Retrouver une administration efficace. Vraiment ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Retrouver une administration efficace. Vraiment ?

Publié le 8 février 2015
- A +

Oui, bien sûr, lorsqu’on liste les avantages que procure le statut de fonctionnaire, on aboutit à la conclusion que ce dernier représente, réellement, un système de privilège spécifique dans une France qui a pourtant clairement réclamé vouloir s’en débarrasser il y a deux cents ans. Entre le système de retraite et ses régimes spéciaux, des salaires souvent plus élevés que pour un travail comparable dans le privé, ses allocations familiales plus généreuses, les facilités de logement (parc social, remboursement de frais et prêts bancaires spécifiques), ainsi que l’évidente sécurité de l’emploi, force est de constater que le statut public offre des prérogatives alléchantes.

En général, lorsqu’on fait remarquer ces écarts à leurs bénéficiaires, ils s’empressent de répondre, avec un petit air outré, que, monsieur, d’une part, si c’est si bien, eh bien que tout le monde passe les concours correspondants et les rejoigne, hein, d’abord, et que, d’autre part, ces avantages répondent à des impératifs pour attirer les talents, éviter la corruption ou ne pas soumettre le service public aux aléas économiques, parce que « ce service n’est pas une marchandise », mon brave monsieur.

cat conspiration

Ces réponses font, évidemment, sourire (ou tousser, lorsqu’on reçoit son tiers provisionnel).

Outre l’évidente absurdité de l’argument « venez tous nous rejoindre », offre rocambolesque qu’aucun budget étatique sérieux ne sera jamais à même de pouvoir supporter, et pour lequel les précédents soviétiques ont largement montré la nocivité d’une fonction publique étendue à tous les domaines possibles et imaginables, ces réponses ont aussi le défaut d’occulter une réalité bien triste.

En pratique, ces avantages entraînent deux effets pervers.

Le premier effet, connu et pourtant mollement accepté dans les rangs mêmes des fonctionnaires, est que cette sécurité et ces avantages automatiques défavorisent de facto ceux qui font leur travail correctement. En effet, tout agent économique rationnel, plongé dans l’égalité de traitement, subira une poussée de haut en bas visant à fournir un effort exactement similaire au plus petit dénominateur commun parmi ses pairs : pourquoi se fouler et récupérer systématiquement tous les dossiers les plus complexes, alors qu’en faisant le minimum syndical, on s’épargne du tracas, des heures supplémentaires et qu’on touche la même chose ? Comme les avancements, les indemnités et les primes sont alors assez parfaitement déconnectés des qualités effectives de chaque agent et du travail qu’il fournit, même les agents les plus médiocres peuvent prospérer.

moneyLe second effet, nettement plus pernicieux, est que du point de vue socio-économique, ces inégalités ont complètement séparé la population française en deux entités aux comportements économiques différents, l’une d’elle n’ayant plus pied dans la réalité qui interdit les hausses de salaires régulières, les avancements automatiques ou les facilités mécaniques d’accès à certains avantages. Une partie de la population française, baignée de la certitude qu’elle pourra toucher son salaire en fin de mois, n’a pas les mêmes aspirations ni les mêmes modes de consommation que l’autre partie, soumise aux aléas économiques.

À ceci on doit ajouter son comportement politique tout aussi différent, son intérêt bien compris étant la conservation ou l’accroissement des moyens à sa disposition, au détriment de l’autre partie de population, qui paye, et ce même si cela met en péril la nation toute entière. Enfin s’ajoute à ceci les comportements des syndicats souvent d’autant plus caricaturaux qu’au sein même de cette fraction privilégiée, ils représentent un bastion lui-même surprotégé, et n’ont aucune espèce de honte à réclamer toujours plus d’avantages, quand bien même les difficultés économiques s’empilent sur les épaules de l’autre fraction de population.

On le comprend, cette inégalité est la source de la qualité toujours plus basse des services publics.

Maintenant, il faudrait se garder de toute conclusion hâtive. Certes, le constat est posé. Certes, l’analyse est évidente. Et certes aussi, une remise à plat des statuts de la fonction publique permettrait sans doute de retrouver une administration efficace.

