Mutation du virus terroriste

jihad credits zoriah (licence creative commons)

C’est à une mutation du virus djihadiste que nous avons affaire.

Par Guillaume Nicoulaud.

jihad credits zoriah (licence creative commons)

Le mode opératoire c’est le jihad du pauvre : de petites unités recrutées sur place, disposant d’une logistique minimale et agissant de manière totalement autonome. Leurs cibles sont avant tout symboliques. Ils ne cherchent pas à nous faire peur et encore moins à « venger le prophète » : ce qu’ils veulent c’est créer un climat de guerre civile en montant les non-musulmans contre les musulmans et réciproquement.

Je n’invente rien. Tout ceci a été théorisé par un certain Abou Moussab al-Souri (« le Syrien »), tête pensante d’Al-Qaïda « canal historique » et ce, depuis 2004. C’est explicite. C’est un fait qui s’impose à nous tous : ce « nouveau jihad » version al-Souri se met en place depuis dix ans et c’est lui qui vient de nous frapper. Pour autant que je sache, tous les spécialistes du phénomène djihadiste sont d’accord là-dessus.

C’est à une mutation du virus djihadiste que nous avons affaire. Une mutation conçue, précisément, pour s’adapter à l’environnement créé par le Patriot Act et l’invasion de l’Afghanistan. Faut-il en dire plus sur les chances de succès des politiques sécuritaires qu’on nous promet (et je passe sur l’idée qui consiste à rétablir la peine de mort pour faire peur à des kamikazes…) ? Combien de temps allons-nous encore mettre pour sortir des postures et des vœux pieux et commencer enfin à réfléchir ?

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