Les climatologues subissent-ils des pressions pour se conformer ?

Le météorologiste Lennart Bengtsson se plaint d’avoir été banni par des collègues, l’amenant à démissionner. Certains scientifiques se plaignent de pressions à se conformer.

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Réchauffement climatique (Crédits : The meanMRmustard, licence CC-NY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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Les climatologues subissent-ils des pressions pour se conformer ?

Publié le 13 juin 2014
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Par Axel Bojanowski, pour Skyfall.fr

Après avoir rejoint un groupe de lobbying controversé critiquant le changement climatique, le météorologiste Lennart Bengtsson se plaint d’avoir été banni par des collègues, l’amenant à démissionner. Certains scientifiques se plaignent que les pressions à se conformer à l’opinion du consensus soient devenues un frein sérieux dans le domaine(1).

La nouvelle de l’adhésion de Lennart Bengtsson, l’ancien directeur respecté de l’Institut de Météorologie Max Planck de Hambourg, à la Global Warming Policy Foundation (GWPF) a fait des vagues au sein de la communauté de la recherche climatique. La GWPF est particulièrement connue pour son scepticisme à propos du changement climatique et ses efforts pour saper la position du GIEC. Le séisme que sa décision a provoqué dans la communauté scientifique a bouleversé Bengtsson.

Le scientifique déclare que des collègues exerçaient tellement de pression sur lui après son adhésion au GWPF qu’il a quitté la fondation par crainte pour sa santé. Bengtsson a ajouté que ce traitement lui avait rappelé les persécutions des personnes soupçonnées de communisme aux Etats Unis à l’époque du Maccarthysme dans les années 50.

Tous ses confrères en climatologie ne sont pas d’accord. Gavin Schmidt, un climatologue et modélisateur de climat à la NASA, qualifie « le parallèle avec McCarthy » de « ridicule ». « Ayant été réellement menacé de sanctions pénales par un Sénateur des Etats Unis simplement pour de la publication scientifique, je ne vois vraiment pas que la totale liberté de Bengtsson de s’associer avec qui il veut – et laissez-moi être clair, il a cette liberté – ait été en aucun cas compromise. »

Mais Bengtsson maintient que même des collègues proches l’ont fui. Il dit qu’un partenaire de recherche, craignant que sa réputation ne soit compromise, s’est retiré d’une étude qu’ils effectuaient en commun. Bengtsson ne donne pas de détail, se bornant à dire que l’incident fut blessant.

Schmidt, de la NASA critique aussi cette affirmation. « C’est si vague que ça n’a aucune signification, et sans un exemple concret il est impossible de connaître ce qui est avancé ».

Nuages accumulés avant la tempête

Il apparait maintenant que les nuages de la controverse se sont accumulés avant la tempête actuelle. En février, Bengtsson a subi un revers significatif. Le journal scientifique Environmental Research Letters refusa de publier une de ses études prédisant un effet de serre plus faible. Les réviseurs décrirent les conclusions du rapport comme « peu utiles » et ajoutaient, « en réalité il est nuisible d’ouvrir la porte a des allégations d’ ‘erreurs’ trop simplistes à des médias climato-sceptiques ».

Le respecté climatologue allemand Hans von Storch de l’Institut de Recherche Côtière au Centre Helmholtz, qualifia la justification de « scandaleuse » et accusa le journal de décision à motivation politique non basée sur des normes scientifiques. Dans une déclaration sur le site de IOP Science, l’éditrice Nicola Gulley souligne que l’étude a été rejetée pour des raisons scientifiques. Elle soutient que le travail de Bengtsson ne correspondait pas aux normes élevées du journal.

Les chercheurs du climat sont maintenant engagés dans un débat pour savoir si leur science est handicapée par un conformisme compulsif. Ils se demandent si la pression pour parvenir à un consensus n’est pas trop grande. Ils se demandent si la critique n’est pas en train d’être neutralisée. Ce n’est rien moins que la crédibilité de la recherche sur le changement climatique qui est en jeu, ainsi que la question même de savoir si la recherche climatique est encore fiable.