Mais est-ce souhaitable ? Désirez-vous vraiment que vos amendes routières vous parviennent en deux jours plutôt qu’en un mois ? Désirez-vous vraiment que les écoutes administratives soient simplifiées ? Voulez-vous vraiment que l’État français, qui a largement prouvé son incroyable capacité à venir fourrer son nez dans toutes vos petites affaires, le fasse maintenant de façon efficace ? Est-il appétissant d’imaginer une administration policière ou fiscale au top de sa forme ? Et si l’on pourrait déjà se réjouir de méthodes de recrutement enfin idoines et adaptées dans les corps de l’administration française (qui nous éviteraient sans doute de tomber sur des François Hollande ou sa fine équipe au pouvoir), pourrait-on se réjouir au même titre d’avoir une application encore plus zélée des lois existantes avec une avalanche de contrôles sanitaires, de contrôles sociaux, un internet encore mieux surveillé ?

bureaucratie : rien ne pourra plus l'arrêter !

Enfin, compte-tenu de la récente et énorme crispation des pouvoirs publics sur la liberté d’expression, et sa volonté farouche de protéger encore plus la population dans de gros coussins de vivre-ensemble douillets assemblés comme dans un joli cercueil capitonné, peut-on réellement souhaiter que ceci soit fait avec efficacité ? Au vu de l’extension permanente de l’État dans nos vies, on en viendrait presque à souhaiter encore plus de traitements de faveur pour le statut public, achevant ainsi le sabotage d’une administration dont l’obésité, déjà morbide, entraîne le pays à sa ruine.

Ces questions sont ironiques, bien sûr, mais toute ironie mise à part, la situation économique du pays est maintenant suffisamment tendue pour que le débat sur l’égalité entre le public et le privé se referme très vite puisque ne se profile maintenant plus qu’une alternative : ou bien le premier s’aligne sur le second, ou bien le pays fera faillite.

—-
Sur le web. Ce billet a servi de chronique pour les Enquêtes du Contribuable.

Voir les commentaires (46)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (46)
  • Santé H !

    Buvons à la faillite, car elle seule peut rendre du pouvoir au peuple et au secteur privé.

    Mais hélas, tant qu’il y aura du sang, il y aura des parasites.

    Saignons nous.

  • Excellent artice. Tout est dit et en synthèse, merci.

  • Oui mais non
    pour qui a déjà travaillé dans une entreprise du tertiaire, sutout les plus de 1.000 employés, les très gros cabinets d’avocats ou de vonseil pipeau
    sait que le nombre d’incompétents, de planqués et de nuisibles va croissant
    la taille de l’unité de production idéalement efficace est probablement de 20 personnes (les fonctions support étant déléguées à des entreprises de moins de 20)
    Le seul vice de ses entreprises serait que le propriétaire face montre de népotisme ou de favoritisme
    à moins de 20 il faut que tout le monde soit efficace, est c’est suffisamment grand pour l’investissement et le développement
    Au dessus, les parasites peuvent vivre sur le gras
    ça vaut surtout pour le service

    mais à ce niveau de taille, une à deux personnes incompétentes bouffent le bénéfice et tuent la boîte

  • Bonjour,
    Il y a un troisième effet pervers aux avantages de nos fonctionnaires, c’est quand on est parent et qu’il s’agit de conseiller et d’aider à orienter notre progéniture. On a beau savoir que ce système mine et lamine notre économie, on se trouve face au choix suivant: dire et expliquer à nos mômes qu’il faut potasser a mort les langues étrangères et qu’il leur faut se barrer de ce pays de dingues pour avoir la liberté de mener leur barque et se lancer dans la vie pour de vrai, ou bien si ils ne s’y sentent pas, les inciter à aller vers ces avantages et cette facilité ( même si ça me ferai mal aux c……es !!!). Après tout, on prédit tous sur ce forum la fin prochaine de l’Obèse dans un « grand soir  » tant attendu, mais pour ma part cela fait 40 ans que j’entends cette chanson, et rien ne nous assure que ça ne durera pas encore 40 ans!!! Ne sous-estimons pas la capacité de résilience de ce système!!
    Ce pays est effectivement foutu, et non pas condamné à une belle révolution ( qui aurait le mérite de pouvoir mettre les choses à plat) mais plutôt à une lente et éternelle agonie…. Ce qui est le scénario du pire , et à mon avis le plus probable…

