Contrepoints s’écrit au pluriel

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Ni de droite, ni de gauche, Contrepoints entend être la caisse de résonance de toutes les voix libérales.

Ni de droite, ni de gauche, Contrepoints entend être la caisse de résonance de toutes les voix libérales.

Par Arnaud Bichon

Chers lecteurs, vous êtes toujours plus nombreux à consulter nos différentes analyses de l’actualité et à nous suivre via les réseaux sociaux (nous venons de franchir cette semaine le cap des 10 000 abonnés Twitter). Cette belle croissance démontre que Contrepoints comble un vide dans le paysage médiatique francophone, largement dominé par la pensée sociale-démocrate. Vous le savez, le nom du site est une allusion à la première revue fondée par Raymond Aron, Contrepoint. Ce journal s’inscrit dans une perspective respectueuse de la liberté et de la responsabilité individuelles, d’une société et d’une économie libres et d’un État au pouvoir limité. Dans un pays où la droite et la gauche politiques sont férocement dirigistes, la ligne éditoriale choisie se situe donc résolument à contre-courant du dogme dominant. C’est cela le sens du nom du site : apporter un éclairage libéral à l’actualité en « contrepoint » du discours politique et idéologique porté unanimement par les médias subventionnés.

Contrepoints récuse le clivage traditionnel droite-gauche dans lequel on tente d’enfermer les débats politiques, parce qu’il sied aux idées étatistes et permet d’exclure les solutions libérales. Notre social-démocratie en souffrance mérite un même traitement analytique et critique qu’elle soit, au gré des alternances, sous l’emprise du PS ou de l’UMP. Autant la rédaction de Contrepoints est heureuse de compter parmi ses nombreux lecteurs des gens de droite attachés à la propriété privée, à la responsabilité, au mérite, à l’entrepreneuriat, à la liberté de culte, et à bien des valeurs qui leur tiennent à cœur, autant est-elle tout aussi attachée à des valeurs souvent associées, à tort ou à raison, à la gauche : dénoncer le capitalisme de connivence, l’emprise sur les modes de vies personnels, les contrôles d’identité, certains troubles obsessifs à propos des étrangers, ou défendre des idées telles que les libertés individuelles, l’ouverture des frontières ou l’immigration libre, par exemple.

Ni de droite, ni de gauche, Contrepoints entend être la caisse de résonance de toutes les voix libérales. « Contrepoints » s’écrit au pluriel : les idées de liberté sont exposées par de nombreux auteurs qui partagent des idées communes mais s’opposent sur certains points. Ce pluralisme est défendu par la rédaction : aucun courant libéral n’est exclu, du libéralisme classique au libertarianisme, du libéralisme conservateur au libéralisme de gauche, du libéralisme radical au libéralisme modéré, du libéralisme démocratique à l’anarchisme libéral, etc. Certains sujets suscitent de vifs débats entre les différents courants, et c’est heureux ! C’est le signe que la réflexion libérale gagne à s’enrichir par le dialogue constructif.

Cette pluralité de points de vue est plus que jamais nécessaire afin de décrypter les nombreuses contradictions idéologiques et les incohérences pratiques de notre social-démocratie en faillite. Elle est indispensable aussi pour démasquer les subterfuges. En effet, à mesure que les crises internes de leur modèle apparaissent de façon criante (crise des dettes souveraines, crise financière, crise de l’euro, crise du « modèle social »…), les sociaux-démocrates s’enferment toujours plus dans le déni, et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités en faisant porter le chapeau à un « néolibéralisme » mystifié qu’aucun libéral ne défend. La multiplication des cadres d’analyse permet de mieux déjouer ces impostures.

Cette pluralité de points de vue est aussi la vôtre, chers lecteurs. Elle s’exprime dans les commentaires et les réseaux sociaux avec force et conviction. Au sein de la rédaction de Contrepoints, nous ne sommes pas peu fiers de la qualité des débats nourris et bien argumentés qui accompagnent depuis toujours les articles que nous vous proposons. Toutefois, avec la hausse de notre audience, nous avons pu constater ces derniers temps l’apparition de commentaires injurieux, grossiers, peu scrupuleux, ou hors sujet. Contrepoints a bien l’intention de rester un média de qualité – et la qualité des discussions de ses lecteurs en fait partie –, nous avons donc jugé nécessaire de resserrer davantage la modération. Les commentaires qui contreviennent à la bienséance en usage sur les forums de discussion sont désormais supprimés. (Et il va de soi que les messages négationnistes, xénophobes, racistes ou antisémites ne sont pas tolérés – ceux-ci déclencheront automatiquement des bannissements.) Nous sommes conscients que ceci enlève une part de la spontanéité qui vous est chère sur votre média, mais c’est avant tout pour assurer une bonne qualité de contenu.

Je vous souhaite de passer de bons moments de lecture et de bons débats en notre compagnie, notamment en profitant de vos vacances, si vous avez la chance d’être aoûtiens. Et n’hésitez pas à nous donner un précieux coup de pouce en diffusant les articles que vous aimez auprès de vos proches. Vous êtes nos meilleurs prescripteurs !