Euro fort, bouc-émissaire d’une France faible

Le mythe de l’euro fort nous empêche de voir nos propres faiblesses. Les problèmes de la France viennent des politiques françaises non de l’euro.

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crise de l'euro union européenne

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Euro fort, bouc-émissaire d’une France faible

Publié le 14 juin 2014
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Par Jean Yves Naudet

crise de l'euro union européenneLe thème de l’euro fort est un grand classique, qui refleurit régulièrement. Cela a notamment été le cas lors des dernières élections européennes. Pour la classe politique française, c’est un thème majeur : l’euro serait une des raisons des malheurs de la France. Il faut bien trouver un bouc-émissaire. Certes, l’existence même de l’euro pose des problèmes. En outre, certains pays manipulent leur monnaie, contribuant à faire monter l’euro. Mais il n’en reste pas moins que c’est une préoccupation bien française et que la plupart de nos partenaires ne sont guère inquiets de la valeur de l’euro. Car nos problèmes viennent non de l’euro, mais de nous.

« Le niveau de l’euro est le même pour tous »

Les attaques de la classe politique française contre l’euro fort, y compris de nos ministres et du premier d’entre eux, sont un grand classique de la vie politique. Le cours actuel de l’euro serait artificiellement élevé et ce niveau entrainerait des conséquences dramatiques pour notre économie.

Il faut distinguer cette question d’une autre, celle de l’existence même de l’euro. On peut légitimement avoir des réserves vis-à-vis de la création de l’euro, et le rédacteurs de ce billet a toujours marqué des réserves vis-à-vis de la monnaie unique ; l’histoire a montré qu’avoir une seule monnaie pour 18 pays différents était un pari risqué. Choisir une monnaie commune, comme le proposait l’Angleterre, circulant en concurrence avec les monnaies nationales, aurait déjà été plus raisonnable. Les monopoles ne sont jamais bons.

Mais l’euro est là et si sortir de l’euro est un thème de discussion, on admettra qu’il était plus facile de ne pas monter dans l’avion (comme le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark) que d’en descendre en vol.

Restons sur le thème de l’euro fort. Est-il responsable des malheurs de la France ? Faut-il une « dévaluation compétitive » ? Cette préoccupation est bien française mais nos partenaires n’ont pas l’air de la partager. Aucun des principaux candidats à la présidence de la Commission européenne n’en a parlé, ou s’ils l’ont fait, comme Jean-Claude Juncker (PPE), c’est pour remarquer que « le niveau de l’euro est le même pour tous » et d’ajouter : « je déconseille vraiment de chercher ailleurs que chez soi les causes de ce qui résulte en partie de ses propres erreurs […] Si la France traverse une période plus difficile que pour d’autres pays, les raisons doivent être trouvées en France, et non dans les taux de change ».

C’est quoi, un euro fort ?

Que signifie l’expression « euro fort » ? Depuis le nouveau système monétaire international, entré en vigueur le 1er avril 1978, nous sommes en changes flottants. C’est donc le marché, non les États, qui définit la valeur des monnaies. C’est un problème d’offre et de demande de devises, qui dépend des écarts d’inflation, des déséquilibres extérieurs, des anticipations, etc. Dans un vrai système de changes flottants, parler d’une monnaie trop forte ou trop faible n’a aucune signification. Le prix est ce qu’il est. Par nature, quand les conditions de fonctionnement d’un libre marché sont remplies (donc, s’il n’y a pas de manipulation), le prix est juste (« ajusté »). Mais les États ont du mal à laisser le marché fonctionner librement et interviennent souvent. Ils le font en fixant arbitrairement les niveaux des taux d’intérêt et, par exemple, la Réserve Fédérale aux États-Unis pratique des taux artificiellement bas, qui poussent les capitaux à se placer ailleurs. Ceux qui suggèrent à l’Europe d’en faire autant devraient expliquer comment réduire encore le taux directeur de la BCE, sauf à avoir des taux d’intérêt négatif, car il n’y a pratiquement plus d’écart entre taux européens et américains. Il est vrai également que le Japon fait tout pour affaiblir le yen, tandis que les Chinois, dont la monnaie n’est pas librement convertible, maintiennent le yuan à un niveau artificiellement bas. Autant de manipulations qui, à court terme, faussent les taux de change.

