qu’on vous demande, votre article ne vaut rien. C’est ce qu’on m’a appris dans le monde scientifique et que je n’ai jamais vu infirmer en 40 ans d’expérience.

      • « un demi siècle »

        Il y a tout de même eu un bouleversement politique dont on a vaguement parlé dans les années 90, qui fait que la Russie d’aujourd’hui n’est pas celle d’alors. La comparaison n’a donc pas grand sens…

        • Mais arrêtez avec cet argument il est ridicule ! La Russie est dirigée par les restes du KGB depuis la chute de l’URSS, la seule chose qui a changé c’est l’abandon du planisme. L’impérialisme, l’opposition idéologique à l’occident et l’autoritarisme eux sont encore là. D’ailleurs Poutine et Douguine ne cachent pas leur admiration pour ce qu’a accomplie l’URSS et considèrent que la Russie actuelle est la continuité de cette dernière ainsi que le 3e empire romain…
          Quand le peuple russe fera sont autocritique comme le peuple allemand et que les criminels du communisme seront jugés comme les criminels du nazisme la Russie aura changée.

          • hahaha !!! Moscou 2015 ressemble au Moscou soviétique, les Ipad en plus !!!!
            Sérieusement, êtes vous aller en Russie ces 10 dernières années?
            Si vous me dites non, alors allez y faire un tour, je vous en prie, moralement, pour votre objectivité…

      • Vous n’êtes donc pas sérieux. Un calomniateur, incapable de soutenir ce qu’il avance.

        Quant à l’angélisme dans lequel vouus persistez à l’égard des Etats-Unis…La CIA qui ne corromp personne… Leurs multnationales qui n’ont pas pillé la planète, les ressources naturelles de l’Afrique et du MO… Mais vous êtes juste énorme… C’est presque touchant.

        • Les liens sur le financement de divers partis europhobes en Europe sont tous dans mes articles plus haut, je l’ai déjà dit.

          Quant à votre tirade sur les USA, cela ne mérite même pas de réponse. Pas plus d’ailleurs que votre accusation d’angélisme, qui relève simplement de la caricature.

          • C’est faux, il n’y a rien.
            Et sur la banque à capitaux russes vous ne répondez pas à mes questions: avez vous des éléments vous permettant d’ffirmer que ce prêt est un faveur, autrement dit qu’il n’est pas fait aux conditions du marché ou qu’il ne sera pas remboursé? Contestez vous les difficultés du FN à obtenir un financement auprès des banques françaises? Avez vous des éléments démontrant une intervention du Kremlin dans la décision?
            Sur les « diatribes contre les homosexuels » rien non plus…
            Vous discréditez quelque peu ce site, à mon humble avis, par votre manque de rigueur et, peut-être, de bonne foi.

            Le pompon c’est quand même votre couplet sur « poutine allié du jihadisme », quand on sait le rôle « objectif » qu’a joué a politque étrangère américaine dans le développement de ce phénomène. Les bras m’en tombent.

            Il ne s’agit pas de se jeter dans les bras des russes. Il s’agit de favoriser l’émergence d’un monde multipolaire, facteur d’équilibre et de contrepoids à l’hyperpuissance américaine et au courant mondialiste, qui, malheureusement, n’ont pas fait la démonstration de leur bénévolence, de leur respect des droits de l’homme et de la modération de leurs appétits.

  • Magasins d’État, Agriculture étatique, le pauvre paysan des années 1929 en URSS travaillait pour les beaux yeux de l’État. Le rouble qui était la monnaie était bloqué .Aucune liberté d’exporter vers l’ouest.

  •  » Au contraire, nous devons montrer notre amitié au peuple Russe  »

    C’est ce que l’on fait en dénonçant Poutine. Le jour où la Russie sera dirigé par des libéraux et par de vrais démocrates les Pro-poutine seront les premiers à détester la Russie.

    Et ne venez pas me ressortir le fameux couplet d’un Poutine très populaire au sein de la population russe. Quand un pouvoir tient dans ses mains à coup de subventions la majorité des grand médias il peut bien à coup de propagande induire erreur la population en mettant sur le dos de l’occident les problèmes que subissent les russes. Chavez faisait pareil pour redorer sans cesse son blason.

