Quand les intermittents se donnent en spectacle

Les intermittents du spectacle réclament toujours plus d’égalité pour eux, sous la forme de subventions et d’indemnités. Guider le peuple, oui, mais seulement si ça paye bien – et encore, en dilettante.

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Quand les intermittents se donnent en spectacle

Publié le 22 juillet 2014
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La France vit une situation difficile. Depuis des décennies, son économie stagne, la croissance recule et le chômage progresse. Et personne ne semble pouvoir y faire quoi que ce soit. On a pourtant tout essayé : inciter à l’embauche, empêcher les licenciements, investir dans des projets d’avenir, subventionner les entreprises en difficulté…

Tout, ou presque. Parce que si on tente le coup de la liberté et de la responsabilité, vous comprenez, automatiquement, « les grandes entreprises s’enrichissent davantage pendant que les travailleurs peinent à vivre décemment et perdent les droits qui permettent à l’être humain de conserver sa dignité. »

Heureusement pour les Français, même si les fins de mois sont difficiles à boucler, il demeure quelques amoureux de la culture et de l’expression artistique motivés pour les divertir envers et contre tout. Pas trop fort ou trop longtemps non plus, hein, mais peu importe : pourvu qu’on leur accorde les subventions qui financent leurs spectacles et qu’on finance leurs indemnisations plus confortables que les autres, ils sont prêts à mettre un peu d’ambiance dans un pays morose. Ils ne le font pas pour l’argent, mais quand même.

Et si la majorité au pouvoir continue de les décevoir, de sacrifier la culture et la confiture au grand capital apatride (mais quand même bien proche des politiciens français, faut pas pousser) représenté par le MEDEF, les intermittents se donneront en spectacle.

Car il ne faudrait pas que tous ces passionnés, dévoués, tout à fait désintéressés, se retrouvent à poil (sauf dans la main). Que la nature parfois cyclique de leur travail (et encore) les contraigne à, parfois, faire comme les autres Français qui ont une activité cyclique. Et que leur désintéressement ne soit pas récompensé.

Car les Français devraient faire preuve de plus de solidarité avec le monde de la culture, et surtout pas l’inverse. Il faudrait qu’ils continuent de payer pour les intermittents, en plus de subventionner leurs spectacles (et le Nutella le lendemain matin). Faire preuve de « solidarité interprofessionnelle » à sens unique, de presque tous vers quelques-uns, pour financer une culture pas politisée pour un sou, mais pour quelques millions, on peut s’arranger.

Parce qu’on peut bien détruire l’économie et l’emploi, entraver la croissance et les Français ; mais assassiner la culture, ça, non. Mais d’ailleurs, de qui parlons-nous ?

Nous parlons d’amoureux de la culture qui sont prêts à sacrifier leurs spectacles et se mettre en péril, nous parlons de pères et de mères de famille qui ne peuvent pas s’arrêter de travailler mais pensent à entamer une grève de la faim pour être enfin écoutés.

Mais que demandent ces braves gens passionnés au point de songer à, peut-être, s’il ne fait pas trop chaud, entamer une grève de la faim ; à part de vivre de leur passion aux frais du contribuable ?

Nous proposons aujourd’hui à François Hollande d’avoir le courage d’être le porte-parole de la justice sociale pour toute l’Europe. Il pourrait même expliquer à ceux qui ne pensent que par la finance, que la culture et la solidarité sont des moyens de lutter contre la crise, à travers les retombées économiques qu’elles engendrent. Au lieu de  nous décevoir une fois de plus, qu’il saisisse cette occasion de redonner au Parti Socialiste, dont il est le fossoyeur, le vrai sens du mot « socialisme ».

img contrepoints494 intermittentsChiche. Luttons contre la crise à grands coups de culture et de solidarité. Mais attention : redonnons son vrai sens au mot « socialisme ». Luttons contre la finance, le capital, et même contre le capitalisme tant qu’on y est ; rejetons tous ses méfaits. Ne finançons pas les spectacles d’avant-garde qui font naître la conscience du peuple avec l’argent capitaliste issu de l’économie de marché. Ni directement en vendant la culture à ceux qui en veulent bien, s’il y en a. Ni en contribuant à l’exploitation des travailleurs qui, en plus de financer les indécents profits des capitalistes, financeraient alors les subventions.

Parce qu’il ne faudrait pas que la justice sociale consiste uniquement en une redistribution de l’argent des uns vers les poches des autres, n’est-ce pas ? Tout comme il serait peu égalitaire de faire financer un festival à Avignon par ceux qui n’ont pas les moyens de s’y rendre même s’il est gratuit. Car comme le rappelait h16,

en définitive, ce qu’on observe et ce qui est très justement pointé par Eric Verhaeghe, qui a été président de l’APEC entre 2004 et 2009, dans une tribune parue récemment sur Le Figaro, c’est qu’avec ce système, les smicards de tout le pays cotisent pour le festival d’Avignon ou les spectacles intermittents de Montpellier.

Dans la culture comme dans la confiture, le socialisme vit du capitalisme et meurt quand il est parvenu à le tuer enfin. L’argent public vient toujours de poches privées et atterrit toujours dans des poches privées, et ça arrangerait bien les intermittents qu’il vienne des poches des autres pour remplir les leurs.

Il est plus facile de réclamer des subventions que de vivre de son art, mais c’est ce que font les artistes, les vrais, ceux qui savent se faire apprécier d’un mécène ou du public au point qu’ils leur donnent directement leur argent. Ceux qui créent et présentent des œuvres appréciées pas seulement par eux-mêmes et quelques élus, ceux qui travaillent dur parce qu’ils sont vraiment passionnés au lieu de pleurnicher et faire la quête aux subventions. Ceux qui pensent qu’il n’y a rien de honteux à passer dans les rangs du public avec un chapeau pour se lancer, et qui auraient honte de forcer le public à payer leurs représentations même s’il ne vient pas et leurs indemnisations la plupart le reste du temps.

Mais en France, nous avons peu d’artistes, et beaucoup d’intermittents. Qui pensent que c’est à eux plutôt qu’au public de savoir ce qui est de l’art et ce qui ne l’est pas, ce qui est de la culture et ce qui ne l’est pas ; et que si tous les autres subissent le socialisme et en paient le prix, eux doivent le chanter à chaque représentation et, surtout, en vivre.

Guider le peuple, oui, mais seulement si ça paye bien – et encore, en dilettante.

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  • Un commentaire qui une fois de plus décrit une situation bien réelle sur terrain. Il fut un temps des siècles d’or de l’art où les vrais artistes, rares, passaient leur vie enchaînés sur leur métier, quitte à en crever, afin de produire des oeuvres immémoriales. Aujourd’hui, l’artiste se doit d’être politisé à gauche, a l’obligation de pondre des navets notoires ou des oeuvres limite bas de gamme, de battre le pavé lors de toutes manifestations d’hostilité (peu importe le sujet, au Grand Kapital, à l’Etat, au Medef, à Soeur Machin, pour les damnés de la terre, peu importe, il faut en être…), ce qui permet à l’intermittent de l’art (c’est l’exacte définition, il sont artistes par intermittence, pas plus de 507 heures par an, faut pas pousser, quand même !) de profiter d’un système, plus socialiste qu’artistique.

    En tant que compositeur, je travaille de 2500 à 3000 heures par an (je vous laisse calculer la moyenne journalière et mensuelle…). Comme la plupart de mes collègues, le travail consiste à fabriquer des maquettes les plus propres possibles en composant ou à travailler sur le « papier » de nos écrans d’ordinateurs (plusieurs), à mettre au point nos partitions et leur matériel, de les diffuser aux interprètes et orchestres, de les enregistrer, de les faire connaître du monde entier grâce aux films, à nos sites Internet, blogs et boutiques en ligne que nous sommes bien obligés de gérer de même, comme nos sociétés d’édition et de production musicales. Au bout d’une, plusieurs ou de dizaines d’années, nous constatons avec plaisir que nos projets avancent sans nous plaindre mais en travaillant sans relâche, bien que nos statuts et nos situations ne sont pas toujours les plus confortables sauf en période de succès, mais de manière assez cyclique au vu d’un trend d’une carrière de 30 à 40 ans.

    Mais nous aimons nos métiers à la folie, ne pourrions faire autre chose bien souvent, et nous n’aimerions sous aucun prétexte aller battre le pavé ou planter le piquet de grève pour y perdre un temps fou en récriminations ou lors de sittings pour glandus caféinés et fumant clopes sur clopes. Souvent les contestataires de ces métiers (ne sont pas du métier, mais plutôt de la CGT) sont des chômeurs professionnels ou des occasionnels qui ont beaucoup de temps à perdre, c’est un fait, car ils s’emmerdent dans « leur métier ». Ce n’est pas le cas des compositeurs, des peintres ou des écrivains sérieux. Tous les artistes (vrais) que je connais travaillent comme des forcenés, ici ou sur les autres continents, ce n’est pas une spécificité française, mais une généralité pour arriver à « devenir quelqu’un » dans nos métiers.

    Je n’oserai pas ici comparer nos temps de travail, nos horaires à la moyenne nationale, ni ceux de la fonction publique, de l’Education Nationale… encore moins aux intermittents (du spectacle) de l’art. Ce serait par trop indécent !

    « Rien ne résiste au travail » Marguerite Long.

  • Aux frais du contribuable ?
    Non, pas tout à fait. Aux frais du chômeur!.
    Les indemnités supplémentaires de l’intermittent sont autan d’argent retiré au chômeur.
    Plus une personne est au chômage, plus ses indemnités sont taxées des avantages de l’intermittent du spectacle.
    L’assurance chômage réparti les recettes des cotisations. Si les uns ont plus, les autres ont moins.
    Plus les gens sont dans le chômage, plus ils payent pour le spectacle et moins ils ont les moyens d’y assister aux spectacles.

    Remercions la solidarité, des zaquiq sociaux, de l’assurance chômage collectiviste.
    Remercions les exonérations du tiers des français composés des fonctionnaires, des agents de l’état, des salariés SNCF, des salariés de EDF, des élus qui ne payent pas de cotisations chômage, mais profitent du spectacle et votent à gauche, avec leurs leçons de morale sociale….

    • C’est vrai, mais il ne parle pas que de l’indemnisation chômage. Les subventions publiques directes sont énormes par rapport à la taille du secteur.

      • Oui Opéra de Paris : 110 millions d’euros par an pour 1,500 permanents et 400 intermittents/intérimaires environ. (chiffres de mémoire)

        Et pour montrer que l’on a plein de spectateurs et que c’est populaire on fait venir les scolaires par bus entiers, ça fait des entrées. Youpi !

        • Entièrement faux: je n’ai jamais vu de bus scolaires aux représentations, qui se déroulent le soir, qui plus est. Chaque année environ 95% des places disponibles sont occupées et par des spectateurs payants.
          Si vous n’aimez pas l’Opéra, cela vous regarde, mais évitez les contre-vérités.

          • Pas de bol, notre ami h16 avait fait un sujet sur les intermittents en juin et j’ai de la doc.
            Tous les établissements recevant des subventions du ministère de la culture ont une obligation de réserver 18% de leurs places à des scolaires.
            C’est page 13 du lien.
            Page 12 il y a le nombre d’entrées total pour le « spectacle vivant » : 5,400,000 entrées et juste en dessous du tableau il est écrit que l’Opéra National de Paris en fait partie.

            http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2014/pap/pdf/DBGPGMPGM131.pdf

            Si je retrouve le bleu budgétaire du Sénat il y a aussi le nombre de places à 5E et les places gratuites (prix de revient : 300E).
            Ces places sont soit des places assises normales que l’on a par l’intermédiaire des établissements scolaires, de membres du sénat ou de l’AN, soit des places debout que l’on peut avoir aux distributeurs automatiques et bien sûr il y a des places « gratuites ».

            Pour votre info l’Opéra National de Paris c’est 4 établissements et 4 lieux de représentation : dont Opéra Bastille et Garnier. Vous n’avez pas dû avoir d’enfants sinon vous sauriez que beaucoup de représentations dans le cadre scolaire ont lieu le soir aux mêmes heures que les « grands ».

            Merci de votre participation.
            Bisous.