L’illusion des dévaluations compétitives

Certains de nos partenaires essaient ainsi d’affaiblir la valeur de leur monnaie, ce qui renchérit l’euro. Mais les « dévaluations compétitives », expression impropre puisqu’on est en changes flottants, n’ont jamais entraîné un redressement du commerce extérieur. Par exemple, le Franc a été dévalué plusieurs fois et son cours, au départ de 1 FR = 1 DM (en 1958) était tombé à 3,5 DM = 1 DM au moment de la création de l’euro (2001). Nous aurions dû avoir des excédents faramineux et l’Allemagne des déficits, mais c’est l’inverse qui s’est produit ! Les manipulations monétaires n’ont jamais durablement redressé une situation compromise et si certains de nos partenaires manipulent, à tort, leur monnaie, cela n’a guère amélioré leur situation. Copier les erreurs des autres ne fait pas une bonne politique et nous devons œuvrer pour que les États cessent d’essayer de manipuler les monnaies.

L’euro, depuis sa création, n’a cessé de fluctuer. Il a baissé pendant les trois premières années, se rapprochant de 0,8 dollar, puis a monté au-dessus de 1,60, avant de faire du yoyo entre 1,20 et 1,40. C’est supérieur au cours de départ, mais il est normal que les choses changent en 15 ans. Au-delà des manipulations, il y a des raisons à la hausse du cours de l’euro par rapport à la plupart des autres devises : la zone euro est en excédent commercial, l’inflation y est très faible. Faut-il s’en inquiéter ?

Affaiblir l’euro ou affaiblir l’État ?

Affaiblir l’euro, ce serait lui donner une valeur artificielle et cela renchérirait nos importations ; or une partie de celles-ci, à commencer par le pétrole, est indispensable ; cela contribuerait à accélérer l’inflation ; certains le souhaitent, pour alléger la dette publique, mais c’est voler les épargnants. Ceux qui réclament un euro faible veulent-ils payer leur essence plus chère et voir leur pouvoir d’achat baisser quand ils vont à l’étranger ?

Ceux qui critiquent l’euro fort expliquent que cela freine nos exportations et contribue à réduire production et emploi. C’est oublier que la majorité de nos exportations se fait dans la zone euro, où la valeur de l’euro ne joue pas, puisque nous avons la même monnaie. Si nous sommes en déficit avec nos partenaires, c’est que nous ne sommes pas compétitifs ; pourquoi ne pas interroger nos prélèvements obligatoires, nos dépenses publiques, la rigidité du code du travail et du marché de l’emploi, la centralisation et l’hypertrophie de l’État ?

Pourquoi l’Allemagne, avec le même euro, a des excédents faramineux et exporte dans le monde entier ? On réussit si l’on est compétitif. La compétitivité peut être liée aux prix. Le poids des charges plombe notre compétitivité et l’affaiblissement de l’euro ne nous fera pas changer la donne sans réforme. La compétitivité, comme en Allemagne, peut être liée aux produits, à leur qualité, à leur forte valeur ajoutée. Pourquoi la France n’est-elle pas dans la course ? Nous sommes trop centrés sur la gamme moyenne : trop chers pour la compétitivité-prix, pas assez bons pour la compétitivité-produits. Croit-on compenser nos faiblesses par une monnaie artificiellement faible ?

Le mythe de l’euro fort nous empêche de voir nos propres faiblesses et nous entraîne sur une fausse piste. La France doit se réformer, en profondeur. Ce n’est pas l’euro fort le problème, c’est l’État obèse. Libérons la France du carcan étatique et laissons les monnaies fluctuer librement.


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  • De toute façon si les politiciens français avaient un culture économique ça se saurait car l’on aurait déjà constaté les effets!

  • Une monnaie forte garantit l’accès à une grande diversité de produits, grâce à un pouvoir d’achat mécaniquement plus important, gage de l’amélioration de la qualité de vie, en premier lieu pour les plus pauvres.

    En même temps, une monnaie forte n’empêche pas les exportations, donc ne crée pas le moindre chômage, comme la théorie économique mais également de nombreux exemples historiques l’ont montré. Au contraire, une monnaie forte pousse à la spécialisation dans les productions à forte valeur ajoutée, à fort contenu en capital, conduisant à l’élévation des rémunérations pour tous.

    Ce sont au contraire les politiques collectivistes qui provoquent et entretiennent le chômage de masse, notamment celles qui pèsent directement sur les capitaux (collectivisation du capital par les taxes ou les réglementations, dilution de la valeur des capitaux par les politiques conventionnelles ou non des BC). Depuis les crises de 1997, 2000-2003 et 2007-2009, jusqu’à aujourd’hui encore, ce sont pourtant ces politiques de destruction des capitaux qui ont été menées sans relâche, avec les piètres résultats qu’on observe sans surprise (bulles, chômage et dettes publiques partout). A la lumière des résultats de cette expérience historique, il est temps d’y mettre un terme, et même urgent si on espère éviter la prochaine crise qui s’annonce.