    • C’est aussi une pression qui peut s’exercer sur les adultes. Etant au chômage, j’ai par exemple caché à mon entourage qu’une connaissance, travaillant aux Pays-bas pour l’UE, m’avait proposé de me pistonner pour devenir fonctionnaire européen (j’ai refusé).

  • Il convient de revenir sur quelques erreurs (pour être gentil) proférées par notre ami obélix.

    « Entre le système de retraite et ses régimes spéciaux, des salaires souvent plus élevés que pour un travail comparable dans le privé». D’où sorte-t-il ça ? La réalité : le salaire médian dans la fonction publique territoriale est plus faible que dans le privé. Lorsqu’on compare à catégorie socio-professionnelle équivalente, le salaire est plus élevé que dans le privé pour les emplois peu qualifiés mais plus faible pour les emplois qualifiés. Tout cela se trouve dans le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique, 2013. DGAFP. Concernant les retraites, je vous renvoie au rapport de la commission pour l’avenir des retraites, de Juin 2013 intitulé Nos retraites demain : équilibre financier et justice. Voici ce qu’il y est écrit : « [la comparaison des taux de remplacement ] met en lumière des situations comparables : médiane de 74,5% pour le secteur privé, médiane de 75,2% pour la fonction publique civile pour la génération 1942 ».

    « l’évidente sécurité de l’emploi ». Visiblement notre ami ne connaît pas bien le statut de fonctionnaire. Le licenciement est bien prévu par le statut, et je ne parle pas du licenciement pour faute grave mais du licenciement pour faute professionnelle. Par exemple Cf art. 70 de Loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat (1)

    L’argument du « passez le concours » peut sembler simpliste mais pourtant il est vrai. En effet, si la situation de fonctionnaire est tellement privilégiée, un individu rationnel se pressera pour l’obtenir. Bien entendu, il devra réussir le concours. Or ce n’est pas tellement la foule qui se presse aux concours de la fonction publique, comme quoi cela ne semble pas si attrayant.

    Enfin, c’est une vision assez sinistre de l’Humanité que de croire que les individus ne donnent le meilleur d’eux-mêmes que parce qu’ils risquent le coup de bâton. Peut-être est-ce votre cas, mais ne généralisez pas.

    • Entre une secrétaire de pme (j’en connais) et une secrétaire de mairie (j’en connais aussi) , l’une des deux glande rien de la journée , et quand je dis RIEN c’est RIEN /// devinez laquelle à la plus gros salaire ?
      Vous tombez dans la réponse bateau que nous pondent les ponctionnaires (ne hurlez pas , le terme est parfait) à chaque fois qu’ils se sentent perturbés par ce genre de question , questionnement très légitime quand il vient de celui qui paye (celui du privé donc)

      Les études dont vous parlez sont faites la plupart du temps par des ponctionnaires , permettez de douter de la crédibilité du bouzin …quand aux licenciements , cela n’arrive jamais dans les faits , les textes qui existent sont là pour les cas extrêmes mais dans la pratique cela ne s’applique jamais .

      Le salaire moyen est plus élevé dans le public que dans le privé , peu importe les histoires de bas / revenu , la moyenne est là et il est tout à fait scandaleux que le financé soit plus gras que le finançeur (sans compter tous les avantages annexes en plus)

      Pour finir , la personne plus haut qui parle des incompétents et glandeurs dans le privé ..évidemment qu’il y en a aussi mais il sont financés … par de l’argent privé , ça change toute la donne !

