Gaz de schiste : dialogue entre un député européen et un exploitant américain

Dialogue imaginaire entre un député européen et un exploitant américain de gaz de schiste du Dakota.

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Gaz de schiste : dialogue entre un député européen et un exploitant américain

Publié le 9 juillet 2014
- A +

Par Corentin de Salle et David Clarinval, auteurs de Fiasco Énergétique. Le Gaspillage écologiste des ressources.

fiasco_energetiqueConversation dans un avion quelque part au-dessus de l’Atlantique entre deux passagers assis côte à côte1.

— Et sinon, vous travaillez dans quel domaine ?

— Je dirige une société d’exploitation de gaz de schiste dans le Nord Dakota.

— Ah bon ? Jusqu’ici, je vous trouvais plutôt sympathique. Vous faites là un bien vilain métier.

— J’aime mon métier et je n’en ai pas honte. J’emploie plusieurs centaines de personnes dont une partie cherchait encore de l’emploi il y a quelques années. Au total, les exploitants comme moi emploient 600 000 personnes en Amérique. Et sans doute 1 000 000 en 2025.

— Je vous dis que c’est un vilain métier, car il conduit à saccager l’environnement pour récolter des quantités importantes de gaz dans des gisements qui seront rapidement épuisés.

— Vous êtes mal informé. Nous avons pour 90 ans d’autonomie gazière. Par ailleurs, il n’y a pas que le gaz de schiste (ou gaz de roche-mère). Il y a aussi le pétrole de roche-mère. Dans ma région du Dakota, le bassin de Bakken, les réserves sont estimées à 413 milliards de barils. Celles de Three Forks sont de 400 milliards : le Dakota du Nord est le plus grand bassin pétrolier du monde. À côté de cela, l’Arabie Saoudite ne possède « que » 700 milliards de barils : un petit producteur.

— Admettons. Il n’en demeure pas moins que vous détruisez la nature. Vous contaminez vos nappes phréatiques. J’ai vu un documentaire tourné chez des riverains où l’eau qui coulait des robinets s’enflammait au contact d’une allumette !

— Vous avez vu Gasland, un film de propagande écologique visionné par plus de 50 millions de personnes et qui a épouvanté vos dirigeants. En réalité, cela n’a rien à voir avec le gaz de schiste présent plusieurs milliers de mètres sous terre. Cette eau contient du méthane biogénique que l’on retrouve dans les milieux marécageux et qui provoque les feux follets des cimetières. Cela fait plus de 200 ans qu’on a observé pareils phénomènes.

— Oui, mais vos puits traversent néanmoins les nappes phréatiques…

— C’est le cas de quasiment toutes les exploitations en grande profondeur. Cela fait des décennies que les grandes compagnies pétrolières pratiquent cela sans difficulté. On cimente le puits et l’étanchéité est totale. En France, sur 6 000 forages recensés, à peine deux cas de pollution d’un aquifère sont à déplorer. Évidemment, aucune activité humaine n’est sans risque.

— Oui, mais l’eau que vous injectez pour fracturer votre roche vient contaminer les aquifères

— C’est impossible. Nos puits sont situés entre 1 500 et 3 000 mètres alors que les nappes de consommation sont à 300 mètres à peine. Dans un film mettant en scène Matt Damon…

— J’adore Matt Damon. C’est un acteur engagé.

— Il est normal que vous adoriez Matt Damon. Les Européens adorent les Américains qui dénigrent l’Amérique. Mais je continue : dans un film écolo ( Promised Land) dont cet acteur est la vedette principale, le scénariste décrivait les odieux exploitants de gaz de schiste comme coupables de cette prétendue contamination des eaux de surface. Alors que le film était en cours de montage, la manipulation du reportage Gasland éclatait en plein jour en Amérique et les producteurs ont dû changer le scénario in extremis : en réalité l’écolo n’est pas un écolo mais un agent secret employé par l’industrie pour discréditer les écologistes.

— Ok, mais vous injectez plein d’eau dans vos puits.

— Tout est relatif. Au Texas, l’eau injectée représente à peine 1 % des prélèvements d’eau de l’État. Les eaux usées sont retraitées. La recherche pour les épurer à 100 % progresse. Cela a donné naissance à tout un business pour protéger l’environnement.

— Vous mélangez plein de produits chimiques à cette eau.

