Comprendre la dégringolade du prix du pétrole

Ces derniers mois, le pétrole a connu une baisse significative de son prix. Explications.

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Comprendre la dégringolade du prix du pétrole

Publié le 29 octobre 2014
- A +

Par le Minarchiste.

pétrole rené le honzecComme le montre le graphique ci-bas, nous avons été témoin au cours des derniers mois d’une baisse significative du prix du pétrole, qui s’est accentuée en octobre 2014. Pour certains, cela est la preuve que cette ressource est abondante et que les disciples contemporains de Malthus avaient tort de croire qu’on viendrait à en manquer dans un avenir rapproché. Je fais évidemment partie des détracteurs des malthusiens de ce monde et, par conséquent, je ne crois pas que le pétrole – ou plutôt l’épuisement des réserves – engendrera une catastrophe pour l’humanité. Ceci dit, je pense qu’il faut prendre le temps de mettre en contexte et d’analyser la chute récente du cours du pétrole de façon à mieux comprendre ce qu’il se passe…

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Le premier facteur expliquant cette baisse est une révision à la baisse des anticipations de croissance de la demande. Notez ici qu’on ne parle pas de baisse de la demande, mais bien de croissance plus faible de celle-ci. Cette révision est surtout justifiée par la Chine et les pays émergents et, de manière moins marquée, par l’Europe. Sur le graphique ci-bas, on voit que la ligne verte continue tout de même d’augmenter. Ainsi, pour 2014, les prévisions de croissance mondiale du PIB sont passées de +2,9% à +2,5%, ce qui influencera à la baisse le taux de croissance de la demande de pétrole.

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Sur ce graphique, on peut voir sur la droite que le ratio réserves/production pour le monde (ligne grise) se situe autour des 54 ans, un de ses plus hauts niveaux de l’histoire récente. Il y a deux choses à savoir sur ce ratio : 1) plus le prix du pétrole augmente, plus les réserves augmentent et donc plus le ratio augmente (et vice-versa), 2) l’innovation technologique et l’exploration peuvent aussi faire augmenter ce ratio. Ces deux raisons expliquent pourquoi le ratio a presque constamment augmenté depuis 30 ans.

 

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Cependant, le pétrole est une denrée transigée sur un marché qui est loin d’être libre. Une grande partie du marché pétrolier est contrôlée par des États, dont les objectifs ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux d’une entreprise privée. Sous la barre des $90, la plupart des gouvernements des pays de l’OPEP se retrouvent en déficit budgétaire, et à $80 la situation devient très problématique.

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Par le passé, les pays de l’OPEP auraient répondu à cette baisse de prix par une diminution de production, qui aurait eut tôt fait de faire remonter le prix du baril. Par contre, depuis quelques années, la production nord-américaine a fortement augmenté, ce qui fait en sorte que les États-Unis sont bien moins dépendants de l’OPEP qu’ils ne l’étaient il y a 10 ans. Les pourvoyeurs habituels de pétrole aux États-Unis que sont le Venezuela, le Nigeria et l’Arabie Saoudite sont maintenant en concurrence sur les marchés asiatiques.

Ce changement structurel dans le marché mondial du pétrole a induit un comportement différent de la part des pays de l’OPEP, qui tentent de compenser la baisse de prix en produisant davantage. De plus, on voit même certains pays (comme l’Arabie Saoudite) tenter de gagner des parts de marché face à la Syrie, l’Iran et la Russie pour des raisons économiques, mais aussi (et surtout) politiques. Il semble donc que le cartel s’est fragilisé…

En fait, il est possible que les pays de l’OPEP ne réduisent pas leur production lors de leur réunion du 27 novembre prochain.

Le graphique suivant montre que la production des États-Unis a augmenté de 3 millions de barils par année depuis la fin de 2010.

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Il y a cependant trois raisons de croire que la chute du prix du pétrole a atteint… le fond du baril !

Premièrement, en s’approchant des $80, le prix du baril fait en sorte de rendre beaucoup de projets non-rentables. S’il se maintenait sous les $85 pendant un temps suffisamment long, on verrait des projets être annulés et le nombre de forages diminuer drastiquement, ce qui minerait la croissance de la production et permettrait au prix de rebondir. Cependant, il n’est pas à exclure que le prix puisse fléchir jusqu’à $70 avant que les producteurs ne réagissent significativement…

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Deuxièmement, la croissance récente de la production – surtout aux États-Unis – est provenue de gisements « non-conventionnels ». La particularité de ces gisements est que bien que les niveaux de production initiaux soient très élevés, les taux de déclin sont très rapides. Ainsi, pour maintenir la production, voire l’augmenter, il faut constamment forer de nouveaux puits. Et aussitôt que les forages diminuent, la production s’écroule.

L’industrie pétrolière est comme un vieux robinet : elle met du temps à réagir. Vous tournez le robinet d’eau chaude, rien ne se produit, vous le tournez encore, puis l’eau se réchauffe lentement pour ensuite devenir insupportable ! Ainsi, après avoir bénéficié d’un baril avoisinant les $100 pendant plusieurs années, les producteurs ont accumulé des milliers d’acres de terrain sur lesquels forer et ont investi massivement dans les opérations, année après année, puis la production a jailli et maintenant on se retrouve avec trop de pétrole, jusqu’à ce que les investissements diminuent, et ensuite ce sera l’inverse : c’est-à-dire que l’eau redeviendra trop froide…

Donc plus la réaction au bas prix sera tardive, plus elle risque d’être violente et exagérée.

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Troisièmement, il ne faut pas oublier que la baisse du prix du pétrole agira tel un véritable stimuli économique, ce qui fera augmenter la demande à moyen terme. Cela aidera le prix à rebondir tôt ou tard.

Le dollar US et le pétrole

Il y a une corrélation négative entre le dollar américain et le prix du pétrole, mais y a-t-il causalité et pourquoi ? Curieusement, les études sont contradictoires à l’égard de la direction de la corrélation.

Certains pensent que c’est le dollar qui influence le pétrole. Un dollar qui se déprécie réduit le prix obtenu par les pays de l’OPEC, qui vont tenter de réduire leurs quotas de production pour faire augmenter le prix. De plus, le prix apparaîtra plus faible pour les pays importateurs de pétrole, ce qui stimulera la demande et donc aidera le prix à augmenter.

D’autres pensent que c’est le pétrole qui influence le dollar, puisqu’une hausse du prix du baril fait augmenter le déficit commercial américain et met donc de la pression sur la devise.

En réalité, ces deux forces opposées s’affrontent et l’équilibre entre elles varie dans le temps. Vu la baisse des importations américaines de pétrole, on pourrait croire que l’impact du prix du pétrole sur la balance commerciale et, par ricochet, sur le dollar, a diminué. De plus, face à une baisse des exportations vers les États-Unis, les pays de l’OPEP seront moins enclins à modifier leurs quotas en fonction d’une variation du dollar US.

En revanche, le dollar US est une monnaie de réserves dont le cours est influencé par une panoplie de facteurs qui n’ont rien à voir avec le pétrole, dont surtout les politiques monétaires des banques centrales étrangères. En l’occurrence, nous venons d’assister à un schisme entre les politiques économiques européennes et japonaises relativement aux conditions qui prévalent aux États-Unis, ce qui a propulsé le dollar à la hausse depuis le milieu de l’été (la ligne blanche du graphique ci-bas représente le dollar contre un panier de devises). Le ralentissement économique sous-jacent a eu un impact négatif sur le prix du pétrole (la ligne verte est le WTI), lequel a été accentué par l’OPEP qui, en vertu du changement de structure de la production mondiale (moins d’importations américaines), a changé son comportement (c’est-à-dire que tel qu’expliqué plus haut, l’OPEP maintient sa production plutôt que d’agir en cartel et réduire les quotas pour faire rebondir le prix).

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Le Canada en bonne posture

Dans cet environnement, les producteurs canadiens sont en meilleure posture que les américains. Tout d’abord, le pétrole leur est payé en dollars américains, dont le cours s’est apprécié, alors que leurs coûts sont en dollars canadiens. Le mouvement des devises a donc absorbé une partie du choc.

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De plus, le différentiel entre le prix du pétrole synthétique canadien (Western Canadian Select ou WCS) et le pétrole américain (West Texas Intermediate ou WTI) est passé d’environ $23 il y a quelques mois à $13 récemment. Donc le différentiel et la devise ont absorbé presque toute la baisse du prix du pétrole pour les producteurs du Canada, qui reçoivent présentement un prix plus élevé que l’an dernier à pareille date pour le WCS en dollars canadiens.

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Conclusion

En somme, le prix du baril de pétrole a récemment baissé en raison d’un affaiblissement à court terme de la croissance de la demande dans un environnement où la production est abondante. Cette baisse est temporaire, car à long terme, le prix du pétrole va continuer de croître en ligne avec la hausse du coût marginal de production (et très probablement plus rapidement que l’inflation des prix à la consommation, comme c’est le cas depuis une quinzaine d’années). Cette hausse sera graduelle, ce qui donnera le temps à l’économie de s’adapter de différentes manières. Cependant, s’il y a une chose que cette dégringolade a démontré est que la structure du marché mondial du pétrole a considérablement changé en quelques années, tout comme la façon dont le prix bougera dans le futur.

Est-ce la fin de ce cartel qui dure depuis des décennies ? Cela ne va pas sans rappeler celui de la potasse (voir ceci).


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  • Bref un marché avec une très forte inertie, et pas assez de concurrence, notamment par des acteurs privés.

  • « Deuxièmement, la croissance récente de la production – surtout aux États-Unis – est provenue de gisements « non-conventionnels ». La particularité de ces gisements est que bien que les niveaux de production initiaux soient très élevés, les taux de déclin sont très rapides. Ainsi, pour maintenir la production, voire l’augmenter, il faut constamment forer de nouveaux puits. Et aussitôt que les forages diminuent, la production s’écroule. »

    Cela n’est plus le cas, avec l’évolution technologique les puits auparavant forés ont pu être réexploités et ont donc permis d’augmenter la production. On peut désormais forer plus longtemps et obtenir davantage. Ne jamais sous-estimer l’innovation technologique, pièce maîtresse de cette révolution énergétique.

    • Il n’en demeure pas moins que les techniques de stimulation améliorée sont à peu près aussi coûteuses que le forage de nouveaux puits, contrairement à ce qui se passe pour des réservoirs « classiques ». En gros, avec un puits classique, le brut se raréfie dans le réservoir, on peut aller pousser ce qui reste pour que ça sorte. Avec le « tight oil », le puits ne « touche » qu’une faible proportion du brut présent, et pour l’augmenter, il est plus simple de forer un nouveau puits avec une meilleure technique que d’essayer d’améliorer l’ancien.

      • Et pourtant ils le font quand même, il y a donc un bénéfice malgré tout.
        Le prix de l’exploitation du schiste ne cesse de diminuer justement grâce à ces innovations, et c’est la beauté de cette révolution énergétique qui font des USA le plus grand producteur mondial d’énergie.

        • Attention, parfois on fait des choses pour diminuer ses pertes et non parce qu’il y a un bénéfice. D’ailleurs, avec une confiance absolue dans le progrès technologique, on n’investirait pas, faute de pouvoir rentabiliser l’investissement avant l’apparition de la technique plus économique que mettront en oeuvre les concurrents arrivés plus tard.
          Ceci dit, j’avais lu que les rendements initiaux avaient augmenté de 50% en quelques années, mais que les courbes de déclin restaient les mêmes, à 50% en un an. Quant à la refracturation, j’en été resté à des commentaires de « marginally economic » qui ne devaient pas modifier la tendance générale.

  • Je me méfie maintenant de ces analyses écos, stats, macros.

    Surtout sur un « marché » comme celui du pétrole, aussi stratégique.

    On le voit à travers le monde… de nombreux autres « marchés » stratégiques sont manipulés sans vergogne.

    Le premier d’entre eux : le prix de l’argent. Les taux d’intérêt !

    Ensuite, les « marchés » financiers… portés à bout de bras par les banques centrales (encore elles).

    On connaît la musique maintenant, les acteurs savent « front runner » la FED par exemple : le Dow Jone ne peut plus baisser fortement. Interdit. Forbidden. Circulez y’a rien à voir.

    Idem pour le « marché » de l’or…. vaste poilade, où des sommes folles de « papiers » (or ETF) fixent le « prix » de l’or métal.

    Bref.

    Dès lors comment penser que le prix du pétrole, ressource ultra stratégique… augmente et baisse simplement et gentiment en fonction de l’offre et la demande ?
    😉
    C’est une blague.

    Le prix du pétrole est D’ABORD politique. Et seulement ensuite économique.

    • Les marchés en question ne sont pas vraiment manipulés, simplement les états sont à peu près les seuls présents du côté de l’offre, notamment pour le pétrole et pour les devises.

    • @cc

      « Dès lors comment penser que le prix du pétrole, ressource ultra stratégique… augmente et baisse simplement et gentiment en fonction de l’offre et la demande ? C’est une blague. Le prix du pétrole est D’ABORD politique. Et seulement ensuite économique.  »

      Avez-vous lu l’article?
      C’est justement ce que j’explique de long en large, que l’offre est manipulée par des gouvernements et que la structure de ce cartel a changé récemment.
      D’ailleurs, que l’offre soit manipulée ou non, il n’en demeure pas moins qu’au final, c’est l’offre et la demande qui détermine le prix…

      • Les relations entre les Etats sont un marché « Canada Dry » : ça ressemble au marché, c’est doré comme le marché mais ce n’est pas un marché. En réalité, Les relations internationales sont un système parfaitement anarchique sans rapport avec le marché puisqu’il y a autant de lois que de participants et qu’au final on n’échange pas des prix et des quantités mais des missiles et des cadavres. Autrement dit, contrairement au marché libre découvert par la science économique, l’enjeu des relations internationales n’est pas la création de richesses mais leur destruction. A ce titre, les accords de libre-échange sont indispensables pour éliminer du jeu les Etats, ainsi que leurs monopoles inutiles et leurs perverses subventions.

        Les matières premières sont dans une situation intermédiaire. Leurs cours sont bel et bien déterminés par des marchés au sens économique mais la position particulière de certains Etats leur permet d’intervenir pour manipuler les prix de manière ponctuelle. Toutefois, la réalité des marchés finit toujours par reprendre implacablement le dessus et, à terme, les étatistes prétentieux sont systématiquement sanctionnés. Les populations sont alors contraintes de payer le prix de la nullité crasse de leurs dirigeants étatistes et ça fait toujours mal.

  • Allez à pieds ! On utilisera moins cette saloperie ! Et, reprenez les bus, il y aura de ce fait moins d’agressions dans ces utilitaires !

    • C’est une reflexion de parisien

    • … qui s’en dédit ?

      Blague à part, les bus fonctionnent actuellement au gazole pour l’essentiel.

      • En zone urbaine, les bus fonctionnent plus à la subvention qu’au gazole.

        • Il y a mieux … les trams !

          Encore plus cher, encore plus lent, et encore plus emmerdant pour les automobilistes. Chaque collectiviste-en-chef en veut un pour sa baronnie !

          • les enfants qui n’ont pas de permis de conduire, ils font comment eux.
            En voiture jusqu’à la gare la plus proche. Après le TER, après le tram et après la marche. Quand on est jeune pas de soucis.

            • Autrefois, on allait à pied.

              • Autrefois on brûlait des sorcières, aussi.

                • Exact, mais il y a autrefois et autrefois. Le temps d’il y a 60 ans n’est pas le même que celui d’il y a 600 ans.
                  Et les sorcières, c’était surtout pour spolier des gens ou des vengeances.
                  Pour un môme, se taper 5 bornes à pince ou vélo, ou était le problème? Ou était la spoliation? Une vengeance de la nature envers les semelles ❓ :/ :\

            • En lisant votre commentaire, on comprends :
              1/ que les enfants sont en réalité des vieux (WTF ?)
              2/ que les enfants sont manifestement laissé à l’abandon par leurs parents
              3/ qu’il est normal pour un gamin de se barrer à plusieurs km de chez lui et tout seul
              4/ que les vélos n’existent pas, et que la marche à pieds représentent un danger de mort imminent
              5/ que tous les 2 roues de moins de 50cm3 ont été envoyé sur la Lune

              Tu tiens le bon bout bernie ! Continue comme ça !

              • je comprends la douleur des jeunes pour aller vers le lieu d’études situé près de la ville.
                L’absence de moyen de transport fiable est une honte

                • C’est aussi ce que je pensais quand j’étais jeune, mais j’étais à cet âge un peu obnubilé par les transports amoureux.

                • Les pauvres sans-dents … Si en plus ils n’ont pas de chaussures, ce doit-être, après les sans-culottes, des sans-souliers :mrgreen:
                  Cela en fait du monde « sans » ❗

                • Bernie, un vélo ou un scooter n’est pas un moyen de transport fiable ?
                  ___________
                  +1 pour un jeune

                  • Bonjour Gameover,

                    Un jeune me racontait un jour qu’il se levait le matin à 5h15,
                    et partait vers 6h pour prendre le TER à la gare la plus proche soit 10km. Il faisait le trajet à vélo. Le TER c’est bien lorsqu’il est à l’heure me disait il, parce qu’il faut que je prenne une correspondance pour aller « au bahut » et après j’ai 15 mn environs de marche, la pension c’est mieux mais c’est plus cher !!.

        • En tout cas, au gazole subventionné : le prix n’est pas le même que pour le particulier.
          Peut-être nul, ou négatif 😉

    • Allez-y, vous. On vous rejoint.
      Ah tiens …mon VTC est là.

      Ah oui et sinon, je fais ce que j’ai envie. Si j’ai envie de prendre un SUV de 500 ch qui crame 25l/100 pour aller chercher mon pain à 500m, c’est mon problème, même si c’est complètement stupide. j’ai payé le SUV, j’ai payé l’essence: les externalités sont intégrées dans le prix que je paye… Et vos conseils bien pensants, je préfère ne pas dire ce que j’en fais…

  • yen a plus …mais yen a quand meme…!

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