    D.J

    • Et ne venez donc pas non plus nous ressortir l’argument d’un Hollande ou de sa politique impopulaires, nous savons mieux que le peuple ce qui est bon pour lui… C’est libéral, ça ?

      • Où avez-vous lu que je prenais Hollande comme contre-exemple à Poutine?

        D.J

      • si seulement nous étions bien dirigé, en france, peu-etre pourrions nous critiquer plus légitimement les soit disant  » dis que t’a tord  » ( élus qui plus est ) qui campent à 4000 km de la ligne des vosges. mais quand on voit la catastrophe française, qui vient encore de recevoir l’assentiment de bruxelle pour ne pas faire de réforme, on se dit que forcément, l’herbe va finir par etre plus verte ailleurs …
        l’auteur semble faire une fixation sur poutine, pas assez libéral, trop agressif, élu avec des télévisions aux ordre … et lui oppose le système américain, qui est part ailleurs de plus en plus socialiste ( obamacare et keynesianisme forcené ) , tout autant agressif ( vietnam, afghanistan, iraq, libye … ) avec un système électoral ou celui qui achète le plus de pub l’emporte.
        moi, je n’ y voit que de la géolpolitique et des occasions manquées : alors que les russes voulaient ce rapprocher de l’europe et de l’otan ( notamment depuis le 11 septembre, aprés quoi ils ont prêté leurs bases en asie centrale pour que l’occident règle ses compte avec le fondamentalisme islamique ) tout ce que le monde atlantique compte de donneur de leçons leur ont craché dessus, défendant systématiquement les tchétchènes, tatars et autres peuples de la steppe.
        la haine des russes, c’est un peu de la haine de soi, c’est malsain et ça finira mal.

        •  » si seulement nous étions bien dirigé, en france, peu-etre pourrions nous critiquer plus légitimement  »

          C’est peut-être cela que vous n’avez pas compris. Les libéraux qui critiquent Poutine critiquent également l’incompétence des dirigeants français. Mais bon quand on défend le pouvoir chinois comme vous l’avez fait dernièrement vous êtes assez mal placé pour venir nous faire des leçons. Vous avez choisi le camp des esprits totalitaires alors assumez-le.

          D.J

        • Je vous rejoins scoobidoo. Les usa n’ont eu de cesse de jouer d’etre notre allié pour mieux nous manipuler et nous controler. A qui profite ce conflit a savoir qu’il ne sert ni a la France ni a l’europe en general. Mieux, asphyxier la Russie qui pourrait devenir un rival serieux economiquement.

      • On a inventé les constitutions pour protéger les peuples d’eux-mêmes, nos démocraties ont été imaginées comme un moyen de préserver les libertés et non comme un moyen de permettre aux gens de choisir la politique que l’on doit mener…

  • @ l’auteur

    Votre vision des choses est surprenante par bien des aspects, la situation est loin d’être aussi simple que vous la présentez. La politique que mène Poutine n’est pas purement et simplement le fruit de son esprit malade et dangereusement conquérant (second degré inside), elle résulte peut être, supposition, de considérations historiques et diplomatiques, survenues notamment au cours des 25 dernières années.

    Il y a sinon beaucoup d’éléments dans le texte qui me laissent vraiment perplexe… comme par exemple:

    « [Le Poutinisme est] un nationalisme, en ce qu’il place au-dessus de toute autre considération, et spécialement du respect du droit et de la morale, l’idée de l’intérêt national.  »
    => Merci de nous donner une définition universelle du droit et de la morale pour comprendre cette phrase.

    « Le fait que notre pays soit en outre une pièce importante de l’OTAN en Europe, en particulier à cause de son positionnement stratégique en plein centre de l’Europe occidentale, en fait la cible privilégiée du calcul poutinien »
    => La Russie estime que ses intérêts sont menacés par l’OTAN (pour tout un tas de raisons sur lesquelles nous pourrions disserter pendant des heures), la Russie aimerait agir, la Russie regarde quel allié serait utile… C’est purement de la diplomatie, difficile d’y trouver le sens négatif que vous semblez attribuer à cette démarche.