Bengtsson disait dans un entretien avec Spiegel Online qu’il voulait ouvrir le débat sur le changement climatique en joignant la GWPF. Il disait qu’en raison de grandes lacunes de compréhension, la pression pour parvenir à un consensus dans la recherche climatique « n’avait aucun sens ».

Néanmoins, en rejoignant le groupe de lobbying politique, Bengtsson s’est offert lui-même à la critique selon laquelle il avait pris une position inappropriée pour un scientifique de sa stature.

‘Nous ne sommes pas un lobby’

D’après Eric Steig le climatologue de l’Université de Washington les activités de la GWPF ont plus à voir avec le Maccarthysme que le cas de Bengtsson. Il dit que la GWPF se vante d’enquêter sur les chercheurs du climat. « Ils ont aussi publié des articles d’opinion sur leur site web accusant les principaux chercheurs du climat d’avoir des ‘sociétés secrètes’  » et des agendas politiques conçus avec des buts politiques spécifiquement de gauche sur le changement climatique », il ajoute : « Ils ont accusé les écoles britanniques de ‘laver le cerveau’ des élèves en leur enseignant le changement climatique ». De son côté, la GWPF se décrit elle-même comme un groupe de réflexion qui documente des arguments exposant pourquoi le changement climatique est surestimé en tant que problème.

Reno Knutti de l’université technique ETH de Zurich est également critique. « Des organisations comme la GWPF contribuent à transformer un débat scientifique en guerre de religion », affirme-t-il. « Elles distribuent des rapports pseudo-scientifiques, alors qu’elles poursuivent en réalité un but politique », dit Knutti. Jochem Marotzke qui a succédé à Bengtsson à l’Institut de Météorologie Max Planck, dit « la GWPF travaille délibérément de façon sélective. Elle mentionne seulement les arguments qui appuient son objectif. Les contre arguments sont mis sous le tapis ».

Le professeur Myles Allen, un chercheur du climat d’Oxford, dit « Le problème est leur agenda anti science, clairement illustré par le fait qu’ils ont refusé sans détour de soumettre leur récent rapport critiquant l’AR5 du GIEC au même système de revue par les pairs auquel le rapport du GIEC fut lui-même soumis »(2).

Le directeur de la GWPF Benny Peiser conteste ce genre d’assertion : « Nous ne sommes pas un lobby ; nos scientifiques n’ont pas d’opinion collective ou officielle sur aucun sujet. S’il n’y avait pas de tabous dans la science du climat ou la politique climatique, la GWPF n’existerait probablement pas ».

Avocats furtifs

Roger Pielke Jr., un scientifique de l’environnement de l’Université du Colorado, professeur depuis longtemps critique de la politisation du débat climatique, dit que le groupe utilise la science pour masquer son agenda politique. Pielke souligne cependant qu’en tant que groupe de lobbying la GWPF « a parfaitement le droit d’avancer tous les arguments qu’elle veut. Elle se concentre souvent sur un plaidoyer discret – cachant sa politique derrière la science – une stratégie courante dans le débat climatique, rencontrée de tous les ‘côtés’, et assez commune de bien des problèmes ».

Von Storch convient que d’autres groupes politiques, comme les groupes environnementaux, font aussi usage « d’avocats discrets » pour influencer le débat scientifique. Pielke argumente que « dans une démocratie, les gens organisent toutes sortes d’intérêts communs, comme il se doit, et beaucoup ont des valeurs que je ne partage pas. Et alors ? Les raisons de Bengtsson de s’associer avec la GWPF sont parfaitement légitimes. Qu’il ressente une forte pression de la part de ses pairs, avec des sanctions sociales et autres reflète la nature profondément politisée de ce problème ».
Il demande à ce que la recherche scientifique soit maintenue à des standards plus élevés que ceux des groupes de lobbying, mais même ces standards doivent doivent faire l’objet d’une attention plus soutenue.Depuis des années, bien des climatologues se sont plaint en silence de harcèlement et d’exclusion. Mais la situation de cette discipline scientifique est-elle pire que dans d’autres branches ? Roger Pielke Sr, un chercheur senior scientist de l’Université du Colorado et père de Pielke junior, dit, « Malheureusement, la science du climat est devenue très politisée et les opinions qui diffèrent complètement de celles contrôlées par le processus d’évaluation climatique sont, soit ignorées, soit ridiculisées. Je suis d’accord à 100 pour cent avec les allégations du très distingué Lennart Bengtsson ».

