Et si on laissait chaque Français choisir son assurance-maladie ?

L’assurance santé en France est trop complexe et coûteuse. Y introduire le libre choix permettra d’y instaurer de la concurrence, au profit de tous.

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Assurance maladie (Crédits 401(K) 2012, licence CC-BY-SA 2.0), via Flickr.

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Et si on laissait chaque Français choisir son assurance-maladie ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 juillet 2014
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Par Aurélien Véron.

Assurance maladie 2 (Crédits 401(K) 2012, licence Creative Commons)L’assurance santé en France est trop complexe et coûteuse. Il faut instaurer la concurrence, ce qui n’interdit pas un cadre destiné à maintenir l’universalité de la couverture santé.

L’annonce d’un déficit supérieur aux prévisions, à 9,9 milliards, est devenue un rite annuel pour la sécurité sociale. Année après année, la dette sociale grossit pour atteindre près de 200 milliards d’euros à ce jour. Coupes, rabotages, chasse à la fraude, rien n’y fait. L’assurance maladie reste un trou sans fond qu’aucun gouvernement ne parvient à boucher. Notre système santé est l’un des plus coûteux dans les comparaisons internationales (au moins 7,2 milliards d’euros par an de plus que l’Allemagne, selon une analyse comparative de l’Institut Thomas Moore).

Les Français en ont pourtant de moins en moins pour leur argent. Les charges sociales de la branche maladie pèsent lourd, les remboursements sont de plus en plus faibles et le personnel médical et paramédical reste mal rémunéré. L’enjeu n’est pas simplement comptable.

L’assurance maladie n’apporte pas de plus-value au secteur de la santé

Organisme actuellement sans tête, la compétence de l’assurance maladie se réduit à encaisser les cotisations et à payer les producteurs de soin sans apporter la moindre plus-value au secteur de la santé. Cet aspect inquiétant du monopole semi-nationalisé explique pour bonne part le déclin de notre système de soins. Le gouvernement se charge de négocier seul les conditions tarifaires avec les médecins, les établissements publics et privés et les groupes pharmaceutiques dans un esprit de planification d’un autre âge.

Or, la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Le secteur de la santé est une industrie qui pèse 12% du PIB et emploie 2,5 millions de personnes. Il est impensable qu’un pan aussi vaste de notre économie obéisse aux seules logiques clientélistes d’un ministre, de quelques conseillers et des représentants des corporations médicales et paramédicales.

La sécurité sociale ne se réformera pas d’elle-même

Les différents modèles de santé qui nous entourent en Europe montrent qu’un bon système de santé repose sur une bonne architecture assurantielle. Construire et faire évoluer l’architecture d’un système de santé complexe constitue précisément la mission des mutuelles et assurances de santé. Or, la sécu ne se réformera pas d’elle-même. C’est pourquoi nous devons l’ouvrir à la concurrence.

Comme dans l’aviation ou la téléphonie mobile, c’est la fin du monopole qui permet à une vieille structure bureaucratique de se moderniser. L’émulation d’un secteur libre favorise l’innovation et une amélioration, au meilleur prix, des services au consommateur. Instaurer la concurrence n’interdit pas de fixer un cadre qui maintienne l’universalité actuelle de la couverture santé pour les soins lourds, les urgences et la maternité.

Des partenariats assureurs/acteurs de la santé seraient plus rationnels

Nous devons distinguer l’assurance de la solidarité. Interdisons aux assureurs de sélectionner leurs assurés en fonction de leur état de santé ou de leurs antécédents. La seconde existe déjà, c’est la CMU financée par l’impôt.

img contrepoints453 sécurité socialeAvec la concurrence d’assureurs de santé dignes de ce nom, disposant de managers qualifiés et d’outils modernes de pilotage de l’offre de soin, les acteurs de la santé se retrouveraient partenaires des assureurs par des accords bien plus rationnels que l’arbitraire d’État : passage du remboursement à l’acte à la capitation, système d’urgences bien plus agile et économe, meilleure articulation entre cliniques privées et hôpitaux publics, entre structures plus légères et médecine ambulatoire, suivi renforcé des médecins, de leur formation tout au long de leur carrière et de leurs protocoles de soin, tarifications bien plus fines, etc.

31% des Français prêts à opter pour une assurance privée

Les Français sont de plus en plus nombreux à souhaiter une telle réforme. Pendant de nombreuses années, les 170.000 frontaliers avec la Suisse ont eu la possibilité de quitter la sécu pour choisir une assurance privée. Neuf sur dix ont fait ce choix tant la différence de prix était grande. L’année dernière, Marisol Touraine a supprimé arbitrairement ce régime au 1er juin 2014, suscitant de nombreuses manifestations et pétitions. Preuve supplémentaire de l’évolution des mentalités, un sondage de l’Ifop pour L’Opinion début avril indique que 31% des Français seraient prêts à opter pour une assurance privée. La santé des Français mérite l’ouverture de ce débat.


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  • « Interdisons aux assureurs de sélectionner leurs assurés en fonction de leur état de santé ou de leurs antécédents.  »
    D’accord, mais concrètement on fait comment ?

    • Les assurances privées l’écrivent noir sur blanc, elles ne peuvent pas résilier le contrat suite à une aggravation de la santé de l’assuré après signature du contrat qui les lie.
      Par contre, il s’avère que si vous avez une pathologie lourde avant souscription, ils peuvent ne pas vouloir vous prendre en charge, de ce fait obligé de rester à la sécurité sociale française avec la CMU, système mis en place pour les plus démunis et qui est financé par l’impôt. Mais quand on sait que nous avons le droit de prendre une assurance privée depuis plus de 20 ans, on se sent tout de suite voler…
      Les comparatifs parlent d’eux mêmes au niveau des primes d’assurance et leurs taux de remboursement.

