Justice vénézuélienne : Maduro cherche-t-il à museler ses opposants ?

L’opposante María Corina Machado est accusée de tentative d’assassinat du président Maduro.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Justice vénézuélienne : Maduro cherche-t-il à museler ses opposants ?

Publié le 9 décembre 2014
- A +

Par Juan Carlos Hidalgo

María Corina Machado
María Corina Machado

 

La semaine passée, un juge vénézuélien a inculpé l’une des chefs de file de l’opposition, María Corina Machado, accusée de conspirations en vue d’assassiner le président Nicolás Maduro. L’opposante, qui a dirigé un mouvement de contestations contre le président, a dénoncé « une mascarade visant à la réduire au silence ». Si elle devait être déclarée coupable, elle pourrait passer jusqu’à 16 ans en prison.

Peut-elle espérer un procès équitable de la part de la justice vénézuélienne ? Rien n’est moins sûr, selon les conclusions d’une enquête menée par trois avocats vénézuéliens et publiée dans un nouveau livre, El TSJ al Servicio de la Revolución (« La Cour suprême au service de la Révolution »). Selon leurs recherches, depuis 2005, le système judiciaire du Venezuela a délivré 45.474 sentences, mais aucune d’elles en défaveur de l’État et de son gouvernement.

Le sort de Machado dépend donc entièrement des caprices de Maduro et de son entourage. Le précédent de Leopoldo López, un autre leader de l’opposition qui est emprisonné depuis février sur des accusations d’incendie criminel et de complot, n’augure rien de bon pour Machado.

Maria Corina Machado et Leopoldo López avaient fait entendre leur voix lors des grandes manifestations sociales et étudiantes contre le gouvernement de Nicolas Maduro en février et mai.

Note de Contrepoints : Comme le rappelle Le Monde, ce n’est pas la première fois que María Corina Machado est attaquée par les héritiers de l’ancien président Hugo Chávez : « Députée élue avec le plus grand nombre de voix, elle a été destituée au mois de mars, de manière expéditive, par le président de l’Assemblée nationale, le capitaine Diosdado Cabello, numéro deux du régime chaviste. »


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux.

Voir les commentaires (5)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (5)
  • Quel pays….Complètement détruit jusqu’à la fin alors qu’il était si prometteur..

    • Le fait d’être prometteur attire et attise les convoitises et les ambitions.

      L’effet Dunning-Kruger garantit que ce sont les moins compétents qui dépenseront le plus de temps et d’efforts à s’accaparer le pouvoir.

      Le mode de scrutin démocratique et l’absence de garde-fou jusnaturaliste (usuellement sous forme de Common Law) garantit que le choix du public se focalisera en deux pôles de médiocrité étatistes, portant au pouvoir des sociopathes par fausse dichotomie permanente dans les débats politiques.

      C’est ainsi que les pays les plus pourvus en ressources et atouts (humains comme naturels) mais dépourvus de principes de Common Law finissent inévitablement par échouer.

      Pour un contre-exemple voyez l’ile Maurice (Common Law présente).

  • Et quand on pense à tous ces nanars qui venaient jusqu’ici débattre des vertus du système Chavez…
    On ne se débarrassera jamais des socialistes, imperméables à la mesure depuis toujours.

  • quand un régime de type communiste se met en place démocratiquement et se fracasse sur la réalite économique de ses Utopies le seul moyen de conserver le pouvoir est de cajoler les militaires en prévision des troubles sociaux qui ne manqueront pas de surgir . et vu que l’économie vénézuelienne est en train de s’effondrer http://www.bvoltaire.fr/jacquescarbou/le-venezuela-en-chute-libre,144462

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Augustine Atry. Un article de The Conversation.

Le 3 novembre 2021, le bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (ci-après « CPI » ou « Cour ») a décidé d’ouvrir une enquête sur les crimes contre l’humanité qui auraient été commis depuis 2017 sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela. Aucune enquête de ce type n’avait encore été ouverte concernant un État américain depuis la création de la Cour.

Le lancement de cette procédure ne signifie pas que des individus seront nécessairement jugés, mais s... Poursuivre la lecture

Par Emmanuel Martin.

Il y a tout juste cent ans Lénine initiait une « Nouvelle Politique Économique », après quelque trois ou quatre années de catastrophe collectiviste suite à la Révolution rouge en Russie. Il s’agissait d’éviter l’écroulement de la nouvelle Union soviétique, en acceptant un compromis : la réintroduction très partielle de la propriété privée et du commerce. Ces mesures, ainsi que le marché noir, mais évidemment aussi une effroyable et impitoyable répression permettra de faire tenir le système durant près de soixante-d... Poursuivre la lecture

Par Laurent Sailly.

En septembre 2019, face à la détérioration de la situation politique au Venezuela, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a confié à Marta Valiñas, juriste spécialisée dans les questions relatives à la justice internationale, la mission de faire la lumière sur les accusations portées par l’opposition vénézuélienne à l’encontre de Caracas, et ce depuis la mort de Hugo Chavez en 2013.

Un précédent rapport rédigé par des experts mandatés par l’Organisation des États américains avait déjà porté de lou... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles