L’inégalité des revenus est-elle un scandale ?

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L’inégalité des revenus est-elle un scandale ?

Publié le 28 août 2014
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Par Damien Theillier.

Parmi les récents livres d’économie, il en est un qui continue de faire parler de lui, c’est Le Capital au XXIe siècle, de Thomas Piketty. Acclamé comme un best-seller mondial, depuis sa parution en anglais aux États-Unis, le livre repose sur l’idée que dans notre système capitaliste, les riches deviennent de plus en plus riches et concentrent dans leurs mains tout le capital. Autrement dit, d’une certaine façon, la prédiction de Marx serait en train de se réaliser. « Aujourd’hui comme hier, écrit l’auteur, les inégalités patrimoniales sont à titre principal des inégalités à l’intérieur de chaque groupe d’âge, et nous verrons que l’héritage n’est pas loin de retrouver en ce début de XXIe siècle l’importance qu’il avait à l’époque du Père Goriot. »

Beaucoup de spécialistes disent que les calculs de Piketty en matière de capital, de rendement du capital et d’inégalités seraient minutieux et soignés. Bien que ces calculs reposent sur des définitions contestables, induisant un parti pris arbitraire, nous ne discuterons pas ici de la partie empirique du livre.

Les objections que nous voudrions faire sont plutôt d’ordre philosophique.

Thomas Piketty prend pour acquis des idées qui ne vont pas de soi. Ainsi, selon lui, la bonne réponse politique à ces inégalités serait de légiférer pour redistribuer les revenus de manière plus égalitaire. Il propose ainsi une super-taxation mondiale sur le capital. Mais cette stratégie n’est-elle pas au contraire une trappe qui enferme les gens dans la dépendance et l’assistance ? Ceux qui sont dans les tranches de revenu inférieures n’ont-ils pas surtout besoin de pouvoir entrer sur le marché pour devenir concurrentiels à leur tour ? La véritable solution au problème des inégalités n’est-elle pas dès lors de créer davantage d’opportunités pour tout le monde et d’aider ainsi les pauvres à échapper à leur sort ?

De même, l’inégalité des revenus est-elle nécessairement un problème moral ? Bien sûr l’inégalité peut refléter une situation d’exploitation fondée sur le vol et l’abus de pouvoir. Dans ce cas, elle est intrinsèquement injuste et elle doit être combattue. Cependant, l’inégalité des revenus peut aussi être un résultat naturel du bon fonctionnement de l’économie, quand l’échange volontaire est protégé par le droit. Elle peut être le signe d’une société dynamique, ouverte, qui donne droit à la différence, au changement, à l’innovation. Une société qui permet de nombreuses opportunités de mobilité sociale, notamment pour les pauvres. En d’autres termes, doit-on mettre la priorité sur l’égalité ou sur la mobilité ?

Enfin, Thomas Piketty annonce dans son livre le retour des grandes fortunes héréditaires, comme au XIXe siècle, et dénonce le mythe selon lequel les milliardaires gagneraient par eux-mêmes leurs fortunes. À supposer que cette critique soit juste, les politiques ne sont-ils pas des héritiers eux aussi ? Et la question ne méritait-elle pas d’être posée également ? Dès le XIXe siècle, des penseurs libéraux comme Charles Comte ou Charles Dunoyer et Bastiat à leur suite, ont montré que l’État était au centre d’une lutte pour l’acquisition de places, de rentes de situation financées par le contribuable. Quand la démocratie est devenue un système dans lequel les candidats achètent des voix au moyen de promesses de biens publics, de protection et de subventions, le jeu économique est nécessairement faussé. Il profite aux groupes les plus puissants et les mieux organisés, avec la complicité des autorités.

La vraie question : la mobilité des revenus

Steve Jobs credits Ben Stanfield licence creative commons
Steve Jobs

Il est sans doute vrai que dans une économie mondialisée comme la nôtre aujourd’hui, on observe des niveaux plus élevés d’inégalités. Cependant la vraie question est de savoir si les gens qui vivent au bas de l’échelle ont la possibilité d’utiliser leur créativité et leurs compétences pour évoluer. C’est la question de la mobilité des revenus, qu’on appelle mobilité verticale, de bas en haut. Si presque tous les niveaux de revenus sont en constante augmentation, cela signifie que vous n’êtes pas nécessairement destiné à rester pauvre (ou riche).

Or, d’après un certain nombre de critiques du livre de Piketty, il y a bien plus de mobilité verticale aujourd’hui que ce dernier ne l’admet. Peu de gens demeurent dans une tranche de revenu toute leur vie. C’est le cas notamment des plus riches, les fameux 1%.

Dans un article, Gillaume Nicoulaud a proposé une analyse de la destinée des dix hommes les plus riches du monde en 1987 et des origines des dix hommes (et femmes) les plus riches aujourd’hui. Que s’est-il passé depuis 1987 sur la planète des hommes les plus riches du monde ? Les lauréats du classement de l’époque vivent encore sans doute très confortablement mais, à l’exception des familles Walton, Rausing et Thomson et ce, sans même tenir compte de la division des héritages, tous se sont appauvris. Alors les milliardaires d’aujourd’hui sont-ils les enfants de ceux d’hier ? La réponse est non. Il ressort au contraire que parmi les dix personnes les plus riches du monde, selon le classement de Forbes, Larry Page, Sergey Brin, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg – pour ne citer que les noms les plus connus – ne sont en rien ce qu’on appelle des héritiers.

Historiquement, l’inégalité des revenus a été pendant longtemps un effet de la prédation des riches qui volaient les pauvres. Elle a donc été l’indice d’une absence d’échanges volontaires et d’une absence de marché libre.

Avant 1500, la vie était une lutte pour la survie. L’inégalité des revenus était le résultat du vol et de la corruption politique. Ceux qui étaient riches étaient souvent des leaders politiques qui vivaient sur le dos de la population. Ils avaient acquis leurs richesses par la guerre, la confiscation et l’oppression fiscale.

Ce qui a changé ce n’est pas que les hommes seraient devenus moins mauvais. C’est l’avènement de nouvelles institutions. À partir du Moyen-âge et tout au long de la Renaissance, l’Occident a mis en place des institutions qui protègent les droits de propriété et qui favorisent le profit par le biais de services rendus aux autres, plutôt que par la spoliation et la guerre.

L’avènement de l’économie moderne de marché a permis le passage de la survie à la prospérité des masses. C’est ce changement institutionnel qui a rendu possible la création de richesses à grande échelle et la prospérité pour toutes les tranches de revenus. Mais cette transition est nouvelle dans l’histoire humaine. Elle est devenue effective en Occident depuis à peine deux cents ans. Il est donc important de comprendre la façon dont les richesses sont générées ou acquises : par la création de valeur et l’échange volontaire ou par la spoliation et la redistribution politique (donc forcée). Qu’en est-il aujourd’hui ?

Une entrave à la mobilité : le capitalisme de copinage

imgscan contrepoints 660 Capitalisme de connivenceSi au cours de l’histoire, une grande partie de l’humanité a pu accéder à des niveaux de revenus plus élevés, alors l’inégalité des revenus n’est pas la variable sur laquelle il faut se concentrer. Un objectif plus réaliste serait de trouver la façon dont nous pouvons aider ceux qui restent piégés dans la pauvreté, sans possibilité d’évolution. Il faut comprendre ce qui fait obstacle à leur mobilité afin de leur donner une chance de réussir à leur tour.

Or l’une des réalités de notre époque est que nous vivons dans un « capitalisme de copinage » qui empêche les plus faibles d’entrer sur le marché pour se renforcer et faire concurrence aux puissants.

En effet, les entreprises privées de la plupart des pays du monde en développement ne sont pas vraiment capitalistes. Elles existent en grande partie sur la base de protections du gouvernement c’est-à-dire de privilèges octroyés par la loi : droits de douane, soutien aux prix, réglementations en tout genre. En effet, les sociétés bien connectées au réseau politique peuvent se permettre d’embaucher des lobbyistes et des avocats coûteux. Elles passent beaucoup de temps à étudier les lois et les réglementations, soit pour les contourner, soit pour les modifier en leur faveur. Toute nouvelle entreprise pourrait leur retirer leurs clients. Elles cherchent donc à se protéger légalement contre la concurrence. Leur stratégie économique est d’essayer d’exclure ou marginaliser leurs concurrents non en améliorant leur production en quantité ou en qualité, mais par des connexions politiques.

Ceci nuit aux pauvres de plusieurs manières. Quand les grosses entreprises font du capitalisme de copinage et payent fort cher des lobbyistes professionnels pour s’attirer des faveurs politiques, les petites entreprises au faible capital sont exclues du marché. La libre concurrence est entravée, le marché se contracte. Il en résulte une baisse de l’innovation, une baisse de la qualité des produits, et une hausse des prix.

Si la mobilité ascendante a régressé au XXe siècle, c’est parce que des lois ont été votées pour attribuer des licences qui limitent l’accès à une profession. Cela empêche bien souvent les gens de démarrer une nouvelle entreprise. Aujourd’hui, vous avez besoin d’une licence pour être chauffeur de taxi, fleuriste, ou coiffeur. Cédant à certains groupes de pression, l’État exige des licences pour tout, interdisant l’entrée de nouveaux concurrents sur le marché. Quand on supprime la réglementation, on crée des opportunités pour les plus faibles de sortir de leur situation précaire et de concurrencer les autres.

Conclusion

Faut-il se soucier que certains soient immensément plus riches si dans le même temps, d’autres peuvent sortir plus facilement de la pauvreté ? En fait les inégalités ne sont pas un problème en soi. Tout dépend de la façon dont elles sont produites historiquement et ce qu’elles traduisent. Elles sont dangereuses lorsqu’elles permettent à des gens d’augmenter leurs revenus par des faveurs politiques. L’enrichissement des riches se fait alors au détriment des pauvres. Au contraire, l’inégalité des revenus qui résulte du commerce et de l’innovation sur un marché libre n’est pas en soi immorale et fonctionne dans le sens opposé : les riches s’enrichissent parce qu’ils servent les moins riches, et il n’y a jamais de garantie qu’ils resteront riches, tandis que les moins riches peuvent devenir plus riches à leur tour.

Au bout du compte, on peut s’attaquer aux inégalités de deux façons : par le haut, en luttant contre les riches ou par le bas, en ouvrant le marché à tous. Seule une économie de marché libre permettrait de réaliser la seconde option. La vraie question à se poser n’est donc pas celle des inégalités. Ce qui compte vraiment c’est de savoir si les plus pauvres d’entre nous ont une chance légitime d’améliorer leur condition et d’échapper à la pauvreté. De ce point de vue, le capitalisme de copinage est un frein à la mobilité. Et on peut comprendre pourquoi la classe politique apprécie Piketty. Il justifie sa conviction que l’État est la solution à la pauvreté alors qu’en réalité il est peut-être la principale cause de la pauvreté durable.


