Défendre ses idées politiques : voter ou convaincre ?

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Affichage présidentielle (Crédits : Sabine Nourrit/Aleps, tous droits réservés)

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Défendre ses idées politiques : voter ou convaincre ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 décembre 2014
- A +

Par Jacques Garello

112514_affichageJe comprends, et je ne comprends pas.

Je comprends le désespoir des électeurs de gauche qui ont la perspective de choisir entre le président fantôme, le premier ministre ambigu et Martine Aubry archaïque.

Je comprends le désarroi des électeurs de droite qui se voient tiraillés entre un Nicolas Sarkozy qui les a déjà déçus, un Fillon ambigu et un Alain Juppé archaïque.

Je comprends la réaction des électeurs qui rejettent tous ces candidats potentiels en adoptant Marine Le Pen dont le programme est pourtant incohérent et suranné.

Je comprends davantage encore tous ceux qui se préparent dès maintenant à s’abstenir, un Français sur deux peut-être : ils ont perdu toute confiance dans la classe politique actuelle et ne voient pas poindre à l’horizon électoral l’homme ou le parti providentiel.

Voter ?

Mais précisément je ne comprends pas que l’on réduise le débat politique au vote, ni la démocratie à l’isoloir. Aborder en 2014 les dramatiques problèmes de notre pays par des supputations sur la décision à prendre dans l’isoloir en 2017 (ou avant !) n’est pas la meilleure façon pour des citoyens conscients de traiter lesdits problèmes. Certes les médias se régalent du combat des chefs, des discours creux, ou mensongers, ou décalés, ou haineux. Le débat d’idées ne les intéresse pas ; ce n’est pas nouveau. Ils maintiennent une grande partie de la population sous anesthésie intellectuelle, en coma politique.

Voir l’avenir de l’économie et de la société françaises à travers un vote, c’est se soumettre aux initiatives de la classe politique. C’est accepter ses manœuvres, ses trahisons et ses inepties. C’est imaginer que le salut ne peut venir que d’en haut. C’est limiter l’ambition politique du citoyen à choisir le moindre mal. Finalement, c’est se démettre. Il y a mieux à faire.

Convaincre !

Ce qui est à faire, c’est de convaincre. Pour convaincre, il faut avoir non seulement des convictions, mais de bonnes convictions. Je ne pense pas que vous soyez convaincus par la vulgate marxiste qui s’est propagée dans notre corps social depuis un demi-siècle par les canaux de l’appareil syndical, de l’Éducation nationale, de l’ignorance et de l’indécence médiatiques. Êtes-vous pour autant convaincus par la troisième voie, par l’impossible alliance de l’étatisme et de la liberté ? Je ne le crois pas non plus. Donc, nous sommes tous convaincus que les Français veulent retrouver leurs libertés.

Reste à faire partager cette conviction libérale au plus grand nombre de personnes autour de nous. Observons le plein sens du mot conviction. Convaincre, c’est vaincre ensemble : sont tous deux vainqueurs celui qui a des convictions et celui auquel il les fait partager. C’est donc un service rendu à la communauté que de diffuser un message de liberté et de responsabilité.

Ce service, il est attendu par une grande majorité de Français, qui ne savent plus où donner de la tête, traumatisés par des décennies de coups bas portés à la réalité, à la vérité, à la justice.

Cependant, pour rendre ce service, il faut satisfaire à plusieurs exigences. La première est celle de la compréhension ; il ne faut pas verser au sectarisme, la rigueur de la pensée n’emporte pas l’écrasement de ceux qui ignorent. La deuxième est donc celle de l’écoute, que nous appelons parfois empathie, c’est-à-dire art de se mettre à la place des autres, d’analyser leurs insatisfactions et d’y porter remède. La troisième est celle de l’exemplarité ; pour convaincre, il faut inspirer confiance. La quatrième est celle de l’approfondissement : travailler sans cesse à étayer notre argumentaire par la réflexion personnelle, éclairée par la lecture et la rencontre.