      • vu mon expérience personnelle, je dirais que celle qui ne fout rien c’est celle du privé. Visiblement vous ne connaissez pas bien les banques, les assurances, les syndics, les agences immobilières….. Et je pense que leur salaire est supérieure à celui d’une secrétaire de mairie.

        J’attends avec impatience votre démonstration sur la fausseté de ces études.

        Concernant les licenciements, tous les ans des fonctionnaires sont licenciés, contrairement à ce que vous prétendez. Visiblement vous préférez la facilité, c’est à dire bêler avec le troupeau plutôt que vous informer.

        Regarder le salaire moyen n’a aucun sens. Il faut comparer à catégories égales, dans le public la proportion de personnel qualifié ou de cadre est plus importante que dans le privé, cela explique pourquoi le salaire moyen est plus élevé. Avez-vous le sens de la logique ?

        la question du financement est complètement idiote dans un cas comme dans l’autre c’est vous qui payez soit en tant que consommateur soit en tant que contribuable…..

        Heureusement que vous ne travaillez pas dans le public, car là en effet ce serait de la gabegie avec des raisonnement aussi stupides.

        • « Concernant les licenciements, tous les ans des fonctionnaires sont licenciés, contrairement à ce que vous prétendez.  »

          Oui, il y en a bien quelques uns de licenciés. Mais beaucoup moins que dans le privé car à sa différence, il est impossible de licencier un fonctionnaire pour incompétence, absentéisme, redondance etc, ce qui constitue l’immense majorité des licenciements dans le privé (la faute professionnelle/grave étant impossible à démontrer 99% du temps).

          Ensuite, dans le privé le travail se fait à la carotte (primes, avancement, promotions…) et non au bâton comme vous semblez le croire. Dans le public la carotte est HS puisque le ponctionnaire (j’aime bien ce terme) en bénéficie de toute façon.

          « Regarder le salaire moyen n’a aucun sens. Il faut comparer à catégories égales, dans le public la proportion de personnel qualifié ou de cadre est plus importante que dans le privé, cela explique pourquoi le salaire moyen est plus élevé. Avez-vous le sens de la logique ? »

          Regardez-vous plus loin que le bout de votre nez ? Comment expliquez-vous que le nombre de cadres dans la fonction public soit plus importante que dans le privé ? D’autant que la plupart des structures sont comparables. Le salaire moyen est donc tout à fait justifié comme outil comparatif.

          « la question du financement est complètement idiote dans un cas comme dans l’autre c’est vous qui payez soit en tant que consommateur soit en tant que contribuable….. »

          Avec une sensible différence : Le consommateur CHOISIT à qui il va donner son argent, et peut choisir de le garder s’il considère que les services rendus ne lui plaisent pas, ou sont trop chers pour ce qu’ils sont.

          • « la question du financement est completement idiote », sauf que dans les cas du contribuable vous etes obligés de cracher au bassinet pour engraisser des improductifs , alors que dans le cas consommateur, vous n’etes pas obligé de consommer les produits de certaines entreprises, vous etes LIBRE.

        • Réponse pathétique digne du ponctionnaire que vous êtes , j’en reste là , la démonstration des autres intervenants suffit à elle même … bien le bonjour ..

      • Être fonctionnaire, c’est une vocation !
        Il y a des gens qui veulent être médecin, avocat, huissier (si si), etc….

        Il y a des gens qui veulent glander.
        Mais attention, il y a une hiérarchie dans la glande.

        Par exemple Hollande (vu sur youtube) se faisait gorge chaude d’être une gros branleur.
        Il est aujourd’hui: le chef des branleurs !

        Cette caste de mâles alpha (n’ayons pas peur de mots !) mérite d’être mise en concurrence avec la réalité.
        Quoi qu’il arrive, ce jour arrive. Il n’y a rien qu’ils puissent faire pour s’en protéger !

        Ce jour là, je viendrais m’essuyer les pieds plein de merde (du privée) sur leurs visages déconfits.

        • La vidéo est là : https://www.youtube.com/watch?v=-_1paKdrS_4

          Regardez-là bien, ça vaut son pesant de cacahuètes.

          • Oui !
            On dirait une parodie, un sketch des inconnus.