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  • Merci pour cette excellente démonstration. Nous sommes malheureusement cernés de gens qui considèrent qu’il est plus important d’éliminer les riches que de permettre aux pauvres de progresser. Par aveuglement ou par intérêt personnel, là est la question

  • Oui une bonne politique doit augmenter les opportunités d’enrichissement des pauvres mais elle doit aussi veiller à ce que le riche ne prenne pas le pouvoir…pour exproprier le pauvre ou le bloquer dans ses initiatives. Une des réponses raisonnable, mais peu populaire, c’est la taxation des héritages…cette érosion du capital oblige les héritiers, nés rentiers à travailler…

    • Belle vision du respect de la propriété privée…

    • « elle doit aussi veiller à ce que le riche ne prenne pas le pouvoir »

      Ils sont déjà au pouvoir, vos riches. Vous croyez qu’Hollande et ses copains ont du mal à boucler leurs fins de mois ? Le problème n’est pas la richesse, c’est le fait que la politique soit devenue un métier à part entière, très rémunérateur et étranger à la concurrence.

      « pour exproprier le pauvre ou le bloquer dans ses initiatives »

      L’expropriation requiert le pouvoir politique, pas la richesse, encore une fois. Et ce sont les mécanismes sociaux-démocrates qui bloquent les pauvres, pas ceux qui gagnent beaucoup d’argent.

      « taxation des héritages…cette érosion du capital oblige les héritiers, nés rentiers à travailler »

      Au-delà des effets désastreux qui accompagnent la taxation du capital, ça n’a aucun sens. Qu’est-ce que ça peut bien vous faire que les gosses de riches n’aient pas à travailler (ce qui est également faux mais passons) ? Et puis on connaît le refrain sur « ifo taxer les riches », qui se transforme inexorablement en « ifo saigner à blanc la classe moyenne ».

    • La taxation des héritages signifie que toute accumulation de richesse se fait non pour en faire profiter sa famille, mais pour l’état. Il devient inutile d’en produire si on ne la consomme pas soi-même, donc on ne la produira pas. Dans le même ordre d’idées, je suis surpris que personne n’ait proposé de taxer la mise en commun des biens par le mariage. La part dont le moins riche des deux époux dispose en sus de ses apports est un revenu au sens de Piketty, qui devrait donc être taxé à 75%.

    • Selon le principe américain, on ne peut pas être riche et con! si l’héritier est compétent, il perpétuera l’entreprise (les héritiers Peugeot font ainsi vivre Montbéliard et sa région depuis 200 ans), sinon, il perdra rapidement tout.
      Confier par exemple 1 millions d’euros d’héritage à l’Etat, c’est la meilleure façon de le dilapider et de faire rapidement 1 million de dettes supplémentaires.

    • Obliger autrui à travailler : fantasme esclavagiste, ni plus ni moins. Le socialisme immoral et périmé est bel et bien cet anachronisme barbare définitivement incompatible avec la civilisation et la démocratie.

      Rentiers : les vrais rentiers, formant la clientèle favorite des politiciens socialistes, sont les rentiers de l’Etat obèse. Ils touchent un revenu sans contrepartie de production (faux fonctionnaires, retraités par répartition, divers aidés sociaux) tandis que les détenteurs de capitaux, y compris les héritiers, s’ils veulent produire, sont bien obligés de travailler. En effet, investir, c’est travailler. Si les héritiers ne travaillent pas, s’ils n’investissent pas, ils finissent par perdre le capital hérité : fin de l’histoire, sans la moindre intervention de l’Etat.

    • Les rentiers aux revenus sans contrepartie de production ont préféré la rente au travail, par l’adhésion à des idées politiques absurdes.
      Ils auraient pu choisir le travail et gagner bien plus, et c’était possible.
      Choix qu’ils n’ont pas fait, et en conséquence, ne devraient pas se plaindre qu’il existe des gens plus riches qu’eux.

    • J’aime bien les rentiers. Ils ont tous le temps pour dépenser leur sousous !

      Si il y avait plein de rentiers en France et bien j’aurais plein de travail ! Chouette !

      • Bien d’accord avec vous.
        J’utilisai le terme rentier, dans sa signification péjorative, donc assistanats divers et très variés, des rentes d’état en passant à la CMU/RSA/APL, liste infinie ou presque …, ainsi que les politiciens et leurs dépendances.
        Les vrais rentiers, ceux qui mangent leur capital, sont des gens très respectables. J’en connais.

        • Parler de rente à propos de l’assistanat étatique n’est pas péjoratif : c’est une réalité, correspondant à la définition précise de la rente, à savoir un revenu périodique à l’exception de celui du travail. Celui qui mange son capital n’est pas rentier : il ne perçoit aucun revenu. S’il perçoit un revenu, c’est qu’il a investi son capital. Puisqu’investir, c’est travailler, il ne s’agit pas de rente. CQFD.

          Il se trouve que les socialistes ont récupéré le terme, avec un sous-entendu péjoratif, pour désigner indifféremment le capital et ses revenus car il s’agissait de démontrer que l’intérêt ou le dividende issus du capital était une rémunération illégitime volée sur le salaire du travailleur, ce dernier étant imaginé comme le seul producteur (valeur-travail objective).

          On ne peut comprendre l’économie si on ne sort pas d’abord de la perversion socialiste du langage. Bastiat avait raison : il y a les économistes d’une part et les socialistes d’autre part.

          • Pourquoi dit-on qu’il y a un

            Embarras de voitures

            quand il y en a trop,

            et Embarras d’argent

            quand il n’y en a pas assez?

            ——-

            ——

            Pourquoi appelle-t-on

            «coup de grâce»

            le coup qui tue?

            ——-

            On remercie un employé

            quand on n’est pas content de ses services.

            ——–

            Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux, ruiné

            et qui n’a même plus un lit dans lequel se coucher, qu’il est dans de beaux draps?

            ———

            Comment distinguer le locataire du propriétaire

            lorsque ces deux personnes vous disent à la fois:

            «Je viens de louer un appartement»?

            ——–

            Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru?

            ———

            Pourquoi lave-t-on une injure

            et

            essuie-t-on un affront?

            ———

            On passe souvent des nuits blanches

            quand on a des idées noires.

            ———

            Pourquoi, lorsqu’on veut avoir de l’argent devant soi,

            faut-il en mettre de côté?

            ———-

            Pourquoi,

            lorsque vous ne partagez pas l’avis de quelqu’un,

            dit-on que « les avis sont partagés »?!

            ———-

            Le socialisme corrompt tout y compris les mots. Mettez un socialiste dans un bateau en inox, l’embarcation coule en quelques heures.

            On pourrait avoir la formule en déformant « prendre aux riches » :

            Il faut prendre aux rentiers pour donner aux rentiers

            Chacun y verra ce qu’il veut y voire.

            Du rentier de gauche, la gauche y verra un riche et dans le rentier de droite un riche.
            Il n’y verront pas que la personne qui touche des aides en nombre est riche : encaisser 600 EUR par mois correspond à un capital de 720 k EUR au taux de 1%. J’aimerai bien avoir cette somme.

  • « Ce qui n’est pas une fatalité par contre, est le nombre – inévitablement croissant – de ceux qui souffrent de la pauvreté. »

    C’est en totale contradiction avec les statistiques mondiales

    Pour le reste, vous avez l’air de considérer la répartition des richesses comme une donnée statique en équilibre, dont la variation d’une donnée entraîne une variation géométriquement réglée des autres données.

    Certes, si à un moment M on fige la situation d’une région sous observation et qu’on répartit les richesses existantes différemment, c’est bien ce que ça donnera. Mais si des incitations légales ou des ponctions fiscales répartissent la richesse différemment, c’est toujours de façon dynamique, et d’autres facteurs entrent en jeux.

    J’illustrerai le propos de la façon suivante: l’homme le plus riche du monde a été à plusieurs reprises un Mexicain actif dans les télécoms (son nom m’échappe). Doit-on en déduire que les pauvres mexicains sont moins pauvres que les pauvres portugais, par exemple, qui n’ont pas une pyramide montant aussi haut?

    • Les statistiques mondiales s’accordent sur un nombre de pauvres profonds,(au début du présent millénaire) d’environ 1,5 milliard, soit 6 fois la population terrestre totale estimée 20 siècles auparavant (toutes conditions confondues). Augmentation considérable que nul ne peut contester mais dont nulle statistique ne parle.

      Par ailleurs, ces mêmes stats répartissent les catégories sociales en 70 % de pauvres (inclus les pauvres profonds précédemment évoqués), 24,3 % de classes moyennes et 3,7 % de riches. À critères de segmentation comparables et pondérés, je vous laisse faire le dénombrement comparé, aux époques de votre choix.

      Il est par ailleurs connu que les coefficients et autres paramètres servant à indexer la pauvreté (comme la richesse), obéissent à des considérations plus politiques que scientifiques. Je garde en conséquence la liberté de les soumettre au filtre de mes observations personnelles : état de la misère tel qu’il résulte et se traduit par des innombrables bidonvilles, camps de réfugiés soupes populaires et autres foyers d’accueil des victimes de conflits sociaux et autres, incessants et croissant, en nombre comme en ampleur, partout dans le monde).

      Je ne considère pas la répartition des richesses comme une donnée statique, bien au contraire ; Les richesses se transmettent, se font et se défont ; des pauvres parviennent à améliorer leur condition et d’autres l’aggrave, mais j’observe que ces fluctuations ont lieu en vase clos (la pyramide sociale), le volume de ce vase évoluant avec le nombre de ses occupants, inexorablement stratifiés de la même manière .
      Au Mexique comme au Portugal, la richesse a pour seules limites l’ambition de ceux qui la convoite et les ressources (de la planète et non seulement du pays en question) dont elle se nourrit, alors que la misère a une seule limite, le niveau Zéro de la pyramide sociale. À ce propos, le défaut majeur des raisonnements généralement tenus réside précisément, selon moi, dans la fragmentation des observations, alors que le problème est et a toujours été de dimensions planétaire, de nos jours affirmées par une mondialisation elle aussi irréversible.

      • Le nombre de pauvre a augmenter en quantité depuis mille ans, c’est bien ce que vous voulez dire ? Mais le nombre de riches aussi, n’est ce pas ?

        Je ne comprend pas vraiment vos conclusions…. vous voulez réguler les répartitions de richesses ?

        • Bien entendu, le nombre de riches a augmenté lui aussi, mais le problème de la société est bien de lutter contre la pauvreté et non contre la richesse (sauf peut-être lorsqu’elle aboutit au pillage des ressources de la planète) ?