C’est beaucoup demander, c’est peut-être la raison pour laquelle nous mettons souvent nos convictions dans la poche et nous nous abstenons de dire ou de faire, et finalement nous acceptons le terrorisme intellectuel. En revanche, ce qui est source d’efficacité et d’espoir, c’est de savoir que nous ne sommes pas seuls, c’est de cheminer en compagnie d’autres apôtres de la liberté, c’est de découvrir qu’autour de nous des dizaines de personnes reçoivent notre message. Et de dizaines en dizaines, ce sont des milliers de Français qui peuvent retrouver espoir. Ainsi, la société civile dont nous tissons les mailles sera-t-elle en quelques mois capable d’influencer le vote au moment venu.

Faire l’économie des convictions et aller droit au vote, c’est gaspiller son droit de vote, c’est donner mandat à ceux qui promettent sans tenir, qui dirigent sans boussole, qui asservissent sans scrupule. Rappelons-nous cet avertissement prêté à Socrate : « Si tu ne t’occupes pas des choses de la Cité, d’autres s’en occuperont ».


Un article de l’aleps.

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  • JE n’ai helas aucun talent, ni suffisament de savoir.

    Mais aujourd’hui, je ne cesse d’intervenir dans les débats en questionnant sur la notion de responsabilité et de liberté .

    J’aime prendre l’exemple de la conduite automobile.
    – est ce grave de ne pas aoir le permis de conduire pour circuler ? ce qui est grav c’est de mettre les autres en dangers ( et soi même) pas le bout de plastic rose
    – pourquoi ne pas transformer le sens des limitations de vitesse, en recommandation ? je cite des exemples de petites routes connues limitée à 90km/h et la voie rapide à 110km/H… ou encore la différence entre la circulation autoroutiere de nuit ou un dimanche matin par beau temps et celle jur de grand départ par brouillard ou pluie…
    – pourquoi les auto ecole ne seraient pas capable d’accorder l’autorisation de circuler à ces elèves, une fois qu’elles les sentent prèts. ?

    etc…

    et il y a bien d’autres sujets… comme la flat tax, le salaire complet, la gestion de nos systemes sociaux par les syndicats, l’education…

    convaincre c’est necessaire et indispensable…
    elas, les gens aiment l’état, et la déresponsabilisation… regardez les patrons ?
    – certaisn veulent plus de commandes publiques peu importe l’utilité( donc plus d’impots)
    – aucun demande la liberté d’installaton, la liberté de ne pas etre racketé par les chambres consulaires…, la liberté de ne plus faire la coolecte des assurances sociales à la place des bénéficiaires…

  • 1) NE PAS VOTER
    2) CONVAINCRE les autres de ne pas voter

  • intéressant .
    Le vote ou votation en Suisse c’ est un Pouvoir . On peut soit l’ exercer soit le déléguer , le document utile pour voter en France est une  » carte électorale  » c’ est clair c’ est inscrit en grosses lettres majuscules

  • Oui. Mais qui contacter ? Qui se groupe dans la société civile ?

  • « Chaque élection est une sorte de vente aux enchères par avance de biens à voler. »Henry Louis Mencken
    « Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. »Élisée Reclus
    « L’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote. »Pierre Desproges
    « L’urne, elle porte bien son nom, celle-là ! C’est là où on incinère nos rêves. »
    Patrick Sébastien

  • COLUCHE : « Si voter servait encore à quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit. »

  • Excellent article motivant!

  • voter pour untel , c’est faire confiance à untel , dans ses paroles , ses promesses …à ce jour , plus question que je donne ma confiance à qui que ce soit ; pour la 1er fois de ma vie , je n’irai plus voter quel que soit les élections ;

  • C’est peine perdue.
    Il faut bien se rendre compte : le pays court à sa perte à une vitesse jamais égalée.
    Si ce désastre annoncé n’est pas voulu par la population, les mesures qui l’ont préparé recueillent l’assentiment de la très grande majorité des Français.

    Vous pouvez tjs essayer de les convaincre, perdre des heures des jours des semaines à les convaincre, jamais ils voudront reconnaître leurs erreurs.

    Il faut mobiliser nos énergies dans une autre voie : reconstruire ailleurs ce qui nous tient à coeur. Emmenons avec nous notre identité, notre culture, nos valeurs, nos talents et nos énergies pour créer une communauté qui correspond à nos idéaux.

    La France est en phase terminale, il nous reste très peu de temps. Quand bien même les libéraux prenaient le pouvoir en 2017, et appliquaient le programme parfait, ça serait trop tard pour éviter la catastrophe.

  • Les commentaires sont fermés.

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