France : extension du domaine du paupérisme

Conformément à l’idéologie de certains, les Français seront bientôt solidaires dans la pauvreté…

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France : extension du domaine du paupérisme

Publié le 25 octobre 2014
- A +

Par Thibaut Doidy de Kerguelen.

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Je le disais il y a quelques jours : « Le problème, c’est qu’on n’a jamais vu qu’on redressait un pays en paupérisant les masses. C’est au cri de « Enrichissez-vous ! » que notre pays s’est lancé, en retard mais avec succès, dans la révolution industrielle ! »

D’année en année de moins en moins pour vivre

Le baromètre Sofinscope vient de sortir son étude pour 2014. Il manquerait 578 euros en moyenne chaque mois aux Français pour « vivre correctement ». C’est 38 euros de plus qu’en 2013. Les chômeurs, les ouvriers et les personnes disposant de revenus inférieurs à 1.000 euros par mois sont logiquement ceux qui citent les sommes manquantes les plus élevées.

La première cause citée par les Français est le revenu : « 34% des répondants estiment que la stagnation des salaires, voire leur baisse, est un facteur de poids dans la dégradation de leur situation financière, un indice en hausse de 6 points par rapport à 2013 ». C’est intéressant, car si le déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi joue effectivement les rémunérations à la baisse (dans le secteur privé, bien sûr), si les carrières en pointillés (dans le secteur privé, bien sûr…) provoquent une chute du revenu moyen, la baisse de ce dernier n’est pas globalement importante (environ 1%). Même s’il faut tempérer ce chiffre qui englobe l’ensemble de l’emploi en France, y compris la fonction publique (dont les revenus augmentent et ne baissent pas) qui représente à elle seule 26% des travailleurs, il est important de constater que la baisse du niveau de vie, essentiellement consécutive de la pression fiscale est attribuée aux revenus par les Français.

Les sondés ont été interrogés sur les évolutions constatées au cours des deux dernières années sur leurs différents postes de dépenses. Comme en 2013, environ un tiers des Français interrogés confient sortir moins régulièrement et réduire leurs dépenses d’habillement. L’an passé, 23% affirmaient rogner ou sacrifier le budget vacances. Ils sont 26% en 2014.

Avant les augmentations du mois prochain, c’est déjà l’énergie…

Si certains sont tentés de penser qu’une baisse des dépenses pourrait être synonyme d’une volonté de mettre de l’argent de côté, le résultat de ce sondage offre une vision plus morose de la situation budgétaire des Français puisque 12% seulement des sondés affirment épargner plus qu’auparavant, une proportion en baisse de 2 points par rapport à 2013.

Au niveau de la répartition du budget des ménages, le montant alloué à l’épargne continue de diminuer pour 62% des Français selon ce baromètre. Signe que les économies ne sont plus une priorité, les sondés étaient déjà 63% dans ce cas en 2012 et 2013, 58% en 2011. En revanche, 64% d’entre eux affirment que les frais liés à l’énergie augmentent. Il s’agit ainsi du poste de dépenses qui semble avoir le plus gonflé en 2014.


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  • il n y a eu que 30 annes de pleine emploi de 45 a 75 ,avant les francais etaient pauvres ,et maintenant ils retournent a cet etat naturel ,ou alors il fait travailler …mais ce n est pas dans des bureaux ou dans la fonction publique … peche agriculture industrie ,mais il y a les pays emergét qui bossent pour 150€ par mois …c est pas gagné.. !

    • Permettez moi de vous contredire. D’un age avancé certain diraient presque canonique je sais donc d’expérience que les Français depuis avant guerre jusqu’à après guerre probablement jusqu’en 1974 nous n’étions pas pauvres . Pas riches certes mais heureux de vivre car nous contentions de ce que nous avions
      Pas de voiture pas de téléphones portables pas de télévision juste la radio Les vacances pour ceux de la campagne c’était chez la famille pour ceux qui habitaient au bord de la mer c’était la plage. Nous dépensions ce que nous avions et pas plus , le crédit a tout va n’avait pas encore fait de ravages. nous n’avions pas rêvés de destinations lointaines la Guerre d’Indochine et celle d’Algérie sans oublier Suez et la Corée en avaient vacciner plus d’un. Mais nous n’avions pas il est vrai d’hommes politiques soucieux exclusivement de leur bien etre mais des hommes d’états qui étaient soucieux des deniers publiques (souvenez vous de De Gaulle) qui réglait ses notes Electricité a Elysée et l’essence la voiture quand il allait a colombey.Pauvres a l’aulne des besoins d’aujourd’hui peut être mais heureux de vivre .

      • Et surtout, John, qu’est-ce qu’on était LIBRES !

        • Pas besoin de remonter si loin pour les pertes de Liberté !

          C’est hallucinant ce que nous avons laissez nous prendre en 33ans !

          Merci le socialisme ! C’est pour notre bien…

          • C’est le fruit de la révolution conservatrice de Thatcher et de Reagan et non du socialisme.
            C’est justement l’état providence qui a amélioré les conditions de vie après guerres dont les bénéfices se sont ressenti jusqu’en 90, période de dérégulation de la fiance au profit du tout privé.

            Sous Mitterrand, le socialisme fut entre 1981 et 1984.
            Après, il a appliqué des mesures dans la lignée du monde néolibérale poussée par Thatcher et Reagan.

        • Pascale : libres de voter communiste, avec les magnifiques résultats que l’on sait.

          • L’ouverture de la culture et de l’éducation pour tous.
            La montée du niveau de vie pour toute la population.
            … etc

            c’est du très bon résultat surtout pour des société type communautaire comme l’URSS, la Chine,… qui
            * sont sorti d’un système féodal complice du Capital
            * ont été sous la contrainte de crise historique (d’où la centralisation des pouvoirs nécessaires) comme la guerre civile européenne de 1914-1945 et la guerre impérialiste de 1952-1984 (guerre froide en occident, tiède à l’Est, chaud en Afrique et Amérique Latine, Bouillante en Asie dont le Cambodge est un continuité de la guerre du Vietnam avec la Victoire des Vietcongs contre Polpot complice de Nixon et Thatcher).

            Le résultat est également bon pour l’humain en France lors des partis communistes forts notamment sous le Front Populaire et avec le Conseil National de Résistance et sans parlé du XIX avec 1848 et 1871.

            C’est justement depuis 1984 que les choses se sont gâtés avec l’affaiblissement des PC et du bloc soviétique. En 1984, Mitterrand a appliqué une politique en adéquation avec le monde économique de Thatcher et Reagan tout en limitant les phénomènes fascistes (montée des extrême droite en Europe) en France générés par ces politiques néolibérales, cette négation du libéralisme classique et de l’humanité.

      • mais ..je vois interdit de me contredire …ha ben ca alors …..

    • 150€/mois c’est y aller un peu fort, si on prend l’Europe de l’est, c’est plutôt 400 la base et ils vivent presque comme le décrit JOHN CRUDIN ci-dessous, pas plus heureux/malheureux qu’un Fr qui gagne 1500.
      400 couvrent les besoins primaires comme 1000 le font en France …

  • Je ne pense pas que la France sera capable de se réformer, ou pas suffisamment.
    La paupérisation se poursuivra, peut-être plus lentement mais sûrement. Le départ accéléré des forces vives et cerveaux à l’étranger ne va faire qu’accélérer cette tendance.

    • Moi aussi c’est ce que je pense. La France finira comme l’URSS et finira par imploser sous le poids de son état parasite. Une seule solution : fuir tant que nous le pouvons encore, c’est à dire tant que l’état français ne nous l’interdit encore pas …. car, qui sait, un jour cela pourrait bien se produire ? Ce ne sera pas un mur de béton, mais un mur fiscal ou autre, faisons confiance à nos fonctionnaires bureaucrates pour trouver une solution qui nous empêche de partir.

      • Alors il ne faut pas avoir peur de combattre!. Dans la durée les états totalitaires finissent toujours par perdre face à un peuple déterminé qui veut absolument recouvrer sa liberté. Pour l’instant il semble que beaucoup de français acceptent bien la servitude et cela les rassure d’avoir un état puissant qui contrôle tout et décide pour eux.D’ailleurs l’état saisit toutes les occasions pour sonder le niveau de servitude accepté et il recule à chaque fois qu’il y a une vraie résistance ( écotaxe, camionneurs, chauffeurs de taxi, intermittents…). D’une certaine manière nous sommes collectivement responsables de cette servitude.

      • L’état parasité par le privé de la propriété des moyens de production et de service.
        L’URSS, cette société type communautaire, n’a pas implosée. Elle a été détruite de l’extérieur.