          Par ailleurs, compte tenu de la structure pyramidale de notre société, les pauvres qui en occupent la base, croissent, en nombre, toujours plus vite que les autres catégories sociales, sans omettre qu’ils n’enfantent que des pauvres (comme les riches n’enfantent que des riches) et pratiquent des taux de natalité triples de ceux des riches.

          Si la question vous intéresse et pour plus de précisions, je vous invite à visiter mon blog « abominable pyramide sociale ».

          • « le problème de la société est bien de lutter contre la pauvreté et non contre la richesse » : ni l’un, ni l’autre. Ce n’est pas le problème de la société. La question de la richesse et de la pauvreté relève strictement des individus dès lors qu’ils sont libres. il se trouve que les sociétés libérales et morales permettent l’enrichissement du plus grand nombre, alors que que les sociétés illibérales et immorales appauvrissent en masse les populations ou, tout du moins, les maintiennent dans la pauvreté. Comme c’est étonnant !

            • Mettant sur le compte de la présence d’un lien dans mon message, le rejet de ma précédente réponse (ce n’est pas la première fois que cela m’arrive), je la réitère.

              Ne dites-vous pas une chose et son contraire ? Je précise : Comment pouvez-vous arguer que les individus soient libres, quand dans un cas les sociétés permettent – et ont donc le pouvoir d’empêcher – et dans l’autre elles les appauvrissent ou, tout le moins les maintiennent … ?

              Quoi qu’il en soit, et quelque soit son régime politique, face à la condition humaine – que la pyramide sociale schématise aussi objectivement que parfaitement – la première fonction d’une société est de chercher à l’améliorer.

              Dans cette perspective :
              C’est avec une population moindre autorisant la maîtrise et le dosage de ses efforts de productivité, en mettant sa créativité au service du mieux plutôt que du toujours plus, que la société produirait moins, ou pourrait moins produire, moins consommer et moins gaspiller. C’est la seule chance de tous ceux qui la composent, quelle que soit la place qu’ils y occupent et le rôle qu’ils y jouent, de continuer à bénéficier de l’essentiel des avantages que le progrès leur a procuré au cours des siècles et dont ils ont tous abusé et continuent stupidement d’abuser, au point de mettre la planète et l’espèce humaine en péril.
              Par ailleurs, le nombre de pauvres se réduisant proportionnellement à leur place dans une pyramide sociale moins peuplée (et comptant aussi moins de riches), l’équilibre social, détruit avant tout par le surnombre, pourrait se rétablir.
              Le poids de la pauvreté étant moindre, la société ne pourrait qu’y gagner en efficacité dans son rôle civilisateur – plus communément qualifié d’humanitaire à défaut d’humaniste – consistant à compenser une injustice sociale avant tout structurelle et surtout incontournable, tout en relâchant sa pression sur ses forces vives pour les laisser remplir leur rôle moteur d’intérêt général, qui est d’œuvrer à un bonheur du plus grand nombre (à ne pas confondre avec son confort).

              Pour approfondir cette réaction, je vous invite à visiter attentivement mon site « Fatalitas, ou l’abominable pyramide sociale ».

              • Vous sembler vouer une admiration à cette pyramide !

                Elle est tout aussi intéressante qu’une pyramide des ages ou que n’importe quelle outil statistique. Mais elle trouve ses limites assez rapidement.

                Si l’on considère qu’il est du devoir de l’Homme de modifier la structure ou la répartition de cette pyramide on ne peut alors que tomber dans un état régulateur et omniprésent.
                Comment par exemple, la Chine fait-elle pour réguler sa pyramide de population ?

                En France ,il y a des pauvres mais très peu de pauvres au point d’en mourir de faim. On pourra dire que c’est grâce à l’état ( ce que vous appelez la société, appelons un chat un chat ). Rien n’est moins sur. A mon sens, c’est surtout qu’en libérant les hommes d’une contrainte étatique forte qui se traduit par l’impôt et l’absence de propriété privée que l’on a favorisé la création des richesses.

                De plus, la pauvreté est une notion subjective jusqu’au jour ou c’est votre estomac qui vous le dit. Les personnes ont des seuil de tolérance différents. Et ça, seul les individus concernés peuvent savoir ce qui est bon pour eux. Certains accepterons de vivre sans télé alors que d’autres y verront une nécessité absolue par exemple. Je n’ai pas la télé et quand je le dis au gens il pensent que je suis pauvre !
                Songez qu’un nantis c’est une personne qui gagne 15000 euros par an. A ce niveau de vie de nombreux français se considèrent pauvres.

                Un pouvoir qui prendrais à l’un pour redistribuer à l’autre ne peut que donner l’occasion à certain de vivre du travail d’autrui. La question serai de savoir si cette redistribution permet la survie des gens ou juste de satisfaire des besoins secondaires.

                Vous pouvez trouver des gens en France qui vivent des subsides de l’état ( et donc de la spoliation des richesses des travaillant ) plus confortablement ou quasiment à somme égale que des travailleurs pauvres. Cette situation au nom de la lutte contre les inégalités est inacceptable. De plus, elle enfonce dans la misère encore plus profonde les gens réellement nécessiteux car elle donne a des individus qui n’en n’ont pas vraiment besoin l’occasion de capter des richesses.