            Ce type est trop drôle. Il prouve bien qu’une chiure de mouche de fonctionnaire peut devenir une vraie larve sans rien foutre.

        • Et voilà, on parle fonctionnaire et tout de suite on déblatère sur les plus connus. Je suis pas très d’accord parce que d’un autre côté il y aurait à redire sur les DG des grandes entreprises qui n’ont que le titre de DG et qui se soumettent bien volontié et tout autant aux mêmes ecarts que nos dirigeants et hauts fonctionnaires.
          Dc pourquoi tjs opposer public et privee? Il y a des avantages « historiques » ds l’administration publique mais aussi des inconvénients, comme partout!
          Moi je suis pour la réconciliation des peuples 🙂 toute façon au final tout le monde paie des impôts, tjs plus!

          • Moi aussi !
            D’ailleurs j’exige l’egalité immédiate privé/public. Je m’en tape de savoir qui va où !

            Pays de l’egalité, de la fraternité, liber….tchoum

            Vivre ensemble, oui, mais il faut pas etre con quand même.

          • « il y aurait à redire sur les DG des grandes entreprises qui n’ont que le titre de DG et qui se soumettent bien volontié et tout autant aux mêmes ecarts que nos dirigeants et hauts fonctionnaires »

            Intéressant… Est-ce que l’existence de la fonction publique arriverait à corrompre un fonctionnement sain des entreprises ? Perso, je n’en doute pas, ça semble logique.

    • Les concours !!! WTF ah ah ah ah …

      Dans ma commune il suffit de consulter l’annuaire téléphonique interne pour comprendre l’ampleur de la bavure. On y trouve des familles entières, tonton, tata, petit-fils, …

      • vous confondez fonctionnaires et contractuels ! Comme beaucoup de personnes ignorants le fonctionnement de la fonction publique. Vous savez d’entreprises on trouve le fils, le neveu, le beau-frère, etc…. Regardez la réalité dans les yeux, et non pas d’un seul oeil !

        • Je parle bien de fonctionnaires dans une collectivité territoriale. J’ai été fonctionnaire, je connais la musique.

        • Bien sûr, dans une entreprise privée on peut trouver toute la famille, mais quand l’entreprise privée se contente de créer de la paperasse et des contraintes inutiles, toute la famille ne tarde pas à se retrouver au chômage ! Tandis que le fonctionnaire qui remplit bien ses tableaux exel, fait bien traîner les dossiers des administrés, et répète les slogans socialiste à la machine à café n’a pas besoin d’autre chose pour être promu. Le fonctionnaire s’élève grâce à son pouvoir de nuisance. Dans le privé, nuire à sa boite ou à ses interlocuteurs, c’est se tirer une balle dans le pied.

    • Quand à l’argument du « licenciement pour faute professionnelle, alors là vous vous foutez du monde ! Vous connaissez le nombre microscopique de fonctionnaires virés pour faute grave ?

      Ne parlons pas du nombre de licenciements pour insuffisance professionnelle, ce chiffre est égale à : ZERO, nada. d’ailleurs les fonctionnaires ne cotisent pas aux assurances chômage, c’est pas un indice ça ?

    • « Enfin, c’est une vision assez sinistre de l’Humanité que de croire que les individus ne donnent le meilleur d’eux-mêmes que parce qu’ils risquent le coup de bâton. Peut-être est-ce votre cas, mais ne généralisez pas. »
      Le bâton et la carotte il n’y a que cela de vrai.
      Problème, chez ‘nos amis fonctionnaires’ ni bâton ni carotte.

    • Quand à la  » vision assez sinistre de l’Humanité  » … là je pète les plombs !

      Les gauchistes nous parlent de la « productivité » des travailleurs français, comparable ou même supérieure à celles des allemands. La vérité est que la France est le pays où il y a la plus GRANDE disparité de productivité. Pour faire vite, pendant que 10 millions de fonctionnaires, gaziers, employés des mutuelles, .. glandent, une minorité de travailleurs du secteur libéral rament comme des dingues pour payer le RSI, la solidarité et le vivre-ensemble.