    • pas besoin de l’interdire, ca va rapidement devenir un simple secteur du marcheque certaines assurances couvreront et pas d’autres.

  • Pour les Frontaliers, le décret Marisol sera attaqué par leur association de défense CDTF ( Comite de Defense des Travailleurs Frontaliers ).
    Un recours auprès du conseil constitutionnel sera déposé mi Juillet.
    Plus sur http://www.facebook.com/cdtf68

  • L’association Liberté Sociale entend faire respecter la loi européenne en matière sociale. La loi permet aux citoyens de choisir leur sécurité sociale partout en Europe, comme cela existe depuis longtemps en Allemagne ou aux Pays-Bas. Cette liberté d’assurance favorise la concurrence et la performance des offres de protection sociale afin de vous garantir une retraite et une protection santé à la hauteur de votre cotisation.
    vous redonnez un avenir aux entreprises, donc à la croissance en optimisant et sécurisant votre protection sociale. Nous avons besoin de vos dons pour financer les avocats qui nous défendent à Bruxelles et lancer une vaste campagne de communication destinée à faire connaitre au plus grand nombre la nécessaire réforme de la législation dont l’État français nous prive.
    Diffusez aussi largement que possible cet appel à rejoindre notre action. Vous œuvrerez pour votre avenir et celui de vos enfants. Vous œuvrerez pour la France.

    Pour plus d’informations sur l’association Liberté Sociale : http://www.liberte-sociale.eu

  • Si 90% des frontaliers avec la Suisse ont choisit une assurance privée, il faut préciser qu’en prenant de l’âge beaucoup reviennent vers la Sécu. Pour simplifier, jeunes et en bonne santé ils paient de faibles cotisations à des assurances privées, et basculent vers la Sécu quand les tarifs deviennent moins intéressants et que leurs frais de santé augmentent. A leur échelles ils créent un déséquilibre puisqu’ils profitent du système sans avoir participé à l’effort collectif étant jeunes. C’est ce phénomène qui est visé par Marisol Touraine.

  • « Interdisons aux assureurs de sélectionner leurs assurés en fonction de leur état de santé ou de leurs antécédents. »

    Non.
    L’assurance n’a de sens que si elle est prise en prévision d’un événement possible.
    Si elle est prise après l’événement, ce n’est pas une assurance.
    Les assureurs doivent pouvoir exclure qui bon leur semble.

    La charité est la seconde approche naturelle de secours face aux aléas médicaux.
    La société civile aurait les moyens d’entretenir des organisations charitables en nombre si on la soulageait du ruineux « système de santé » bureaucratique actuel.
    La charité est humaine, contrairement à la bureaucratie et aux « systèmes » socialistes.
    Tout système dérivera jusqu’à l’absurde, devenant un dû, dressera les uns contre les autres, anéantira l’économie du secteur asservi et consommera sans fin des ressources pour sa planification.
    Alors que la charité rapproche donneurs et receveurs, et la concurrence empêche qu’elle dérive trop.

    Selon il ne faut aucune immixtion de l’État de l’économie de la santé, ni dans la charité.
    Toute immixtion sera exponentielle, jusqu’à s’emparer entièrement du secteur visé puis l’enfoncer dans la médiocrité avant, l’État-providence s’effondrant, de laisser un champ de ruines.

  • Je suis d’accord avec vous : dépenser davantage n’est pas nécessairement équivalent à un meilleur service, de meilleures prestations. Si on peut donc mieux soigner, améliorer la prise en charge et l’accès aux soins et se préparer aux défis sanitaires du futur pour le même prix ou pour un coût inférieur, il faut faire les réformes qui s’imposent. Je suis également d’accord avec vous sur le fait que la France est un des pays qui dépensent le plus en matière de santé que ce soit en absolu (et là, d’après l’estimation que vous donnez, cela représente tout de même 3,6% de plus par rapport à l’Allemagne) que relativement au PIB. Pour cette dernière mesure, il n’y a que les USA, et les Pays-Bas qui font plus. Mais si on regarde maintenant les dépenses par tête de pipe, 10 pays dépensent plus que la France dont l’Allemagne (sur 30). Cela invite à relativiser un peu sans compter qu’en 2000 la France était déjà à la même place, et que l’OMS la plaçait en tête des systèmes de santé performants . Ceci dit des mesures de réduction des dépenses sont possibles à service et prestations égales ou meilleures : encadrement voire interdiction des dépassements d’honoraires, distribution des médicaments à l’unité, encadrement des pratiques de lobbying envers les médecins des labos, encadrement de l’établissement des médecins pour lutter contre la désertification, le périclitement de la médecine de ville et donc conséquemment, de l’engorgement des urgences, remise en cause totale de la loi hôpital-entreprise qui a été catastrophique en terme de coûts et de performance (je pourrai développer si vous voulez). Maintenant le privé ferait-il mieux ? Regardons les frais de gestion. Ceux de la sécu représentent 5% des sommes versées, contre 20 à 30% pour les mutuelles et les assurances ! Les raisons sont multiples : rémunération du capital (pour les assurances), économies d’échelles pour toutes, notamment. D’un point de vue économique, c’est donc un système public qui est le plus avantageux sur ce point en tout cas. Enfin, concernant le sondage dont vous parlez, il y a un point qui me dérange : dans le même sondage 83% estiment que la santé doit demeurer publique ! Mon hypothèse sur le résultat que vous énoncez est que depuis un certain temps, la destruction du secteur public de la santé fait que de plus de Français ne voient pas tellement de différence entre un système public de plus en plus inefficace et coûteux et un système privé. Mais, ce n’est qu’une hypothèse.

