Les bonnes solutions des socialistes

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Les bonnes solutions des socialistes

Publié le 21 août 2014
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Politiquement, les vacances sont finies. Le premier conseil des ministres de la rentrée vient d’avoir lieu, et l’exécutif s’agite à nouveau pour tenter de présenter comme autre façade une fébrilité peu rassurante aux médias qui tentent d’y comprendre quelque chose dans la direction prise par le chef de l’État. Pour lui, c’est pourtant évident : c’est la crise, certes, mais de courageuses interventions sont en cours.

bullshit meterEt voilà donc notre François qui s’élance dans un long entretien accordé au Monde. Dans celui-ci, outre quelques paragraphes juteux pour expliquer qu’il faut, avec l’argent qui nous manque pour nos propres armées, aider les rebelles pas tous Syriens à tuer des Syriens pour bien faire comprendre que tuer des Syriens, c’est très mal, le chef de l’État a décidé d’annoncer deux nouvelles réformes. L’une visera à rendre plus juste et plus simple le barème de l’impôt sur le revenu, « notamment pour les premières tranches » parce que chacun sait que les tranches suivantes sont déjà simples et justes. L’autre, nous explique-t-il avec sa diction si fluide, fusionnera la prime pour l’emploi avec le RSA activité, histoire de favoriser tagada la reprise du travail et améliorer la rémunération des salariés précaires tsoin-tsoin.

Bien évidemment, on est immédiatement frappé par la précision quasi-chirurgicale de ces réformes, leur ampleur qui, à n’en pas douter, pourra toucher un grand nombre de personnes, et leur profondeur qui va, à l’évidence, donner un coup de fouet magistral à toute l’économie française qui en avait bien besoin. En outre, l’avalanche de détails fournis par le chef de l’État et le calendrier précis qu’il fournit permettent immédiatement de se faire une image claire de ce qui va se passer, comment, quand, et d’anticiper les grands effets positifs de ces réformes hardies.

Autrement dit et comme d’habitude, on continue à nager dans une purée épaisse.

Le saupoudrage mal boutiqué de la PPE sera donc sur-bricolé avec celui du RSA activité, l’ensemble aboutissant à un nouvel ensemble gazier à tubulures chromées que Bercy (l’intendance) organisera pour que la production de prouts fiscaux continue sans interruption. On comprend aussi que ces petits bidules ne modifieront pas les grandes tendances du pays, même pas à la marge : l’argent distribué change un peu de forme, et c’est tout ; il est donc toujours prélevé, ce qui veut dire que ceux qui étaient ponctionnés pour abonder le RSA et la PPE continueront donc à l’être. Pour eux, que ce soit pour le RSA-truc, la PPE-machin ou le nouveau bidule hollandiste, le changement sera diaphane.

Histoire d’accentuer l’ampleur de toutes ces réformes, Hollande en a profité pour demander à son premier ministre de présenter (vite, vite) un plan de relance, pour le logement. Relance, parce que c’est un mot à la mode au moins depuis 2008, et qu’elle a montré toute son efficacité à l’époque pour redresser les comptes de la France et montrera, on en est certain, une même réussite dans les prochains mois. Et pour le logement, parce que les dernières lois votées ont largement débroussaillé le terrain. À la dynamite. Ajoutons l’interventionnisme traditionnel pour « inciter davantage » les établissements financiers à prêter aux PME, qui promet là encore de donner des résultats époustouflants, et on comprend que le proche avenir sera manifestement truffé de ces bonnes idées, pas déjà tentées, pas déjà avortées et dont les résultats ne sont pas déjà connus. La reprise est au bout, c’est évident.

montebourg conseil

Au milieu, l’envie affichée d’en découdre avec les professions règlementées et la législation du travail dominical laisse extrêmement perplexe. Certes, il faudra, un jour, en passer par là et on se doit d’applaudir l’idée générale de remettre en question des monopoles maintenant devenus largement caducs. Mais Montebourg, désigné pour se cogner le travail entre deux frétillances médiatiques, est-il vraiment le ministre adapté ? En outre, le précédent des artisans-taxis et des hôteliers montre à quel point le gouvernement, pleutre, pourrait bien faire marche arrière plus vite même qu’il n’a tenté quelque chose.