                La tentative de modifier cette pyramide par l’action étatique ne peut que rencontrer un écueil. Il n’y a qu’une seule solution pour sortir les gens de situations délicates: leur donner un travail. Pour ce faire, il faut une économie dynamique sans entrave à la liberté d’entreprendre.
                Chaque personne incitée à ne pas travailler par une redistribution ne concours pas à l’amélioration de la richesse globale. Tout le monde est alors perdant. Riche comme pauvre.

                L’intervention de l’état n’a jamais eu vocation à limiter la pauvreté mais a pour but de calmer les velléités de certains, de maintenir ce que vous appelez l’équilibre social.
                Au contraire cette croisade contre la misère est invoquée pour justifier un état qui ne consacre qu’une somme infime de son budget pour lutter contre la grande misère qui vous fait crier famine et vous place dans une situation de survie.

                La diminution des richesses globales que vous préconisez est illusoire encore une fois en dehors d’un état totalitaire.
                L’abus des richesses ne met pas l’espèce humaine en péril. Au contraire, elle permet a toujours plus de manger. Le péril écolo massif est une chimère.

                • – Je ne voue aucune admiration à la pyramide, mais je considère ce volume comme spécialement représentatif de toute structure hiérarchisée. Elle est pour moi un outil d’observation m’ayant conduit à m’interroger sur le sort qui assigne à chacun d’entre nous une position sociale, par sa naissance, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Elle illustre en outre, de manière saisissante – pour celui qui veut y réfléchir – le rapport existant entre notre condition sociale et la démographie.
                  – Vous ne précisez pas quelles sont ces «  limites assez rapidement atteintes » et qui pourraient m’échapper.
                  – L’homme n’a aucune possibilité de modifier la structure ou la répartition des catégories sociales régnant dans la pyramide. Elles résultent de nos différences telles que nous en héritons à notre naissance et sont incontournables ; tout au plus peut-il chercher à en compenser les effets.
                  – L’État est effectivement le représentant (le plus souvent démocratiquement et constitutionnellement désigné) de la société. Rien d’étrange à cela. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il siège au sommet de la pyramide, non plus sociale ou des richesses, mais des pouvoirs.
                  – Le degré de pauvreté ou de richesse ne change rien à leur caractère relatif.
                  – Pour ce qui du « péril écolo massif », le bon sens suffit à nous indiquer que vivant dans un espace limité et aux ressources limitées par voie de conséquence, les occupants de cet espace ne peuvent s’y développer sans limites.

                  • Les limites de la pyramides c’est justement qu’elle ne reflète pas l’aspect subjectif de la pauvreté. Mais aussi les évolutions au cour d’une vie. Mais encore le capital culturel. Mais de plus les privilèges.
                    Etc etc… on pourrai tenir le même discours sur chaque représentation statistique. C’est pourquoi il faut utiliser de nombreux outils.

                    L’individu peut modifier sa position sociale aujourd’hui. On est pas dans une société de caste. C’est la liberté, c’est l’espoir pour certains de pouvoir s’enrichir. C’est le moteur le plus efficace pour sortir de la pauvreté.

                    L’état n’est pas au dessus de la pyramide. A la rigueur il est la pyramide.

                    La pauvreté est relative jusqu’au jour ou vous mourrez de faim. La richesse l’est aussi jusqu’au jour ou vous ne savez plus quoi faire de votre argent ( c’est plus rare d’en arriver là ).

                    Mon bon sens m’indique que nous sommes très très loin d’avoir épuisé les richesses de la terre.

              • « une population moindre autorisant la maîtrise et le dosage de ses efforts de productivité, en mettant sa créativité au service du mieux plutôt que du toujours plus », « son rôle civilisateur », « compenser une injustice sociale »,  » rôle moteur d’intérêt général »…

                Dites, ça envoie du lourd… on ne vous a pas encore proposé de place au gouvernement?

              • La liberté, c’est comme la respiration.

                Ce n’est pas un tiers qui vous accorde le « droit » de respirer. Vous respirez parce que c’est ainsi, parce que c’est votre nature. En revanche, un tiers peut décider de vous asphyxier.

                De même, ce n’est pas la société qui vous accorde votre liberté car elle existe naturellement. La liberté est la nature humaine. La société peut toutefois vous en priver, vous obliger à renoncer à votre nature humaine, vous réduisant à l’état d’objet. Sans surprise, les sociétés illibérales et immorales qui réifient l’humain s’autodétruisent.

                • Chacun d’entre nous respire, le pauvre comme le riche et inversement. Mais le sort à placé l’un et l’autre, par sa naissance, dans des conditions qui font qu’ils respirent plus ou moins bien.Il appartient aux hommes, dans l’intérêt général, non pas de changer le sort, qui est incontournable, mais d’essayer d’en rendre les conséquences aussi acceptables socialement que possible.

                  Quant à la liberté, c’est un mythe ; un mythe puissant mais un mythe. Prétendre que « La liberté est la nature humaine » est profondément erroné. Elle est, plus modestement et réellement, une aspiration de tout être vivant, d’autant plus illusoire et limitée que la société dans laquelle elle s’exprime est organisée. Pour les hommes, il suffit de penser que celle de chacun a pour limite celle des autres. La liberté est aussi une richesse et plus sont nombreux ceux qui y prétendent, moins est importante la part de chacun.

                  • L’intérêt général ? C’est quoi ?

                    Si j’arrive à lobotomiser le cerveau des gens je pourrai rendre l’esclavage socialement acceptable.