    • @lequidampost: « L’assurance chômage réparti les recettes des cotisations. Si les uns ont plus, les autres ont moins. »

      C’est encore pire: l’assurance chômage prélève les indemnités sur les recettes des cotisations. Quand il n’y en a plus elle s’endette. Les indemnités des chômeurs d’aujourd’hui seront payées demain par ceux qui seront encore là pour payer.

  • Comme toujours l’état est la cause de tout :

    On peut comprendre les intermittents : Depuis une trentaine d’année (1981), l’état privilégie ce statut en subventionnant l’inactivité !

    Du jour au lendemain, pour cause de faillite annoncée, ceux qui avaient pris l’habitude de vivre grâce à ses subsides ce retrouvent privés de celles-ci. On peut comprendre leur émois.

    Ils se retrouvent dans le même situation que les chauffeurs de taxis, obligés de payer leur licences près de 200 000 Euros, bien qu’il soit strictement interdit d’échanger celles-ci contre une quelconque rétribution, mais que l’usage et l’absurdité du numerus clausus, en a fait un passage obligé et qui se retrouvent confronté à une concurrence nouvelle.

    Même phénomène chez les agriculteurs, qu’une prime pour sécheresse pérennisée, puis supprimée au bout de quelques années a plongé dans une situation de grande fragilité.

    Comment, quand on a organisé sa vie sur des mensonges (subventions) commis par l’état, et que du jour au lendemain on se retrouve face à la réalité, et alors qu’on s’est plié honnêtement aux exigences légales, comment ne pas être révolté ?

    Ce ne sont ni les intermittents, ni les chauffeurs de taxis, ni les agriculteurs, ni les ouvriers d’entreprises moribondes mais subventionnées qu’il faut blâmer. Mais les politiques démagogues et avides de pouvoir. Il est urgent d’expulser ces menteurs professionnels, et de restreindre leurs pouvoirs de nuisance.

    Dernièrement, j’assistais à un spectacle. L’élu qui fit une courte présentation de celui-ci se vanta de la gratuité d’icelui. Sur l’affiche, on pouvait lire la liste des gracieux donateurs : Conseil Général, Service Culturel par ci, Service culturel par là, Commune, communauté de commune … Six organismes en tout !

    Des vampires se faisant passer pour des donneurs de sang !

    Car pour distribuer l’argent des autres, ceux-ci sont largement payés pour taxer puis pour distribuer … ce qu’il reste.

    Les artistes passent plus de temps et usent plus leurs talents à préparer des dossiers de subventions qu’à répéter leurs spectacles.

    Il faut rappeler à ceux-là que la dignité des artistes est dans leur liberté, et que ce n’est pas en devenant des petits « fonctionnaires » de la propagande étatique qu’ils servent leur art.

    • Je connais un « intermittent » qui est en fait employe quelques heures tous les week-end, gracement paye (tarif du marche, je n’ai pas de soucis avec ca), et qui a etabli une societe a l’etranger pour pouvoir travailler la semaine tout en cumulant ses indemnites en France. Vous voudriez le plaindre?

    • @ Jesuisunhommelibre

      On est responsable de ses choix et doit les assumer.
      Ce n’est pas l’état qui est responsable car l’état c’est personne même si ça serait bien pratique.
      C’est bien celui qui appuie sur la gachette qui est responsable, pas celui qui a fourni l’arme.
      Votre message prône l’irresponsabilité générale.

      • @gameover,
        Je ne comprends pas votre commentaire. Je fais seulement remarquer que l’ultra-étatisme a mis quantité de personnes dans des situations de dépendance. Et que quand cela est remis en question, il est humain que ces personnes se sentent abandonnées.

        Imaginez qu’un mécène décide de vous subventionner en vous versant un salaire mensuel sans contre-partie. Vous allez organiser votre vie selon ces conditions, peut-être voyageriez-vous, ou écrieriez vous un livre, ou cultiveriez-vous votre jardin … Toujours est-il que si, du jour au lendemain ce mécène stoppait tout versement, vous seriez pour le moins dépité. Il n’y a pas de notion de responsabilité ou d’irresponsabilité dans ce désappointement. C’est uniquement sur cette réaction très humaine que mon précédent commentaire attire l’attention, et sur les méfaits de l’étatisme.

        Quant à dire que l’état c’est personne … Que faites vous des hauts fonctionnaires et personnels politiques (sachant que ce sont en grande partie les mêmes) ?

        • @jesuisunhommelibre
          « il est humain que ces personnes se sentent abandonnées. » : ces personnes ne sont pas des débiles mentaux. Ils ont vécu avec de l’argent volé donc ce sont des receleurs. Aucune excuse.
          C’est exactement la même raison qui conduit des maquereaux en prison.

          Impossible de ne serait-ce que penser qu’ils puissent être innocents vu les demandes réitérées qu’ils ont faites pour continuer à profiter du pognon des autres ou de rentes de situation : agriculteurs, taxis, intermittents, fonctionnaires, pharmaciens, notaires, huissiers etc…

          Quant à moi par rapport à votre question, je ne crois pas au Père Noël.

          Vous raisonnez exactement comme ceux qui veulent faire des salles de shoot, distribuent des produits de substitution : vous voulez continuez à prendre les gens en charge. Intéressez vous plutôt à ceux qui en ont vraiment besoin et qui eux font l’effort : la mère de famille qui enchaîne 2 boulots dans la journée et la nuit par exemple.

    • Dans le même ordre d’idées, j’enrage chaque fois que je vois un panneau rutilant annonçant fièrement que le Conseil Général ou le département, etc. réalise ceci ou cela pour mon bien-être, en s’en attribuant tout le mérite et comme si c’était une récompense, alors que ce c’est avec mon argent qu’il le fait.

  • Vous écrivez qu’il y a peu d’artistes mais beaucoup d’intermittents § Pour ma part, en vous lisant, je ne sais pourquoi je pense qu’il y a vraiment peu d’écrivains, peu de journalistes, peu d’éditorialistes mais vraiment beaucoup d’écrivaillons prétentieux et pompeux !
    Quand on ne connaît pas vraiment un sujet, on n’en parle pas ! Là visiblement, vous répétez naïvement (ou stupidement) des lieux-communs ne correspondant à aucune réalité. Vous brossez vos lecteurs dans le sens du poil, c’est tout ! Votre « article » (?) est simplement bête et méchant en plus du fait de révéler votre grande ignorance et votre étroitesse d’esprit. Je me permets de vous donner un petit conseil : cessez d’écrire, ou alors essayer de travailler un peu plutôt que d’écrire « en dilettante », ou bien … encore mieux… devenez intermittent du spectacle…. vous saurez alors ce que « travailler » veut dire et vous pourrez alors parler des « vrais » artistes qui ne sont certainement pas ceux que vous croyez.
    Pour vous, il semblerait que la culture coûte trop cher ! Alors, essayez l’ignorance, cher Monsieur !!! Mais il me semble que vous êtes bien parti de ce côté-là.
    Je ne vous salue pas.

    • @Merieux

      La culture n’a rien à voir avec la gestion étatiste. Il est proprement scandaleux qu’il existe en France un ministère de la culture.

      Il y a eu un précédent en Allemagne, le ministre s’appelait Goebbels !

      D’après votre commentaire, on pourrait croire qu’avant 1981, la France était un pays sans culture et sans artiste.

      C’est pourtant bien le contraire : Jusqu’aux années cinquante, la France était un phare culturel, reconnu et admiré partout dans le monde, accueillant des artistes de toutes nationalités.

      Mais ça, c’était avant ! Avant l’invention du poste de ministre de la culture par de Gaulle, puis la main mise complète de l’état sur la « Culture » avec l’aire Jack Lang.

    • Bonjour Merieux
      « Pour vous, il semblerait que la culture coûte trop cher ! »
      Les produits culturels que l’on m’a forcé de payer me coûtent cher en effet!
      « Alors, essayez l’ignorance, cher Monsieur !!! Mais il me semble que vous êtes bien parti de ce côté-là. »
      Nous ne sommes pas ignorants que les subventions des clowns du pouvoir nous coûtent un bras.
      « Je ne vous salue pas. »
      Et bien bon vent.

    • Je me suis dit la même chose.

    • Moi j’ai bien gagné ma vie en tant que musicien sans avoir besoin d’être intermittent. Mais c’est vrai qu’entre ce que je faisais et ce que faisaient les intermittents que je rencontrait, il y avait un fossé… de travail et de compétence. Mais voila on a beau être nul on veut quand même être « artiste »!

      • « Avant de quitter cette scène de théâtre, qui est mon lieu de travail, et où, grâce à votre chaleur et à votre amitié, j’ai la chance de pouvoir gagner ma vie honorablement, je voudrais simplement que nous ayons une courte pensée pour ceux de mes camarades du spectacle qui n’ont actuellement aucun travail, sous prétexte qu’ils n’ont aucun talent. »
        Desproges

    • Un intermittent, un censeur et un qui sait ce qu’est un « vrai » artiste… mais qui a priori ne sait pas lire puisqu’il n’a pas compris dans le texte ce qu’est un vrai artiste sans guillemets.

    • Quand on ne connaît pas vraiment un sujet, on n’en parle pas !
      Vous pourriez m’expliquer pourquoi je suis contraint de vous payer pour quelque chose que je ne consomme pas ? La solidarité, c’est ça ? J’ai beau essayer l’ignorance, la facture m’est toujours présentée. Alors forcément, même si je n’y connais rien, au bout d’un moment ça me concerne. Et mon avis devrait compter au moins autant que mon argent, voyez ?
      Si vous ne voulez pas de mon avis, alors ne me prenez pas mon argent de force. Sinon, à un moment donné, ça risque fortement m’agacer.

    • Cher Monsieur de droite… ou d’extrême-droite… (ce qui ne m’étonnerait guère vu vos propos assez primaires exprimés dans un langage ampoulé mais tellement maladroit que cela frise le ridicule), cher Monsieur d’extrême-quelque-chose, je vois que votre petite idéologie datant d’une époque heureusement révolue vous empêche de voir le monde tel qu’il est aujourd’hui. Vous vivez apparemment dans le passé idéalisé et fantasmé qui est entretenu par tous les ringards à oeillères que sont les traditionnalistes de tous poils et les conservateurs coincés dans leurs principes comme dans des corsets… d’une autre époque !
      Je vous reconnais une qualité, cher Monsieur : votre « prose » m’a fait beaucoup rire, et j’en fait même une copie pour la faire lire à quelques amis…. intermittents du spectacle. Qui sait, nous allons peut-être faire un sketche avec votre « superbe littérature » !!!
      Je vous prie de bien vouloir agréer, cher Monsieur, l’expression de ma considération (à peu près) distinguée

      • Classique aussi la dénonciation d’extrême droite par les obsolètes de la fonction publique française. Un classique vétuste avec toiles d’araignées (datant de 1917) qui ne fait plus bouger un cil ! Cela leur permet d’éviter de se poser des questions. Éléments de langage de la gauche et de l’extrême gauche issu de leur petit bréviaire marxiste-léniniste. 85% des Français (dont moi mais pas vous apparemment) savent aujourd’hui qui a 100 ans de retard ! Riez, riez bien, j’en suis fort aise, ensemble avec vos amis, qu’il vous reste au moins cela comme certitude, d’être ensemble et de penser la même chose, même si votre idéologie ne sert à rien et n’a jamais servi à rien, qu’à emmerder, assassiner et éradiquer les peuples. Appelez-le peuple qui vous déplaît comme il vous plait, peu importe à tous votre logorrhée inutile.

        Qu’il vous reste une chose au moins : une trace sanglante dans l’histoire qu’on oubliera jamais !

        Je n’ai pas de copains pour rire de vous, les blagues qu sujet de la gauche sont usées, ne font plus rire personne.

        • Tiens… voilà une bonne idée, je vais aller éradiquer quelques peuples aujourd’hui, puisque je n’ai rien d’autre à faire… en tant qu’intermittent du spectacle.