Et, là encore, on peine à voir comment ces déverrouillages monopolistiques permettront de redresser rapidement la situation économique en France.

La réalité, c’est qu’il va falloir des mesures autrement plus graves, autrement plus couillues et autrement mieux préparées pour espérer déclencher autre chose qu’un mouvement d’épaules de la part des observateurs attentifs de l’économie française. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à juger la situation très préoccupante, et il est probable qu’ils n’accorderont guère d’importance aux propositions hollandistes, tant elles trimballent leur habituel parfum de naphtaline et affichent une taille microscopique.

Et quand on voit les autres solutions balancées sur la table, discrètement, par les habituels bricoleurs de l’improbable comme Jacques Attali, on ne peut que s’inquiéter.

Ce dernier propose (de façon assez détendue du portefeuille d’autant qu’il est, après tout, dans le fameux 1%) une solide augmentation de TVA. Apparemment, il aime tendrement réduire le pouvoir d’achat et le train de vie des Français et préfère très clairement cette solution à celle, diamétralement opposée, qui consisterait à diminuer celui de l’État, auquel on sent fort attaché le philosophe/ écrivain/ économiste/ chef d’orchestre/ destroutoureur d’intemporel officiel de la République.

Et histoire de bien destroutourer, il propose une augmentation de trois points de la TVA. Pour lui, c’est évident : comme nous sommes en déflation, les prix n’augmentent pas et c’est donc « le moment absolument formidable et unique pour augmenter la TVA ». Et même avec trois points de plus, comme il y a une concurrence féroce entre les producteurs, les prix n’augmenteront pas. Garanti sur facture, en quelque sorte.

jattali - nous avons trop de pouvoir d'achat

Peut-être. Mais dans ce cas, cela veut dire que les marges des entreprises se rétréciront encore. Cela veut dire que les salaires n’augmenteront pas. Et cela veut aussi dire que, les individus étant toujours obligés de se nourrir et de se loger, cela se traduira mécaniquement par une baisse de pouvoir d’achat, dans le meilleur des cas. Dans le pire, les marges des entreprises se transformant en pertes, le chômage augmentera.

Pour rappel, il a déjà été montré à de nombreuses reprises qu’une austérité qui se traduit par une augmentation des taxes et des impôts n’aboutit jamais à faire repartir la croissance. La seule austérité qui fonctionne est celle, bien plus douloureuse, qui consiste à diminuer le poids de l’État et des dépenses publiques.

Or, pendant que Hollande bricole des annonces de réformes et des réformes d’annonces, la dette, elle, continue de grimper et dépasse de façon officielle les 2000 milliards d’euros. Le déficit se porte toujours aussi bien et explosera largement les 4% de PIB planifiés, pourtant déjà trop gros. La réforme de l’État n’a toujours pas eu lieu. Les dépenses publiques grossissent toujours. Et puisque l’idée d’augmenter la TVA semble à ce point géniale, simple et presque indolore à mettre en place, elle sera rapidement dans les tuyaux.

Ce pays est foutu.
—-
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  • Excellent article de h16, comme toujours.

    Notre gouvernement est quand même la preuve ultime que le gouvernement ne doit surtout pas intervenir dans l’économie : ils ont réussi à détruire un secteur du BTP qui étaient l’un des rares secteurs à croître en France, et à mettre l’économie dans la panade, c’est du beau, c’est du lourd.

    Je n’étais même pas au courant pour la proposition d’augmenter la TVA de 3 points, décidément la folie des impôts ne cesse jamais, pourtant on devrait penser qu’ils ont retenu la leçon : ils espéraient obtenir 75 milliards de recettes d’impôts sur le revenu et n’en ont eu que 65 milliards, la courbe de Laffer ils connaissent pas apparemment, et plein de français seraient capables de l’éviter en faisant une partie des courses dans un pays voisin à la TVA plus faible..

    C’est vraiment la crise, ce pays a-t-il une chance de s’en sortir ? Je me le demande, je suis de nature très optimiste mais vu ce qui nous attends en 2017 (Juppé/Sarko/Hollande/Montebourg/Valls/Le Pen..etc..) on ne peut même pas avoir d’espoir pour l’avenir, à moins d’une montée soudaine et improbable de Denis Payre..
    Heureusement que j’émigre après mes études.

    • « à moins d’une montée soudaine et improbable de Denis Payre »
      Un homme providentiel ne sera jamais la solution, quelles que soient les idées de cet homme. Il serait temps de s’en rendre compte et d’arrêter d’attendre sa venue comme celle du Messie.

      • Ce n’est pas une question d’homme providentiel, c’est une question de bon sens.
        Le fait est que la France a un régime présidentiel fort, donc celui qui est président a un fort impact sur l’économie, pour le meilleur et pour le pire (surtout le pire).
        Mais bon, étant tous étatistes ça ne changera rien.

        • J’ai envie de dire que les gens ont l’importance qu’on leur donne. Ce n’est pas le président qui a un impact fort sur l’économie. Le président, si personne ne le suit, si ses ordres ne sont pas appliqués, c’est juste une (fort laide, de surcroit) poupée qui gesticule.

        • Illustration parfaite : on attend que ça vienne de quelqu’un d’autre, comme ça a été le cas ailleurs en d’autres temps. Sauf qu’on est pas ailleurs, on n’est pas dans le passé, et surtout on n’est pas quelqu’un d’autre.
          Il y a un problème dans le fait d’attendre l’homme providentiel, c’est que ça nous permet de ne rien faire et d’attendre en gardant bonne conscience. Et puis si un jour il arrive on suivra comme des moutons !
          A croire qu’on mérite bien notre sort…

          • Non, il ne faut pas attendre l’Homme Providentiel, juste espéré que quelque chose se passe d’inattendue. Nous en sommes réduit à ça, et c’est ce que nous disons. Pas qu’il faille attendre.
            La France est un sac à privilèges, et les bénéficiaires de ces derniers se battront jusqu’au bout pour les conserver. L’Histoire a montré qu’il n’y a que trois façons de retirer des privilèges: un Homme providentiel (ce qui en général se fini par des matraquages en règle…), une Révolution, ou une évolution lente des mentalités (en rognant lentement les privilèges au fil du temps). N’ayant plus le temps pour la troisième, reste les deux autres solutions. Donc la peste ou le choléra.

          • Tout à fait d’accord avec vous Augustine sur la question de l’homme providentiel.
            On attend l’homme qui fera le boulot à notre place.
            Et puis ça me fait furieusement penser à des enfants qui attendent le Père Noël.

            Même des libéraux sont atteints par l’infantilisation rampante que l’Etat a entreprise à grande échelle.
            Va falloir s’y faire, le Père Noël n’existe pas.
            C’est sûr que ça ne fait pas plaisir à entendre mais pourtant, c’est la réalité.
            Quand les gens vont enfin comprendre que c’est à eux et à personne d’autre de prendre les choses en main, on pourra peut-être espérer se sortir de l’ornière. Tant qu’ils se comportent en attentistes hypnotisés par le mythe de l’homme providentiel, ils n’auront que ce qu’ils méritent : des Hollande aujourd’hui et demain peut-être encore pire.

            • C’est peut-être à chacun de prendre les choses en mains, mais nous vivons dans une société structurée où il n’est pas possible de faire ce que l’on veut sans se faire attraper par la patrouille.

              Il y a d’une part la société telle qu’elle devrait être, d’autre part la société telle qu’elle est, et au milieu, le chemin à parcourir pour aller de l’une à l’autre (pour partie collectivement, pour partie individuellement). Si l’on choisit de ne pas aller faire sa vie dans le paradis libéral (c’est où, d’ailleurs?) avec armes, bagages, famille et tutti quanti, reste à tenter de faire évoluer la société dans laquelle on vit.

              Si c’est aux gens (individuellement) et à personne d’autre de prendre les choses en main, on va arriver à quel résultat, en terme d’amélioration du cadre juridique et institutionnel?

              • Si les gens se prennent enfin en main et arrêtent d’attendre quelque chose de l’Etat en dehors de ses missions régaliennes ( très mal assurées aujourd’hui mais passons ) ils vont se sevrer du lait étatique. Et donc prendre goût au libéralisme. Et puis, certains d’entre eux peuvent aussi se lancer dans la politique, s’engager etc.