    • Vous avez entièrement raison @je , d’autant qu’Aurelien Veron et son groupuscule soi disant libéral s’est facilement fondu dans un parti qui reste et demeure étatiste et interventionniste.

      La mise en concurrence de la sécu , pour moi c’est la fin de « je cotise selon mes moyens , je recois les soins selon mes besoins ».

      Il faut admettre que ce principe fondateur est largement écorné aujourd’hui, tant pour les recettes, que pour l’égalité devant les soins.

      Ce qui changerait fondamentalement, c’est qu’aujourd’hui, nous pouvons respirer à l’envie le diesel, manger du pesticide, fumer comme des pompiers, s’engraisser devant la TV, s’amuser avec un taille haie sans respecter les regles de sécurité, et la sécurité sociale dépensera sans compter pour tenter de faire durer notre vie…

      L’assurance privée, c’est à coup sur, l’exclusion ou la surprime pour les fumeurs, obèses, maladies chroniques, asthmatiques, dépressifs, la vieillesse, etc…
      Mais c’est aussi une réelle opportunité de reflechir autrement sur sa santé… bref, tout faire pour ne pas y avoir recours !!!
      J’ai en tete ces américains sans assurance santé, qui développent des trésors d’imagination pour vivre plus sainement. (je n’aspire pas à l’ascete)

      pour résumer :
      ==> la sécu c’est la déresponsabilisation complète …
      ==> la concurrence privée,c’est une responsabilisation injuste, car à comportement égal, nous ne sommes pas égaux face à la maladie.

      Rien de tout cela ne puisse trouver une solution acceptable.

      • Vous oubliez la société civile, et la charité.
        Voilà où sont conciliés tant bien que mal les impératifs contradictoires de venir en aide à son prochain tout en favorisant son autonomie.

        Supprimez le système de santé socialiste est la société civile aura largement les moyens d’exercer une solidarité bien plus efficace que ce système.

        « It is amazing that people who think we cannot afford to pay for doctors, hospitals, and medication somehow think that we can afford to pay for doctors, hospitals, medication and a government bureaucracy to administer it. »
        Thomas Sowell
        http://www.brainyquote.com/quotes/authors/t/thomas_sowell.html#UyxrsJh5ecYVhjMG.99« 

    • Bonjour je
      Tout votre post tente de démontrer que l’assurance maladie, ‘c’est bien’.
      Vous oubliez un détail, c’est qu’elle est obligatoire et monopolistique.
      Je veux une assurance maladie privée de mon choix, si je veux, avec un taux de remboursement que je choisis dans les différentes proposition du marché.
      Laissez le choix au gens et si les assurances privées sont plus chères et remboursent moins bien pour des prestations moins bonnes, laissez les gens libres de choisir, même si c’est un mauvais choix.

      • Bonjour,
        je ne me place pas du point de vue de la morale ou de l’éthique ici, je fais simplement le constat que le notre système de santé n’est pas aussi inefficace que certains le prétendent (même s’il semble s’être dégradé depuis 15 ans quand l’OMS le plaçait à la première place), que lorsqu’on regarde les frais de gestion, un système public est plus efficace qu’une multitude d’acteurs privés. Qu’il soit obligatoire est la contrepartie à son universalité ! Finalement tout le monde PEUT se soigner, autrement l’obligation entraîne davantage de liberté pour les individus. Cela ne me choque pas du tout étant donné que l’assurance voiture par exemple est obligatoire ou encore l’assurance habitation pour un locataire. Quant à son côté monopolistique, c’est justement ce qui permet de faire des économies notamment sur les frais de gestion, des économies d’échelle. Sans compter que dans un autre système, contrairement à ce que prétend A. Véron, le prix de l’assurance sera en fonction du risque et non en fonction des revenus comme dans un système mutualiste. C’est d’ailleurs déjà le cas avec les complémentaires, directement ou indirectement puisque toutes ne couvrent pas de la même manière chaque soin.
        Je ne vois pas tellement l’intérêt de laisser choisir des mauvais choix !

        • C’est cela le problème, vous ne voyez pas l’intérêt d’être libre.
          Vous adorez la contrainte surtout quand quand cela s’applique aux autres.
          Je ne veux pas être assuré contre ma volonté. C’est pourtant simple.
          Je ne parle pas de morale ou d’éthique.
          La santé est un marché comme un autre, un système privé aura tout simplement un autre équilibre.
          Je prends tjs l’analogie avec le marché de la nourriture (marché bcp critique que la santé), imaginez celui ci soit entre les mains des fonctionnaires, et bien vous obtiendriez pénurie de nourriture et personnel désagréable.
          Vous regardez l’hôpital réel et non fantasmé, c’est la même chose pénurie (manque de lit, manque d’infirmière, manque de chirurgien ect..) et mauvais service.

