Sarkozy mis en examen

Nicolas Sarkozy mis en examen (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints, licence Creative Commons)

Le Regard de René Le Honzec.

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Dans le bal des hypocrites qui est celui des médias subventionnés, on affecte des positions, comme celle de vouloir ignorer les compromissions entre les hommes qui rendent la justice, ceux qui administrent l’État, ceux qui prétendent être un quatrième pouvoir. Je les ai fréquentés il y a trente ans (quand personne ne « savait » pour Mazarine et les autres, par exemple) et j’apprenais dans tous les raouts et cocktails mondains du microcosme qu’ils se connaissaient tous, et couchaient beaucoup ensemble — vérifiez dans les bios de vos élus et les « offs » entendus de journalistes faux-culs ; de nombreuses « Mémoires de x ou y » vous en donnent aussi des aperçus qui laissent deviner des profondeurs de connivences et petits arrangements.

Alors, prétendre que les feuilletons judiciaires de l’Arsène Lupin des détournements sont de purs hasards d’un agenda d’une justice aux yeux bandés est une moquerie. Oui, des juges règlent des comptes avec Sarkozy qui leur avait clairement fait savoir son opinion critique. Oui, des juges règlent des comptes avec une société bourgeoise qu’ils haïssent idéologiquement. Non, pas tous les juges, mais un nombre suffisamment significatif pour s’en inquiéter. Le « Mur des Cons », c’est une réalité, et il se trouve qu’ « on » a nommé Claire Thépault, du Syndicats-des-cons-sur le-mur comme juge à cet effet.

Oui, certainement, le cauchemar de Hollande, qui se croit toujours un recours, est de devoir affronter Sarkozy. Oui, son rêve est de jouer les Chirac à l’envers en battant une Le Pen au deuxième tour de 2017, sans Sarkozy en trouble-fête.

Or Sarkozy a été mis en cause pour Karachi : ça n’a rien donné. Pour Tapie : rien non plus. Pour Bettencourt : rien. Et à ma connaissance, la seule justification du « financement Khadafi » est une photocopie d’un faux grossier qui a permis d’espionner Sarko & Cie pendant 8 mois, sans rien trouver d’un financement. Suite au prochain chapitre du feuilleton que personne ne signe, mais que pas mal de « Nègres » s’efforcent d’écrire dans les labyrinthes du pouvoir socialiste.