                • Complètement utopique, il faudrait que ceux qui profitent du système décident d’arrêter. Autant demander à un type qui vient de faire une série gagnante à Las Vegas d’aller faire un tour à la piscine…

                  A moins d’une révolution, il faut un changement sur le mode démocratique, il faut donc convaincre ou tromper suffisamment de monde pour faire passer suffisamment d’élus pour modifier suffisamment de lois pour que la liberté ait une chance de s’installer. Je vois personnellement quelques risques d’échec…

                  • Pas utopique du tout. Quand les finances seront à sec, il faudra bien arrêter de raquer. Quand i l y a plus de pognon, les gens retrouvent vite le sens de la démerde.

                • Honnêtement, attendre un homme providentiel est mille fois plus réaliste qu’attendre une désobéicence civile de la part de tout un peuple.

                  Regardez les USA avec Ron Paul, ce type est un homme providentiel et son action à contribuer à faire grandir la part de libertariens aux États-Unis à tel point que son fils est désormais favori pour la primaire du parti républicain.

                  Réveillez-vous vous. Changer la nature humaine est beaucoup plus complexe qu’attendre qu’un type vienne l’exploiter pour faire changer les choses.

                  • Mais qui a parlé de désobéissance civile de la part de tout un peuple ?
                    Je m’occupe de mes fesses, et pas de celles des autres. Il ne s’agit pas d’attendre un comportement spécifique de la part des autres, mais de vivre soi-même en accord avec ses propres principes et d’être en quelque sorte un exemple vivant. Etre libertarien, faut-il le rappeler, ce n’est nullement souhaiter un changement de comportement des autres par la force, la tromperie ou la terreur…

                    • Certes mais comment faire dans un monde coincé a ce point dans une gangue juridique? Si le seul choix est de sous-vivre pour faire rendre gorge à l’ obèse, Chu lutte temps que ça prendra, on peut considérer qu’il y aura une ou deux générations sacrifiées, sans aucune garantie que le système apparaissant sur les ruines de l’obèse apporte ne serait ce qu’une once de liberté en plus par rapport au système actuel.

                      Perspective enthousiasmante…

                    • « vu le temps » et non « Chu lutte temps »
                      Swype + gros doigts gourds = caractères en vrac

                    • Oui, mais ça c’est facile à dire. Mais ça n’a pas réellement de sens concret.

                      Il faut libérer le travail, diminuer l’imposition, réduire les dépenses de l’Etat… Alors je veux bien me prendre en main, mais en quoi je vais réformer le pays? Les injonctions de ce type sont faciles, mais elles n’ont pas de sens. On parle de trois quidams sur un forum qui ne savent pas quoi faire de leur vie. On parle d’une société de 65M de personnes, dont une belle majorité vivent des privilèges accordés par l’Etat, ou pire, des privilèges dont ils pensent bénéficier. Or, une société sclérosée par les privilèges ne peut changer brutalement. Vous pourrez hurler votre désir de liberté et votre envie de « se reprendre en main » à la face du monde, j’aime autant vous dire que c’est pas pour de tels discours qu’un fonctionnaire va accepter de travailler dix ans de plus, cotisé plus, renoncer à ses avantages, sa sécurité de l’emploi et sa retraite gonflée à l’hélium… Tant que le système survit, ils s’y accrocheront, d’autant plus qu’ils ont l’illusion qu’il est éternel. Car ils veulent y croire.

                      On ne manipule pas une vaste société comme la France avec des postures idéalistes. Faire lacher leurs privilèges aux multiples castes qui composent la France demande soit un gros morceau de courage, soit du temps pour un changement en douceur. Il ne sert à rien de pleurer aujourd’hui devant l’improbabilité et les mauvais cotés de la solution restante. Ce n’est pas une seconde avant l’impact qu’il faut se dire qu’on aurait du freiner plus tot.

                    • Vous pouvez choisir de vous occuper de vos fesses mais comptez sur l’État pour venir vous les botter.
                      Je vis avec mes principes… Du moins j’essaie de le faire au mieux.
                      Mais mes principes c’est Don’t Tread On Me. Donc je ferai tout pour hisser un homme providentiel qui me rendra ma liberté.

                      De nombreux libéraux tels que vous font une erreur en pensant ce genre de choses. Faire en sorte qu’un État ne vous spolie pas et ne vous prive pas de vos libertés n’est pas agresser ou vouloir changer le comportement de ceux qui le désirent, c’est vous défendre.

                      Dans un État libertarien, si des gens veulent du communisme ils peuvent se faire eux même leur communauté. Aucun problème. L’inverse est impossible. L’agression ne va que dans un sens.

                      Ainsi, en vous disant « je ne veux pas faire changer les gens qui m’agressent » vous bafouez vos principes de liberté en admettant que les autres, eux, le peuvent. Les règles s’appliquent à tout le monde non ?

                    • Clément, en toute franchise, je pense qu’attendre l’homme providentiel est un mythe.
                      En revanche, si les choses continuent à dégénérer comme elles le font, il se peut bien que des hommes de bonne volonté se lèvent et trouvent l’espace pour faire bouger les choses. Mais le coup de l’homme providentiel, désolée mais c’est un coup de marketing complètement éventé pour ce qui me concerne. On nous avait vendu DSK comme homme providentiel et maintenant c’est Juppé ! La bonne blague !
                      Je me demande ce que pourra bien faire un homme tout seul contre les syndicats, les partis, les médias, les corporations de toute sorte qui bloquent notre pays. Il faudra, hélas car je ne le souhaite pas, un beau bordel pour se débarrasser de tous ces nuisibles.

      • Bien sur que la France a besoin d’un Homme providentiel. Tout bêtement car aujourd’hui elle a atteint le point de non retour. Il y a vingt ans, cela aurait été inutile, dans la mesure où on aurait pu lentement changer les mentalités, réveiller les consciences en douceur. Mais aujourd’hui c’est impossible.
        Et pour le coup, il est parfaitement vain d’attendre un sursaut brutal des mentalités, en l’espace de quelques mois. On ne change pas 65M de personnes d’un coup de baguette magique. Changer les mentalités est un travail de longue haleine que nous ne pouvons nous permettre.

        Aujourd’hui on a une poignée d’années voir de mois pour faire des réformes urgentes. Ces réformes, on aura jamais le temps de les faire accepter par l’opinion. Il faudra donc un homme providentiel pour les faire passer. C’est moche, et c’est improbable en plus, mais quand on se met dans la merde jusqu’au cou, il ne faut pas s’étonner que les solutions soient à la hauteur de la situation… Et plus on retarde, plus c’est vrai.

        • No comment… On force les gens, mais c’est pour leur bien, et y’a urgence !

          • On a jamais dit que c’était une bonne solution.
            Par exemple, les régimes spéciaux, on ne pourra très bientot plus les payer. Or on sait que toute réforme provoquera de violents remous. Donc soit quelqu’un impose une réforme, soit notre situation nous l’imposera. Sachant que la seconde risque d’être…. Violente, pour le coup. La vérité, c’est qu’il fallait y penser il y a 20 ou 30 ans.

          • D’autre part, en vérité, ce n’est pas tant aux gens qu’il s’agit d’imposer des choses, mais bien à l’Etat. La difficulté est là, que l’Etat s’impose à lui même ce qu’il ne veut pas…

            • Vous êtes drôle 🙂

              • Non il a raison, à 100%.

                • Il espère un truc impossible qui n’arrivera pas. Il est fou, au sens clinique du terme.

                  • Nadège Rivendel
                    21 août 2014 at 15 h 07 min

                    Comment pouvez-vous traiter les gens lucides de fous ?

                  • Donc à part « se prendre soi même en main », vous proposez quoi pour sortir de la situation inextricable dans laquelle est la société?

                    • Ce que je propose pour l’instant c’est déjà de faire rendre gorge à l’Obèse.
                      Pour cela grève de la consommation. Mais chacun est libre de trouver autre chose.Du moment que ça fait rendre gorge à l’Obèse, c’est bon.