          • Bonjour.
            Erreur ! Vous confondez faire un mauvais choix et être libre. Tout d’abord être libre ne se réduit pas à avoir le choix, c’est là une conception un peu trop simpliste de la liberté concept discuté depuis des siècles. Ensuite, vous ne parlez pas de faire un choix mais vous parlez de faire un mauvais choix. Je réitère donc : je ne vois pas l’intérêt de faire un MAUVAIS choix, si vous pouvez m’expliquer l’intérêt j’en serai ravi. Je maintiens même que certaines obligations entraîne même un bilan positif d’un point de vue de la liberté des individus. Contre une contrainte administrative ou légale, vous gagné finalement un droit bien plus important : celui de vous faire soigner et donc potentiellement de survivre. Le bilan me semble positif. Un autre exemple est le principe de non-agression : une loi qui va dans le sens de ce principe est une obligation, mais pourtant c’est bien cette obligation qui vous permet de vivre en sécurité.

            Vous partez de l’idée qu’existerait « naturellement » un marché. Alors qu’en réalité, pour exister, n’importe quel marché a besoin d’institutions sociales (ne serait-ce que pour s’assurer que les termes des contrats sont respectés et les faire respecter si ce n’est pas le cas). Autrement dit un marché est un objet social.
            Je suis entièrement d’accord avec vous sur la dégradation de l’hôpital public ces 15 dernières années. Bizarrement depuis qu’on a mis en place des mesures s’inspirant du privé (loi hôpital-entreprise par exemple).

            • bonjour Je
              Je ne confonds rien du tout, je laisse libre les gens de décider eux même, même si ce choix est mauvais , c’est leur problème, je ne décide pas à leur place, je ne suis pas omniscient même si je pense que les collectiviste ont des grosse arrière pensée de contrainte pour leur intérets.
              « Contre une contrainte administrative ou légale,  »
              Une contrainte administrative ou légale reste une contrainte. C’est à eux de me prouver qu’ils ont raisons, mais tout indique que les dépenses de santé publiques ne sont nullement corrélées à l’espérance de vie, mais au PNB par habitant.

              « Autrement dit un marché est un objet social. »
              Et bien oui c’est social, le forum de contrepoints est social, ma belle-mère est social. vous défoncez des portes ouvertes. C’est social donc.. la sécurité sociale. CQFD

              On discute de la possibilité de laisser la médecine dans un marché libre (pas de monopole de la santé par les médecins et pharmaciens). Bien entendu pour vous c’est délirant ce n’est pas dans votre paradigme, vous vous dites ce mec est délirant, sa place est à la santé lol.
              Relisez mon post sur les sorciers, c’est instructif.
              cordialement

              • Pourquoi laisser des gens choisir un mauvais choix ? C’est cela que je ne comprends pas. Je vous rappelle que c’est vous qui me parlez de « mauvais choix ».
                Exact s’il y a contrainte il faut prouver que c’est justifier. Maintenir sa vie contre une cotisation, je ne sais pas mais moi je pense que c’est justifié !
                Concernant la corrélation, je ne peux vous dire, il faut faire le calcul.
                Si vous considérez qu’un marché n’a rien de naturel mais est une création humaine et collective, je n’ai rien à contester.
                ‘Marché libre’ ? Vous croyez encore à cette ânerie ? Donnez-moi un exemple de marché totalement libre, avant de parler. Etant donné que j’explique qu’il est nécessaire qu’existe une institution sociale pour qu’existe un marché, je pense que vous aurez du mal….. C’est le problème des libertariens, aveuglés par l’idéologie, les pauvres .
                Les médecins sont libres de s’installer, de fixer leurs tarifs.

                • « Pourquoi laisser des gens choisir un mauvais choix ? »
                  Parce que c’est leur vie pas la votre. Les gens sont libres de faire des conneries.
                  Qui suis-je pour contraindre les gens?

                  « Concernant la corrélation, je ne peux vous dire, il faut faire le calcul. »
                  Esp vie femme/pourcentage dep publiq 0,0807417991
                  Esp vie femme/PNB hab 0,64660
                  chiffre OMS 2003 (je sais ça date). vous allez sur le site copier-coller un tableur plouf correlation 🙂

                  « ‘Marché libre’ ? Vous croyez encore à cette ânerie ? »
                  Vous prenez l’alimentation les prix sont libres, je vous l’accorde c’est réglementé 🙂
                  Mais je ne suis pas libertarien ni anarcap, je suis tout simplement libéral avec un état fort garant des libertés individuelles au service des individus.

                  « Les médecins sont libres de s’installer, de fixer leurs tarifs. »
                  Je ne vous parle pas des médecins je vous parle des soins qui sont un monopole des médecins.

                  • Donc, vous préférez laisser un individu conduire ivre mort parce que c’est son choix et sa vie plutôt que d’intervenir ? C’est cela qui nous différencie je pense. Je ne vois pas l’intérêt de laisser quelqu’un faire un mauvais choix mais comme je l’ai déjà dit, n’hésitez pas à m’expliquez en quoi c’est intéressant.
                    Je pourrai vous répondre, qui êtes-vous pour parler de « mauvais choix » ! Je vous rappelle que c’est vous qui en parlez !
                    Vous parlez du coefficient de corrélation ?
                    « les prix sont libres, je vous l’accorde c’est réglementé  » ? Alors qu’appelez-vous liberté ? Je pense que c’est là le gros problème des libertariens !

                    Concernant les médecins vous voulez donc si je vous suis qu’on supprime l’agrément stipulant la compétence du médecin ? Chacun peut se dire « médecin » ?