     » les populistes européens pro-poutine n’ont aucun mal à défendre l’annexion de la Crimée, et que l’idée que Poutine intervienne directement en Ukraine ne les gêne pas dans la mesure où tel est l’intérêt de la Russie ; ils aimeraient que leur pays puisse faire de même, à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur, en confisquant les biens des gens, en les enrégimentant. »
    => merci de définir « annexion »
    => si je comprends votre propos, celui qui comprend le soutien russe aux séparatistes ukrainiens est nécessairement pour la confiscation des biens de particuliers et pour enrégimenter qui que ce soit. N’est-ce pas un peu rapide comme raisonnement?

    « Aujourd’hui, les populistes d’extrême-droite qui vilipendaient, au nom du nationalisme et du souverainisme, la tutelle des instances supranationales européennes, rêvent à leur tour d’un bloc européen »
    => Donc les populistes d’extrême droite ne veulent pas d’une instance supra-nationale, mais en fait ils veulent la même chose que ceux qui veulent une telle instance supra-nationale. Moui…

    • Faut-il se fâcher avec nos voisins Russes et leur immensité pleine de ressources pour l’Ukraine, ce pays qui n’a jamais existé ?

      • Si les évènements venaient à mal tourner (non pas crier comme des cassandres comme l’auteur de cet article), les entreprises européennes sont extremement présentes en Russie. Il serait bon de faire la balance entre ce que nous avons à gagner et ce que nous avons à perdre… A méditer…

    • +1000 à petit poney

  • a l’auteur.
    Lors de la crise a Cuba, les russes avaient déjà la bombe H depuis octobre 1961 (Zacharov, etc)
    Donc…

    • En 1961 ils avaient, tout confondu, quelque chose comme 600 têtes nucléaires contre plus de 30 000 pour l’Amérique.
      Donc…

      • Ce projet Manathan situe au Nouveau Mexique est juteux. La bombe H a rapporté et rapporte encore beaucoup de monnaie.
        Cette famille juive Rosenberg a été exécutée pour espionnage au profit de l’URSS.
        Quel jeu ont joué et joue toujours ces puissances ?

  • #l’auteur
    Votre article, et vos réponses aux remarques des lecteurs, font preuve d’une mauvaise foi totale ou d’une méconnaissance du sujet qui aurait du vous inciter à vous abstenir de publier.
    Poutine défend les intérêts de son peuple, comme les USA défendent les siens (et comme devrait le faire Hollande, mais ça ne semble pas lui effleurer l’esprit). La différence est que pour cela les USA provoquent des conflits et les entretiennent (que pensez vous de l’origine de la guerre d’Irak et des conséquences aujourd’hui ? Connaissez vous les origines de Daesh ?).
    Les USA surveillent la planète entière (hello the NSA, i joke, i love you), mais ça semble normal à tout le monde (c’est pour le « camp du bien »).
    La guerre civile en Ukraine est la conséquence d’un coup d’état (organisé par les USA) et des mesures prises par ce nouveau gouvernement. Oui, sans doute que la Russie soutient les pro-russes de manière indirecte, par contre, pour ce qui est de troupes russes envoyées par le gouvernement russe, on attend toujours une preuve indiscutable (parce que les soldats russes qui se promènent avec leurs passeports, les équipements russes obsolètes, les photos datant de 2008, …, ça le fait pas). Par contre, les troupes américaines (et l’armement moderne), sont bien en Ukraine.
    Au fait, le Boeing descendu, l’enquête en est où ? Parce que pour savoir si c’est bien de soutenir les pro-kiev (de grands démocrates, comme vous pourrez le constater par leurs déclarations d’appels au génocide que vous trouverez facilement via Google 😉 ), ça serait bien de savoir si ce n’est pas eux qui l’ont descendu, par accident ou par volonté de provoquer un false-flag.
    La Crimée n’a pas été annexée par la Russie, elle à voté pour son indépendance puis pour son rattachement. Je sais bien que le droit des peuples à disposer d’eux même ça choque certaines (écosse, catalans, Venise, …), mais c’est quand même le meilleur moyen d’éviter les guerres.
    Les USA ont besoin d’un « ennemi » pour justifier leurs actions. Après la chute de l’URSS, ils ont créé Al Qaida (et maintenant Daesh), mais ça ne doit pas leur suffire, et ils n’osent pas provoquer la Chine, alors ils recréent une menace Russe, et vous marchez à fond.
    Enfin bref, avant de regarder la paille dans l’œil de Poutine, il serait judicieux de regarder la poutre dans l’œil des USA et de ses vassaux.