  • Sans être économiste, j’ai tendance à penser que si la France avait une monnaie libre sur le marché elle ne serait pas aussi haute. Une monnaie n’est-elle pas ou même, ne doit-elle pas être le reflet de la santé économique du pays ?

    • Non, parce qu’une monnaie ne doit pas représenter un pays mais seulement le potentiel économique de ceux qui acceptent de la porter. Il n’y a aucune raison que la France ait une monnaie uniforme pour l’ensemble du territoire. Il n’y a aucune raison qu’un Lillois soit solidaire, à travers la monnaie, d’un Marseillais, ou l’inverse.

      Finalement, franc ou euro présentent les mêmes défauts : ce sont des monopoles. Mais au moins, l’euro empêche nos politiciens nationaux d’avoir la main sur la monnaie. Imaginez un peu le résultat si Hollande, Sarkozy ou La Pen pouvaient décider de la valeur de la monnaie que nous sommes obligés d’utiliser selon leur lubies politiciennes du moment… Ca flanque les jetons, non ?

      • C’est vrai pour le minarchisme, et l’anarcho-capitaliste, par contre le libéralisme classique n’est pas forcément contre le monopole étatique de la monnaie. [pour des raisons pratiques : prix dans une monnaie unique, moins de problèmes (pour certains) liés à la localisation, pas de temps d’affinement par la concurrence.]

        Par contre il est pour la bonne gestion de ce monopole (considéré comme régalien) qui peut par exemple être adossé à l’étalon-or pour soustraire la monnaie au contrôle de la politique et aux tendances inflationnistes de tous les gouvernements.

        Bien que personnellement, je pense qu’il est préférable de ne pas laisser la gestion de la monnaie par l’État.

        • Le problème de l’étalon est le même qu’une monnaie monopole : il est aux mains des politiciens qui peuvent à tout instant décider de le manipuler.

      • Les libéraux arrivent aussi à la conclusion que l’euro est une totale absurdité économique : http://institutdeslibertes.org/dossier-sur-leuro/

        Seuls les adeptes de la religion eurotéiste et ceux qui ont créé ce délire monétaire peuvent encore défendre l’euro.
        Et donc les personnes qui raisonnent objectivement et n’ont pas à assumer la mise en place de l’opération doivent aussi arriver à la conclusion que l’euro est une erreur à corriger au plus vite.

        • Ceci dit, les libéraux sont plutôt silencieux, pour ne pas dire dubitatifs, sur le fait qu’une La Pen, avec son délire économique digne d’un Mélenchon, dispose de la monnaie pour faire n’importe quoi si jamais elle parvient au pouvoir.

          Pourquoi pas revenir au franc ! Mais, décidément, le préalable impératif est l’interdiction du socialisme sous toutes ses formes, y compris sous sa forme lepéniste.

    • En effet pour une monnaie nationale et/ou étatique. Les plus libéraux pourrait rétorquer que la monnaie ne doit pas être gérée par l’État, pour diverses raisons.

    • si la France avait une monnaie libre sur le marché elle ne serait pas aussi haute.

      Certainement, si la France ne veut pas se réformer, et alors la France peut toujours quitter la zone Euro. Mais alors, les stratégies d’évitement seraient mises en oeuvre par ceux qui en ont les moyens, à savoir les classes aisées.

      Tableaux de Maîtres :(, métaux précieux, diamants, en plus détenus à l’étranger, parfois sans être déclarés 🙁 …
      Immobilier à l’étranger, actions d’entreprises cotées à l’étranger sont très légales si déclarées … Et seules les plus-values sont imposables en France !

      Certes les fonctionnaires en paieraient le prix, mais en premier, les plus faibles tels que chômeurs, mal qualifiés et retraités.

      Avoir sa propre monnaie a aussi un coût social à ne pas négliger.

      • Parfois je me demande s’il ne serait pas libéral d’encourager à sortir de l’euro à « sec » : si les taux obligataires grimpent en flèche cela n’obligerait-il pas de facto les hommes politiques à appliquer une véritable austérité, et des réformes ?

        Utiliseraient-ils la monétisation pour boucler leurs projets sociaux, au point de risquer des émeutes ?

        A terme une majorité de français ne risque-elle pas de recommencer à imposer des délires collectivistes ?

        La France n’est elle pas réformable sans émeutes ?

        Ce pays est-il foutu ? …

        • Au moins, avec le FRF, ils auraient une grosse excuse en moins.
          Parce que financer leurs délires, leurs promesses de Pères Noël avec l’argent des autres, pour rester au pouvoir, a quand même un coût politique qui va leur sauter à la figure.
          L’histoire avec les Huguenots est train de se répéter 🙁
          Si cela ne change pas, la France est effectivement foutue ! 🙁 🙁 🙁

      •  » les plus faibles tels que chomeurs, mal qualifiés et retraitée  »

        quelle méconnaissance du pays profond :

        dans la creuse, des chomeurs achètent des maisons pour 30.000 qu’ils payent cash et retapent , ils s’en foutent pas mal de la dévaluation…

        les retraités sont la classe sociale la plus aisé de france… si la france sort de l’euro, vu qu’ils sont tous propriétaire d’une ou deux maisons, leur patrimoine va s’envoler dans la nouvelle monnaie, inflation oblige !