                    • Bonjour
                      Je suis pour la fin du monopole de la vente des médicaments par les pharmacien et par la fin du monopole des soins par les médecins.
                      Chacun ne peut se dire Docteur en médecine, c’est un diplôme que l’on a .. ou pas.
                      Mais chacun peut soigner, aux acheteurs de soins de vérifier la compétence du soignant, marabout rebouteux etc…
                      C’est tjs la même chose, vous déléguez à l’état ce que vous pourriez faire vous même (ou le marché avec des certifications privées)

                    • Retour en arrière donc ! Je suppose que s’il y a des morts dûs à votre nouveau système de santé où des charlatans peuvent opérer vous direz :  » c’est de la faute de ceux qui sont allés les voir » ! Désolé mais les médecins, ce n’est pas l’Etat, les médecins ne sont pas fonctionnaires.

                    • dernière chose : votre raisonnement ne tient pas puisque le titre de « médecin » est attribué par l’Etat, il y a donc intervention public et donc biais du marché ! Si vous étiez cohérent vous demanderiez sa suppression ! D’ailleurs aujourd’hui chacun peut se faire soigner par qui il veut, nous sommes déjà dans le système dont vous parlez. Si je vais chez un type qui se prétend capable de me soigner sans certification, il peut me vendre ses produits sans problème ! Nous vivons déjà dans le système dont vous parlez !

                    • « Si je vais chez un type qui se prétend capable de me soigner sans certification, »
                      He bien non!
                      L’exercice illégal de la médecine (articles L4161-1 à L4161-6 du code de la santé publique.) vous connaissez?

                      Bon, je ne suis pas un ayatollah du libéralisme. Je ne suis pas contre la social-démocratie, mais je pense tout simplement que depuis 1945 (70 ans d’état nounou!! ) de subventions et autres réglements on est arrivé avec un système à bout de souffle.
                      Le problème avec les collectivistes, c’est qu’il ne supportent pas les dissidents. C’est le système qui veut cela.
                      Dans un système libéral vous avez tout à fait le droit de créer des coopératives où tous les revenues sont mis dans un pot commun et créer entre vous un système de solidarité sur la base du volontariat.
                      Je suis plutôt pour personnellement.
                      Les libéraux sont pour des solutions qui peuvent être collectives mais qui viennent ‘d’en bas’. et surtout volontaires.
                      Regardez linux et les logiciels libres. C’est le contraire d’un système étatique ‘le plan calcul’ par exemple.

                    • 1. Exercice illégal de la médecine ! Cela signifie donc intervention de l’Etat dans un marché libre. Cela ne fait que conforter mon point de vue.
                      2. Depuis 1945, il faut distinguer deux périodes : entre 45 et les années 80 et depuis les années 80. Pour la première, on peut parler de social-démocratie, mais depuis les années 80 on est entré dans une phase que je qualifie et je ne suis pas le seul de néolibérale (déréglementation, privatisation, dérégulation, etc). Or c’est bien depuis cette période que cela va mal (et pas qu’en France).
                      3. Je ne sais pas bien ce que vous appelez « collectiviste », c’est un terme très usité chez les libertariens comme libéral chez les gauchistes, mais comme je l’ai dit, l’un et l’autre ne maîtrisent pas bien le sens de ces mots.
                      4. Je suis entièrement d’accord avec vous, je n’ai jamais prétendu être contre un système de marché libre justement sur certains marchés. C’est d’ailleurs cela la social-démocratie, ne pas être contre des marché dérégulé mais ne pas non plus être contre des marchés régulés voire des nationalisations. Ce point de vue date de bien avant Marx, même A. Smith le disait ! Dans le cas présent (assurance maladie), je pense qu’un système public est le meilleur. Mais étant donné que je suis libéral, j’accepte qu’on ne soit pas d’accord. Ainsi, on peut être libéral et être pour un système de santé socialisé.
                      Cordialement.

                    • Le service public est meilleur , prouvez le! le coefficient de corrélation dépense publique/ Esperance de vie n’est nullement correlé. Quervasdoue (qui n’est pas ultralibéral) dit qu’au dela de 7% de dépense de santé les gains sont insignifiants,
                      Tout le monde s’accorde à dire que 10% (a la louche) des gains d’èsperance de vie sont dû à la médecine le reste au condition de vie l’hygiène, l’acces à l’eau potable, le réfrigérateur.
                      Il y en effet un hold-up par les médecins qui ont (avec la complicité bienveillante de l’état complice du sorcier) prétendu que les gains d’espérance de vie ont été la victoire de la médecine pastorienne.
                      Quand vous faites la corrélation entre les différents facteurs ,seule la mortalite infantile est possiblement corrélée avec les pourcentages de dépenses publiques de sante Coeff corrélation -0,33690666.
                      Faisons donc des soins gratuits en france (ce qui n’existe pas) pour la perinatalité.
                      Je suis pour une action poliitique basé sur des preuves. D’abord liberal par goût, collectiviste mais basé sur des preuves, si nécessaire.

                    • Bonjour, je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait qu’il n’y a pas nécessairement corrélation unidimensionnelle entre niveau de dépenses de santé et espérance de vie, je le disais d’ailleurs dès mon premier commentaire. Les autres facteurs dont vous parlez entrent en compte, sans compter le fait qu’on peut dépenser plus sans pour autant être plus performant. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas d’influence si on prend également en compte les dimensions dont vous parlez. J’approuve également vos propos sur les gains d’espérance de vie. Si j’ai bonne mémoire, c’est S. Latouche qui montre que l’espérance de vie dans la Rome ou Grèce antique était la même qu’aujourd’hui dans les pays développés. Le gain de ces derniers siècles étant en fait le rattrapage dû à la baisse engendrée par l’industrialisation des sociétés, exception faite de la morbidité infantile et lors des accouchements qui elle a progressé grâce à la médecine. Je suis également d’accord avec vous sur les progrès que doit faire la France dans le domaine de la périnatalité, un récent rapport montrait une dégradation alors que techniquement, le progrès est bien là. Maintenant prétendre qu’au-delà de 7% les gains sont insignifiants, cela pose tout de même un problème. Sur le plan mathématique, peut-être, c’est même assez logique, si vous partez de 0 et que vous allez à 7, vous allez sûrement sauvé beaucoup de vie, traiter les maladies qui touchent le plus de personnes et plus vous augmenterez plus ce que vous soignerez concernera peu de personnes et risquera de coûté plus cher (besoin de recherche, peut-être de matériel coûteux), mais pour les personnes concernées et qui seront sauvées, c’est loin d’être insignifiant ! On voit là les dangers du raisonnement purement statistique en matière de politique sanitaire où la vie des individus passe au second plan. Enfin, il n’y a pas que l’espérance de vie à prendre en compte comme indicateur, notamment du fait des nombreux facteurs qui entrent en jeu. On peut prendre en compte l’espérance de vie en bonne santé, la morbidité prématurée ou évitable, ou encore les soins eux-mêmes. Comme je l’ai dit, la corrélation unidimensionnelle entre dépenses publiques et espérance de vie n’est pas prouvée (ce qui d’ailleurs d’un point de vue mathématique ne signifie nullement qu’il n’y a pas de corrélation, mais qu’on ne peut rien dire avec les données) mais si n regarde un exemple particulier, celui de la Grèce par exemple, on s’aperçoit que les coupes drastiques dans le domaine de la santé publique a fait des dégâts et réduit l’espérance de vie dans le pays.

        • « un système public est plus efficace qu’une multitude d’acteurs privés. »

          Lénine n’aurait pas dit mieux.
          Car je présume qu’avec un tel principe, vous prônez le communisme ?
          Ou sinon éclairez ma lanterne…

          Votre principe centralisateur va à l’encontre de toutes les expériences:
          Avec un monopole, les coûts augmentent et la qualité régresse.
          Avec le marché libre, les coûts diminuent et la qualité progresse.

          Cette conclusion se dégage non pas d’une majorité d’expériences de monopole, mais de toutes.
          TOUTES.

          La folie, c’est de refaire la même chose en espérant des résultats différents…

          • Si effectivement avoir le choix de l’assurance est une bonne chose, je m’interroge davantage sur la prise en charge de pathologies sévères (donc souvent très couteuses et dont je doute que les personnes qui en souffrent aient choisi de les subir) , particulièrement sur les moins fortunés qui ne pourront accéder à une assurance .

            Comment garantir un accès aux soins dans ces conditions sans avoir une population laissée pour compte? Faut il laisser un « filet de sécurité »?

            • Bonjour Yann
              Dans un système collectiviste, on vous dit: sans nous pas de service.
              L’assurance maladie date de peu de temps en france (1945) et les gens se soignaient avant
              Les pauvres n’ont pas bcp d’argent mais ils sont beaucoup. Il y aurait de solutions low cost qui se développeront.
              Actuellement une partie des médecins sont incompétents mais ils ont une rente qui leur permet de vivre puisque le client n’est pas regardant (un renouvellement de pilule ou un certificat de foot).
              Dans un système libéral les mauvais médecins infirmiers ect… n’auront plus de client et tant mieux ils ne pourront plus nuire.
              Pour les plus pauvres une médecine avec des officiers de santé (par exemple) se développera. Nul besoin d’un bac plus 10 pour prendre la TA.
              Pour des opérations importantes je rappelle qu’on ne se fait pas une transplantation cardiaque tous les ans.

          • Plutôt que de faire de l’idéologie, regardez les faits. Les frais de gestion 4 fois plus élevés pour les mutuelles et les assurances privées que pour la sécu.
            Je prône le pragmatisme et surtout l’analyse et non pas l’idéologie libertarienne ou communiste. Allez parler aux britanniques de votre pseudo-principe soit-disant toujours vérifié. C’est le premier qui me vient à l’esprit ! Mais peut-être tels les soviétiques vous allez me dire que c’est parce que ce n’était pas assez libéralisé ! Si le RU ne vous convient pas, vous pouvez toujours considérer l’Allemagne.

            • Bonsoir je
              C’est votre mantra ‘les frais de gestion sont 4X plus élévés’.
              Vous pouvez le dire 100 fois ce n’est pas un argument.
              Cela coûte très cher de contrôler les remboursements. Vous préférez un système qui ne contrôle rien avec 1€ de frais de gestion et rembourse 100€ indu ou un système qui contrôle 4€ et rembourse 50€.
              Au final cela vous coûtera 101€ vs 54€ avec des vrais soins et pas des soins bidons comme on voit aussi bien dans le privé que dans le publique.
              Mais vous êtes dans votre doxa, une santé collective ou la mort.
              Ouvrez les yeux, Dans toutes les sociétés archaïques, la fonction médicale a toujours été occupée par un allié complice du chef, le sorcier.
              Le sorcier, allié du chef qui faisait croire que sans lui la pluie ne tombe, pas les plantes ne poussent pas, les femmes sont stériles.
              Oui la santé a été reprise par l’état, à ses ordres, car c’est une arme efficace de soumission des peuples.
              Cinq fruits et légumes par jour ou la mort.
              On est dans la pensée magique, si on est en bonne santé c’est grace à l’état, or c’est absolument faux, l’espérance de vie est corrélée au PNB par habitant et non pas aux pourcentage de dépense publique en santé.
              L’état utilise l’angoisse de la mort pour mieux contrôler ses sujets.