      J’attend toujours le « MEDEF de combat » qui devait nous aider à renverser la table, et pas à se comporter en collabos et à employer les mêmes mots que les collectivistes au pouvoir.

      • Bien vu, Gattaz s’est comporté comme un imbécile collaborationniste dans cette sinistre blague du pacte de solidarité…

      • « J’attend toujours le « MEDEF de combat » qui devait nous aider à renverser la table »

        Alors là ! vous risquez d’attendre longtemps ! :-))

        Mais votre attente révèle une vérité : pour s’affranchir d’un pouvoir tyrannique, il est nécessaire d’être groupé. Ce constat est rare sur Contrepoints (la plupart s’en tiennent à une argumentation aussi pertinente que limitée en auditoire (CP n’est pas le monde réel : de l’entreprise, du travail, de la cité).

        Donc en effet pour avoir de l’influence sur le cours réel de la politique française, les libéraux devront s’impliquer davantage : critiquer le système étatique (votre site y contribue de manière plaisante), diffuser les solutions libérales auprès du grand public, financer les medias et institutions libérales, soutenir les partis qui reprennent les priorités libérales. En mars des élections départementales, un moyen de populariser la liberté économique ?

    • L’argument du « passez le concours » doit se concevoir d’un point de vue libéral, pas au niveau individuel, mais au niveau collectif.

      Si beaucoup de gens passent le concours, c’est peut être que les conditions sont réellement avantageuses. Sinon, c’est qu’elles ne le sont pas.

    • « l’évidente sécurité de l’emploi » (des fonctionnaires)

      Veuillez comparer avec le privé, sources Dares, en fin du document.

      http://www.ugict.cgt.fr/publications/cadres-et-droits/linsupportable-rengaine-des-licenciements-difficiles

      @iute
      Pouvez-vous produire des statistiques comparables pour le secteur public ?

  • H16 avec le talent qu’on lui connait pique là où ça fait mal. Mais effleure le sujet qu’il connait peu, normal me direz-vous. Il confond administration et gouvernement. Article 19 ou 20 je ne sais plus de la constitution de 58 : le premier ministre dispose de l’administration et de la force armée. Eh oui, l’administration, son format, son organisation dépendent du parti élu au pouvoir. La responsabilité de la moindre performance de l’administration est d’abord à rechercher dans les décisions des partis portés au pouvoir par les francais. Autrement dit ce sont les francais qui sont responsables de la situation de leur administration. Alors c’est à qui la faute?
    Par ailleurs il y a moult rapports critiques et instructifs sur l’administration le meilleur étant à mon avis le rapport Pecheur assez récent et pas piqué des hannetons.

    • Les raisonnements en droits et la réalité font deux. Il vous arrive de prendre la route, parmi les véhicules rencontrés, combien font une entorse au code ? Pour l’administration, qui dirige ne dépend pas de la loi, mais du rapport de force.

      De quels moyens disposent les agents fonctionnaires :
      – postes de travail sédentaires (hors certains cadres) et regroupés par service (les agents se connaissent, travaillent ensemble, base d’une possible solidarité)
      (c’est aussi le cas des grandes entreprises, mais pas de leur sous-traitants : fournisseurs, sté de service, intérim…) L’immense majorité du salariat est éclaté en petites unités : PME, en poste nomade, en clientèle, ou en contrat précaire)
      – sélectivité à l’entrée (concours) esprit de corps (au moins pour les Cat A et B)
      – taux élevé de syndicalisation
      – statut du fonctionnaire, cogestion de fait des ministères : commission administrative paritaire, (y compris pour la carrière et la procédure disciplinaire)
      (source fonction-publique.gouv.fr)

      La première remarque est que ces moyens ne sont pas toujours des avantages matériels, mais une conscience de classe (la classe fonctionnaire). Ensuite le statut fait la différence d’avec le privé : la carrière ne dépend pas exclusivement de jugement de la hiérarchie (au demeurant cette hiérarchie pourvue par concours est souvent incompétente : sa promotion ne dépend pas de résultats opérationnels comme la maîtrise du budget, des délais, ou la satisfaction des usagers)

      Face à ces corps, que peuvent bien faire un éphémère ministre ? Imagine-t-on une firme ou la carrière des cadres dirigeants ne dépendrait pas du chef d’entreprise ?