Mais quels sont ceux qui politisent ? Knutti dit que c’est facile à voir. « Si vous êtes politiquement de gauche, vous croyez au réchauffement climatique », dit-il « si vous êtes de droite, c’est beaucoup moins probable ». Il ajoute que la limite entre l’opinion et les faits est souvent brouillée, même chez les scientifiques.

Déloyale, dégoûtante, destructive

« Chaque camp dit que l’autre politise le débat », explique Wener Krauss, un ethnologue de l’environnement au Centre Helmholtz pour les Matériaux et la Recherche Côtière de Geesthacht en Allemagne. D’après lui, la recherche climatique est dominée par de « fortes individualités » qui savent comment exploiter les médias chaque fois qu’elles le veulent. Krauss prétend que Bengtsson a géré son adhésion à la GWPF dans les médias et soutient que la recherche climatique est tombée dans les affres de l’équivalent scientifique de la ferveur religieuse. Pour lui, il n’est pas étonnant que Bengtsson ait été pris sous un feu roulant après sa décision.

En même temps, Heinrich Miller de l’Institut Alfred Wegener pour la Recherche Polaire et Maritime dit, « J’ai trouvé que la réaction de ses collègues était choquante. Apparemment il y a une déconvenue générale parce qu’un brillant scientifique a rendu publics ses doutes scientifiques ». Miller ajoute que le cas Bengtsson lui rappelle la façon dont les politiciens utilisent des « combines déloyales » pour museler les opposants.

Pielke Jr. confirme que la recherche climatique est un dur métier. « Nous voyons des politiques agressives », dit-il. « J’ai personnellement expérimenté de très fortes pressions sociales et professionnelles durant des années. Cela inclut des menaces sur mon job, de l’ostracisme professionnel, de fausses représentations de mes recherches et points de vues, des efforts pour m’empêcher de parler en public et des menaces physiques dont beaucoup sont publiquement documentées ». Il prévient que « quiconque souhaite participer au débat public sur le changement climatique doit le faire en sachant comment est la politique de nos jours — « Déloyale, dégoûtante, destructive ».

Le Réchauffement Global est considéré comme un dogme

img contrepoints024 WWF réchauffementLe Climatologue Michael Mann parle même de « guerres climatiques ». Il dit que durant des années il a été l’objet d’attaques par des groupes conservateurs sceptiques du changement climatique, spécialement après le scandale du « Climategate », lorsque ses courriels furent publiés illégalement. L’autre camp ne le cède en rien non plus – au moins lorsqu’il s’agit de vitriol. Un professeur Autrichien est allé jusqu’à demander la peine de mort pour les climato-sceptiques.

Miller déclare que les scientifiques furent plus politisés que jamais du fait de la recherche d’un consensus pour le 5° rapport du GIEC. « Le Réchauffement global est à considérer comme un dogme. Quiconque doute pèche », dit le renommé chercheur qui a été étiqueté « climato-sceptique » après avoir émis des doutes sur la validité scientifique des simulations sur ordinateur.

Par contraste, Knutti met en garde contre trop d’insistance sur le défaut de certitude des preuves. À son avis la critique sévère de Bengtsson sur les prévisions de changement climatique est trompeuse, expliquant que les modèles ont donné des résultats utilisables qui ont été testés sur des changements climatiques historiques. Le cinquième rapport du GIEC qui a demandé des centaines de milliers d’heures de scientifiques, dit Knutti, documente parfaitement la série de résultats. A son avis, s’asseoir et attendre que toutes les questions soient résolues n’est pas une alternative, et décrit dans une large mesure ce qu’on appelle le scepticisme comme une tromperie délibérée.

Source.

Traduction par Scaletrans

1 Voir cet article de Pensée Unique pour un résumé complet de l’affaire Bengtsson.

2 David Henderson, président du conseil scientifique de la GWPF, a répondu à cette critique sur BH.

Sur le web.

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  • Pas de commentaires tout est dit. Les climatologues auto-proclamés de l’IPCC sont d’abord des politiciens et accessoirement des scientifiques. Tant qu’ils ne reconnaîtront pas que leur idéologie est basée sur des principes pseudo-scientifiques qui violent les lois fondamentales de la thermodynamique le débat continuera de plus belle ! A relire :
    http://jacqueshenry.wordpress.com/2013/11/08/leglise-de-scientologie-climatique/

  • Toutes proportions gardées, cela me fait un peu penser à ce qui s’est passé et se passe encore en physique théorique: si on veut travailler sur le théorie des cordes pas de problème, on est accueilli à bras ouverts (à conditon d’être mathématiqument au niveau); en revanche, si on veut étudier des approches différentes voire carrément hostiles à la théorie majoritaire, on a un mal fou à trouver a) un Directeur de thèse b) un financement pour ses travaux.

    • @gerldam , j’ignorais pour la physique , merci pour ce post .
      On note les mêmes comportements sur ce qui a trait à l’education nationale.Un médaillé fields francais (laurent Lafforgue) a dû démissionner du haut conseil de l’education pour avoir osé l’ouvrir sur ce sujet. http://www.ihes.fr/~lafforgue/demission.html
      en France , l’idéologie est partout , au mépris de tout bon sens et du bien de tous.

      • bonsoir pale rider
        Je cite un extrait de votre liens
         » « L’étude des actes de parole est donc essentielle. Elle peut se décomposer en trois approches complémentaires : la dimension locutoire, c’est-à-dire le fait de produire des énoncés structurés, organisés et ayant un sens ; la dimension illocutoire, c’est-à-dire le fait de chercher à exercer une action sur autrui en lui parlant (l’interroger, lui donner un ordre, lui interdire de faire quelque chose, le convaincre ou le persuader…) ; la dimension perlocutoire, c’est-à-dire l’effet sur l’interlocuteur, qui répondra ou non à la question, qui exécutera ou non l’ordre…(…) Il est très important d’amener l’élève à prendre conscience de cette triple dimension des actes de parole, en particulier dans une optique de formation du citoyen. »
        Savoureux

        • cher troll gillib , vous venez vous même d’apporter de l eau a mon moulin : ce texte que vous citez est une directive de l’ednat !! Mr Lafforgue citait ce texte pour étayer ses arguments . Vous êtes tombé dans le panneau , savoureux en effet !!!!
          Mais lisez donc vraiment tout le lien, c’est du francais courant , contrairement à la langue qui n’en est plus une , utilisée par les « pedagogues » de l ednat

          • Bonjour pale rider
            J’ai bien compris que c’était une directive de l’ednat.
            J’acquiesçais dans votre sens.
            Par contre je ne comprend votre post.
            Mais c’est pas grave 🙂

            • désolée je vous ai pris pour un troll , j’ai pensé que c’était du discrédit, désolee et merci de votre réponse 😉

              • Encore une scène révélatrice. Un inceste complaisant. Si quelqu’un ne semble pas partager les mêmes croyances ou convictions, il est catalogué arbitrairement, immédiatement et directement de troll.
                Des flagorneries mielleuses auront suffis pour taire ce malentendu..
                Bref, des guignols corrompus. Encore un élément pour montrer la subjectivité politique des intervenants.

                • Bonjour Pikouli
                  Nous sommes démasqués, nous sommes en effet une secte soutenue secretement par les multinationales cosmopolites et apatrides et americaine aussi.
                  Bon toujours réchauffiste?