        => http://www.wikirouge.net/Facteur_de_trahison

        Notre société est de type professionnelle mais comme dans tout système libéral (libéral mais pas pour les forces de travail) la sphère professionnelle est aliénée au privé de propriété des moyens de production et de service dont l’état bourgeois est complice.

  • Toqueville avait bien cerné le tropisme des Français qui les porte à « préférer l’égalité dans la misère à la prospérité dans l’inégalité ». Il les a mis en garde contre cette idéologie funeste qui s’exprime dans un acharnement atavique et viscéral à une idéologie qui les aveugle au point d’élire un apparatchik notoirement incompétent au sein de son propre parti. ll a mis la France aux mains de la clique d’amateurs dont il est devenu par défaut, le porte-flambeau.

    • inégalité et égalité sont dialectiquement liés.

      En France, la méritocratie est un principe d’égalité contre l’hérédité.

      Mais, cela conduit aujourd’hui à la négation de l’égalité comme on le constate dans l’égalité des chances, l’égalité des droits, la bourse au mérite… qui génèrent un creusement des inégalités entre les diversités et les citoyens. De ce point de vue dans un cadre type égalitaire comme dans la République Française ou en URSS, Karl Marx et Alexandre Zinoviev en appelle à l’inégalité au nom de l’égalité devenue ainsi principe d’équité.

      Par contre, contre le rejet des semblables (immigré, homosexuel, race, femme, travailleurs… etc) lié à notre société colonialiste, paternaliste, traditionaliste, capitaliste en un mot la domination sur d’une classe sur des individus vus comme inférieurs… la proclamation de l’égalité est de mise pour le respects de la diversités des individus.

      Tocqueville malgré son anthropologie empirique reste enfermer dans un préjugé de classe. Il reste un esclavagiste comme Locke. Je cautionne leur empirisme mais pas leur philosophie libéral limitée à leur classe sociale. Seul parmi les classiques, Smith va préférer un gouvernement despotique à un gouvernement libre de propriétaire d’esclave pour la libération des individus. De ce point de vue, le socialisme depuis Saint Simon à Karl Marx est la libération des travailleurs du joug du privé de la propriété des moyens de production et de service. D’où l’appelle à l’abolition du privé de la propriété des moyens de production et de service afin d’émanciper la propriété et de la force de travail qui l’a façonne (l’humain et la nature).

      • @Lemoine

        Tocqueville était NOTOIREMENT anti-esclavagiste, surtout après son voyage en Amérique.
        Comme rapporteur de la Commission relative aux esclaves des colonies en 1839 il a écrit « Il ne s’agit point de savoir si l’esclavage est mauvais, et s’il doit finir, mais quand et comment il convient qu’il cesse. »
        http://www.tocqueville.culture.fr/fr/engagements/e_convi-esclav01.html

        D’une manière plus générale, comme la quasi-totalité des Français, vous ignorez tout de la pensée libérale et de ses fondements et n’en retenez que la caricature, colportée par d’autres ignorants.

        • @Horace Mann

          Comme Locke, Tocqueville cautionnait l’esclavagisme.
          Mais, il est vrai qu’il est dans un temps où l’esclavagisme en France commençait à être vivement condamné et remise en cause par les politiques.

          Je vous envoie à la « Contre-histoire du Libéralisme » par Domenico Losurdo que certains libéraux rejettent vivement mais que d’autres apprécient fortement.

          Sinon, dans ta citation, il ne prend pas position contre l’esclavage contrairement aux radicaux de l’époque : « Il ne s’agit point de savoir si l’esclavage est mauvais, et s’il doit finir, mais quand et comment il convient qu’il cesse. ». Il reste dans la probabilité. On a l’impression qu’il voit l’esclavagisme comme une chose naturelle qui de toute façon va disparaitre un jour ou l’autre. C’est naturalisé l’esclavagisme. Sa conception philosophique reste enfermer dans sa position de classe sociale même si ces études vont à l’empirisme.

          Sur l’ignorance, je peux en dire autant du socialisme et du communisme dont vous caricaturez en permanence. Vous déformez également souvent souvent l’histoire à partir des faits réels mais des faits réels ne font pas des faits scientifiques et une réalité scientifique.

  • Ah quand meme!un petit echange courtois de commentaires sur CP!

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