— Tout est chimique. Dans la fracturation hydraulique, on utilise des produits tensio-actifs (qui rendent l’eau plus fluide en abaissant sa tension superficielle), le même produit qui lave votre vaisselle. On le fabrique à base de sucres ou de gommes de guar qui sont biodégradables. C’est d’ailleurs une entreprise européenne – la société belge Solvay – qui en est l’un des principaux producteurs.

— Quoi qu’il en soit, vous, Américains, n’arrivez pas à vous défaire des énergies fossiles. Nous, Européens, sommes en train de franchir une étape civilisationnelle grâce à la transition énergétique. Notre industrie verte, l’industrie du futur, est à la pointe du progrès. Votre retard se creuse chaque jour.

— Votre industrie verte a le bec dans l’eau. Les faillites se succèdent en Espagne, en Allemagne, etc.

— Maladies d’enfance ! Nous avons fait le choix de protéger notre environnement. Il y a un prix à payer. Nous le faisons pour nos enfants.

— Vous, Européens, pensez toujours être les seuls à vous préoccuper de l’environnement. Aux États-Unis, nous avons en superficie la plus grande quantité de parcs protégés et réserves naturelles. Ce n’est d’ailleurs pas parce que nous n’avons pas signé le Protocole de Kyoto que nous négligeons la qualité de l’air. Nous avons le Clean Air Act de 1970, adopté 27 ans avant votre Protocole.

— Oui, mais nous, nous contrôlons nos émissions de CO2.

— La seule raison pour laquelle vous avez réussi à baisser vos émissions ces quelques dernières années, c’est la récession économique. Avant 2008, vos émissions explosaient en dépit du Protocole.

— Quoi qu’il en soit, nous sommes sur la bonne voie.

— Plus maintenant. Suite au choix de l’Allemagne de sortir du nucléaire et en raison même de cette révolution du gaz de schiste qui a fait chuter le prix du charbon sur notre marché, vous, Européens, achetez désormais notre charbon qui arrive chez vous par navires entiers, car l’énergie renouvelable est intermittente et nécessite d’autres sources d’énergie durant les creux de production. Vous brûlez ce charbon pour produire de l’électricité. Vous brûlez aussi de la lignite dont l’exploitation intensive a recommencé en Allemagne, ce qui fait exploser vos émissions de CO2.

— Mais, mais, mais… vous aussi, vous émettez quantité de CO2 et vous n’avez même pas ratifié le Protocole. Et c’est vous, les Américains, qui nous faites la leçon sur ce point ? C’est le monde à l’envers.

— En réalité, les USA sont devenus plus verts que l’Europe, car la production d’électricité à partir de gaz de schiste émet très peu de CO2. Notre président Obama va finalement atteindre l’objectif ambitieux fixé lors de son premier mandat, à savoir réduire, d’ici 2020, de 17 % nos émissions par rapport au niveau de 2005. En résumé, vous augmentez vos émissions. Nous les baissons.

— Notre ambition est de disposer dans le futur d’une énergie renouvelable et peu chère en Europe. Car, contrairement aux pétroliers et aux gaziers, « le vent et le soleil n’envoient pas la facture ».

— Le vent et le soleil peut-être pas. Mais ceux qui les exploitent, si ! Ainsi, le consommateur allemand a vu sa facture annuelle augmenter de 220 euros en raison de la politique énergétique promue par votre modèle européen. Par contre, le consommateur américain a vu sa facture annuelle chuter de 1 300 euros grâce à l’exploitation du gaz de schiste. Depuis l’adoption de la loi de 2000 sur les énergies renouvelables en Allemagne, le fardeau total des paiements passés et actuels et des engagements irrévocables en raison de la politique renouvelable atteignait pas moins de 18 000 euros par foyer de 4 personnes en 20122 À politique actuelle inchangée, cette somme atteindra les 27 000 euros en 2015. Un rendement sans risque pour les exploitants. Un désastre pour les consommateurs.

— C’est normal. Les Allemands sortent du nucléaire.

— C’est généralisé en Europe : en quatre ans, la facture énergétique a crû de 17 % pour les particuliers européens.

— Mmm… Admettons. Mais mes collègues et moi avons voté pour une politique ambitieuse en la matière. Nous avons fait de lourds investissements pour relancer notre industrie.

