Je suis pour nommer le chien de Fabius au Quai d’Orsay

chien credits sippanony samcahi (licence creative commons)

La solution au manque de prévoyance et d’efficacité de nos diplomates ? Le flair et l’intuition d’un chien.

La solution au manque de prévoyance et d’efficacité de nos diplomates ? Le flair et l’intuition d’un chien. Après tout, perdrons-nous au change ?

Par Nicolas Nilsen.

chien credits sippanony samcahi (licence creative commons)

C’est marrant comme les diplomates ne voient jamais rien venir : ils avaient déjà été frappés d’aveuglement lors de la première crise ukrainienne où ils n’ont rien pu empêcher, ni à Kiev, ni en Crimée. Lors du récent conflit sur la bande de Gaza, les diplomates de l’ONU et de l’Europe ont été encore plus lamentables, démontrant une nouvelle fois leur totale inefficacité à maîtriser quoi que ce soit. Avec la constitution soudaine de l’État Islamique, ils ont atteint le paroxysme de l’incohérence puisque ce sont eux qui ont facilité la montée en puissance des djihadistes, et provoqué l’exode des Chrétiens d’Irak, les décapitations et les excisions qui, entre parenthèses, n’ont pas arraché la moindre larme ou le plus petit tweet à Najat Vallaud-Belkacem, Valérie Trierweiler ou Aurélie Filippetti généralement promptes à s’engager…

Les chiens pressentent et anticipent mieux que les diplomates

On raconte souvent que les animaux ont un sixième sens qui leur sert de signal d’alarme et les prévient avant un tremblement de terre ou une catastrophe naturelle : ils « pressentent » que quelque chose va se passer.

Les diplomates eux ne prévoient rien : ils ne sentent rien, n’ont la prémonition de rien et n’anticipent rien. Ni individuellement, ni surtout collectivement – que ce soit au sein de l’Europe, ou de l’ONU qui avait pourtant été créée pour précisément mettre un terme à la faillite de la SDN.
Je ne sais pas si Fabius a un chien, mais je propose qu’on le nomme sans tarder ministre des Affaires Étrangères : au moins il sentira les choses avant son maître. Caligula avait bien nommé son cheval au Sénat ; pourquoi pas le chien de Fabius au Quai d’Orsay ? Si son chien avait été aux commandes, la diplomatie française n’en serait sans doute pas là car les crises auraient été anticipées, pressenties, bref gérées.

La puissance atomique des tweets de Fabius

Fabius doit très certainement penser qu’il fait trembler le monde quand il fait des moulinets verbaux. Début août, au début des crimes djihadistes et des exactions de l’EIIL, il nous avait balancé le tweet suivant qui m’avait alors fait trembler par sa violence et interpellé au niveau de mon vécu :

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Je ne sais pas si vous vous rendez compte : Fabius avait très certainement du commencer par écrire qu’il était juste « préoccupé ». Mais un de ses conseillers lui ayant fait remarquer que ce n’était sans doute pas assez fort, il a ajouté « vivement ». Avec une réaction d’une telle violence, l’État Islamique n’avait qu’à bien se tenir ! Mais son Directeur de cabinet lui ayant laissé entendre qu’un mot de plus le ferait peut-être entrer dans l’histoire, Fabius prit son courage à deux mains et écrivit en tremblant qu’il était… « très » vivement préoccupé… Face à un tweet d’une si rare violence, les terroristes d’Irak et du Levant allaient évidemment tomber comme des mouches. Le commun des mortels sous-estime toujours la puissance de déflagration des tweets de Fabius. Quelle chance nous avons d’avoir en France des diplomates de cette envergure qui font trembler les terroristes et détaler les djihadistes.

L’Europe plus insignifiante que jamais

Le plus pathétique chez nos dirigeants français et européens, c’est qu’ils sont à la fois arrogants, prétentieux, dérisoires et totalement inefficaces – presque pires qu’Édouard Daladier à l’époque de Munich. Je ne dis pas que l’Europe devait entrer en guerre : je dis simplement que lorsqu’on fait voter les citoyens d’un continent entier avec l’ambition affichée de construire une Europe puissante, on essaye au moins de revenir de vacances (Allo Juncker ?), de définir une position officielle commune – ce qui est tout de même la moindre des choses – et de ne pas être aussi lamentables et désunis (pourquoi Fabius voyage-t-il sans ses collègues européens ? Où sont les autres ?).

Et quand on s’est systématiquement trompé sur tout (Ukraine, Libye, Irak, Syrie…), on arrête de jouer les matamores : on se fait tout petit et on se cache. Pour être moins ridicule et, surtout, éviter de donner de l’espoir à ceux qu’on abandonne ou qu’on oblige à fuir devant les kalashnikov pendant qu’on parade dans les médias.

Donc arrêtons cette diplomatie à l’esbroufe, envoyons au feu tous ces diplomates planqués (pour qu’ils comprennent ce que c’est que la terreur et le sang) ; et demandons à Ban Ki-moon de prendre acte de son inutilité et de démissionner. Eh oui, donnons un signal fort en décidant de fermer l’ONU pour cause d’inefficacité flagrante et répétée.


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