      • Eh, Vladimir Oulianov, sort de ton mausolée ! Réagit ! Sort de ta torpeur cadavérique, on est au XXIè siècle ! Et on est sur le forum de Contrepoints, pas sur celui de l’Huma au sortir de 1945, quand les cocos étaient majoritaires à l’assemblée en s’étant fait passés pour « le parti des fusillés » ou « des résistants »… Arrête de ressasser tes vieilleries sémantiques, tes réflexes de cellule du parti, ça fait tâche aujourd’hui dans les commentaires, surtout ici sur ce forum où chaque commentateur intervenant vit dans l’avenir, a non seulement un background universitaire, littéraire et bibliographique plus que conséquent mais aussi un CV professionnel épais comme un dico. Sais-tu bien à qui tu t’attaques ? A des pros, pas à des chômeurs professionnels issus de la CGT. On n’est pas des blaireaux de la dernière pluie ici, qu’on peut estourbir par des formules creuses et des solutions merdiques d’il y a 100 ans ! Va nettoyer ta frimousse ! Lave ton cerveau ! Change de logiciel, je sais pas ! Le tien fonctionne en langage MARX+, qui n’a jamais été utilisé sur les ordinateurs fabriqués par la Silicon Valley, chez le monstre capitaliste que tu détestes, et que peut-être tu utilises, le MARX+ ne faisant plus tourner les machines depuis bien longtemps, à ton grand désespoir.

        Ton modèle est fini, mon gars, et plus tu t’en rendras compte rapidement et mieux cela sera pour toi, ton avenir, à moins que celui-ci fasse désormais partie de ton passé, en toute logique sépulcrale.

        Pacte Germano-Soviétique, quand tu nous tiens (par les couilles et le porte-monnaie) ! Point Godwin par boomerang ! Les ordonnances de 1945, dont ton modèle est issu, sont désormais obsolètes, comme toi. « Adapte-toi ou périt », c’est un conseil qu’Alvin Toffler m’a donné il y a 35 ans et qui est devenu une seconde nature. Il n’y a pas le choix, car le monde change en permanence autour de nous. Mais, c’est vrai que dans un mausolée bétonné et sans fenêtres, on ne s’en rend pas forcément compte ! Un conseil, sort dehors, respire le temps qui passe. Les trains ne repassent pas deux fois.

        • Je me suis trompé de génération de logiciel, le tien étant plus récent : le MARX-LENIN+.

          Je te prie de m’excuser pour cette lamentable erreur.

        • Alors là… je crois rêver… En tout cas, vous me faites bien rire, ce qui n’est déjà pas si mal. Vous êtes une vraie caricature du jeune (ou vieux) loup arriviste, un prototype de tout ce que notre société « rase-motte » engendre de plus nul et de plus stupide. Je pense sincèrement que vous feriez un bon modèle pour les marionnettes de Canal+. Oui, si ça vous fait plaisir : je suis un « rouge » avec un couteau entre les dents, et même je dévore les enfants des bourgeois et viole les femmes des capitalistes. Oui vous avez raisons, les intermittents du spectacle sont en fait un repaire de passéistes décadents ne comprenant rien au beau modèle de société que l’on nous propose aujourd’hui. Bon, en tant qu’intermittent, il faut que j’aille vite faire une bonne sieste avant d’aller ensuite me prélasser au soleil, puis siroter un bon petit apéro en fin de journée. Et je recommencerai ainsi demain, et puis les autres jours, en espérant que Pôle Emploi n’aura pas de retard dans le versement de mes allocations, car il faut que je pense à mes vacances de 6 semaines sur la cote d’Azur !!!! Allez, bossez bien pour moi, cher Monsieur.

          • Je suis heureux dans mon travail car je m’y éclate et y travaille 5 fois plus que le minimum horaire requis pour les intermittents du spectacle à l’année. Je n’attends pas que mes allocations tombent et cela me rend infiniment heureux. Je n’ai jamais pointé au chômage de ma vie même si j’ai eu de sacrés coups de mou et des creux très difficiles. Je suis sans doute un privilégié, un salaud « de droite ou d’extrême droite » selon votre terminologie stalinienne.

            Ce serait un immense honneur pour moi de postuler pour les marionnettes de Canal+, une consécration de ma réussite, comme d’être affiché sur le Mur des Cons. Ne dit-on pas que c’est la jalousie maladive qui motive ces manifestations, talentueuses dans le cas des marionnettes, à la limite (plus que franchie) du port de l’étoile jaune chez nos amis les juristes SM. SM, cela sonne comme SA ou comme SS, vous trouvez pas ?

            • Oups…. vous avez dérangé ma sieste que j’étais en train de faire avec ma jolie compagne coquine… tout ça grassement payé par Pôle Emploi. Elle est pas belle la vie ? Comme disait très justement un groupe libertaire des années 70 (dans lequel il y avait Moustaki, Sartre et d’autres gais-lurons) : « TRAVAILLONS MOINS POUR VIVRE MIEUX ! » Et c’est authentique ! Est-ce qu’un tout petit nain n’aurait pas repris cette belle phrase en l’inversant ????? Bon il faut que je retourne au lit avec ma belle amie……

              • Sartre, c’est pas celui qui défendait Staline mordicus dans l’Huma malgré la connaissance des millions de victimes dans les goulags ? C’est pas le même qui prônait dans ses livres les relations sexuelles avec de jeunes enfants au titre de l’éducation et de l’évolution des mœurs, convictions sexuelles « libertaires » et « non bourgeoises » qu’il partagea avec sa concubine la célèbre écrivaine, et puis aussi avec son disciple de toujours, Cohn-Bendit, qui lui aussi revendiqua cette liberté et pratique sexuelle dans un de ses livres ?

                Tout cela bien entendu au titre du progrès !

                « Travaillons moins pour mieux vivre ! » :

                – Donc les 35 heures…
                – La société en crève et se casse la gueule économiquement parlant (6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres).
                – Le résultat est probant, on sera bientôt tous au chômage. C’est pas de la faute du capitalisme ou du libéralisme. C’est de la faute de vos idiots utiles qui ont édifié le « Travaillons (plus) moins pour vivre mieux ».

                Vous voyez , même en copiant votre phrase, je me suis moi-même trompé, car on m’a toujours appris le contraire, dans mes études primaires, de musiques, supérieures, dans mon travail de musicien, « Travaillons plus pour vivre mieux ».

                Aucune civilisation n’a survécu avec votre adage. D’ailleurs on n’en parle même pas car l’expérience est toujours de très courte durée vu la concurrence qui se repait toujours des fainéants. Par contre toutes celles qui ont appliqué le mien ont survécu.

                Si vous voulez vous suicider professionnellement, certes, appliquez votre devise ! Chacun est libre de choisir sa vie. C’est le propre du libéralisme. Après, ne venez pas vous plaindre !

    • Bien bine, jolie prose.
      Totalement dénuée su moindre argument de fond, mais le contraire aurait été surprenant. Le fond, le discours argumenté, le raisonnement, la construction logique de propositions articulées: tout ça c’est bon pour les réacs de droite…

  • Modération : pas d’insultes

  • les problèmes vont bientôt se résoudre tout seuls , serrez les fesses ,ça vas faire mal.

    • Ne prenez pas vos désirs inutilement méchants pour la réalité. Le statut des intermittents du spectacle va être sauvé, je puis vous l’assurer ! Il y aura quelques aménagements mais…. on va sauver notre statut, que ça vous plaise ou non…. Allez ! Calmez-vous, ça ne vous enlève rien, à vous !

      • Votre métier « mérite » un statut particulier dites-vous parce qu’il est par nature « intermittent ».

        Un paquet d’autres métiers sont par nature intermittents, et que se passe-il ? Ils demandent un salaire plus important quand ils travaillent ou complètent par une autre activité. Pourquoi les gens du spectacle ne le pourraient-ils pas ?

        Demander un statut particulier avec l’argent des cotisations des autres travailleurs, c’est clamer haut et fort :

         » nos spectacles sont trop nuls pour être rentables ! Que pouvons nous faire ? »

        • Ah… la « rentabilité » ! Le maître-mot de notre belle et émouvante société ! Je crois que vous confondez, cher Monsieur, l’Art et le commerce. Mais cela ne m’étonne pas. Quant à vos remarques sur le statut des intermittents du spectacle, elles ne font que révéler votre totale ignorance en la matière. Et là encore, cela ne m’étonne pas. Ne parlez pas à tort et à travers de ce que vous ne connaissez pas, vous serez moins ridicule. Et surtout, si vous voulez « réussir » votre vie, pensez à être « rentable » en tout ce que vous faites !

          • J’éteins le programme Mérieux avec la zapette. trop, c’est trop ! Le commentaire type du mec qui connaît vraiment rien au métier. Abstiens toi Mérieux, tu t’enfonces ! Ton incompétence dans le domaine de l’art devient pathétique. Essaie d’organiser un spectacle, un concert, de produire un disque ou un film, ou même d’avoir une galerie d’art… On verra si tu mépriseras à ce point l’art, la rentabilité, le point-mort.

            Quand on ne sait vraiment pas de quoi on parle, on se la ferme.

            • Et puis, mets-toi un peu à lire les biographies des plus grands (Mozart, Stravinsky, Disney, Chaplin…). Le fric était central dans leur vie. Ils courraient après, comme tout le monde. Pour produire, monter des films , des concerts… Continue à tenir ce discours face à des professionnels, tu finiras à la rue !

              J’te vois bien face à ton employeur :
              « Bonjour M’sieur, je veux bien un rôle dans votre film, mais j’v’eux surtout pas êt’ payé et peu m’importe que vot’ film gagne des tunes ou pas, et pour vot’ peine, comme j’ai pas envie d’être payé, mon intervention vaut que dalle, et donc que je fasse rien ou plus pour vous, cela ne changera pas grand choz »… « Ah, vot’ film il va être merdique si chui pas motivé par l’argent ! Quel salopard ce mec, capitaliste de merde, fasciste, extrême droite »….

              Voilà le discours de Mérieux… et il en est fier.

              Si tu ne veux pas en avoir, de fric, être rentable pour celui qui t’emploie, banquable quoi, tu ne resteras qu’intermittent à vie tant que le système te fournira des émoluments de chômage, mais tu ne seras jamais un artiste, mon gars ! Tu seras un chômeur à vie. C’est un choix de vie, un métier comme un autre aujourd’hui après tout.

              Pour trouver du boulot et des clients en art comme ailleurs dans le commerce il faut être performant, parmi les meilleurs. On achète les Ferrari et on jette les 4cv. C’est partout pareil, mon gars. L’argent mène le monde. Ici on est sur Terre, redescends de ton nuage rose !

              – Qu’est-ce que tu fais dans la vie mon fils ?
              – Chômeur CGT intermittent du spectacle.
              – C’est un métier ça !
              – Tant qu’je gagne, je joue !

              • Tu connais pas la technique Stravinsky, à ce que je vois. Stravinsky (un des pus grands compositeurs du XXè siècle, parmi le trio de tête avec Ravel et Debussy) voyant qu’il ne vendait pas assez cher ses partitions à ses éditeurs se mit à les réécrire. Pourquoi ? Il était payé à la mesure. Ce voyant (pour ceux qui s’y connaissent, qui sont compétents dans le domaine quoi, de vrais artistes quoi !) se mit à réécrire ses partitions en 4/4 pour les mettre en 2/4. Il augmenta donc le nombre de mesures par deux sans changer la musique ni sa durée, ce qui lui permit de facturer deux fois plus cher (x2, 200% quoi, des chiffres, des tunes, quoi ! ) le prix de ses partitions. Je le tiens d’un compositeur de mes relations qui l’a rencontré.

                Pas de rentabilité dans l’art a dit Mérieux.
                Il est intermittent, lui. Il sait.
                Mais il sait plus quoi, ni de quoi il est intermittent à vrai dire.

                Il intermitte.
                Il chasse mes mites.

                Descends de ton nuage, Mérieux !
                Sois sérieux !

              • Bon, je vois que Monsieur… « fraserve » se vautre dans la caricature. Je vous plaint mon petit Monsieur et je remercie le Ciel de n’avoir rien en commun avec vous. Difficile de ne pas être misanthrope en vous lisant ! Rempli tes poches de dollars et d’euros, ils t’accompagneront très certainement dans ton luxueux cercueil, et ton épitaphe sera sans aucun doute : « J’ai réussi ma mort, mon cercueil est plein de fric ! »
                J’ai un seul souhait : que vous ne vous reproduisiez pas trop !