              • Allons soyez sérieux !
                Si les frais de gestion de la sécu étaient plus élevés, certains diraient que c’est la preuve que le public est inefficace, le privé génial, etc ! En quoi n’est-ce pas un argument ? Les gens veulent savoir ce pour quoi ils paient ! Je pense qu’ils préfèrent payer pour des prestations de santé que pour des frais de gestion administratif !
                Je préfère un système où les frais de gestion sont les moindres, c’est un organisme dans lequel les sommes que je verse vont aux adhérents plutôt qu’à l’administratif.
                La mort, lorsque je regarde les morts prématurées (c’est à dire les morts évitables), je pense que la France n’est pas si mal bien qu’améliorable, mais je ne crois pas que cela relève du choix public/privé.
                Arrêtez le délire ! La socialisation (et oui je sais que c’est un gros mot ici, surtout pour les ignorants) date de l’après-guerre, elle n’a pas produit que de mauvais résultats. D’ailleurs depuis un certain temps, la part des dépenses privées est plus importantes;

                • Mais je suis sérieux!
                  L’état utilise l’angoisse de la mort pour infantiliser ses sujets.
                  Le chef et le sorcier, puis le sabre et le goupillon, enfin l’ENA et la médecine collectiviste.
                  Ouvrez les yeux et ne me dites pas que ce sont pas les mêmes leviers qui de tout temps on été utilisé sans vergogne pas les puissants.
                  C’est tjs l’angoisse de la mort il suffit de voir avec quel délectation se vautre les politiques dans les discussions sur l’euthanasie. On va tous mourir, mais entre les mains de l’état.

                  • mais j’ouvre les yeux contrairement à vous et je remarque que grâce à l’Etat nous ne vivons pas comme 500 ans en arrière ! C’est encore une des tares des libertariens, parler de l’Etat comme d’une instance invariante, comme si l’Etat d’il y a 500 ans était le même qu celui d’aujourd’hui ! C’est d’ailleurs un des problèmes concernant leur crédibilité ! D’ailleurs, il est toujours drôle de leur demander ce qu’ils entendent par « Etat ». J’ai toujours l’impression qu’ils emploient ce terme comme un réflexe, comme certains gauchistes avec le terme « marché » ! Ils ne maîtrisent même pas les termes qu’ils emploient !

        • C’est pourtant la liberté qui met un frein aux dérives.

    • Je pense que vous ne savez pas pourquoi les dépassements d’honoraires existent…
      Exemple simple à comprendre. Le prix de la matière première à augmenté, le prix d’achat d’une prothèse par un spécialiste a donc augmenté, mais le remboursement effectué par la sécurité sociale n’a pas changé depuis 1970… Si le spécialiste ne met pas en place un dépassement d’honoraires il travaille à perte. Sachez aussi qu’un dentiste, pour tout ce qui est acte simple travaille très souvent à perte à cause du manque de remboursement de la sécurité sociale française.
      Vous parlez des frais de gestion, mais ça n’est pas significatif. La sécurité sociale est en déficit chronique depuis sa création, jamais elle a été réformée. Avez vous déjà vu une mutuelle ou une assurance auto en faillite malgré leurs frais de gestion plus élevés? Bien sûr que non.
      Et si nous parlions du système de retraite par répartition qui n’est rien d’autre qu’une pyramide. Les arrivants paient tout simplement pour les sortants.
      Il va bientôt y avoir plus de retraités que d’actifs, c’est tenable? Bien sûr que non. Ceux qui ont moins de 40 ans actuellement ne rêvez pas, vous n’aurez pas de retraite. Aujourd’hui il y a presque 80% des retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté et ce n’est pas le chômage qui va les aider. Ils ont même geler les retraites de ceux qui touchent plus de 1200€… Vous attendez quoi? Que le gouverne(ment) vous aide? Ils n’en ont que faire…
      Tout le monde veut la « sécurité » à tous les niveaux, mais c’est se priver de toute liberté tout simplement.

      • Je suis entièrement d’accord avec vous sur l’augmentation de certains coûts et la non-revalorisation de certains actes. Mais c’est loi d’expliquer la totalité des dépassements d’honoraires puisque ceux-ci existent même pour des actes simples qui ne demandent pas l’utilisation de matériel coûteux, sans compter les dépassements d’honoraires pour être traité en priorité.
        Je ne vois pas en quoi considérer les frais de gestion n’est pas significatif pour jauger de l’efficacité !
        Que vous soyez dans un système par répartition ou capitalisation, le vieillissement de la population conduit au même résultat ! Pour valoriser votre capital retraite, il faut bien que vous captiez de la valeur créée par d’autres (entreprises et salariés). La seule différence provient du fait qu’avec la libre circulation des capitaux vous avez une plus grande assiette mais si on prend comme principe que le vieillissement de la population est une tendance mondiale, le résultat est le même. Il y a également une erreur classique à consiste à prendre en compte la démographie et non pas la création de valeur par les individus. Car vous pouvez avoir une démographie vieillissante, si en compensation, le travail créé davantage de valeur, le système n’est pas en péril. D’ailleurs, il suffit de demander aux salariés qui ont tout perdu, l’exemple emblématique étant Enron, mais avec la crise de 2008, beaucoup de salariés ont vu leur fonds de retraite fondre, obligeant certains à reprendre ou continuer à travailler.