— Votre industrie est atteinte en plein cœur. Vous avez augmenté de 21 % le coût de l’énergie pour les industriels en quatre ans. Au même moment, grâce au gaz de schiste, nos industries utilisent du gaz trois ou quatre fois moins cher et une électricité 50 % moins chère qu’en Europe.

— Trois ou quatre fois moins cher, vous êtes sûr ?

— Oui. C’est la raison pour laquelle votre secteur chimique, gros consommateur d’énergie, est en train de se délocaliser chez nous. Or, le revenu de ce secteur est de 1 000 milliards de dollars en Europe, soit approximativement le même revenu que votre secteur automobile. Ce secteur totalise un million d’emplois et 5 millions en dépendent indirectement sur votre continent.

— Vous pensez réellement que cela peut avoir un impact sur notre économie ?

— Ce n’est pas moi qui vais me plaindre de cette délocalisation. Mais un gros CEO européen de l’industrie chimique a écrit à Barroso une lettre ouverte le 7 mars 2014. Selon lui, si vous et vos collègues ne changez pas radicalement votre fusil d’épaule concernant le gaz de schiste, vous n’aurez plus d’industrie chimique dans dix ans.3

— De toute façon, nous devons réduire notre consommation d’énergie et la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas.

— Amen. Gardez votre prêchi-prêcha pour les journalistes. J’espère que les Européens réaliseront rapidement que ce n’est pas à leurs dirigeants de décider ce qu’il convient de consommer individuellement et dans quelles quantités et qu’ils comprendront que la meilleure énergie est celle qui est abondante, bon marché et fiable, c’est-à-dire l’énergie produite dans un marché libre.


Corentin de Salle et David Clarinval, Fiasco Énergétique. Le Gaspillage écologiste des ressources, Texquis, 2014, 278 p.

  1. Les données sur l’exploitation du gaz de schiste proviennent du livre de S. Furfari, Vive les énergies fossiles ! La contre-révolution énergétique, Texquis, 2014.
  2. Donnés calculées sur le site web de la plateforme d’information des 4 opérateurs du réseau de transmission allemand 50Hertz, Amprion, Tennet et TransnetBW (www.eeg-kwk-net).
  3. J. Ratcliffe, Open Letter to Mr José Manuel Barroso, 07 March 2014.
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  • Ce dialogue est savoureux et les arguments de l’américain ne manquent pas de punch.
    Une chose me tracasse: je ne pense pas que le chiffre de 25000€ par foyer dû aux énergies renouvelables soit juste. Il doit y avoir un zéro de trop. En effet, cette somme est de l’ordre de grandeur de la dette par habitant de la France (2000 millirads d’euros, sans compter le hors bilan). l’ordre de grandeur n’y est pas s’agissant des énergies renouvelables.

  • La politique européenne de réduction du CO2 est non seulement très onéreuse, mais parfaitement inutile en ce qui concerne la TMAG (température moyenne annuelle globale).

    En effet, supposons très très très hardiment que les thèses du GIEC soient exactes. L’UE prévoit de réduire de 20% nos émissions de CO2 pour 2020, afin de sauver la Planète (on se demande bien de quoi, mais sûrement pas de la bêtise ni du dogmatisme…). La part de CO2 anthropique mesurée dans l’atmosphère est faible: 5% de 390 ppm, soit 20 ppm. La fraction d’origine européenne est de 11%, soit 11% de 5%=0,55 %. La réduire de 20% la fera donc passer de 0,55% à 0,45% en 2020. Et cela conduirait à un impact (selon le GIEC) de 20%*11%*5%=0,1%, donc une limitation du réchauffement de 0,001 à 0,006°C. Non mesurable. Source: « L’innocence carbone », de François Gervais, physicien spécialiste en thermodynamique et thermographie infrarouge, et « expert reviewer » du GIEC.

    Dépenser des milliards d’euros et plumer les citoyens et les entreprises pour un si piètre résultat est complètement absurde, et tout ce délirium carbonum mènera l’UE à sa ruine…

    • Merci pour les fichiers d’hier 🙂

      • @MIchelC

        Ce fut un plaisir, cher ami.

        J’ose espérer que ces documents vous seront utiles.

        Kenavo

        • Encore une fois merci, Jean-Pierre, je les ai envoyés à ma famille ce matin 🙂

          Comme, il y a quelques matheux, actuariat, ingénieurs, même si leurs connaissances datent, ils devraient comprendre.
          Ces sujets sont toujours un peu délicats à traiter.
          Pas assez de détails, cela ne parle pas. Trop de détails et l’on s’y perd, à moins d’être du domaine.