                • Mérieux a le sens de la supériorité divine de la gauche et cela se sent dans tous ses discours. Rien ne l’arrête. Vous dites un mot de travers, comme tous ses congénères : Pan ! « De droit ou Extrême droite », comme d’autres de ses ascendants politiques à une époque pas si lointaine faisait du Pan ! avec leurs armes pour éliminer tous ceux qui ne pensaient pas comme lui. Les tribunaux de Beria ont entériné la technique. Il n’y eu plus d’opposants. « Tuez moi ces moujiks ! » « Tous au goulag ! »

                  Moi je veux bien que tu vives Mérieux, j’ai rien contre toi. Je te dis juste que tu te trompes en pensant qu’être intermittent c’est être artiste. Moi je suis artiste professionnel depuis 35 ans, compositeur, éditeur, orchestrateur, je vis de mon métier en ayant créé une société de production et n’ai jamais été intermittent, en ai toujours vu et mesuré de l’intérieur du métier des excès qui me semblaient incompatibles, digne d’escrocs par moments, avec l’éthique d’un artiste. C’est tout ce que j’ai constaté. Je l’ai vu dans mon travail lors de collaborations, de prestations ou de travail intégré à des boites de productions audiovisuelles, à la Télévision Française publique, dans les boites de production de films, sur les plateaux de télévision, de cinéma et de théâtre… On m’a même par deux fois proposé ce statut pour me faire payer par l’organisme de chômage (dont je ne connais même pas le nom) lors de travaux à plein temps dans mon métier de compositeur pour des boites de dessin animé. Les boites de production connaissaient le filon, en payant moins leurs employés, elle faisaient plus de marge, elles faisaient de fausses déclarations d’heures, en gérant au mieux les plannings de tournage ou de travail (même des secrétaires de prod ont eu ce statut) pour permettre aux « intermittents d’être payés en complément par l’État. France Télévision a abusé du système jusqu’à plus soif… Pour un organisme quasi public, cela faisait tâche, se comporter comme des escrocs de manière institutionnelle. Des milliers de pleins temps y ont été financés à l’année par le statut d’intermittents.

                  Ce sont des faits économiques dénoncés par la Cour des Comptes. La Cour des Comptes est-elle « de droite… ou d’extrême droite » selon tes critères.

                  C’est donc de la pratique que je te parle, pas du baratin. Je constate juste que cet article de Baptiste Créteur ne dit que la vérité vécue de l’intérieur.

                  Le statut d’intermittent du spectacle ne correspond à aucune réalité professionnelle de fond, a permis toutes les détournements, dans les lieux cités plus haut et bien d’autres, non seulement du concept de chômage ou de travail partiel, mais aussi du concept ou statut de travailleur (artistique) indépendant. Après, tu peux sans m’insulter (« droite ou d’extrême droite » car chez les gens de gauche comme toi, ces termes sont des insultes et utilisés toujours ainsi en public de manière pavlovienne (pour détruire la réputation de celui qui vous résiste bien entendu, détruire la réputation détruit le commentaire comme chacun sait) telle qu’on vous l’a appris dans les cellules communistes ou à la CGT, c’est d’un classique que je dirais historique sans me tromper d’un iota sur les méthodes staliniennes développées en France par les partis frères depuis la fin de la guerre 39-45. là aussi, que des faits historiques. Je n’ionvente rien du tout. Des faits.

                  Et tu continues à t’enfoncer, et tu continues, et tu continues…

                  Dire que tu n’est pas d’accord, me traiter « de droite ou d’extrême droite » dans ton premier commentaire n’a fait que te permettre d’entrer dans la fâcheuse catégorie des racistes d’extrême gauche : antisémites, antisionistes, anticapitalistes, antilibéraux (là tu te lâches, t’as trouvé ton site de combat et tu t’accroches) antiracistes mais racistes anti blancs notoires… On connait toutes les ficelles sémantiques, j’ai lu tous les bouquins sur ces sujets, toutes les méthodes utilisées par la désinformation communiste. Tu sais je lis beaucoup, je me documente depuis que je suis adolescent à ce sujet, c’est à dire depuis 35 ans.

                  Notre communiste affilié à son dogme invariant et inoxydable (faut le dire vite, c’est plutôt la bérézina inversée depuis 1990), dès qu’ils voient un autre son de cloche que celui que leur parti fasciste a promulgué avec force de loi bétonnée, traitent tous ces travers au dogme ou à la doxa de déviants, d’extrémistes. Ce qu’ils sont en somme ! C’est de notoriété publique mondiale dès qu’on franchit le rubicon de la pensée unique qui prévaut dans ces lieux que notre ami semble connaître comme sa poche. C’est son meilleur rôle, apparemment ! Il est pas intermittent,ici. Bref, une vocation est née chez notre Mérieux. Sur le point il y a Cactus22. Ici il y a Mérieux, notre nouveau Don Quichotte de la Gauche intermittente en déroute.

                  Alors, on on commence à réfléchir avec ce qui nous reste de cerveau conscient et rationnel et on se dit que son statut est condamné à terme comme le montre la Cour des Comptes depuis de nombreuses années (dirigée par un socialiste Didier Migaud) et qu’il faudra bie évoluer un jour dans sa tête comme les mammifères l’ont fait mais pas les archéos dinosaures de la gauche extrême ou alors on s’enferme dans sa tour d’ivoire et on défend son bout de gras usurpé jusqu’au bout de tes tripes, ce qui a quand même une certaine élégance vu que l’énergie ne se porte plus sur les planches, à son grand désarroi…

                  Car on peut constater sans être médisant qu’être obligé de faire un minimum de 507 heures par an pour obtenir ce statut, c’est quand même pas la mer à boire (circa 10 heures par semaine en moyenne), n’est pas demander à ces « artistes » de passer leur temps à faire ce métier pour en vivre, c’est le moins qu’on puisse dire sans être malhonnête pour un sou.

                  C’est ce que chacun avait pu constater ici malgré tes dénégations confondantes de notre ami (qui me voit bien dans un « luxueux cercueil » je le cite, la vie gène toujours le communiste, il faut l’éradiquer surtout quand elle récalcitre comme moi) et les insultes qui fusent dès qu’on s’attaque à ces niches statutaires de la fonction publique.

                  Car il faut bien dire le fond de la vérité comptable, un intermittent du spectacle, si son revenu artistique est inférieur à son revenu d’intermittent du spectacle devient de facto un fonctionnaire de l’Etat.

                  • Le meilleur pour la fin, comme toujours.

                    Nos étatistes socialistes ne sont pas fous. En clientélisant l’intermittent du spectacle dès 1981, ils l’ont fonctionnarisé. Et chacun sait que le statut de fonctionnaire fait voter à gauche dans l’immense majorité. Tous les artistes, qui étaient libéraux avant guerre (les deux) sont devenus « de gauche », se sont mis à voter à gauche. Vu que le gauchiste était réfractaire par nature au pouvoir, il était naturellement dans l’opposition. Il s’opposait au pouvoir par réaction. Quand la gauche arrive au pouvoir, l’artiste devient consensuel, « de gauche ». Il ne va pas se mettre à cracher contre son propre vent.

                    Avant, il votait à gauche pour les convictions, jusqu’au pire du pire vu certains choix idéologiques pro-staliniens : de fameux artistes ont sciemment défendu Staline dans l’Huma, et non de moindres. Des jusqu’au-boutistes de la sulfateuse ! Des noms, non ! Tout le monde les connaît.

                    Dommage pour la gauche qu’aujourd’hui le réfractaire au système se trouve uniquement chez les liberaux.org. Artiste réfractaire de gauche aujourd’hui, cela sonne comme « mollasson suiveur ». Quelle originalité aujourd’hui à être un artiste de gauche ? Aucune. Positionnement moutonnier. On fait comme tout le monde pour avoir du boulot : on suit la meute aboyante, le troupeau docile derrière les drapeaux sanglants.

                    Un petit détail qui tue pour finir. Debussy, notre compositeur national (dont on va fêter le centenaire de la disparition en 2017 après le 150naire de la naissance il y a moins de 5 ans) était avant sa mort « nationaliste ». C’est un fait historique quand on lit ses écrits et ses prises de position anti-allemandes. Le moins que l’on puisse dire, même s’il n’a pas toujours été riche, c’est qu’il adorait l’argent et plus il en tombait, plus il était heureux, comme toute personne normalement constituée. Aujourd’hui, c’est triste à dire, il serait stigmatisé, assimilé par la bien-pensance comme « extrême-droite », ne trouverait donc pas de travail… Logique de gauche !

                    Si vous voulez chercher aujourd’hui un artiste « qui en a  » comme on dit, n’allez surtout pas le chercher à gauche. A gauche vous ne trouverez que des suiveurs, des »fonctionnaires des arts », des ronds de cuir, des rentiers quoi ! Qui somnolent parce que la soupe est bonne.

                  • Eh bien… quel discours ! ça sent l’idéologie néo-libérale à plein nez, mais bon… si cela vous rend heureux, pourquoi pas ! Par contre, je trouve toujours étonnant, chez les gens de votre espèce, que vous tiriez des généralités (douteuses) de simples remarques et d’avis personnels liés à une expérience.
                    Par exemple vous dites, à partir de mes propos, que je suis « communiste », adhérent à la « CGT », disciple de Karl Marx… ce qui est, je vous l’assure, totalement faux. Je ne me reconnais pas du tout dans ces idéologies extrémistes et, je pense, dangereuses.
                    D’autre part, vos « généralités » sur les intermittents du spectacle sont très réductrices et ne correspondent pas tout à fait à la réalité. Vous avez tout à fait raison quand vous dites que les grosses sociétés de production profitent du système de l’intermittence, et il est clair qu’une réforme s’impose à ce sujet. Il y a là un scandale évident. D’ailleurs, TOUS les intermittents pensent qu’une réforme du système est nécessaire, mais pas celle proposée actuellement par le gouvernement soi-disant « socialiste ».
                    Par contre, le statut d’intermittent est nécessaire à la survie de nombreuses Compagnies de théâtre, de danse, de musique. En fait à tout le spectacle vivant. Et je vous assure qu’il y a de très nombreux talents parmi toutes ces Compagnies. Si vous voyagez un peu, vous constaterez vite que la France est le pays où la création théâtrale, musicale, chorégraphique, est la plus riche au monde. En Angleterre par exemple, depuis la funeste période de Mme Thatcher, il n’y a quasiment plus de petites Compagnies théâtrales professionnelles. Il ne reste aujourd’hui que les grosses productions ne « créant » que de la mauvaise soupe style TF1, ou bien des Compagnies amateurs. Idem aux Etats-Unis, où il ne reste que les mêmes super-productions abêtissantes ou les théâtres amateurs universitaires. Allemagne : idem. Italie : quasiment plus rien dans le spectacle vivant. Et si la France a encore cette richesse de créativité c’est beaucoup grâce à ce statut d’intermittent du spectacle. Il y a des abus ? Oui, oui et oui. Et alors ? Tout système ne génère-t-il pas des abus ? Il y a des abus dans les banques. Faut-il supprimer les banques , Il y a des abus dans les Assurances. Faut-il supprimer les Compagnies d’assurance ? Il y a des abus dans le monde politique ! On les supprime ? dans l’Education Nationale… on n’autorise que l’école privée ? Mais il y a des abus aussi dans l’école privé. Donc on supprime aussi l’école privée ? Il faut réformer ce qui ne va pas partout, c’est évident, mais de là à supprimer quelque chose uniquement parce qu’il y a des abus, c’est complètement insensé. OUI il faut réformer le statut des intermittents du spectacle, mais surtout en tapant là où se trouve le vrai problème : les grosses boîtes de prod, les chaînes de télé et de radio, les sociétés d’audio-visuel. Par contre, il me semble important et même vital pour la santé culturelle et artistique de notre pays de sauvegarder le spectacle vivant.
                    Voilà mon credo. Il n’est ni de gauche ni de droite (je suis totalement apolitique), il est humaniste, ouvert au droit à la culture populaire et non élitiste. Je suis peut-être (certainement) naïf, mais je ne comprends même pas que l’on puisse avoir la volonte… le désir… de supprimer ce statut si essentiel au bouillonnement créatif. Il y a du bon et du mauvais dans ce qui est créé par les intermittents du spectacle ? Oui, c’est évident, mais concentrons-nous sur le bon qui ne pourrait pas être là sans ce statut et… tant pis pour le mauvais. Pour plus de sagesse en cette affaire, écoutons ce conseil donné par un juif éclairé il y a environ 2000 ans : « Ce n’est pas à nous de séparer le bon grain de l’ivraie, laissez croître les deux ensemble, le temps (ou Dieu) fera le tri. »

                    • Ah, Mérieux ressuscite ! Tant mieux ! Enfin un constat équilibré de votre part. Je désespérais de vous sauver de la noyade vu votre empressement à vous perdre et ne pas voir les chose en face. Vous nous rassurez.

                      Les abus sont créés de tout temps par les institutions et les habitudes, c’est pourquoi il faut supprimer le statut d’intermittent du spectacle. La réforme ne se fera qu’à la marge minimum, au moins disant, comme toujours en France : un machin de plus. A Hollywood, système que je connais bien, la médiocrité vous fait immédiatement sortir du jeu. Par ailleurs le système libéral de là-bas produit autant de merdes qu’en en France, mais celles-ci sont rapidement cantonnées à des sous-catégories et des marges. Le système de concurrence impitoyable qui y règne crée de l’émulation et donc de l’excellence par contagion. On ne résiste pas là-bas si on est médiocre. Même dans le porno, il faut être excellent.

                      Rien de tout cela en France. Ce qui est navrant du système de l’intermittence, c’est que le statut fonctionnarise et sanctuarise même la merde produite et ceux qui la produisent. Le statut de fonctionnaire intermittent rend l’intermittent inattaquable même quand il est médiocre. Après, vous me dites que tout produit de l’excès. Je suis d’accord avec vous sur le fond en disant que l’institution qu’elle soit privée ou publique, quand elle est statique et irréformable, créé de l’excès et des dérapages. Le cas actuel de l’État Français est catastrophique sous cet aspect. La réforme ne s’y produit que par le chaos financier ou guerrier, séquences probables à venir qui emporteront tout avec l’eau du bain, les intermittents bien entendu avec.

                      Échéances souhaitables comme en UK sous Thatcher, contrairement à ce que vu affirmez, qui est le miracle de l’Angleterre de ces 30 dernières années. Vous n’avez peut-être pas connu l’Angleterre avant cette époque, trop jeune sans doute ! Moi si. Un véritable chaos économique, syndical, entrepreneurial, dans les années 70. Identique au nôtre aujourd’hui. Rien ne marchait plus. Transformation idéologique qui est évidemment souhaitable ici pour une mise à plat régénératrice et salvatrice, pour le plus grand bien de tous. Rien de tel alors que de laisser au marché faire le tri dans ces occasions, parce qu’il élimine l’obsolescence de manière drastique, parce que celui-ci ne remet pas le couvert sur ce qui ne marche pas. Shumpeter a nommé cette phase « la destruction créatrice ».

                      C’est contre toute attente et celle des étatistes marxistes qui ne croient qu’au socle invariant d’un système créé parfait donc impossible à remettre en question, que le système libéral est infiniment supérieur au système socialiste-marxiste étatiste. En France, il libèrera les énergies engluées dans un magma administratif incompréhensible et destructeur de talents, qui partent ailleurs en masse comme jamais dans l’histoire de France sauf lors de la révocation de l’Édit de Nantes. L’État veut se réformer aujourd’hui (dans les paroles) sans jamais le faire dans les actes. C’est devenu impossible par ailleurs, à part par le chaos financier et les injonctions supranationales. Car aujourd’hui les meilleurs s’en vont ailleurs. Le système ne génère plus que scléroses et nécroses.

                      Le libéralisme et le chaos, ou la mise à plat de l’État, la fin des privilèges (tiens, cela me rappelle quelque chose) créera une phase de croissance. Hors système libéral, la France est condamnée à mourir et votre intermittence du spectacle subira le même sort.

                      Le meilleur à souhaiter est l’application du système libéral américain. Regardez les décombres de l’informatique française, elle n’a pas tenu le coup, elle était médiocre et a voulu s’en tenir au Minitel. N’était-ce pas Fabius qui a mis un ordinateur Français dans chaque classe quand il était Premier Ministre au début des années 1980 ? Obsolescence des PC français en moins de deux ans face à Atari et MacIntosh. Le Minitel, qui marche toujours bien d’ailleurs… mais quelle obsolescence par rapport à l’Internet américain et son informatique.

                      Pragmatisme, efficience, contre idéologie vieillarde. Le match est perdu d’avance. Le système libéral ne tolère que l’excellence, pour les voitures, les assurances, comme pour les brosses à dents. C’est tout bon pour le destinataire final, le client. Eh oui, les artistes ont des clients aussi. Ils s’appellent « le public », et celui-ci est de plus en plus exigent. Logique, la concurrence fait rage et il se rue vers les productions américaines, qui sont d’extrêmement haute, très haute qualité, quand il ne veut plus s’emmerder dans les productions Françaises chiantes et psychanalytiquement faibles. Un seul résiste en France, Europacorp. Le modèle est américain. Cherchez l’erreur, et la culture est française, quand même ! Oui aussi dans l’art, vous ne pourrez y échapper s’opère un tri, un darwinisme social. Les meilleurs gagnent, comme au stade. Cela vous choque ?

                      Vous dites qu’il y a beaucoup d’énergie dans l’intermittence… Il faudrait me diriger vers les sites et le lieux où elle subsiste… Il y a surtout beaucoup d’attirance pour ce statut car il permet à n’importe qui de se croire dans un milieu artistique alors qu’on n’est pas fait pour. Dans les systèmes anglo-saxons que je côtoie depuis longtemps dans le domaine des arts, en musique (les meilleurs orchestres du monde sont à Londres, à NY et à LA), j’y ai rencontré certes beaucoup moins de monde qu’en France, mais je n’y ai rencontré que des pros jusqu’au bout des ongles, chacun à sa place, de l’excellence, partout. Il suffit de visiter les studios londoniens, regarder les méthodes de travail des orchestres. cela laisse sur le cul quand on a travaillé longtemps en France, ou le je-m’en-foutisme et la gaudriole, comme la complaisance dans la médiocrité sont assez présentes. Là-bas, que des pros dans leur domaine respectif et le niveau est très haut. Travaillez en UK comme un Français, tout le monde vous regarde comme un zombie, avec un pméris uinsuportabe « Ah, ces Frenchies, ces froggies ! « . Les anglais adorent la France… pour les vacances !

                      Par contre en France, j’ai rencontré des pros, certes, mais aussi une immense masse de glands pas faits pour ces métiers. Cela se sent sur les tournages et les plateaux, comme à France Télévision ou à la SACEM à une époque, où les couloirs étaient remplis à l’année de gens qui marchent. Il y a beaucoup de gens qui marchent dans les couloirs des grandes institutions Françaises… « Je vais en réunion » est l’argument générique. « Je suis totalement dé-bor-dée, je vais en réunion. » Le syndrome dénoncé par Zoé Shepard.

                      En France, comme partout, ce qui marche est avant tout libéral, évolutif, adaptable en permanence selon s nouvelles normes internationales, pragmatique. Système qui maintient le système non libéral en état de survie par les impôts, et ce qui ne marche pas est étatiste. En France comme en URSS à l’époque soviétique, le modèle est identique. Pour 3 personnes employées, (je parle ici uniquement de mon métier dans la sphère publique dont font partie les intermittents) il y en a une qui travaille réellement, l’autre surveille et la dernière appartient au parti. C’est caricatural, mais c’est pas loin de la vérité. Vous n’avez pas remarqué que le système de l’intermittence est quasiment calqué sur celui du stagiaire précaire. Plein de petites mains sont disponibles pour que le système et ses cadors (d’obédience publique) continuent à subsister. Il ne créée pas des artistes ou des techniciens du métier, mais des débiteurs, des électeurs.

                      Aux USA, seuls les bons dans ces métiers subsistent et c’est normal. Ici on compte un système ou plus de 50% (je suis gentil, c’est un minimum) des gens n’ont rien à y faire, ni compétents, ni formés, mais présents et utiles au système socialiste qui a besoin d’une armée de réserve permanente, des prestataires à ass coûts de production. L’analyse marxiste est dès lors efficiente, mais elle l’est seulement parce que le capitalisme de connivence est pieds et poings liés à l’Etat. Lors des crises permanentes du système étatiste (non viable par essence car il ne produit pas de richesses) cette armée de réserve est employée à battre le pavé. Cela arrive souvent et de plus en plus, chaque année car le secteur est en crise permanente désormais, comme à la SNCM, vu que le modèle comme ses bénéficiaires sont archi sous employés de plus en plus face à une concurrence qualitative qui avance comme un rouleau compresseur dans du beurre. Que peuvent contre une concurrence d’extrême qualité, une main d’œuvre et des produits peu efficients, peu productifs, peu rentables, d’un coût maximum.

                      Les seules raisons pour lesquelles le système est mort est bien là. il faut en être conscient.
                      Les dragons libéraux nous marchent dessus. N’espérez pas avec l’intermittence du talent ou du travail, ou de l’excellence partielle et momentanée emporter la mise. Le combat est perdu d’avance. La messe est dite. Quand on travaille 507 heures par an, alors qu’aux USA les musiciens d’Hollywood sont des forçats et ont 15 jours de congés par an… Je sais, c’est injuste, mais la vie est injuste. La France a choisi son système. Les frontières ont ouvertes. Il faut en assumer les conséquences.

                    • « Par contre, le statut d’intermittent est nécessaire à la survie de nombreuses Compagnies de théâtre, de danse, de musique. »

                      C’est évidemment une subvention déguisée. En France, pour produire des films, le système des aides est devenu tellement performant, même pour pondre des invendables (seuls 50 films sont rentables sur 280 produits pas an), que certains films n’ont même plus besoin du public pour arriver au point mort. La « destruction créatrice » n’existe plus, la création se meurt car le turnover est inopérant, la concurrence réelle (sauf avec les dragons libéraux qui tuent la médiocrité) quasi inexistante, comme dans le système politique. En France, mauvais ou pas, vous voyez toujours les mêmes têtes dans le système politique comme dans le show business.

                      Impossible de réformer le mammouth. La médiocrité est la référence, sauf cas cités plus haut et épiphénomènes. La mise à mort est donc la seule solution. Les épiphénomènes français excellent qui arrivent chaque année raflent à eux seuls la mise des entrées. L’excellence française est tellement rare que le public accoure. L’idéologie française élitiste (médias, musiques, cinéma, radio, théâtre, danse…) a théorisé pendant l’apogée de l’art contemporain le fait qu’elle n’avait plus à plaire au public… Elle se l’est aliéné. Il faudra du temps et des œuvres majeures pour que le public revienne. En attendant, le système est sous perfusion et en état de mort clinique.

                      Quand les œuvres majeures sont là, le public est là. Il n’attend que cela. Pour l’instant, il ne trouve que cette offre chez les dragons libéraux. Tant pis pour la production française de moins bonne qualité. Combien de génies dans vos 110.000 intermittents du spectacle ? 1, 10, 100… Proportionnellement pas plus qu’à d’autres époques ! On ne juge un artiste, un vrai, que par ses œuvres. Le statut ou le système importent peu, seul l’œuvre existe. Chacun avait compris aujourd’hui que le génie (de tous les pays) était très présent en Californie qui agit avec ceux-ci comme un aimant. Parce que leur système est tout simplement le plus juste, le plus performant, le plus rentable, les meilleurs s’y retrouvent, dans tous les domaines des arts. Peinture, sculpture, théâtre, cinéma, musique…

                      « Pas de blablabla, des résultats » dit l’adage.

                    • C’est pas moi qui le le dit cette fois, que vous voulez casser votre gagne pain par votre idéologie de gauche !
                      Pourtant l’article n’est plus tout jeune, mais dit à peu près la même chose que moi, « que mon « discours libéral » :

                      http://www.contrepoints.org/2012/07/31/92148-le-film-francais-aussi-se-delocalise

                • Pour finir, j’ai 4 enfants et j’estime être un bon père, mes enfants aussi.

                  • Je réponds à votre long propos sur les mérites des Etats-Unis et de Mme Thatcher, etc…
                    Je n’entamerai pas le débat sur ce sujet, nous ne sommes visiblement pas sur la même planète vous et moi, et nous ne vivons pas selon les mêmes valeurs.
                    Un détail de vos propos me montre à quel point vous ignorez la réalité de ce que vivent les artistes en France (je parle de ceux qui vivent grâce au statut d’intermittent). Vous dites : « Quand on travaille 507 heures par an, alors qu’aux USA les musiciens d’Hollywood sont des forçats et ont 15 jours de congés par an… », vous montrez là clairement que vous ne connaissez pas la réalité, mais que vous êtes enfermé dans votre idéologie. En effet, un artiste (avec le statut d’intermittent du spectacle) ne travaille pas 507 heurs par an ! ça, ce sont les heures qui sont déclarées. Mais il faut rajouter les répétitions non payées, les heures et les jours à apprendre un texte ou à préparer une mise en scène, la formation permanente nécessaire dans tous les métiers du spectacle, etc… etc… TOUS les intermittents du spectacle que je connais (moi le premier) travaillent effectivement plus de 50 heures par semaine, et pour ma part je ne peux prendre qu’une semaine de congés payés par an depuis de nombreuses années. Les spectacles que je crée dans la Compagnie de théâtre que j’ai créé en 1988 marchent plutôt bien et nous tournons pas mal en France et à l’étranger. Je ne pense pas faire de « la soupe » ou être médiocre ! En tout cas ce n’est pas l’avis de la presse en général ni du public. Et pourtant, sans le statut d’intermittent du spectacle, la Compagnie s’arrêterait net. Rideau ! Ce statut est vital pour de nombreux artistes, Monsieur. Et je vous demande de ne pas être méprisant ni condescendant envers tant et tant d’artistes courageux et talentueux qui sillonnent la France (et l’étranger) et qui nourrissent véritablement le tissu culturel du pays. Soyez respectueux, svp. Et ne pensez pas détenir l’ultime vérité. Un peu d’humilité. Pour ma part, si je me place au niveau théâtral (mon job), je trouve qu’il ne sort absolument rien de bon des Etats-Unis, ni du Royaume-Uni, ni d’Allemagne ! Tous ces pays dont la seule valeur absolue, le seul Dieu est l’Argent !
                    Je me permets de vous donner un conseil : lisez (ou relisez) : LETTRE A UN JEUNE POETE de Rainer Maria Rilke. Ce texte est tellement actuel qu’on devrait le faire lire en priorité à tous les élèves et étudiants de France. Voilà une vraie et enrichissante vision de l’Art. Voilà, en fait, le fond de ma pensée, de mon « combat », de ma « foi ». Et j’ai tendance à croire davantage Rilke que vous.
                    Je ne veux vraiment pas vous agresser, Monsieur, et si je l’ai fait dans un mouvement d’humeur, pardonnez ma maladresse, mais vraiment je vous assure que je désespère de l’humanité quand je lis les propos que vous tenez et que l’on entend trop souvent ici ou là. (Re) lisez LETTRE A UN JEUNE POETE… ! Vraiment. Avec lui, la vie a du sens, de la beauté, de la force, des racines, elle a une odeur, de la chair, de la sensualité, du corps. Elle ne se réduit pas à la défense d’une petite idéologie passagère et dérisoire. Oui, lisez Rilke, cher Monsieur…. Bonne soirée à vous.

                    • J’ai ce livre dans ma bibliothèque et aussi celui de Yehudi Menuhin « L’art espoir pour l’humanité ». Je les relis chacun tous les deux ou trois ans depuis que j’ai commencé dans mon métier de musicien en 1980. Mais cela ne suffit pas, ces lectures ont édifiantes, essentielles pour la philosophie profonde de l’art mais notoirement insuffisantes pour la pratique. J’ai aussi lu beaucoup des biographies d’artistes majeurs des siècles passés, leur quotidien, et cela m’a plus pénétré à long terme. J’avais la philosophie des deux premiers au fond de moi, elle n’a pas changé sur le fond de l’art, du langage, du comment parler au public, avec son cœur, ce que font tous les grands.

                      Lettre à un jeune poète n’est plus tellement actuel même s’il est fondamental. Vous en connaissez vous des poètes qui vivent de leur art ? Des chansonniers (adaptés) oui ! Des poètes, non.

                      Aucun génie du passé n’a jamais échappé au pragmatisme dans l’art pour exercer le sien de son temps. Tous les moyens étaient bons pour survivre et continuer à exercer leurs talents. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. Pour résister dans ces métiers, il faut être bon artistiquement, c’est la base mais cela ne suffit pas. Il faut vouloir être aussi le meilleur, tout le temps, travailler sans relâche, continuer comme un mort de faim chaque jour de sa vie. Ce sont des métiers usants, bouffants pour le stress. Il faut apprendre à contrôler ces contingences physiques par le sport et la respiration, comme vous savez.

                      Il faut aussi s’adapter à la conjoncture qui nous entoure et change en permanence si l’on veut résister au temps qui passe… J’ai pratiqué tous les métiers dans la musique, tous sans aucune exception, pour m’adapter, mais sans jamais me plaindre. L’intermittence est une longue plainte d’un statut général et inadapté qui ne peut nourrir sur le long terme le trop plein de non artistes. Il est totalement décalé du véritable marché de l’art, où il y a une offre et une demande, quoi qu’on dise et qu’on pense. Non seulement le mécanisme est économique, mais en plus il est sans cesse mouvant mais aussi cyclique, ce qui le rend difficilement lisible et donc inadapté à des formules étatiques invariantes. Issues d’un Ministère de la Culture qui est toujours à la ramasse, est un suiveur plus qu’un mécène.

                      Et cela en France, visiblement, on ne sait pas faire, on ne l’a pas encore compris. Ce n’est plus intégré aux mentalités, le « aide-toi le ciel t’aidera ». On attend désormais tout de l’Etat Mama quand il n’y a plus de solutions individuelles qui existent puisque certains les trouvent. Mais il faut se bou-ger-le-cul ! Avoir une extra-sensibilité au temps qui passe, au vent, au souffle des modes et des courants philosophiques. Le métier d’artiste est un métier de marin, de navigant, il faut sentir le vent qui tourne très longtemps à l’avance, le voir aux signes du ciel, être un devin. Cela fait partie des sens de l’artiste, l’art divinatoire, pour préempter les modes de l’avenir et des humains (je vous informe, c’est un scoop, que ce n’est pas à l’ANPE du spectacle que cela se passe). Cette mentalité se résume en une seule obligation mentale « Marche ou crève et aide toi le ciel t’aidera ». Le socialisme (l’intermittence du spectacle) ne résoudra pas, jamais ces problèmatiques pour vous.

                      Mais je vais vous rassurer, ce n’est pas original à l’art, c’est comme cela dans tous les métiers aujourd’hui. Le monde entier marche sur ces normes. Je ne vois pas comment l’art pourrait y échapper, et l’État français et ses intermittents encore moins. L’intermittence tue la volonté de réussir dans ces métiers puisqu’elle protège et annihile la volonté de dépassement, l’autonomie, le génie, l’irascibilité du comportement solitaire de l’artiste, des forces que l’on ne trouve que lorsqu’on ne peut plus reculer et qu’on est au pied du mur, uniquement.

                      L’art, c’est cela. J’ai écrit des œuvres dont je suis infiniment fier et qui ont du succès chez les musiciens et le public. Aucune n’a été écrite dans des situations de confort. Aucune. Dès que j’ai eu du succès ou que j’ai eu une situation plus confortable, mon rendement d’artiste s’en est ressenti, je créais moins et moins bien, ce que j’écrivais devenait vraiment mauvais. Les plus grandes œuvres du monde ont été pondues dans des situations les plus inconfortables, c’est de notoriété publique. Relire les biographies des génies est assez édifiant à ce titre. Un adage français tiré du Robert des citations françaises dit « Musicien payé d’avance ne fait pas bonne musique ». Cela peut s’étendre à tout art. Si vous savez que le blé tombe sans risque, à l’avance, comme chez les fonctionnaires, de manière automatique et statutaire, vous ne ferez plus rien. C’est une règle individuelle et sociologique humaine bien connue.

                      Pour ce qui est du théâtre anglais et américain, vous n’avez donc pas été flâner sur Broadway et dans la rue des théâtres à Picadilly. Complets à l’année ! Il faut réserver avec un ou plusieurs mois à l’avance. Certes, ce n’est pas du boulevard à la Française, mais c’est anglo-saxon. c’est de l’entertainment. Ils adorent et affichent complet autour du monde.

                      Tous ceux qui ont réussi ont bouffé de la merde et ont évité de se plaindre, ont bossé deux fois plus. C’est pas l’ambiance 35 heures. L’intermittence du spectacle est devenu un aéroport pour oiseaux en déroute, un statut qui ressemble à une queue avant le confessionnal ou la psychanalyse. Vous pourrez pleurer cent ans sur le sort fait aux intermittents « qui ont du talent », « qui travaillent ». Je n’ai jamais douté aucunement que parmi eux de nombreux et authentiques talents étaient passionnés et travailleurs, mais le statut d’intermittent a tué la flamme et l’image de l’art, sa philosophie. Essayez de trouver chez Rilke et Menuhin le statut d’intermittent ! Au contraire, chez eux c’était intermipleintemps, jusqu’à la mort.

                      L’offre française artistique est devenue malheureusement trop faible et peu attractive, en qualité, alors qu’elle est impressionnante en quantité. Il faut choisir, qualité ou quantité. L’intermittence du spectacle a fait beaucoup de mal et beaucoup de dégâts comme la philosophie socialiste en ces lieux, comme dans l’art contemporain. La FIAC est remplie de croûtes sans valeurs, mais le supermarché n’a jamais été aussi plein. J’ai été quelquefois à Avignon, souvent à l’Opéra de Paris et sur les Boulevards. Hormis les œuvres du répertoire installées comme locomotives d’événements, le reste, la nouveauté est vraiment trop décevante, sauf exceptions… La suffisance et le nombrilisme sont la règle, même chez les têtes d’affiche. Il n’y a plus d’œuvres majeures ici, et malheureusement le système français étatiste en est responsable. Il y a beaucoup d’artistes ou de « soi-disant » génies, mais il y a très très peu d’œuvres, de chefs-d’œuvres, de moins en moins. Etonnamment, aucun pays du monde ne nous les envie ou nous les réclame, sauf exception. Ceux qui sont bons partent rapidement à l’étranger. Il y a le problème de la langue française qui a perdu son universalité sauf chez les élites lettrées et universitaires de la Terre. Mais hormis cet îlot francophile et francophone, le succès populaire est rare, cantonné désormais à notre métropole ou à l’aire francophone… Le monde s’est mondialisé, est ultra en mouvement et le socialisme l’a oublié, a bunkerisé l’art français. Syndrome de la Ligne Maginot !

                      Esprit français étatiste et invariant, monolithique, adepte des formules statiques et immobiles, quand tu nous tiens ! Les résultats sont identiques à la célèbre ligne édifiée en 15 ans, obsolète en 15 heures.

                      Il n’y a pas de hasard, jamais. Mon discours est dur, vous fait mal et vous télescope, mais peut-être vous rendra service un jour. J’ai écouté depuis le début de ma carrière celui d’un philosophe libéral de l’école économique américaine et son titre phare résonne en moi chaque jour « S’adapter ou périr ». Ne serait-ce pas ce qu’ont fait les espèces sur la Terre depuis le début du vivant ? Les artistes seraient-ils fondamentalement différents d’elles ? une espèce à part ?

                    • Regardez juste aux USA Le Cirque du Soleil…
                      En France Zingaro a ce niveau international d’excellence.

                      « Intermittence du spectacle ». Même les mots parlent.

                      Dans « spectacle » il y a « spectaculaire ».
                      Si le « spectacle » ou le « spectaculaire » est « intermittent », alors le public sera « intermittent » dans un premier temps puis de plus en plus « absent ».

                • Ca craint la mauvaise publicité pour les laboratoires. Puisque désormais Mérieux confirme mes pires craintes, fait dans le factieux, dans le couplet eugéniste digne des pires catastrophes maxistes-léninistes stalinistes voire parti frère national socialiste le plus extrême. Car en gros il me dit texto dans son « J’ai un seul souhait : que vous ne vous reproduisiez pas trop » une belle déclaration d’intention telle que l’avaient promulgué en leurs temps ces partis criminels par leur « empêchons ces déviants, débiles et récalcitrants de se reproduire ! Stérilisons-les ! « .

                  Merci Mérieux de nous étaler ici toute l’étendue de votre idéologie.

                  • Bonjour

                    Pour info, le Cirque du Soleil est québecquois.