  • Ces salauds de russes quand même ! Vous avez vu comme ils sont près des bases américaines ?

    • C’est quand même bizarre que ni le Canada ni le Mexique ne ressentent le besoin d’avoir des bases russes chez eux… Peut être les voisins de la Russie ont ils de très bonnes raisons de vouloir des bases US ? La Russie n’est pas le centre du monde, on a pas à s’occuper de son opinion à chaque foi qu’on fait un mouvement.

      • Et qui est ce « on » qui décide de s’occuper ou pas de l’opinion des uns ou des autres?

        Plus sérieusement, vous devriez vous pencher sur la réalité de la diplomatie, vous comprendriez que les enjeux dépassent largement ce que vous prenez en compte dans vos commentaires.

        • Notre diplomatie, on ne peut pas ne pas avoir de relations avec un pays tout cela parce-que la Russie le demande… L’intégration des pays de l’est dans l’OTAN et à la foi juste et stratégique.

      • vous êtes pathétique, si on ne connait rien en géopolitique, ou en géostratégie militaire, on se documente. Aucun pays, fut-il, les USA, n’accepte, qu’une puissance militaire hostile, surtout avec une force atomique,soit à ces frontières. Les exemples sont légions à cet égard. 1- Iran et Israël
        2-Corée du nord et la Corée du sud, Japon et les USA
        Et enfin l’ histoire dite de la baie de cochon en 1961, sans omettre celle des missiles en 1962, toutes deux en Cuba. Vous saviez la réaction de l’administration de Kennedy ? On a, à l’époque frôlé une guerre.

        • C’est vous qui êtes pathétique en tentant sans cesse de justifier le fait que ces pays devraient appartenir à la Russie même si leur population ne le souhaite pas… Et n’inverser pas les rôles c’est la Russie qui est hostile aux USA et pas l’inverse, Obama avait même naïvement proposé un « reset » des relations diplomatiques avec la Russie…

  • On se demande en Occident pourquoi une telle proportion de russes soutient Poutine (on parle de 80%, ce qui peut faire des jaloux…). Bien sûr, le fait que la Russie ait repris sa place dans le concert international y est pour quelque chose. Mais il y eu aussi une progression remarquable de la situation économique, et la récupération d’un certain nombre de pillages et d’appropriations de l’époque Eltsine y est pour quelque chose. Le PIB augmentant, les salaires ont suivi et les pensions ont été revalorisées. Le peuple russe est passé d’un véritable état de déréliction matérielle mais aussi morale, à un relatif bien être et même une certaine fierté. Et les occidentaux devraient être bien conscients de la déception et du ressentiment d’un bon nombre de russes vis-à-vis du comportement de leurs gouvernements et de leur presse.

    • Ne pas oublier non plus la flat tax, qui a eu un impact considérable sur la situation économique en Russie.

    • @scaletrans : je vous soutiens à fond en cette argumentation.

      Fabry autant que Sorman se prennent ici pour des devins ; ils ne connaissent ni ne partagent ce que l’on devrait définir par l’âme et la culture russe ! Vont-ils fréquemment là-bas en lieu et place de se gaver d’écrits publiés par des « opposants » ?
      Le journaliste FR Frédéric Pons a commis un excellent ouvrage : POUTINE (calmann-lévy oct. 2014). Un ouvrage d’investigation que je trouve très honnête.
      Ayant l’occasion de suivre d’assez près les gesticulations politiques douteuses des US obamiens et de l’UE depuis l’époque Mme Ashton sur le cas UKR, chacun acceptant de vivre en notre monde multipolaire et respectueux envers les « autres blocs » devrait lire la philosophie politique à laquelle obéit la trajectoire de Poutine. Ceci en lieu et place des invectives intellectualisées qui lui sont adressées (dont celles – obsessionnelles? – de Fabry )