  • Les politiques français qui meublent les enceintes de décision n’ont aucune crédibilité monétaire. Et ce depuis la dévaluation Poincaré de 1928.

    Toute l’histoire de l’Europe monétaire est écrite par ce refus des autres de croire les Français. On peut faire des pages sur le sujet.
    Maintenant, on a vu embarqués sur un lac suédois, quatre pays d’Europe du nord, discuter entre amis de l’avenir de l’Union. C’est une affaire sérieuse à ne pas débattre avec des sauteurs ! Hollande déteste la finance et ces canoteurs parlent d’économie et de monnaie. Il s’ennuierait.

    Dieu nous garde de tout retour à la piastre française, dévaluable ad nutum le dimanche par le démagogue !

    •  » et ce depuis la dévaluation poincaré en 1928  »

      c’est injuste d’incriminer poincaré, qui a tant fait pour réduire les déficits que le cartel des gauches, et particulièrement herriot, le mème qui reviendra de russie soviétique en ventant les réussites des bolcheviks quelques années plus tard, avait laissé filer …

      les français veulent-ils que l’euro baisse ? ça m’étonnerais bien, ils seraient obliger de retourner au travail, car il ne pourrait plus ce payer le tabac, les écrans plats, le carburant , aussi bon marché qu’aujourd’hui !

      ce qu’ils veulent, c’est que les autres pays leur payent leur chomage , leurs allocations, leurs subvensions , leur pastis …

      • Je n’incrimine pas Poincaré, je date simplement la perte de confiance de cette dévaluation des 4/5è.
        Et comme vous le soulignez, la dévaluation était motivée par la politique interne, ce qui ne cessera jamais, jusqu’à ce qu’on retire le jouet « franc » à une classe politique indigne.

      • en effet, et une remarque, ils ont raison à court terme, piquer le fruit des travail des autres est toujours intéressant à court terme…ça peut même marcher un certain temps…

  • « Choisir une monnaie commune, comme le proposait l’Angleterre, circulant en concurrence avec les monnaies nationales, aurait déjà été plus raisonnable. »

    Ca serait génial : la plupart des prix serait en euros et les salaires en Francs dont le cours baisserait constamment. Chacun aurait enfin une vision claire de la compétitivité française.

  • Petite erreur de l’ auteur 1 dm = 1 fr en 57/58 et 3,50 fr = 1dm en 2001
    17 dévaluations en 40ans de 48 à 87 pour camoufler la mauvaise gestion ( sacré 30 Glorieuses mes chéris…..
    la piètre gestion continue sauf que depuis l’ € l’ endettement public camoufle la mauvaise gestion

  • Ce n’est pas à la France de se réformer pour un problème européen : les réformes doivent se faire à son niveau , au niveau de la BCE qui n’incite par exemple pas les banques à réinvestir dans l’économie réelle au lieu de spéculer , d’engraisser le système financier international et autres prédateurs oligarques hors zone euro.

    Les solutions existent . Immédiatement applicables : mais évidemment il faut la volonté politique … et avec des gouvernements passablement corrompus…

    • Donc c’est aux autres de se plier à son niveau ?
      Vous avez tout compris ! 🙄

      • Ben pas toi apparemment

        • BCE qui n’incite par exemple pas les banques à réinvestir dans l’économie réelle au lieu de spéculer

          ❓ ❓ ❓ ❓
          Pas certain que tu comprennes la moindre virgule à tes théories fumeuses.
          Les Allemands, les Suédois avant eux, ont réformés leurs pays.
          Qu’attend donc la France ? Le déluge ou les calendes grecques ?

          Et pourquoi la France n’incite-t-elle pas ses banques à investir dans l’économie ❓
          Si la France n’est pas contente de l’Euro, pourquoi ne sort-elle pas de la zone Euro ?
          Et pourquoi ne préconise-t-elle pas une autre solution, ce qu’avaient proposés les anglais ?

          Au passage, les taux d’intérêts sont négatifs pour les dépôts, c’est quoi sinon une action ? :mrgreen:

          • Je ne suis pas économiste mais il est toujours possible « d’inciter » avec des systèmes de taxation et/ou de fermer la capitalisation aux non-européens et/ou de créer un marché public européen par exemple

            • – Taxations ? Elles ne sont pas assez lourdes en France ?