                    Je suis votre débat depuis hier avec intérêt, et aussi une certaine appréhension quant aux dogmatismes de tous bords.
                    Quelques réflexions:
                    Le statut de l’ intermittence a d’abord été mis en place pour les techniciens du spectacle.
                    Les critiques relatives à la nuisance du système sur la qualité de la production artistique ne recouvrent donc qu’ une partie du sujet.
                    Que le système ait généré une fonctionnarisation de certains artistes, c’ est évident. Que cette fonctionnarisation soit devenue une généralité, c’ est beaucoup moins sûr.
                    Oui, la course aux cachets a tendance à nuire à la qualité artistique. Mais la course à la survie également.
                    Combien d’artistes reconnus sont morts dans la misère? L’ intermittence n’ est pas un métier mais un coup de pouce.

                    Monsieur Fraserve, vous faites des corrélations qui me semblent un peu légères: la misère ou l’inconfort comme contexte favorable à la création véritable? Pour le blues à la rigueur… Qui cultiverait la précarité pour pondre des chef-d’oeuvres? Le succès public comme garantie de qualité d’ une oeuvre? L’histoire nous a prouvé que non. Pour mémoire la création du Sacre du Printemps, les premières des quatuors de Bartok à Paris devant des salles de cinquante personnes les meilleurs jours, les innombrables peintres, sculpteurs… reconnus 50 ans après leur mort. L’adhésion du public ne me semble pas être un gage de qualité ( ni de médiocrité bien évidemment). Il n’est pas toujours facile de se confronter à des oeuvres, des langages nouveaux, tout simplement.

                    Vous semblez dénigrer une bonne partie de l’art contemporain (ça m’arrive aussi parfois!), ainsi que l’ intervention étatique au niveau culturel.
                    Vous avez eu l’amabilité de nous donner l’adresse de votre site.
                    Vous faites une belle musique, sensible et bien construite… et très directement debussyste! Ne croyez vous pas qu’elle est tout de même beaucoup plus facile à écouter de nos jours que celle de Debussy il y a un siècle? Debussy et Stravinsky étaient de sacrés inventeurs et ont fait grincer pas mal de dents à leur époque!
                    Penseriez-vous vraiment que vos pièces symphoniques soient jouées sans recours à des subventions? Que le prix des places soit ce qu’il est sans subventions? Que les festivals se montent avec l’argent des spectateurs et sans intermittents? Je ne vous ferai pas cette injure.

                    Les USA nous donnent de belles choses, et inondent aussi le monde d’un paquet de saloperies. Nous baignons dans la muzak.
                    Il y a des mauvais partout, intermittence ou pas. Aux Etats-Unis la daube est faite de manière professionnelle, ici, elle est bricolée.

                    Pour finir: je ne suis pas intermittent du spectacle.

                    • Oui je le savais mais il tourne surtout aux USA et fait complet à Las Vegas, c’est pour cela que j’ai dit « allez voir Le cirque du Soleil aux USA »… Merci pour votre précision.

                    • Relisez il n’y pas si longtemps la genèse du premier Harry Potter. JK Rowling était dans la misère la plus totale à cette époque. Et c’est le système libéral de l’édition (et son talent littéraire narratif et inventif incroyable), et une force venue d’on ne sait où pour sortir de son marasme, qui firent d’elle ce qu’elle est aujourd’hui.

                      Mes généralités sont du vécu et font partie de l’histoire de l’art, des biographies historiques, en aucun cas des opinions. J’éviterai de vous citer des noms, il y en a trop.

                    • Ma musique très directement debussyste… C’est en général ce qu’on dit quand on n’en pas écouté l’immense teneur ni fait une analyse précise et fouillée, compétente. C’est bien la première fois qu’on me dit cela et pourtant, je connais ce milieu de l’intérieur depuis 35 ans. Personne de sérieux oserait me dire aujourd’hui que je fais une musique « très directement debussyste », ou alors ce serait pour me faire autre chose qu’un compliment. J’ai toujours fui Debussy. Je n’aimais pas son style dans les classes d’écriture.

                      Ce n’est pas parce qu’un écrivain écrit le Français parfaitement qu’il écrit comme Hugo, Mallarmé ou Proust. C’est assez réducteur, votre analyse. Vous avez écouté d’une oreille et 3’30 » de musique top chrono, sans doute !

                      Ce n’est pas parce que j’écris tonal, modal, très rythmique au piano puis spectral, sériel et full orchestral par moments mélangé en une sauce personnelle très joyeuse, solaire et positive, que j’écris debussyste, le dernier à avoir écrit consonant (il y en a d’autres depuis) avec la dissonance généralisée. Le procès est un tout petit peu facile. Il me rappelle certains procès récents (à la suite d’une conférence au Collège de France de Jérôme Ducros, par exemple) contre les « néos » portés par les « archéos » staliniens de l’art contemporain dépassés par la nouveauté de notre époque, dont je m’honore de faire partie… Certains me disent que j’écris comme Bach, d’autres comme Mozart, d’autres comme Schumann, d’autres comme Fauré, d’autres comme Morricone, d’autres comme Williams, d’autres comme Stravinsky ou Tchaikosvky, d’autres comme Keith Jarret, d’autres comme Scott Joplin, d’autres comme Messiaen… Debussy avait une sainte horreur des cadences classiques et des quintes et des octaves justes, il adorait le triton démoniaque, comme Scriabaine, son contemporain, ce qui est exactement le contraire de mon cas. Dans mes études d’écriture, mon maître me reprochait toujours d’écrire comme Scriabine alors que lui s’escrimait à vouloir m’apprendre le style de Fauré (on apprend les styles des grands maîtres en classes d’écriture, on apprend à les imiter, comme aux Beaux arts on apprend les styles des peintres en les copiant).

                      Et puis n’est-on pas le produit de ses influences ?

                      Chacun trouve dans ma musique les récurrences qui lui plaisent et c’est bien comme ça, si cela peut vous rappeler quelque chose de vivant en vous, j’en suis ravi. C’est toujours mieux que l’inverse en tout cas ! Moi j’écris ma musique avec mon cœur pour que les gens soient heureux de l’entendre. Je ne connais pas de musiciens compositeurs dont le rêve a été d’entendre leur musique sifflée par le public dans la rue. C’est le rêve de tous, même de Shoenberg. Allez siffler de la musique contemporaine ! Moi je peux siffler le début du Sacre, j’adore, c’est ma marque de reconnaissance quand ma musique est interprétée par des orchestres russes. Il adorent que je la leur rappelle et tous s’y mettent à la suite ! Un grand plaisir partagé de musiciens…

                      Foin déplaire à un public ! A quoi bon ? Quelle horreur ! Le spectacle n’a pas été conçu à l’origine pour cela. Quand j’écris je me dis que si ma musique me plait et me rends heureux, elle donnera du plaisir à d’autres.

                      Le progrès aujourd’hui est le retour à la consonance, pas la continuité dans la dissonance, dont on a déjà tout exploré depuis les 12 ultimes Études pour piano de Debussy et Shoenberg. « Lizst : « Retournons au passé, cela sera déjà un progrès ». Toutes les époques artistiques sont retournées au passé, sans cesse, comme dans un vaste accordéon. Ce qui est très difficile aujourd’hui, sociologiquement et professionnellement parlant, c’est d’écrire consonant, alors que les dissonants ont toutes les subventions et toutes les entrées dans la musique contemporaine. Vous décrivez exactement le contraire de ce qui se passe sur le terrain, donc vous ne connaissez pas l’actualité de la musique classique-sérieuse de notre époque contemporaine (je cherche des termes appropriés pour parler d’aujourd’hui en musique orchestrale et instrumentale dite « sérieuse », car j’écris aussi des chansons, de la musique pour les films , le ballet, les ciné-concerts).

                      Vous en êtes resté à Debussy face à son époque. Aujourd’hui, si vous voulez être complaisant avec le milieu intégré, fonctionnarisé, adulé par les médias à la botte et le lobby contemporain, écrivez dissonant, le plus possible, toutes les portes vous seront ouvertes. N’inversez pas les mécanismes historiques ! Je vis absolument l’inverse de ce que vous décrivez. La musique néo, très originale et synthèse des siècles précédents alors qu’elle est résolument moderne, actuelle – aucun compositeur n’a écrit comme nous dans les siècles passés et votre assertion ne résiste pas une seconde à l’analyse sérieuse tant les récurrences sont multiples et variées dans cette musique – est aujourd’hui totalement ostracisée, il faut en être conscient.

                      Comme à d’autres époques les modernes l’ont été, de manière équivalente, face aux anciens installés.

                    • J’avais oublié mon influence Rhythmics and Repetitives :

  • Intermittent, précaire à temps plein?
    http://youtu.be/ftwXvWShZMg

    • et ben…
      Debussyste n’était pas une critique de ma part, bien au contraire…

      • Vous savez, il faut bien comprendre une chose : tous les artistes compositeurs dits contemporains (de musique contemporaine s’entend, depuis 70 ans) sont de vulgaires et pitoyables suiveurs. Il n’ont rien inventé depuis Shoenberg, Berg et Webern et sont fiers de leur surplace intellectuel et créatif. Ils crient urbi et orbi qu’ils sont les génies de notre temps, hurlent au fascisme dès que l’on veut toucher à leurs privilèges insupportables.

        Leur musique est d’une pauvreté inouïe (en terme d’émotion et même de recherche et de construction) à la limite du ridicule achevé, on n’a surtout pas le droit de leur dire. Elle tourne depuis 70 ans sur un disque rayé sémantique et cela devient plus que fatiguant. C’est quasiment un crime de lèse majesté de leur signifier cette réalité que vivent tous les mélomanes en les écoutant, qui ne viennent plus aux concerts tant celle-ci a fini par fatiguer le public, même celui qui lui était le plus acquis à l’origine.

        Contre ces princes de sang, nous les néos sommes les roturiers.

        De la suffisance et de la supériorité de cette caste insipide, un fameux cinéaste des années 1990 a fait un fameux film sur la cour sous Louis XIV transposée à la nôtre : Ridicule.

        Leur temps est irrémédiablement fini. Mais comme toute caste supérieure en position dominante, ils sont arrogants, insultants et méprisants. Ils ne comprendront que devant la guillotine qu’une époque est finie et qu’une autre commence. On leur souhaite d’être plus intelligents et moins bornés que leurs prédécesseurs.

        • Vous n’ aimez pas cette musique, c’est votre droit. Vous balayez d’un revers de main le travail des Stockhausen, Xenakis, Berio… Personnellement, ces gens-là m’ont fait découvrir des mondes inouïs.
          Quelques uns ont effectivement fait preuve d’un certain dogmatisme, et ont eu l’ambition de donner une ligne directrice, ça n’enlève rien pour moi à la richesse de leur musique.
          N’êtes-vous pas en train de faire comme eux?

          • J’ai écouté beaucoup ces compositeurs. Leur technique m’a évidemment interpellé. J’ai aussi compris en les écoutant pourquoi il étaient si peu populaires, ils ne parlaient qu’à mon esprit. les chinois ont un seul terme pour désigner l’esprit et le cœur : « L’esprit a beau faire plus de chemin que le cœur, il ne va jamais aussi loin. »

            Ce que Mozart avait résumé par son historique : « Le vrai génie sans cœur est un non sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble, ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l’âme du génie ! »

        • Je constate que c’est surtout vous qui êtes « arrogant, insultant et méprisant » ! Et en plus assez bouffi d’orgueil. Méfiez-vous, votre ego va finir par exploser à force de grossir ainsi ! Bonne journée à vous Monsieur « je-sais-tout ».

          • Vous vous méprenez en m’assimilant au système dominant que je dénonce… et dont vous faites partie. Et confirmez par vos attaques ci-dessus ce que je disais dans mon argumentaire : que la troupe des suiveurs et des petites mains du système est toujours prête à défendre le système dominant et totalitaire (socialiste, communiste, CGT…) quand des individus isolés comme moi tentent de l’attaquer et de remettre en question sa domination exclusive, son exception sans justification autre que celle de maintenir une caste en place pour des raisons électorales et non artistique, sa capacité à produire des œuvres que les seuls critères esthétiques auraient du désavouer s’ils s’en étaient tenus exclusivement à ceux-ci.

            Car je ne vois ni ne connais aucune justification morale ou sociale qui pourrait justifier la médiocrité ontogénique d’un système artistique.