                    La liberté n’est pas un mythe. Combien de temps tenez vous dans un cachot de 1m50 sur 1m50 privé de lumière ?

                    « Aspiration de tout être vivant ».
                    L’expression n’est pas modeste car elle prétend démontrer qu’il existe une communauté de but entre le procaryote et l’être humain.

                    La liberté correspond bien a ce que l’on pourrait appeler la nature humaine car c’est un objectif que tout être humain désire.

                    Le degré d’organisation d’une société n’a que peu à voir avec la liberté qu’une société peut permettre à ses membres. Sauf si cette société est organisé dans le but de contraindre ces libertés.

                    Plus chacun veut la liberté plus la part de chacun est importante.

  • À notre époque, chaque jour, environ 250 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la Terre.

    En vertu d’une répartition communément admise : 3,7 % naissent riches, 24,3 % naissent dans les classes dites moyennes, et 70 % naissent pauvres.

    Où est la liberté sachant que les uns s’enrichissant et les autres s’appauvrissant dans une société qui globalement s’enrichit sans cesse par l’activité de tous, ces pourcentages sont constants sur le long terme et que les uns et les autres continuent inlassablement à se reproduire (dans des proportions aggravées par des taux de natalités qui sont chez les plus pauvres 3 fois ce qu’ils sont chez les riches).

    Le problème est que sur 1 milliard d’être humains hier 700 millions étaient pauvres, alors que sur 10 milliards d’êtres humains demain, ce seront 7 milliards qui le seront. Et la société, l’État, ou l’humanité, c’est à dire chacun de ceux qui les composent (pauvres comme riches) devra vivre cette situation et ses conséquences.

    Et pendant ce temps là, libéraux et dirigistes, démocrates et totalitaires, pauvres et riches, tous optimistes, la tête dans guidon ou dans le sable, continuent à n’avoir qu’une idée en tête selon leur cas : devenir plus riche ou moins pauvre.

    Cherchez l’erreur.

    @ romaric : «  Mon bon sens m’indique que nous sommes très très loin d’avoir épuisé les richesses de la terre » – Merci de préciser ainsi que ce n’est qu’une question de délai. (qui se réduira d’autant plus et plus vite que nous serons plus nombreux).

    @ Drovosyk  ; Ironie et sarcasme, stratagèmes dont l’homme use et abuse pour s’éviter d’être confronté à l’épreuve qui lui est pénible entre toutes : admettre qu’il se trompe. Et situation qui lui est d’autant plus pénible que faute de se donner la peine de penser il défend des idées toutes faites.

    • Ces chiffres sont faux.

      En France de moins en moins de gens meurent chaque année de faim. C’est indéniable. La cause est a trouver dans la promotion de la liberté depuis des siècles.

      Cherchez l’erreur: »Et pendant ce temps là, libéraux et dirigistes, démocrates et totalitaires, pauvres et riches, tous optimistes, la tête dans guidon ou dans le sable, continuent à n’avoir qu’une idée en tête selon leur cas : devenir plus riche ou moins pauvre. »

      Certains veulent devenir pauvre ? Naaan ça tient pas la route ! Et puis après si ils le veulent…. c’est pas mon problème, c’est l’expression de leur liberté et je n’empêcherai personne de devenir un ascète.

      Bah oui, un jour il n’y aura plus de richesse sur terre. Ce jour là est tellement lointain que l’on peut penser qu’on ira ailleurs. Vous me direz que je fais de la science-fiction. Sans doute ! Exactement comme les prédicateur du réchauffement climatique et d’autres versions du crash écolo.

      • « Scoop » : les inégalités: une réalité ? ou une illusion?
        => qu’en pense la FED : une organisation d’extrême gauche….

        http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/04/97002-20140904FILWWW00385-usa-l-ecart-des-revenus-s-est-encore-creuse.php

        Le revenu médian des ménages américains a nettement reculé entre 2010 et 2013 malgré la fin de la récession, montrant que l’écart s’est encore creusé encore entre riches et moins riches, selon une enquête de la Banque centrale américaine (Fed) publiée jeudi.

        Sur les trois dernières années, le revenu médian des Américains a décliné de 5%, « les familles situées en bas de l’échelle des revenus ayant expérimenté de substantiels déclins de leurs revenus dans la poursuite de la tendance observée entre 2007 et 2010 », affirme cette étude trisannuelle de la Fed.

        Sur la période, le revenu median américain a glissé de 49.000 dollars annuels à 46.700 dollars. Le revenu moyen en revanche a augmenté de 4% à 87.200 dollars, reflétant « l’accentuation de la concentration des revenus », souligne la Fed.

        Salaires moyen comme médian en 2013 restent en dessous de leurs niveaux de 2007, avant la récession. Entre 2010 et 2013, « seules les familles situées au sommet de l’échelle ont observé de larges augmentations de revenus », souligne la Fed.

        Le revenu médian des noirs et des hispaniques a chuté 9% sur la période contre -1% pour les blancs.