          J’attends la suite avec impatience. 🙂

    • Et paradoxalement à des chutes de recettes fiscales.

    • « La politique européenne de réduction du CO2 est non seulement très onéreuse, mais parfaitement inutile en ce qui concerne la TMAG (température moyenne annuelle globale). »

      plus que cela, le co2 est le facteur limitant de la photosynthèse. plus de co2, c’est plus de photosyntèse, plus de croissance des plantes, de la nourriture plus abondante et moins chère, moins de famines…
      le co2, c’est le gaz de la vie.

    • Et plus il y a de gaspillage dans l’écologie, plus ils perdent les moyens pour financer l’écologie…
      Comme on dit : avant de redistribuer la richesse, il faut la créer. Ce n’est pas différent avec l’écologie.

  • Au XXe siècle, le communisme devait résoudre par la politique la pauvreté et els inégalités ; ils ont échoué alors que les sociétés capitalistes ont fait bien mieux pour atteindre cet objectif.

    Au XXIe siècle, l’écologisme devait résoudre les émission de CO2 et les problèmes environnementaux ; il est en train d’échouer alors que le capitalisme des Américains atteint cet objectif.

    Il y a un moment où il faut faire le bilan de l’idéologie… C’est le bon moment pour le faire.

    • ph11 : « Au XXIe siècle, l’écologisme devait résoudre les émission de CO2 et les problèmes environnementaux »
      ——————————-
      Préjugé !
      L’écologisme n’en a rien à battre des émissions de CO2 et des problèmes environnementaux qui sont juste des prétextes alarmistes parmi tant d’autres, souvenez-vous des autres fausses paniques : le DDT, les pluies acides, les montagnes de déchets, l’hiver nucléaire, la déforestation, la pénurie des ressources, la « sixième » extinction des espèces (dont on attend toujours de voir la liste des corps), la couche d’ozone, la fin du pétrole…

      Le but assumé de l’écologisme, c’est de détruire la civilisation occidentale et ensuite toute civilisation humaine. Quand on voit des Khmers verts comme Pascalet qui sortent des bouquins comme « l’Humanité dispaîtra, bon débarras » et qui, au lieu d’être condamnés, sont applaudis par la propagande escrolo, il n’y a absolument aucun doute ni ambiguïté sur leurs intentions sinistres, alors pas la peine d’essayer de nous faire passer les vessies bios pour des lanternes.

      ph11 : « Il y a un moment où il faut faire le bilan de l’idéologie… C’est le bon moment pour le faire. »
      —————————
      Un bilan suppose une prise en compte des faits et des chiffres, qui ne veulent rien dire pour un escrolo. Pas besoin de bilan, il suffit supprimer toutes les subventions à la propagande escrolos, dont les subventions aux médias en premier.

  • « Il est normal que vous adoriez Matt Damon. Les Européens adorent les Américains qui dénigrent l’Amérique »

    Oui, un Français qui critique la France comme beaucoup le font ici est lucide ; un américain qui critique son pays est un charlatan, et ceux qui le soutiennent sont anti-USA.
    Bientôt le fait de critiquer les USA fera de vous un communiste végétarien.

    • « un américain qui critique son pays est un charlatan, et ceux qui le soutiennent sont anti-USA.
      Bientôt le fait de critiquer les USA fera de vous un communiste végétarien »

      D’ailleurs, ce sale traître communiste de Ron Paul est pourfendu tous les jours sur ce site…
      Bref…

  • Excellent article !
    PS : « plusieurs milliers de kilomètres sous terre » bon, là on est carrément dans le noyau terrestre, je pense que plusieurs km ou plusieurs milliers de m serait + adéquat. ^^

  • Dialogue complètement manichéen et niais. Le débat sur les gaz de schistes est une question sensible et le choix de certains pays européens de vouloir mieux connaitre un process industriel avant d’autoriser un développement massif est une position osée du point de vue économique mais prudente par rapport à la gestion de l’eau. De mon point de vue l’eau est plus indispensable à l’homme que l’essence. Quand on lit le résumé du livre de l’auteur on croirait à une pastiche du gorafi. Un complot? Le complot c’est que des gens achètent ce livre et donne du crédit à ces essayistes du dimanche

    • oui, l’eau est plus indispensable, mais l’eau n’est pas rare du tout, surtout sous nos latitudes. il ne sert à rien de vouloir économiser 1 000 m3 d’eau quand on en dispose sans difficulté de 1 000 000 000 m3.