              – Fermer la capitalisation au non européens ?
              Et la réciprocité ? Et le rapport de force auquel s’exposerait le pays ?

              – créer un marché public européen ? Il faudrait que les autres pays (27!) soient d’accords. Ce n’est pas gagné ❗

            •  » je ne suis pas économiste …  »

              fromager , peu-etre ?

              vive le roquefort !!!

            • La BCE vient d’abaisser son taux de dépôt à -0.15%, donc négatif, pour pénaliser les banques (et pour le coup elles le sont sévèrement (1)) ceci dans le fol espoir qu’elles se mettent à prêter, ce qu’elles ne feront pas. Pourquoi ? car la demande est atone.

              Écrasées sous les prélèvements, les entreprises s’ajustent en réduisant la voilure du personnel et des investissements, les particuliers (citoyens, donc consommateurs) font de même en reportant sine die leurs achats. De plus, subissant les effets de seuils (impôts stupidement progressifs doublés d’une instabilité fiscale surréaliste), tout le monde regarde le compteur pour voler pile en dessous des radars.

              Votre logique relève de celle de la BCE, si l’économie ne repart pas, c’est donc de la faute des banques qui ne prêtent pas, c’est simple, il suffisait d’y penser et de le dire.

              Une banque doit dégager des profits, dès lors où en réaliser en France ? quel est le type d’investissement qui ne soit pas lourdement taxé ou à minima stable ? immobilier ? dividendes ? vous pouvez chercher, il n’y a rien, du reste des plus savants que nous se sont penchés sur la question. Sans parler de l’instabilité juridique !

              Une banque c’est très con mais, là ou il y a de l’argent à gagner elle y est. Quant à envisager un marché public, moi je veux bien, mais, vous l’alimentez financièrement avec quoi ? des impôts ?

              (1) En taxant les banques, la BCE, in fine, taxe les particuliers, comme toujours, vous pouvez taxer toutes les vaches du monde, ce ne sont ni les éleveurs ni les vaches qui payent, mais le consommateur final…

              Un des éléments qui n’est jamais ou rarement abordé, c’est la solution qui consiste à vitrifier les taux pour de très longues périodes, il faut pour cela un consensus quasi mondial.

    • la taxe tobin par hasard ?

  • Ce qui est bien avec vous les libéraux, c’est qu’au moins vous avez des idées claires (pour commencer, vous avez des idées ; ensuite, elles sont claires). Pour autant vous aurez du mal à me convaincre.

    D’abord, vous faites comme si l’économie devait s’adapter à la monnaie. Je pense que c’est la monnaie qui doit s’adapter à l’économie. C’est d’ailleurs un peu ce qui est censé se produite avec des changes flottants, non ? Mais justement, au niveau de chaque pays, l’euro fausse totalement ce type d’ajustement. Tout cela ne signifie pas que l’on ne doive pas monter en gamme ; c’est de toute façon un objectif général tout à fait louable (et nécessaire). Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain ; cela ne se décrète pas sous prétexte qu’on utilise une monnaie artificielle et étrangère (allemande, pour l’essentiel) qui se trouve être forte (forte pour la France… mais faible pour l’Allemagne). C’est la hausse de la monnaie qui doit découler de la montée en gamme, et non l’inverse.

    Ensuite, vous persistez à utiliser le terme de « charges », alors qu’il s’agit plus précisément de cotisations (assimilables selon moi à un impôt sur le revenu prélevé à la source), et fondamentalement de salaires. Puisque vous pensez qu’il faut faire de la dévaluation interne et baisser les salaires, c’est votre droit évidemment mais alors… dites-le !

    Je ne comprends pas non plus pourquoi il serait si difficile de « descendre de l’avion en vol ». Et de toute façon, quand il menace de s’écraser à tout moment, a-t-on encore une meilleure option ?

    Autre chose. Vous écrivez :

    « Nous aurions dû avoir [en 2001, si je vous suis bien] des excédents faramineux et l’Allemagne des déficits, mais c’est l’inverse qui s’est produit ! »

    C’est l’inverse qui s’est produit APRES le passage à l’euro… L’Allemagne a des excédents faramineux depuis le passage à l’euro, et la France un déficit préoccupant depuis le passage à l’euro.

    Par ailleurs vous écrivez :

    « C’est oublier que la majorité de nos exportations se fait dans la zone euro, où la valeur de l’euro ne joue pas, puisque nous avons la même monnaie. »

    C’est un peu absurde. Ce n’est pas parce que nous avons la même monnaie que sa valeur ne joue pas… Si nous n’avions PAS la même monnaie, si nous avions une vraie monnaie nationale qui serait plus faible, alors notre balance commerciale vis-à-vis de la zone euro (si tant elle est qu’elle existe encore après que nous en serons sortis), ou vis-à-vis d’une Allemagne revenue au mark (sans doute réévalué par rapport à l’euro…) pourrait bien se redresser. Si nous sommes « trop chers pour la compétitivité-prix », comme vous l’écrivez, alors en toute logique une monnaie plus faible peut résoudre le problème.

    Et pour le prix des carburants à la pompe, vous savez bien qu’il est composé essentiellement de taxes…

    Quant au pouvoir d’achat à l’étranger, sans doute que beaucoup de ceux qui veulent sortir de l’euro n’ont pas ce genre de préoccupations… problème de riches…

    Enfin, je ne vois décidément pas ce qui vous permet de dire que l’Etat est « obèse », mais j’imagine qu’on pourrait en parler des heures… ou plutôt des années…

    • D’abord, vous faites comme si l’économie devait s’adapter à la monnaie. Je pense que c’est la monnaie qui doit s’adapter à l’économie.

      En clair, vous demandez à sortir de la zone Euro !

    • D’abord :
      « Je pense que c’est la monnaie qui doit s’adapter à l’économie. »
      puis :
      « en toute logique une monnaie plus faible peut résoudre le problème »

      Tout l’art de se contredire contenu en moins de 7 paragraphes. Logique ?

      • Je ne vois pas où est la contradiction.

        • Une monnaie plus faible ne résout aucun problème : si vous êtes improductif, vous le resterez quel que soit le niveau de la monnaie. Aucune monnaie n’a jamais mis les fainéants au travail. La monnaie est une conséquence de l’économie, pas un outil permettant de transformer l’économie. C’était pourtant ce que vous indiquiez au début de votre message, en attribuant à tort aux libéraux cette vision erronée de l’économie.

  • Trop fort pour le sud de l’Europe, y compris la France, et présentant des faiblesses pour le nord de l’Europe, surtout Allemagne et Pays-Bas, l’euro n’arrive à convaincre ni les uns ni les autres.

    À l’intérieur de toute zone monétaire (chaque pays ayant une banque centrale indépendante) il existe des politiques fiscales et budgétaires incluant des péréquations entre régions économiquement plus ou moins fortes. Ce n’est pas le cas pour la zone euro. Le traité de Maastricht prévoit explicitement qu’aucun transfert budgétaire ou financier ne sera autorisé pour pailler à la défaillance économique ou financière d’un pays membre. C’est cette interdiction qui a rendu l’euro acceptable pour les pays économiquement forts. Et la banque centrale européenne est présentement en train de violer ce traité, ce qui fait problème aux Allemands.

    Une monnaie forte est une pression sur l’économie exportatrice d’un pays: ça l’oblige à s’adapter sans cesse par de réformes structurelles.
    Exemple: il y a quatre ans le franc suisse valait 0,67 euro, il en vaut aujourd’hui 0.82 et pourtant l’économie exportatrice de ce pays va bien car elle a appris au cours de plusieurs décennies que se plaindre de la monnaie forte n’est qu’inutile jérémiade et qu’il est possible de rester concurrentiel par l’innovation, l’amélioration de la productivité et l’abandon ou le transfert d’activités peu créatrices de richesse. Il serait pourtant facile pour la Suisse de s’endetter à bon marché et de se payer des vacances et des salaires minimum confortables, ce que le peuple a refusé clairement en référendum.
    C’est aussi ce qu’a fait l’Allemagne au début des années 2000 après une longue période de laisser-aller budgétaire (et de coût de la réunification).
    Le Royaume-Uni, lui, a pu répondre à la crise par une constante dévaluation, ce qui est un aveu de faiblesse mais moins douloureux que ce qui a dû être fait en Espagne, Irlande, Portugal, Italie ou Grèce (et ce qui reste à faire en France).
    Dans le marché intérieur de la zone euro la dévaluation sélective de la monnaie d’un pays n’est plus possible, le seul ajustement qu’il reste à une économie peu productive est l’abaissement des salaires et la réduction du train de vie de l’état, prestations sociales comprises. C’est la pilule qui fait le plus de mal à avaler. La colère est très compréhensible, surtout que l’impuissance n’est pas qu’un sentiment mais une réalité détestable.
    Trouver une solution unique et générale à Bruxelles, imposant « plus d’Europe » à un corps malade de l’Europe par des contraintes budgétaires sur chaque membre, l’interdiction d’une sainte concurrence fiscale entre états, et des transferts budgétaires importants c’est marcher dans le mur sans porter de casque. C’est hélas ce que le Conseil et la Commission essaient de mettre en place : pas valable du point de vue économique et horreur démocratique. Car demander aux fourmis allemandes ou hollandaises de payer les déficits et les dettes des cigales méditerranéennes est clairement injustifiable, donc inacceptable (et même constitutionnellement interdit pour les Allemands).
    Proposer la sortie de l’euro de chaque pays désirant dévaluer est certainement la plus mauvaise solution car cela rend encore moins possible le remboursement de la dette (qui est et reste en euro) et ne résoudra pas leur problème de déficit public. Les réformes structurelles peuvent ainsi être repoussées à plus tard (après les prochaines élections) mais cela les rendra encore plus difficiles à réaliser.
    Il reste éventuellement possible de faire une division de l’euro en deux monnaies, donc en deux zones (Nord et Sud) ayant chacune une culture économique commune, ce qui permettrait une convergence budgétaire et fiscale moins conflictuelle et moins risquée. Mais pour cela il faut abandonner le dogme d’une Europe « toujours plus unie ».

    En fait ce n’est pas l’euro qui fait problème mais ce sont les économies de chaque pays à l’intérieur de l’union qui ne sont pas compatibles entre elles.

  • « Car nos problèmes viennent non de l’euro, mais de nous. »
    Je veux bien, mais on est pas plus avancé !
    Partons du fait que « nous » n’est pas facile à changer. Même si la qualité du peuple allemand est indéniable, mais cette mutation n’est pas aisée
    Le peuple français (quoique de moins en moins, mais c’est une autre question) a pris l’habitude de l’inflation, donc de changer la valeur de son travail et ça marche bien. Ainsi en 1997 nous étions premier exportateur mondial par habitant. .
    De plus l’inflation a d’autres vertus telle que l’aide à la jeunesse et pénalisation du rentier (en gros), mais là n’est pas le sujet !

    • Je vous rejoins totalement au sujet de l’inflation, c’est une vaste blague puisque les calculs sont faussés car sont extraits des éléments tels que l’immobilier.

      • L’immobilier, à travers les loyers, fait partie du calcul de l’inflation, définie comme une variation à la hausse des prix des biens de consommation. L’achat immobilier étant un investissement et non une consommation n’est logiquement pas inclus dans le calcul.

        Si on veut chercher un autre référentiel pour l’inflation, il faut faire appel à la thèse libérale selon laquelle l’inflation est définie comme le produit des émissions monétaires contrôlées par la BC. Dans ce cas, les indicateurs à retenir seraient ceux des masses monétaires (quel indicateur choisir, base monétaire ou M1, M2 ou M3, voire M4 ?) à corriger du PIB en valeur. Hypothèses à creuser…

        • Investissement? J’ai jamais vu une maison produire quoique ce soit.

          • Ah bon?? Un logement ne refendrait donc aucun service???

          • « J’ai jamais vu une maison produire quoique ce soit. » Parce que vous n’avez pas bien regardé. La confusion habituelle vis-à-vis de l’immobilier s’explique parce que c’est en même temps un investissement et un bien de consommation.

            L’immobilier en général est un investissement qui produit le service de protection contre les intempéries et le service de stockage pour ses affaires personnelles. On ne consomme pas l’immobilier directement mais les services rendus par l’immobilier, payés par le loyer. D’où la distinction dans le calcul de l’inflation des biens de consommation, éventuellement contestable par ailleurs, mais pas sur ce point.

            • Ce n’est pas parce que le système a décrété une chose pour que se soit nécessairement vrai.

              L’immobilier a formidablement augmenté (1) et de nos jours impacte les jeunes générations, dire que c’est un investissement est une demi vérité puisque dans une grande partie des cas il s’agit d’une résidence principale, surtout en France ou l’investissement institutionnel ne représente que 3% (de mémoire), et c’est très bien ainsi !
              (1) Je pourrais vous détailler le pourquoi, mais, je sens que vous n’allez pas être d’accord et je vous promet que pour me faire sortir de ma position, il faudra autre chose que des abaques issues du cerveau dérangé d’économistes.

              Et quand bien même…

              Sortir l’immobilier du calcul de l’inflation sous prétexte que se serait un investissement est une entourloupe de grandeur intergalactique car, il participe pleinement à la vie des gens, s’il est cher et augmente alors que les revenus stagnent pour suivre une inflation soit disant maîtrisée, cela a pour effet d’impacter terriblement les citoyens qui peu ou prou ont un toit sur la tête et dont une grande partie louent leur logement.

              Vous savez, si vous sortez 5 minutes de cette logique d’absolutisme financier, vous verrez que l’immobilier est autre chose que de l’investissement, comme pas mal d’autres sujets du reste.