      • J’ai remarqué souvent qu’entre poutinistes d’Occident et djihadistes de banlieues il pouvait y avoir de troublantes similitudes : haine du libéralisme occidental, haine de la liberté, haine de la société dans laquelle ils vivent, haine des institutions, des médias, glorification d’un retour à une pureté originelle fantasmée dans le passé, haine du monde comme il va, développement d’une paranoïa du complot, positions politiques fondées sur des rejets, des dégoûts, des ressentiments,…

        Le cousinage est évident. Pourquoi défendre Poutine, cet homme étranger à la culture européenne, quand on est soi-même européen ? Pourquoi se sacrifier pour un Islam d’une pureté fantasmée quand on vit dans une Europe multiculturelle, tolérante et libérale. Une seule réponse : la haine de soi.

        • Ce cousinage n’existe que dans votre tête. Il n’y a aucun, mais vraiment aucun rapport entre ces grands brûlés du cerveau et ceux qui pensent qu’on ne doit pas se faire une ennemie de la Russie pour les beaux yeux des malades de Washington.
          Russie dont l’élite parlait français avant la révolution, alors parler d’opposition culturelle, c’est aller un peu fort. Toute la littérature, toute la musique, aussi profondément russes soient-elles, ont des correspondances évidentes avec la culture occidentale (avant que celle-ci ne soit pratiquement détruite, notamment par « l’art » New Yorkais). Si ces correspondances n’avaient pas existé comment l’orchestration d’une œuvre aussi profondément russe que Les Tableaux d’une Exposition aurait pu être aussi réussie par Ravel ?

        • Y a t il autre chose dans votre commentaire que des procès d’intentions ?
          Quand on en est réduit à des psychocouillonneries du niveau Freud (je précise, il n’y a pas que ds charlatans en psychologie/psychiatrie/psychothérapie) il faut peut être se remettre en question.

          On pourrait tout aussi bien écrire : « J’ai remarqué que les anti-Poutine était assez débiles et similaires aux astrologues. Le cousinage est évident : le déni de réel. »

          Il faut avouer que, au moins, ça change (un peu) de la vulgate habituelle. Après s’entendre dire pendant 50 ans que l’Occident n’est une culture comme une autre…voici qu’on monte ses grands chevaux contre l’invasion des barbares de l’Est. Formidable gymnastique que de faire une Europe « multiculturelle, tolérante » mais qui exclut Poutine. Serait ce parce qu’il n’est pas libéral ? Ou comme le disait déjà Jacques Ellul :
          « « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », je crois bien que c’est Hitler qui fut l’inventeur de cette belle formule ! »

          Reductio ad hitlerium directe, sans transition. Après tout, ce n’est pas comme si vous vous étiez gêné pour vous improviser télépathe et lire dans les pensées des gens qui ne sont pas assez anti-Poutine.

          Je me permet aussi de relever le dogme progressiste dans votre diatribe : « haine du monde comme il va ». Et si Poutine fait des émules, cela ne pourrait il pas indiquer le monde va vers Poutine ? Dans ce cas, qui détesterait le monde comme il va ? C’est un bel argument par fait accompli (je renvoies là aussi à Jacques Ellul et ses nouveaux lieux communs).

          Je précise que je n’aime pas beaucoup Poutine et que je déconseillerais fortement d’investir en Russie.

          • En tapant mon commentaire, je me suis posé la question pour la citation d’Ellul.
            L’idée était déjà présente sous la Terreur, et on attribue la citation à Saint-Just. Vous en retrouverez une formulation analogue chez Robespierre, dont voici un extrait de son discours à la Convention du 5 février 1794 :« (…) domptez par la terreur les ennemis de la liberté ; & vous aurez raison comme fondateurs de la République. Le gouvernement de la Révolution est le despotisme de la liberté contre la tyrannie. »
            Hitler a toutefois utilisé une formule similaire (en allemand).