                    • Même esprit que Florence chez moi : une seule personne du ménage travaille au lieu de deux, et on consomme le minimum. Bref, on coupe les vivres à l’Etat.

                    • On vit avec une voilure réduite, et en produisant et consommant un minimum. C’est vachement excitant, la liberté…

                    • Et surtout ça ne change rien. A part se précipiter dans le mur. C’est la politique de la terre brulée, rien de moins.

                      D’autre part, je vous prierai de ne pas traiter les gens de « fous », sous pretexte que leurs convictions (encore que ce n’en est pas réellement une) sont différentes des vôtres.
                      Quant à parler de l’impossibilité d’un homme providentiel…. Oui, c’est quasiment impossible. Et on a jamais dit le contraire. On disait simplement que c’est la moins mauvaise solution restante. Ni que c’est la solution parfaite, ni qu’elle est probable. Ici tout le monde est d’accord pour dire que l’idéal, c’est de changer les mentalités, mais croire qu’on peut changer une société hautement sclérosée à grand coup de privilèges, 65M d’habitants, tous aussi différents les uns que les autres, ça ne fait pas du jour au lendemain, il faut juste être réaliste. Diriger une société, ce n’est pas diriger un scooter, la société n’est pas une chose malléable à volonté. Et vos actes isolés ne changeront rien: la majorité des privilégiés continuera a faire perdurer le système.
                      Et réduire son train de vie ne sert à rien. Quitte a pratiquer la terre brulée, autant faire une Révolution, c’est plus rapide et ça évitera l’agonie lente et certaine qui nous est promise autrement.

                    • Vivre en accord avec ses principes ne sert à rien, selon vous ?

                    • Desproges
                      ce n’est pas la politique de la terre brûlée, la terre est déjà brûlée. Pas par nous, mais bien par tous ces gens qui verrouillent tout
                      Il en faudra un peu plus qu’un gars sortant de nulle part qui tout seul partirait en croisade contre tous. Parce que ce gars, il aura tout l’artillerie lourde en face de lui. Le pauvre gars, tout fort et tout intelligent qu’il soit, ils n’en feront qu’une bouchée quitte à se mettre tous ensemble pour lui coller une branlée.

                    • drovosyk
                      eh oui , la liberté, ça se gagne, ça se mérite, ça ne se trouve pas dans ses souliers le soir de Noël.
                      C’est peut-être ça le problème des Français, ils attendent que tout le tombe tout cuit dans le bec sans faire le moindre effort.

                    • Produire le moins possible n’est certainement pas l’un des principes du libéral, au contraire.

                      Mais le problème n’est même pas là. Le problème, c’est que votre action n’a absolument aucun impact. Pour avoir un impact il faudrait qu’une part significative de la population en fasse autant, mais même là, la baisse de niveau de vie serait pour la population, et pas pour l’état (c’est les pensions qui baissent, pas les cotisations).

                      Réussir quelque chose de cette manière est encore plus improbable que l’homme providentiel.

                      Autrement dit, vous vous privez de confort pour aucun résultat si ce n’est une certaine satisfaction intellectuelle. Mais d’un point de vue concrets, vous n’êtes même pas une goutte d’eau.

                    • Oui, l’univers est vaste et je ne suis qu’une modeste fourmi.
                      Mais je suis une fourmi qui ne bafoue pas ses principes en espérant qu’un homme viendra forcer ses concitoyens à changer par la force ou la duperie.
                      Je suis une fourmi qui agi sur ce qu’elle peut sans violer les droits des autres, même si l’impact n’est pas grand.
                      Je suis une fourmi qui ne souhaite pas la coercition des autres « pour leur bien », ou pire « parce que le pays en a besoin » sous couvert de grandes idées libérales.
                      Produire le moins possible n’est pas un principe libéral, mais ne pas contribuer à une spoliation l’est.

  • Nadège Rivendel
    21 août 2014 at 10 h 55 min

    Un cheval emballé que le cavalier ne maîtrise pas de par son ignorance cupide, en étant optimiste finit dans le fossé, en étant pessimiste il tombe dans le précipice entraînant dans sa chute son cavalier : le point de non retour arrive au grand galop.