              L’autre jour, je réagissais à un article qui abordait Bretton Wood en complémentant cet évènement par le fait qu’à la même période (mi années 70), la privatisation des caisses de retraites US avait enclenché un processus spéculatif planétaire. Les fonds de pension qui se sont retrouvés inondés d’argent courent depuis cette date derrière une rentabilité impossible à tenir et qui le restera toujours.
              C’est à partir de ces points qu’a débuté la financiarisation de la planète, comme les données intrinsèques ne peuvent offrir une rentabilité de long terme, cette rentabilité il faut la trouver ailleurs, un des artifices et de faire croire que l’inflation est maîtrisée, en stratifiant les revenus (2) tout en laissant filer certains coûts, ayant décrété au préalable et opportunément qu’ils n’étaient qu’investissements. L’immobilier, par un biais ou par un autre (le crédit notamment) a ainsi connu une formidable inflation.

              (2) vaste sujet, alimenté de fausses vérités.

              • « cela a pour effet d’impacter terriblement les citoyens qui peu ou prou ont un toit sur la tête et dont une grande partie louent leur logement. » Précisément, les loyers sont intégrés au calcul de l’inflation.

                « Sortir l’immobilier du calcul de l’inflation sous prétexte que se serait un investissement » : les critiques qu’on peut apporter au calcul de l’inflation justifient une approche plus réaliste du calcul proposée plus haut.

            • Un investissement à tel point point que certains aimeraient en fiscaliser les revenus virtuels !

              • Sûr ! Quand la politique sombre dans l’immoralité collectiviste, il n’y a plus aucune limite à l’ignominie. Tous les crimes, notamment le vol fiscal, sont justifiables par idéologie. Dès lors, que les bases taxables soient réelles ou virtuelles n’a plus aucune importance. Tout ce qui compte, c’est que l’assujetti crache du fric pour étancher l’Obèse assoiffé.

                • Vous manquez totalement d’arguments cher Cavaignac à par répéter en boucle des banalités plus grosse que vos exclamations.

          • Mon proprietaire voit parfaitement la valeur que produit son investissement…

  • Article complétement ridicule qui fait fi des retours d’expérience de toute les politiques monétaires foireuses du XXème siècle. Une monnaie doit être au niveau de productivité de son pays, c’est pas aux forces productives de cravacher pour se mettre au niveau de la monnaie. Ca n’est pas possible, les entreprises sans rentabilité ne peuvent investir pour monter en gamme. Il faut être totalement dogmatique pour ne pas comprendre ça.

    • Mais nos amis libéraux-libertariens ont la solution pour la rentabilité des entreprises : la baisse des salaires (baisse des « charges »)…

    • Une monnaie sera au niveau de productivité d’une zone donnée (pays par exemple) à condition que ni l’Etat ni les banques centrales n’interfèrent dans les marchés de taux de change ou de taux d’intérêt. Mais pourquoi se limiter aux pays pour mesurer la productivité ? Le niveau de productivité est différent entre régions, villes, quartiers et ainsi de suite jusqu’aux individus. Dès lors, si ce que vous dites est vrai, pourquoi donc une seule monnaie alors qu’il y a tant de productivités différentes ?

      • Parce qu’il est plus pratique pour des étatistes de « transférer » (voler) l’argent des individus par dilution d’une monnaie imposée, que de le faire par des impôts directs.

        • Déjà, il faut définir « étatiste » ? si vous connaissez autre chose et surtout envisagez un monde différent, moi je veux bien, mais ce monde s’appelle utopia.

          Pour en revenir au concret qui sauf reformatage est notre quotidien, il faut bien admettre que l’inflation est le système de répartition de richesse (ça ne vous plait pas et à moi encore moins, soyez en persuadé !) le plus juste (où le plus moins pire, c’est vous qui voyez). L’impôt est comme chacun le sait une vaste blague puisque il est clairement établi que plus les revenus augmentent, plus l’impôt diminue voire disparait.

          je rêve moi aussi d’un monde ou la liberté individuelle et le respect de la propriété soit autre chose qu’un leurre, hélas nous ne vivons pas dans ce monde et ne sommes pas près d’y vivre.

          • « il est clairement établi que plus les revenus augmentent, plus l’impôt diminue voire disparait. »

            Piketty, sors de ce corps !

            • Allons, faites un effort, l’argument Piketty est trop facile.

              C’est un fait, quelle que soit l’entité, personne morale ou physique, plus les revenus augmentent, plus l’impôt reversé diminue voire disparait. Vous aurez la aussi beaucoup de mal a argumenter le contraire, sauf à sortir l’épouvantail Piketien…

              Tiens, vous connaissez le taux d’imposition réel des sociétés du CAC ? celui de toutes les fortunes de la planète ? celui des sociétés américaines ? etc, etc, etc… non sans rire, vous mélangez tout.

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