            D’ailleurs, à jouer aux petits jeux de la culpabilité partagée et de la télépathie, le discours des anti-Poutine a un petit air Convention de 1793 et Comité de salut public.

          • Il veut dire que les supporteurs de Poutine font partie de ces conservateurs qui ne se rendent pas compte que ce qu’il souhaitent conserver provient d’idées qui furent en leur temps progressistes voir révolutionnaires (Poutine défend un mix des idées provenant de la révolution bolchévique ainsi qu’un impérialisme et un suprémacisme racial et religieux sentant bon le 19e siècle).

            C’est ainsi qu’on se retrouve avec des conservateurs anti-humanistes qui rêvent d’un monde figé, ne se rendant pas compte que le monde est en perpétuelle évolution de par les actions des individus qui le composent. C’est la principale différence avec les conservateurs américains, qui eux ont conscience que les valeurs qu’ils défendent sont celles hérités de la révolution américaine et des pères fondateurs, valeurs profondément humanistes basée sur l’idée qu’un monde meilleur et plus libre est possible.

        • Vous avez totalement raison. Si les guerres religieuses dans le monde musulman existent depuis des centaines d’années le djihadisme moderne n’existe que depuis quelques dizaines d’années. Si l’on connait un peu l’histoire du monde musulman on s’aperçoit que jamais aucun des kalifas ayant existé (et surement pas celui de Mahomet) n’a ressemblé de près ou de loin au projet politique des djihadistes.

          L’idéologie des djihadistes ressemble bien plus à une adaptation islamique du socialisme par son totalitarisme, son universalisme et sa justification de toutes les exactions pour parvenir à l’idéal. Le Poutinisme et le nazisme ainsi que d’autres dérivations du socialisme s’adressent à des clientèles différentes mais font partie de la même branche philosophique qui porte les racines du totalitarisme, il est donc normal d’y voir des similitudes.

    • Ce n’est pas du tout encourageant de voir que cette société n’a que très peu d’opposition, c’est même dangereux à moyen terme. kim jong un a 100% de popularité vous savez… Ce score s’explique surement par le fait que les russes n’ayant jamais connu quelque-chose qui ressemble à la liberté ou la démocratie ils ont la maturité politique d’une dictature du tiers-monde.

      • A ma connaissance en Corée du nord, il n’ y a jamais eu des sondages d’opinion, le pays est hermétiquement fermé à tout esprit critique. Ne faites surtout pas le parallélisme entre la Russie, pays démocratique et la Corée du nord, vous perdez toute crédibilité intellectuelle. Moi, je ne vois pas la différence entre un russe moyen et un français moyen, vous êtes endoctriné par la langue de bois de vos politicards, que vous spécialement,vous croyez vivre dans un paradis.

        • La Russie est autant une démocratie que le Venezuela, l’Argentine, l’Algérie ou le Zimbabwe. Si on doit maintenant prendre la peine de rajouter « libérale » à démocratie c’est car le sens de ce mot a été totalement dénaturé au siècle dernier.

          La démocratie des lumières ce n’est pas une bête dictature de la majorité ou une monarchie élective comme on en voit partout dans le monde. Les démocraties occidentales ont avant tout été inventé dans le but de préserver la liberté des individus, c’est pour cela qu’elle s’appuient sur la séparation des pouvoirs, l’état de droit, une constitution et une opposition politique. La Russie n’a rien de tout cela.

          • Il y a eu autant des gens de lumière en France, qu’en Russie. Quand à la liberté des individus en France ou aux USA, vous vivez dans un monde de chimère, connaissez le patriot act , ou la loi Gayssot ? vous, avec votre vision binaire, vous aurez fait un bon colon en Afrique du sud d’apartheid. Au lieu de rester scotcher à votre clavier et, de voir le monde selon votre prisme rébarbatif, je vous conseille de voyager et de faire votre propre expérience.

            • Soyez sérieux les classements qui montrent que la Russie est dans les dernières pour à peu près toutes les libertés ont été posté au moins 20 fois depuis quelques jours…

              Je ne doute pas qu’il y ai eu des lumières en Russie, mais les russes ont dépensé énormément d’énergie pour faire strictement l’inverse depuis plus de 100 ans.