  • En tous cas la conne duflot en 2 ans a casse l immobilier ,le fretillant a casse l industrie et en plus ils font la guerre sans moyens en afrique …

    • Sans moyens??!!!

      Vous plaisantez j’espère! N’avez vous pas vu les trompettes dont ils sont équipés??!

  • Je n’ai pas pu m’empecher de rire tout haut en decouvrant votre illustration du « bullshitometer » a plein regime. C’est toujours plus drole quand la realisation necessite une demie seconde. Merci !

  • Et pendant ce temps aux USA, on innove :

    http://www.reuters.com/article/2014/08/20/energy-refracking-idUSL2N0QP28220140820

    Après la révolution du fracking bienvenue à la révolution du refracking 😀 Encore plus de pétrole et de gaz récupérable que ce qui a été prédit et cela grâce à une innovation constante 🙂

  • Alors selon les charlots au pouvoir, une déflation monstre serait la solution a tous leurs problèmes ?
    Alors il faut la favoriser cette déflation monstre. Qu’attendent-ils ❓
    Mais pourquoi le présimou pleurnichait-il quand une minuscule petite déflation a été déclarée ?
    Il aurait du se réjouir, le présimou, non ❓

    • Je pressens qu’il y a un Nobel a gagner. Juste un peu Ig sur les bords :mrgreen:
      Si 3% c’est bon et sans impact, alors 6%, c’est encore mieux. Et 9% c’est encore mieux que mieux.
      De proche en proche, on arrive à + 90% de TVA, puis 180%, toujours soit-disant sans impact.
      Et plus on augmente, plus on se rapproche de la perfection.
      Je suis certain que EILV, oups pardon EELV sera d’accord et votera oui des 4 mains.

  • bonjour ,rien que le titre nous indique son impossibilité ;3 mots sont antagonistes: bon – solution -socialiste .

  • Nadège Rivendel
    21 août 2014 at 15 h 08 min

    Le plus drôle dans tout ça, c’est que ce sont les socialauds qui se retrouvent acculés au pied du mur… pour ne pas dire dans le mur.

    • bonsoir Nadège Rivandel ,s’ils avaient 2 sous de jugeote et 1 once d’honnêteté ,ces gens s’en iraient emplis de honte .
      Personnellement ,je ne souhaite pas qu’ils aillent dans le mur ,car dans leur incommensurable irresponsabilité ,nous irions aussi .En revanche et s’ils voulaient vraiment notre bien à tous ; ils iraient collectivement prendre un ferry en Méditerranée ,puis très au large et bramant l’internationale ,ils couleraient avec le ferry .

      • Ouais. Un ferry boîte (de nuit)

      • Nadège Rivendel
        21 août 2014 at 22 h 57 min

        « s’ils avaient 2 sous de jugeote et 1 once d’honnêteté… »

        dans ce cas ils ne seraient pas socialistes (de droite ou de gauche), ils seraient libéraux… quant à la honte, c’est pas elle qui les a jamais étouffés ! notre bien à tous? vous rigolez, ils n’en ont rien à branler ! moi aussi je souhaiterais qu’ils n’aillent pas dans le mur, car effectivement nous sommes tous dans le même bateau… et ce seront les premiers à se débiner en nous laissant généreusement les rames… à moins que les fourches ne les rattrapent avant et que leurs têtes finissent au bout d’une pique…

    • Le mur n’est peut-etre pas encore la.