  • Est-il possible de corréler la concentration de la richesse perçu comme un accroissement de la richesse de certaines entreprises contre presque toutes les autres, à la prolifération de taxes, impôts et réglementations?
    La disparition des petites commerces au profit des « géants de la distribution » peut imager ce phénomène.
    Vous trouvez actuellement ce phénomène avec les laboratoires de biologie médicale qui fusionnent parce que des contraintes réglementaires et comptables les y obligent. Autrement dit pourquoi subsistent les forains sur les marchés et la grande distribution?
    Dans la diversité de taille et de solvabilité des entreprises, toute augmentation des charges fait disparaître les maillons les plus faibles, au profit des plus solvables par redistribution des clients. Par ailleurs la taxation du travail est telle qui si votre entreprise peut être vendue à bon prix, c’est sans doute à cette occasion que vous réaliserez votre profit.
    D’autre part les charges croissant plus vite que votre profit, vous pouvez « béquiller » par le volume de votre entreprise, la diminution des ratios de profit.
    C’est donc le « politico-bureaucrato-fiscal » qui pousse les individus à certains choix. Nulle doute que la nature humaine ne laisserait chacun là ou il peut dans le moins fatiguant et le plus profitable, si paradoxalement l »état », en pourchassant les profits pour son compte, ne poussait l’homme à toujours plus produire, mieux s’organiser…à l’exclusion de la fonction publique ( sauf ministère des finances qui recherche en permanence de nouvelles taxations). Monsieur Piketty observe un phénomène singulier qui est celui du gigantisme, dont un des aspects est le déplacement des clients vers un seul fournisseur ayant

  • Avez-vous réfléchi au problème que de la taxation de l’héritage ou du capital à 100 %, comme le propose T. Picketty, c’est le transfert en une génération des patrimoines privés et professionnels à l’état, c’est donc le communisme.
    Par ailleurs, taxer le capital c’est consommer le capital qui ne s’investit plus mais se redistribue en avantages sociaux consommables par les gouvernants. Comment ensuite investir ? Faire appel à M Montebourg ?

  • Les inégalités sociales ou régionales ne se sont et ne se résoudront jamais pas des moyens légaux ni par des manipulations financières.
    D’une part parce que certains ne veulent tout simplement pas quitter leurs positions de joyeux pauvres (artistes, certains SDF etc.), d’autre part parce que la richesse est une notion relative donc on ne peut tous s’enrichir de la même manière (exemple, un chômeur pour quitter sa condition aurait peut être davantage besoin de savoir « séduire » un patron qu’il aura besoin d’argent) et finalement, on revient en arrière, il faut que les gens créent le mouvement. Si le pauvre ne fait pas d’efforts pour s’en sortir tout l’argent et tous les mécanismes du monde ne le tireront pas de là. Pareil pour le riche, si vous le protéger alors que ces pratiques ne sont pas bonnes il ne changera jamais donc ne fera jamais avancer la société.
    À l’inverse on voit que l’État accroît les inégalités en distribuant à ces groupes favoris, en donnant des services uniformes qui ne sont pas adaptés à tous, en incitant à rester là où l’on est.

  • ce que je trouve marrant c’est que les gens qui veulent combattre les inégalités ne parlent jamais de la mobilité sociale. que faut il mieux vivre dans un pays certes où il y a plus d’égalité sociale mais où les pauvres n’ont aucune chance de changer de classes sociales, de devenir riches. ils sont condamnés à rester des assistés toute leur vie, à dépendre de l’aide sociale. ou bien vivre dans pays où il y a plus d’inégalité mais où il y a une grande mobilté sociale, càd que les pauvres peuvent devenir plus richer, passer dans une autre classe. dans ce genre de société, le mérité personnel importe beaucoup plus et conditionne beaucoup plus notre condition sociale ?? perso, je préfère la seconde option que je trouve plus juste à la première. or comme par hasard, plus un pays est socialiste moins il y a de mobilité sociale. les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la luttre contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale

  • imaginons qu’on est d’accord que les inégalités sociales sont un vrai problème. il y a plusieurs questions à se poser. 1 est ce que les inégalités s’accroissent ? la réponse est oui mais les socialistes comme piketty ont une tendance à exagérer fortement (voir très fortement) les inégalités. ils n’hésitent pas à truquer leurs chiffres, à prendre juste les statistiques qui les arrangent (en écartant les stats qui les dérangeraient). 2. qu’est ce qui cause les inégalités ?? là, les socialistes ont (en grande partie ) faux car ils ne parlent pas de certains facteurs (la politique des banque centrale, le capitalisme de connivence,….) et certains des facteurs qui ,selon eux, accroisseraient les inégalités sont plus que contestable. il n’existe aucune preuve concrète. 3. comment combattre les inégalités ? certaines de leurs solutions sont aussi très contestables. on risque de voir ce qui s’est passé dans les pays communistes avec d’un coté la population qui crève de faim et de l’autre, les dirigeants membre du parti qui sont milliardaires. 4. est ce que les solutions proposés pour combattre les inégalités n’ont elles pas plus d’effets négatifs que d’effets positifs ??? là, la réponse est clairement oui. ces solutions nt plus d’effets négatifs que d’éffets positifs. cela conduit à un appauvrissement généralisé.

  • le problème vient du fait que les socialistes ont tellement influencé les gens avec les inégalités sociales. ils ont fait des inégalités sociales un problème majeur d’aujourd’hui alors que le vrai problème vient de la pauvreté et non pas des inégalités sociales. les libéraux s’occupent du problème de la pauvreté mais pas de la lutte contre les inégalités car les libéraux sont pour l’égalité de droit. or l’égalitarisme s’oppose aux inégalités de droit. l’égalitarisme sous ses airs de bons sentiments charitables n’est que motivé par la jalousie et l’envie. http://www.contrepoints.org/2011/01/06/10334-etre-de-gauche-intolerant-et-peu-genereux
    http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes http://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme

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