        • Bonsoir je
          « Que vous soyez dans un système par répartition ou capitalisation, le vieillissement de la population conduit au même résultat !’
          Vous oubliez une chose c’est que le système de répartition est forcement collectiviste avec l’état qui décide à votre place, (pour votre bien).
          Dans un système par capitalisation, vous faites ce que vous voulez (et cela l’état ne le veut pas).
          Alors je suis d’accord avec vous, si l’état fait n’importe quoi, et c’est malheureusement habituel, décide de faire la guerre à Poutine on sera mal et mes économies seront mortes (et moi aussi).

          • Ce que vous ne voulez pas voir c »st que vous vivez dans un monde collectiviste et cela vous ne pourrez rien faire contre sauf tuer tout le monde ! Vous ne savez visiblement pas ce que signifie collectiviste pour prétendre « l’état qui décide à votre place, ».
            Je pense que vous n’avez pas bien réfléchi lorsque vous dites ‘vous faites ce que vous voulez ». La volonté est un concept très complexe discuté depuis des siècles ! Je sais bien que les libertariens jouent sur les mots mais pas avec moi.

            • « Ce que vous ne voulez pas voir c »st que vous vivez dans un monde collectiviste »
              Mais j’avais bien compris 🙂
              « sauf tuer tout le monde ! »
              Je suis pour vivre sans nuire à autrui!
              « Je pense que vous n’avez pas bien réfléchi lorsque vous dites ‘vous faites ce que vous voulez »
              La liberte ce n’est pas faire ce que l’on veut.
              « mais pas avec moi. »
              C’est bien il faut être plein de volonté pour être libre, c’est tellement plus facile d’être esclave.
              Cordialement.

              • lorsque je parle de monde « collectiviste », cela signifie que contrairement aux fadaises libertariennes, toute action a un impact sur autrui (sauf respirer, mais je n’ai toujours pas trouver autre chose). C’est là le problème des libertariens !
                Prenez votre voiture, acte a priori sans conséquence, et pourtant vous nuisez à autrui en polluant !
                Je ne peut qu’être d’accord : la liberté ce n’est pas pas faire ce qu’on veut, c’est une définition un peu simpliste.
                Cordialement

  • Laisser chacun choisir son assurance maladie. J’y souscrits.
    Sauf omission cinq systèmes existent : 1 la prévoyance personnelle ou familiale,
    2 la charité, 3 les société de secours mutuel, 4 les assureurs privés, 5 l’assurance publique d’Etat.

    Les inconvénients du système d’assurance d’Etat sont multiples, la sécu illustre la tragédie des communs :

    1 consommation médicale en hausse perpétuelle,
    2 budget CNAM en déficit récurrent,
    3 cotisations maladie et CSG en hausse continue,

    4 effet d’éviction sur les ressources des ménages, pour les quatre premiers systèmes : impact sociétal : exonération de responsabilité de chacun envers son prochain,

    5 effet de Laffer de ces cotisations-impôts sur la motivation des acteurs de l’économie : c’est la limite coût/bénéfice du système CNAM,

    6 nécessité budgétaire de l’ONDAM,
    7 remboursements en baisse continue,
    8 rationnement des soins,

    9 la Direction de la CNAMTS n’est pas élue par les cotisants, fut-ce par scrutin indirect,
    10 arbitrages budgétaires – et donc médicaux ! décidés par une Direction nommée par le Gouvernement,

    11 équilibre budgétaire dépendant d’une responsabilité collective : le Gouvernement,
    12 la sécu forme un lobby qui oeuvre pour la fermeture du marché à la concurrence.

    ça fait quand même beaucoup d’inconvénients coûteux !
    je ne vois pas comment une assurance maladie publique peut fonctionner. C’est sans doute un mythe de notre civilisation. Jadis on disait « mieux vaut aller au moulin qu’au médecin » La CNAM a été déficitaire dès que le peuple a rejoint le niveau de consommation médicale de la bourgeoisie.

    La prévoyance personnelle et familiale ainsi que la charité (toujours personnelle et surtout locale) ont fait leurs preuves à travers les siècles. Encore faudrait-il leur laisser des ressources après impôt ! Voyons les autres systèmes modernes :

    La mutualité d’aujourd’hui (il y a des mutuelles dans l’administration), proche des assureurs classiques est loin des sociétés de secours mutuel du XIXe et du début du XXe siècle. Alors elles étaient auto-gérée par les gens du peuple qui y souscrivaient. Elles avaient l’immense vertu de garder les citoyens âpres au gain et rétifs à la dépense publique ! Leur atout initial était un public limité à une communauté, proximité qui freine les abus.

    Quant aux assurances maladie privées, le seul pb sérieux est la sélection adverse. Un tel mécanisme rendrait le service de ces assurances moins bénéfique pour l’ensemble de la communauté nationale. En vertu de quoi les autoriser avec une fiscalité moins favorable que les assurances sans sélection serait une solution équitable.

    Aucun de ces quatre systèmes n’a les tares rédhibitoire de la sécu, qui est la mutuelle du pauvre – ou du malchanceux – d’aujourd’hui ! Quelle déchéance !

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