            N’inversez pas les rôles.
            Ne m’assimilez pas à ce que vous représentez.
            Je n’ai jamais eu pour ambition de remplacer les personnes que j’accuse.
            Ma seule vocation est d’écrire de la musique et d’essayer d’exposer celle-ci sans me voir objecter en permanence qu’elle n’a pas le droit d’être pour la simple raison qu’elle n’est pas dans les canons de l’époque (de l’époque révolue s’entend).

            « Souvent le faux résonne comme le vrai et le vrai résonne comme le faux. » Lao Tseu

            En aucun cas mon objectif n’a été de prendre dans ma vie un quelconque pouvoir administratif et politique dans cette société. Les artistes ont toujours été libres. Aujourd’hui en France , ils sont fonctionnarisés.

            Trouvez-vous cela normal ?

            Si des artistes ont besoin de prendre le pouvoir par la politique, c’est certainement que leur art n’est pas suffisamment fort et puissant pour représenter un idéal esthétique dans l’esprit des peuples. C’est tout ce que je démontre. Cela vous déplait. Qu’y puis-je ?

            • C’est d’ailleurs par un mécanisme désormais bien connu et identifié que l’art populaire (très souvent médiocre dans sa production uniquement à but commercial) a supplanté sans recours l’art dit « supérieur ». Il n’y a plus de comparaison possible dans leurs implications économiques et sociologiques malgré le temps qui passe qui fait en général le travail d’assimilation et de popularisation.

              L’art dit « supérieur », parce que ce dernier se croyait supérieur et n’a donc plus voulu parler au public, se l’est donc aliéné d’une manière quasi irréversible ; a donc réclamé des subsides pour survivre, à des fins d’écrire de plus en plus des œuvres qui parlaient de moins en moins à ses oreilles, auxquelles il était pourtant de tout temps destiné.

              Sauf depuis 70 ans (100 ans depuis Shoenberg) ! A quoi bon écrire des œuvres (uniquement par orgueil) si celles-ci ne sont pas destinées à un public ? Il faut alors changer de métier, devenir chercheur fondamental dans un organisme public subventionné (la dérive fut criante et visible, car monstrueusement subventionnée au delà de l’imaginable et de l’intérêt public) !

              Car si l’on n’aime pas chercher un public et l’obtenir, ne pas lui donner du plaisir par ses moyens et talents artistiques, à quoi bon produire des œuvres ? Sincèrement, à quoi bon ?

              • On peut désormais comprendre l’intérêt public d’artistes géniaux comme Van Gogh et Baudelaire, morts dans la misère et jamais subventionnés. On a désormais de plus en plus mal à comprendre celui d’un art et de personnes subventionnées à vie continuant de ne rien apporter de bien probant à l’oreille de leurs contemporains.

                • Malgré les moyens énormes mis à leurs dispositions (subventions, concerts, festivals, orchestres, radios, télévisions ….) pour que leur art finisse par toucher le public… Leurs propos (sur YouTube) ne disant pas autre chose : « Pour que le public comprenne notre art, une seule solution, il faut le diffuser, le diffuser, le diffuser sans cesse ». Avec des méthodes d’application qui frisent le travail orwellien d’abêtissement des masses, des consciences et ses sens par la répétition incessante d’un langage obscur, comme s’il s’agissait d’une nouvelle religion révélée et incontournable à faire rentrer de force dans les esprits.

                  La pensée unique n’a pas agit autrement, comme chacun sait. Regardez l’illustration du livre « Le terrorisme intellectuel » de Jean Sévillia et vous comprendrez alors mieux à quoi je fais allusion.

            • Pardon? Je rêve…
              Je fais partie de quoi?!
              Je représente quoi?!
              D’où sortez-vous ça?
              C’est vous qui parlez d’attaques. Je me contente de me poser des questions… et de vous les poser, de personne à personne, en essayant de laisser de côté les dogmatismes de tout bord.
              Je soulève juste le fait que les générations qui se suivent ont tendance à rejeter ce qu’a fait la précédente, ce que je trouve plutôt sain, mais non exempt effectivement d’un certain dogmatisme, qui est peut-être d’ailleurs utile pour asseoir des positions.
              En tout cas en ce qui me concerne, le reconnaître, c’est avancer.

              Où est-ce que j’ai dit que votre musique ne devait pas avoir droit de cité?
              Je crois que c’est plutôt vous qui m’assimilez à un système, avec une haine viscérale que je ne pense pas avoir justifiée.
              Vous pensez peut-être que je soutiens le genre de positions qu’à pris quelqu’un comme Boulez pendant des décennies, au détriment de nombre de compositeurs intéressants qui ne suivaient pas la « ligne »? Vous vous trompez complètement.

              Quant aux compositeurs précédemment cités ils ont parlé autant à mon coeur, comme vous dites, qu’à mon esprit. Mais comme visiblement vous refusez de penser que vous pouvez avoir la moindre subjectivité, comme tout un chacun, ou plus simplement, qu’on ne ressent pas tous les choses de la même façon…

              Si les communistes étaient au pouvoir, ça se saurait.

              Et franchement, est-ce que vos pièces sont jouées sans recours à des subventions?

              Le problème, c’est que vous ne savez pas discuter (et ceci n’est pas une attaque)

              • Je répondais à Mérieux, pas à vous. Que dire ?

                • Même si je ne peux qu’être d’accord avec le fond et la suite de votre analyse. Je n’ai jamais interdit à qui que ce soit d’écrire quoi que ce soit et à d’autres d’aimer ces styles et ces genres d’écriture. Je constate seulement leur échec notoire et mondial, et vous dit le pourquoi de cet échec. Ce sont eux qui se sont comportés ainsi avec les « néos », comme vous le constatez avec honnêteté en citant des noms, des cas, des situations historiques et politiques du XXè siècle. Pas nous avec eux !

                  Nous n’avons eu jamais ni a volonté, ni l’idéologie, ni le pouvoir, ni les moyens de faire avec eux ce qu’ils ont eu la volonté, l’idéologie, les moyens, le pouvoir de faire avec nous. Ce que je dis est factuel, pas des opinions, une fois de plus.

                  Les « néos » n’ont pas ostracisé, stigmatisé, vilipendé, détruit la musique contemporaine. Cela se saurait.

                  N’inversez pas les rôles à nouveau.

                  • « Si les communistes étaient au pouvoir, cela se saurait »

                    Eh bien c’est par ce genre de phrase que je constate que vous ne connaissez vraiment pas le milieu artistique, médiatique, artistique de l’intérieur… Vous avez tout dit dans cette phrase de votre méconnaissance du système de l’intérieur, que l’on parle des sociétés d’auteurs majeures sur la place, des chaines de télévision et radio principales, étatistes et institutionnelles, des maisons d’édition, des relais de presse dans tous les médias écrits du matin et du soir, et des acteurs majeurs de la profession qui servent la soupe à tout ce système… Car tout ce petit monde vit des subventions étatistes et socialistes à l’année, vit des prébendes et des privilèges du système.

                    Je ne vous apprendrais pas que si l’on ne supporte pas ce système de corruption généralisée et qu’on ne supporte pas son idéologie, on ne peut y entrer. C’est pourquoi le système est devenu insupportable à des gens comme moi (nous sommes très nombreux à le dénoncer) qui ne veulent pas parler cette novlangue, parce qu ‘elle ne représente rien au fond de bien universel et novateur dans le cœur de l’humanité.

              • « Le problème c’est que vous ne savez pas discuter (et ceci n’est pas une attaque) »

                Qu’est-ce alors ? Un bonbon acidulé ? Un caramel mou ?

                Pouvez-vous me donner alors l’adresse de votre site Internet ou de votre institution où je pourrais apprendre sans faute la nécessaire dialectique qui me permette de me hausser à votre niveau de « discussion ».

                • Enfin, relisez-vous! Vous aurez l’explication. Si vous répondez à deux personnes dans le même message, on ne s’y retrouve plus.
                  « Je répondais à Mérieux, pas à vous. Que dire ? »

                  • C’est vous qui vous êtres trompé, pas moi. Relisez la hiérarchie des messages.

                    • Il me semblait que ceci me concernait:
                      « Ma seule vocation est d’écrire de la musique et d’essayer d’exposer celle-ci sans me voir objecter en permanence qu’elle n’a pas le droit d’être pour la simple raison qu’elle n’est pas dans les canons de l’époque (de l’époque révolue s’entend). »
                      « L’art dit « supérieur », parce que ce dernier se croyait supérieur et n’a donc plus voulu parler au public, se l’est donc aliéné d’une manière quasi irréversible ; a donc réclamé des subsides pour survivre, à des fins d’écrire de plus en plus des œuvres qui parlaient de moins en moins à ses oreilles, auxquelles il était pourtant de tout temps destiné.

                      Sauf depuis 70 ans (100 ans depuis Shoenberg) ! A quoi bon écrire des œuvres (uniquement par orgueil) si celles-ci ne sont pas destinées à un public ? Il faut alors changer de métier, devenir chercheur fondamental dans un organisme public subventionné (la dérive fut criante et visible, car monstrueusement subventionnée au delà de l’imaginable et de l’intérêt public) !

                      Car si l’on n’aime pas chercher un public et l’obtenir, ne pas lui donner du plaisir par ses moyens et talents artistiques, à quoi bon produire des œuvres ? Sincèrement, à quoi bon ? »

        • Mes propos ci-dessus s’adressent bien évidemment à « l’immense » et « génialissime » mister fraserve et non à Baranabé !

          • C’est vous qui le dites ! La méthode stalinienne réapparaît ou « Comment disqualifier un interlocuteur ». Mes espérances à votre sujet ont été de courte durée. Désolé que mes arguments vous percutent et vous déstabilisent à ce point qu’ils finissent par trouver comme réponse qu’insultes et médisance, comme vous l’a appris votre idéologie centrale et maîtresse.

            Si vous voulez rester cohérent et crédible, veillez à répondre par des arguments et non pas des attaques ad hominem.

          • La problématique actuelle de Mérieux :

            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?
            Comment le faire taire ?

            Ah, tilt !
            Le tribunal de la pensée unique :

            « Camarades de combat, vous qui intemittez et donc aurez le temps de venir à mon secours, venez ici, un récalcitrant, un déviant, un divergeant, un extrémiste (« de droite et d’extrême droite », de toute évidence, Mérieux n’a pas choisi « de gauche et d’extrême gauche » au premier abord, on l’avait bien lu donc signe par là-même son positionnement politique et idéologique de facto). Ici une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, ici un manant qui dénonce le roi et ses sujets, ses obligés, ici un homme des bois qu’il faut de toute urgence arrêter, enfermer au plus tôt car il y a péril en la demeure… UNrésistant ! Fusillez-moi tout ça ! Car le système dominant en a décidé ainsi. »

            Tiens, cette situation me rappelle celle de l’amuseur public, du trouvère, du troubadour, dont le but et la fonction était de provoquer le seigneur et faire rire à ses dépends, même si quelques fois son excès de zèle et de talent lui faisait connaître immédiatement les affres de la solitude et de l’ostracisation dans le meilleur des cas par le renvoi de la cour, quelques fois par un épisode terminal du bûcher ou de l’abandon de son cadavre dans quelques fossés ou mangeoires à cochons….

            Mince je croyais que j’étais sur le Forum de Contrepoints, donc protégé, pas sur le forum de l’Humanité, de Libération ou du Monde dont je ne sais s’ils existent encore vue que leurs supports papiers périclitent en chaîne, alors que leurs lecteurs n’ont même plus l’envie de lire leurs proses souvent décalées de la réalité vue et entendue…

            Rassurez-vous, je vous abandonne le terrain, j’ai de la musique à composer. Je ne suis pas intermittent. Je vous ai par ailleurs déjà consacré un beau pourcentage de mon temps…

            Je vous dis à plus tard, dans d’autres circonstances, je n’ai plus rien à dire sur le sujet, ou pas à vous. J’ai par ailleurs, si cela vous intéresse, une foule d’autres écrits présents sur le web et mon site. Je gage que si cela vous voulez connaître le fond de ma position à ces sujets (pas sur l’intermittence ud spectacle qui m’intéresse peu il faut vous l’avouer), vous pourrez trouver les endroits où ils se trouvent.

          • Cela s’appelle « le lâcher prise », que l’on apprend pas sur les terrains des luttes idéologiques de gauche, j’en suis bien conscient.

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Par Éric Verhaeghe.

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