      • Ici bien sûr je ne parlais pas de l’eau nécessaire à l’extraction des gaz mais bien de l’eau contenue dans les nappes phréatique et donc du problème de pollution sur lequel les études scientifiques ne permette pas de tirer des conclusions probantes pour l’instant

        • Vincent Louf : « les études scientifiques ne permette pas de tirer des conclusions probantes pour l’instant »
          —————————-
          Il y a plus d’un million de puits de fracturation hydraulique percés aux USA depuis 20 ans, et on n’a pas pu trouver UN SEUL CAS de pollution de nappe phréatique (parce que si ce cas existait, surtout dans un pays d’avocats rapaces comme les USA, les escrolos l’aurait crié sur les toits au lieu de raconter des tonnes de bobards, pas vrai ?). Il faudrait la science pour conclure que c’est safe ? bah !
          Si on devait attendre les « conclusions probantes » (sic !) des études scientifiques, jamais on aurait autorisé le charbon, le gaz, le pétrole, la voiture, les anesthésiques, les médicaments… qui font chaque année des centaines de milliers de morts.

          Ceux qui ont vraiment peur pour la nappe phréatique devraient militer pour interdire les évacuations d’eau de pluie et les débordement d’égout qui entraînent des centaines de cas de pollution de la nappe phréatiques à chaque grosse pluie en France, pas la fracturation hydraulique.
          A quand un moratoire des pluies ?

          On notera comment le slogan « études scientifiques » est ici utilisé de manière ignorante et perverse, non pas dans une démarche scientifique de recherche de vérité basée sur la quantification, la comparaison, les données et les mesures. Non, le mot « science » est utilisé de manière orwellienne pour essayer d’attribuer un vernis de prestige et de notoriété à des spéculations et des superstitions anti-scientifiques. Comme un label-qualité autoproclamé qui ne sert pas à la recherche de vérité mais à manipuler et à faire de la propagande.

          • du calme je suis d’accord que certains écologistes vont un peu loin et que ça ressemble quelquefois a de la propagande. Après je travaille moi-même dans l’industrie, agroalimentaire mais j’ai travaillé dans l’énergie. Je serais le premier à être assez content que les études scientifiques en cours démontrent l’absence de danger. Après quand je dis études scientifiques ce n’est pas un slogan comme vous dites. L’agence fédérale américaine pour l’environnement est en train de mener une étude très attendue par les politiques et industriels qui devrait paraître en 2015. Ce sont donc des faits et pas un slogan. La personne qui en parle dans cette vidéo est très mesurée dans ces propos :
            http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0203622269685-berlin-veut-interdire-les-gaz-de-schiste-jusquen-2021-1022253.php
            Contrairement à vous d’ailleurs. Je ne comprends même plus à la fin si vous parlez de moi ou des écologistes. Ce n’est pas très clair, en tous cas j’espère que vous aviez des mouchoirs avec vous quand vous m’avez répondu, vous vous êtes fait plaisir.
            Ma critique de l’article est sur la forme plus que sur le fond. Je trouve que ça ressemble à un épisode de babar tant la démonstration est grossière.
            Pour ce qui est de la pollution j’ai déjà une condamnation à vous mettre sous la dent. Après la justice fait sans doute partie du complot! ; )
            http://www.rse-magazine.com/Gaz-de-schiste-premier-proces-remporte-contre-une-compagnie-petroliere_a636.html

            • Vincent Louf : « Je serais le premier à être assez content que les études scientifiques en cours démontrent l’absence de danger. »
              ——————–
              Vous persistez à répéter une phrase qui n’a aucun sens. Aucune étude ne peut démontrer « l’absence de danger » de quoi que ce soit ! Et c’est pas comme si on a encore besoin d’étude : il y a eu exactement ZERO cas de contamination de la nappe phréatique sur plus d’un million de puits de fracking, il faudrait des études et des stats pour traiter et comprendre le chiffre 0 ???

              Quand bien même s’il y a danger, on ne peut rien conclure sans une évaluation coût/bénéfice, sans quoi, il faudrait immédiatement interdire la voiture, les médicaments, les anesthésies, qui font des dizaines de milliers de morts chaque année. C’est si dur pour vous de comprendre une chose aussi simple ?

