Des mains au service du son

Comment créer une entreprise quand on est lycéen et que l’on a des idées.

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Des mains au service du son

Publié le 9 juillet 2014
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Par Jean-Baptiste Noé

Equinoxe Sonorisation

Des mains qui mixent, des notes, des lumières, des ambiances créées pour des occasions voulues, des moments de fête et de détente, des soirées que l’on souhaite inoubliables, et derrière cela une entreprise de sonorisation et d’animation. C’est en 2007 que deux amis, alors lycéens, commencent à animer rallyes et mariages dans leur entourage proche. Le marché accroche, les clients arrivent, et l’entreprise progresse pour atteindre un statut viable à partir de 2010. C’est le début d’Équinoxe Sonorisation, menée par Alexandre de Vanssay et Quentin Vairon. Ils démontrent ainsi que la création d’entreprise est possible, à tout âge, pour peu que l’on soit capable de saisir un marché et d’agir avec professionnalisme. Dans son sillage, Équinoxe emploie, de façon contractuelle, 7 DJs, des commerciaux et des photographes. Si l’entreprise ne peut pas encore les faire vivre entièrement, c’est toutefois un point d’appui et une façon de se former pour ces étudiants qui conjuguent étude et activité professionnelle.

Le métier de l’animation de soirée est un secteur ou il faut arriver à se distinguer par ses capacités d’animation, et être surtout à l’écoute d’une clientèle dont les envies et les besoins varient d’une soirée à une autre. Métier technique, il nécessite un investissement important en matériel de sonorisation, de lumière et d’animation. C’est sur ce matériel que se fait la différence entre entreprises. Les fondateurs expliquent qu’une partie est louée, mais que l’essentiel est possédé en main propre, quand celui-ci peut être valorisé par un usage régulier. La technologie évoluant rapidement, il faut être capable de mettre en place une rotation régulière du matériel, afin qu’il ne devienne pas obsolète. Depuis quelques années, les lumières ont vu l’apparition des LED. Autrefois très chères, leur coût a fortement baissé. Elles ont l’avantage de ne pas chauffer, de consommer moins et de produire une lumière plus diffuse.

Pour monter cette entreprise, les deux fondateurs ont dû, au départ, emprunter des liquidités auprès de la famille, afin de réaliser les premiers investissements. Avec l’arrivée des premières rentrées d’argent, les bénéfices peuvent être utilisés en partie pour le paiement des salaires et en partie pour l’investissement dans du nouveau matériel.

Nulle aide de l’État, nulle réduction de charges ou inscription dans des plans quinquennaux de développement entrepreneurial. Cette entreprise qui a bientôt 7 ans témoigne du fait que la création ne se décrète pas dans des organismes institutionnels, mais qu’elle repose sur la volonté des acteurs et leur esprit d’engagement.


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  • C’est sympathique, et il en faudrait plus, mais au bout de 7 ans, ils n’en vivent pas encore. Les donner en exemple pour s’être pris en main tout seuls est une très bonne chose, toutefois je me demande ce que les jeunes qui devraient aussi penser à créer leur boite en retiendront. Que si on aime la fête, on peut en vivre ? Entreprendre, c’est souvent beaucoup de sacrifices, il y a beaucoup de tâches accessoires qui ne sont pas toujours très fun, mais la récompense « normale » de la réussite est de bien gagner sa vie. Ceux qui se précipiteraient à imiter ces jeunes en l’oubliant risquent fort de se retrouver dégoutés pour toujours d’entreprendre.

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Par Marius-Joseph Marchetti.

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