      • Il n’y a aucune solidarité chez les profs. C’est un panier de crabes.

        Il n’y a pas non plus de syndicats de travailleurs.

        • Un prof c’est un intello, donc un individualiste, mais ils ont quand même leur syndicats, qui co-gèrent le ministère de l’ednat.

          Voir les attributions des commissions administratives paritaires sur education.gouv.fr

  • des salaires souvent plus élevés… LOL
    toujours cette fameuse étude comparative du salaire moyen public/privé ou l’art de mélanger les torchons et les serviettes et d’additionner les carottes et les navets

  • à @ iute,
    Pour avoir été fonctionnaire dans un CHU en qualité de tech. de labo, je suis désolée de vous dire que le salaire était beaucoup plus conséquent que dans un labo privé, et j’ai fait le tour des labos privés de la ville pour faire des comparaisons. De toute ma carrière, je n’ai jamais entendu parler dans cet hôpital de licenciement pour faute professionnelle ou autre, et d’autres collègues dans d’autres fonctions publiques n’ont jamais évoqué cela. J’aimerais bien avoir des explications à ce sujet de votre part.

    • @Joséphine
      Trois fonctions publiques Etat, Hospitalière et Collectivité, quelle est la proportion de tech. de labo ?

      Pour ce qui est des licenciements je n’ai pas trop d’avis, par contre je me souviens d’une anecdote : licencié pour avoir piqué le carton de bouteille de champagne entreposé devant la salle du pot de départ …

  • Une histoire pas très connue que m’a raconté mon notaire avant qu’il ne prenne sa retraite. Mitterrand a un temps pensé à nationaliser complètement le notariat. Mais il a dû renoncer car l’étude qui lui avait été donnée recommandait de doubler les effectifs pour être en concordance avec « les exigences professionnelles du service public. »

    Amusant, non ?

    • @ iute

      Et si on parlait de l’incroyable taux d’absentéisme dans la fonction publique…

      Un de mes meilleurs amis est enseignant, et il m’explique ce scandale : Ils « ont droit » à 90 jours d’absence par an, sans avoir à le justifier…
      Et ne parlons pas du gaspillage éhonté pour garder les budgets d’année en année…
      Vous pouvez trourner le sujet dans le sens que vous voulez, la fonction publique est une plaie budgétaire dans notre beau pays, TOUS les économistes sont d’accord la dessus !!!
      Attention, ne me faites pas dire que je suis contre la fonction publique, ce qui est courant chez le « gauchiste moyen » (pléonasme ?) à cours d’argument…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Dans mes articles je cite fréquemment le site Fipéco. Dans un récent billet son président François Ecalle fait un état des lieux de la France. Il conclut que face à une inflation qui s’envole il est urgent de réduire drastiquement sa dette colossale.

Avec un taux de prélèvements obligatoires des plus élevés au monde il n'est pas possible d’augmenter les taxes et impôts. Au contraire, pour que le pays retrouve sa compétitivité, il faut les réduire fortement. François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes détaille com... Poursuivre la lecture

Candidat déclaré depuis peu, Emmanuel Macron a commencé à divulguer son programme en vue d’un second mandat présidentiel. Au menu, une réforme des retraites qui passerait par le recul de l’âge légal de 62 à 65 ans. Interrogé à ce sujet dans Marianne, l’économiste atterré Henri Sterdyniak a expliqué que ce projet revenait ni plus ni moins à « faire payer le quoi qu’il en coûte aux travailleurs ».

Disons qu’il n’a pas complètement tort.

Oh, bien sûr, la formulation « faire payer aux travailleurs », lourde d’indignation, renvoie i... Poursuivre la lecture

Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

Le système de retraite par répartition consiste à payer les retraites des pensionnés en prélevant... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles