À Londres, François Fillon plaide pour une politique libérale

François Fillon (Crédits Andrew Newton licence Creative Commons)

Selon l’ancien Premier ministre français en visite à Londres, « le peuple français est en train de devenir libéral ».

Par Philippe Robert

Cette photographie, prise à Londres le 18 juin 20141, est appelée à devenir historique si tant est que l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy ait bien la volonté de transformer l’essai.

Vu de la France profonde, il s’agit en effet d’une nouvelle qui est trop énorme pour ne pas être vraie suscitant alors l’espoir que les promesses d’une aube nouvelle soient tenues.

François Fillon : « Elle [Nda : Margaret Thatcher] est le symbole d’une détermination politique inflexible pour enrayer une situation de déclin. […] En Allemagne, j’aurais fait référence au plan Schröder. Finalement, le seul pays qui n’a pas connu de rupture décisive depuis des décennies, c’est la France. »

À Londres, invité au Centre for Policy Studies (CPS) fondé par Margaret Thatcher en 1970, François Fillon a fait le constat que « le peuple français est en train de devenir libéral ». L’ancien Premier ministre se propose donc d’aborder la présidentielle de 2017 armé d’un programme libéral de rupture qu’aucun politique, jusqu’à ce jour, n’a jamais osé préconiser.

« Nous entrons dans une phase où la valeur dominante sera la liberté plutôt que la surprotection » proclame-t-il avec la dernière énergie pour justifier son coming out libéral. Mais plutôt qu’une sincère prise de conscience, cette profession de foi ne relèverait-elle pas plutôt d’une posture politicienne destinée à contrer un éventuel retour de Nicolas Sarkozy ?

En tout état de cause, une question d’ordre vital se pose dès lors que François Fillon, dans le passé, n’est jamais apparu comme un homme de rupture : peut-on vraiment lui faire confiance ?

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