              Quand à l’AS de l’apartheid encore un bon exemple de délire bien pensant. Quand les colons sont arrivés il n’y avait qu’une seule tribu de noirs pacifistes qui n’ont jamais eu de problèmes, les noirs du nord sont ensuite venu coloniser les blancs en massacrant cette tribu au passage. Vous allez maintenant m’expliquer que le Zimbabwe actuel est mieux que la Rhodésie ?

              • De quelle Rhodésie vous faites allusion ici ? Du nord ou du sud ? Naturellement, je sais que , vous voulez parler de celle du sud, du sinistre Ian Smith, mais je préférerais le Zimbabwe actuel. Quand à votre histoire sur les tribus noires sud-africaines , je vous suggérerais de lire l’histoire de Tshaka Zulu, elle est plus instructive sur la réalité des colons Afrikaners et Britanniques. Revenons à la Russie, je trouve, vous confondez délibérément Poutine et les peuples russes, les peuples russes sont parmi les peuples les plus évolués de la planète terre. Comme, jadis la France avait eu Napoléon Bonaparte, je ne pense pas que les français de l’époque étaient considérés comme des barbares par les Austro-Hongrois, les Russes ou les Anglais. L a démocratie britannique, la plus vieille du monde et différente de celle de la France par exemple. acceptez que la démocratie russe puisse avoir ses propres références et ses propres codes. La haine du Russe, est devenu votre leitmotiv.

                •  » je préférerais le Zimbabwe actuel »

                  Et le Venezuela il est mieux maintenant ou avant Chavez ? J’ai peur que vous ayez trop d’admiration pour la brutalité socialiste pour que nous puissions discuter.

                  • N’ayez pas peur, je ne suis pas adepte de Mélenchon,ni de Tsipras, mais néanmoins, je les trouve très intelligent. Devenez russophile.
                    Bye et à la prochaine.

                    • Unglaublich, ach, vous fous êtes inkroyable, à moins d’être ingroyable :mrgreen:
                      On peut très bien être russophile sans aimer la politique de Poutine.

  • A l’auteur : vous devriez quand même lire quelques bonnes pages sur le système bancaire américain, au hasard la page Wikiberal sur la Fed, vous en apprendriez de bonnes sur la gestion bancaire, la politique monétaire par laquelle les Etats-Unis transfèrent leurs dettes sur le reste du monde etc. un scandale discret mais réel et pratiqué à l’échelle mondiale.

    • Je le sais, tout ça. J’y ai consacré plusieurs pages à la fin de mon livre sur Rome.

      • ah la révolution verte avec son darwinisme relève de la psychiatrie
        L’écologie est juste un ensemble de normes fort coûteux pour le consommateur. Il y a bien longtemps que l’écologie existe. L’économie verte ?
        C’est de la foutaise !

      • C’est peut-être là où j’ai du mal à vous suivre, en découvrant vos analyses. Si vous êtes conscients du racket généralisé et organisé par le système financier américain qui consiste à exporter sa dette et vivre au dessus de ses moyens de façon permanente, en provoquant le surenchérissement des prix des matières premières dans le monde et notamment les pays pauvres, qu’est-ce qui vous pousse à penser que le poutinisme est un danger face à un Etat fédéral qui, sous couvert de défense de valeurs telles que la liberté, pousse en fait ses pions, ses intérêts. Vous allez surement nous dire que les intérêts américains sont les notres, ce qui est en partie vrai, mais pas totalement. C’est l’intérêt du vassal face à son protecteur, dirons-nous, mais quel rapport avec le libéralisme comme éthique ? Quand je vois par exemple votre article sur votre site au sujet de American Sniper, où vous citez une phrase lbertarienne de Clint Eastwood sur le mode « don’t thread on me » et que dans le même temps vous trouvez que le retour du néoconservatisme américain qui vient est une bonne nouvelle, j’ai du mal à vous suivre. Ou alors vous pensez vraiment que les Etats-Unis sont les gardiens exclusifs de la paix et de la civilisation dans le monde, mais là ça devient lolesque.

  • Les commentaires sont fermés.

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