              Vincent Louf : « L’agence fédérale américaine pour l’environnement est en train de mener une étude très attendue par les politiques et industriels qui devrait paraître en 2015. »
              ———————————
              De quelle « étude » parlez-vous exactement ? Même Lisa Jackson, l’ancienne directrice de l’EPA avait déclaré sous serment (ce qui la dissuade de mentir) qu’il n’y a eu aucun cas de contamination de la nappe phréatique par le fracking ( » « Not Aware of Any Proven Case Where the Fracking Process Itself Has Affected Water »), et ce n’est certainement pas faute d’avoir cherché vu l’extrémisme écolo de son agence. Après plus d’un million de puits percés, qu’est ce qu’il faudrait de plus comme preuve ???
              Vous insinuez gratuitement qu’il n’y a pas encore d’études concluantes, ce qui est parfaitement ridicule vu la multitude d’études déjà faites sur ce sujet. L’ignorance n’est pas une excuse.

              Vincent Louf : « Pour ce qui est de la pollution j’ai déjà une condamnation à vous mettre sous la dent. Après la justice fait sans doute partie du complot! ; ) »
              —————————————–
              Vous avez seulement une décision de justice en première instance par un ***jury populaire*** sur de vagues accusations qui ressemblent à du simple racket coutumier des pratiques judiciaires US. Décision loin d’être définitive qui pourrait de toute façon être déboutée en appel ou devant la cours de cassation.
              Rien à voir donc avec un fait scientifique et rien à voir avec une prétendue preuve de pollution et encore moins de pollution de la nappe phréatique, votre grief initial. Bref, vous avez que dalle, à part le fait que percer plus d’un million de puits de fracking sur 20 ans POURRAIT conduire à… UNE condamnation devant un tribunal (combien de condamnations pour l’éolien en comparaison ?) , càd que le fracking est l’énergie la plus sûre qu’on puisse imaginer ! Pour se tirer une balle dans le pied, difficile de trouver mieux, vous vous rendez compte de l’absurdité de votre argumentation ?

              • Encore une fois je ne suis pas contre le gaz de schiste, je trouve que les précautions adoptée France et de l’allemagne sur cette question sont plutôt les bienvenues.
                Je pense que les veuves et orphelins de travailleurs contaminés par l’amiante auraient apprécié que les états aient été aussi prudents qu’ils le sont de nos jours!
                Quant à la voiture, les médicaments, etc nous connaissont aujourd’hui les précautions d’usage. Je pense que la démarche de la France ne vise pas à interdire complètement l’exploitation des gaz de schistes mais bien de connaître les condition d’une exploitation sécurisée.
                Si la technique telle qu’elle est utilisée aujourd’hui ne pose pas de problème tant mieux. De toutes façons les réserves ne vont pas s’enfuir.
                Quant au consensus scientifique que j’évoque, et notamment la grande étude de l’agence américaine pour l’environnement, voici ma source, je vous laisse juger de ses arguments :
                http://www.movinstream.com/video/jgfYertiwSA/gaz-de-schiste-americain-l-economie-au-detriment-de-l-environnements.html
                Après peut être que vous avez des problème d’argent et beaucoup de gaz de schistes sous vos terres, auquel cas je comprends votre colère.
                Personnellement la région dans laquelle j’ai grandi et où je retourne souvent possède beaucoup ressources de ce type dans son sous sol, et je suis plutôt satisfait de la position actuelle du gouvernement.

                • Tiens, j’arrive avec beaucoup de retard.

                  Ben dites donc, vous parlez d’une « source » !
                  Un reportage commenté par un Monsieur de « l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales ».
                  Autrement dit une officine politique écologiste.
                  Ces gens ne font ni sciences ni management, ils ne savent pas faire.
                  Ils font de la l’activisme environnemental.
                  Ils ne connaissent rien à la géologie, à l’industrie pétrolière, à l’ingénierie, à l’innovation technique, à la gestion d’une entreprise…
                  Ils ne savent faire qu’une chose : vendre la développitude durable comme projet de société avec son cheval de bataille, la « deep décarbonization ».

                  Vaste programme idéologique ou le bon sens et l’honnêteté intellectuelle sont aux abonnés absents.
                  Je ne veux pas d’un tel projet social.

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