      J’irai meme jusqu’a dire qu’aux prochaines elections presidentielles, si la faillite d’etat ne s’est pas encore pointee, et qu’il s’agit de faire le choix entre les socialistes et le FN (et qu’aucune troisieme voix n’est disponible, ce qui est malheureusement tout a fait possible), il sera sans doute preferable de remettre Francois Holland et sa clique aux commandes, pour un dernier tour. Il se pourrait que ce soit aussi une strategie pertinente a moyen terme pour les legislatives (je parle tres serieusement, en ce qui concerne une possible cohabitation). Afin que le parti socialiste Francais porte totalement la responsabilite de sa gouvernance, presente et passee, et qu’ils puissent avoir l’immense plaisir de consommer, en solitaires, leur (im)propre fiel, jusqu’a la lie. Au lieu de les remplacer au plus vite par n’importe quoi et que plus tard, aux elections suivantes, Francois, Emmanuel, Segolene, Najat et les autres puissent se presenter a nouveau, devant les electeurs, le fond de culotte tout propre (pretendant pouvoir nettoyer efficacement la chienlit laissee par eux et par d’autres; en politique l’electeur moyen a la memoire courte et ne se rappelle que du dernier locataire des lieux), comme hommes et femmes providentiels, et qu’on reparte encore pour un tour, avec les memes guignols. Ne surestimons pas la majorite des electeurs francais quant a ecouter, repetetivement le chant des sirenes, et ne sous estimons pas la capacite au machiavelisme, avere, des socialos. Le trotskyste joue invariablement sur le long terme.

      Si vous me voyez vomir en sortant de l’isoloir, vous saurez pourquoi…

      • Nadège Rivendel
        21 août 2014 at 23 h 07 min

        « Le trotskyste joue invariablement sur le long terme. »

        Mencheviks – extrait de wikipédia : Les mencheviks ont souhaité mener une révolution par étapes, en consentant initialement à une alliance avec la bourgeoisie libérale : il s’agit d’abord d’arriver à la démocratie, puis d’accéder au socialisme (par le biais de luttes sociales ou de fonds mutualistes par exemple). En ce sens, ils rejoignent les socialistes et les sociaux-démocrates, et sur le plan international, les mencheviks furent d’ailleurs reconnus par l’Internationale ouvrière socialiste.

        Il faudra prévoir de grandes bassines devant les isoloirs, nous serons nombreux à en sortir en vomissant. A moins qu’en nous abstenant nous arrivions à une majorité fracassante impossible à ignorer.

  • Il est tout à fait remarquable que le débat politique soit entièrement monopolisé par les propositions socialistes conduisant invariablement à toujours plus d’Etat, peu importe que les gentils bretteurs guidant le petit peuple vers la lumière soient officiellement de gauche ou de droite. Ils ne sont d’accord sur rien sauf sur l’essentiel, débattent doctement de tout, se chamaillent poussivement, mais jamais ils n’évoquent le fond du problème, le cœur du sujet.

    L’Etat obèse est devenu LE tabou suprême du débat qui, autrefois, il y a belle lurette, pouvait encore faire illusion démocratique.

    On nous invite à passer aux 32h, on s’interroge sur l’augmentation de la TVA (c’est déjà décidé mais on prépare les esprits), on propose d’ouvrager finement la réglementation, d’abaisser l’âge de la retraite ou de subventionner l’activité, ou encore de créer une nouvelle taxe qui par miracle résoudra 4 décennies d’impéritie budgétaire. Mais jamais un mot, une idée, une proposition à propos de l’Obèse. Surtout pas !

    Lorsqu’un innocent clampin s’égare malencontreusement du droit chemin, il est rudement remis à sa place par ses interlocuteurs avec un sonore « Mais vous n’y pensez pas ! Les plus démunis ! Que faites-vous des plus démunis, bon sang ? » Les visages offusqués de circonstance des bonnes âmes de service achèvent de faire disparaître l’inconscient sous terre. On ne le reverra pas de sitôt sur un plateau TV… Toutefois, ces épisodes d’égarement télévisuel ont eux aussi quelque chose de remarquable. Si vous observez attentivement les réactions, c’est en effet en ces instants de vérité crue que le vivre-ensemble républicain, la lourde chape d’amabilité factice qui caractérise les débats, vole en éclat. Transparaît alors une haine de l’autre absolue, déterminée, farouche, une soif de destruction totale, avec ce subreptice désir de meurtre qui rayonne dans l’oeil habituellement torve des bretteurs en service commandé. Touche pas à l’Obèse, sal., f.de p., enc. ! Je vais te bip, bip, bip… bip… biiiiiiiip !

    Attention, il faut être singulièrement attentif et concentré : ça ne dure généralement que le temps d’un souffle.

  • Le Nouveau Socialisme, le socialisme du 21eme siecle français etc … il y en a bien 1 qui finira par marcher

  • Les commentaires sont fermés.

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