  • « Des organisations comme la GWPF contribuent à transformer un débat scientifique en guerre de religion »
    Avec de telles affirmations, son auteur (Knutti) se positionne clairement du côté IPCC/GIEC .. couplé à ce sacré « principe de précaution » dont abusent pas mal de pseudo-scientifiques et les milieux de l’écologisme plus ou moins radical !
    Knutti oserait-il (honnêtement) ajouter que son « milieu » – aujourd’hui affaibli par les scandales – reste taraudé par le besoin d’allocations budgétaires lui permettant d’avancer (sic) sur la compréhension des phénomènes qui LE (les) dépassent largement ?
    Il s’est écrit que plus de 70 modèles matheux.. sont en usage parmi la communauté de cette science encore imparfaite. Aucun de ces dits « modèles » n’est exhaustif quant à la prise en compte d’une foultitude de variables potentiellement influentes. Procédé bien connu de vrais scientifiques, eux taraudés par le doute !
    Knutti ajoutera-t-il que le spectre des données en usage pour bidouiller avec ces modèles est drôlement manipulé : soit des ensembles d’équation (incomplètes) et des données (tronquées) = des résultats hasardeux (plutôt de la convenance GIEC, dilués dans 8000 pages de publications pour embrouiller les pôvres politiciens ONUsiens, totalement dépassés par leurs sbires) !
    Depuis les années ’80s, les partisans d’écologisme politique se sont emparés de cette opportunité à fric et générateur d’orgueil flatté par un comité NOBEL absolument abscon. Conjoints (con-joints?) ainsi à de hauts scientifiques du profil 2007 d’Al GORE (…) et de savantes connivences médiatiques (cherchant à se vendre), nous voyons de quels effets contra-économiques nous jouissons (spécialement en une U.E. acquise à ces con-victions douteuses).
    Al Gore et José BOVE : un même combat pour ces gladiateurs de l’esbroufe !

    • « Des organisations comme la GWPF contribuent à transformer un débat scientifique en guerre de religion »

      Pour qu’il y ait une guerre de religion, il faut qu’il existe une RELIGION (dominante). Tout est dit ! Et par les Grands Prêtres de la RELIGION (dominante) en personne.

      Tout est si simple avec un minimum de bon-sens.

  • Je pense que ce n’est pas une lutte entre droite et gauche, mais entre raison et émotion. Soit on analyse les données calmement et sans a priori (et donc, on est climato-sceptique), soit on écoute uniquement le sentiment de culpabilité des humains par rapport à la nature, et on leur donne ce qu’ils veulent, c’est à dire des coups de fouet expiatoires.

    • Jeff84 : « Je pense que ce n’est pas une lutte entre droite et gauche, mais entre raison et émotion »
      ———————–
      Ca voudrait alors dire que la droite c’est la raison, et la gauche c’est l’émotion. Parce que quoi que vous pensiez, c’est quand même ceux de droite qui sont en majorité sceptiques et ceux de gauche climato-alarmistes, c’est un FAIT.

  • Même barrage pour les avancées anti-évolution.

    • Ce qui est faux. Le créationnisme n’est pas une théorie scientifique.

      • L’évolution non plus.

        • Qu’est ce que vous n’avez pas compris dans théorie scientifique ?

          • en toute rigueur, l’évolution est un fait (observable, et observé), pas une théorie.

            • en toute rigueur ?

              Ce n’est pas aussi simple, car cela reste une théorie sujette à changer … suivant ce qui reste encore à découvrir …

              • ??? il y aurait une science parallèle ?

                • Tout de suite …

                  Non seulement des théories basées sur des découvertes et des faits, mais qui restent seulement des théories, car il reste des lacunes, des chainons manquants, des éléments ne cadrant pas complètement, etc …

                  • Les chaînons manquants sont dus à la fréquences élevée des mutations et donc à la multiplicité des découvertes à faire avec le seul financement des états…

                    • Rien ne vous empêche de lever des fonds privés afin multiplier les découvertes pour multiplier les faits affinant cette théorie qui n’est et ne reste aujourd’hui qu’une théorie (même si largement admise et répandue).

                      Ne tombez pas dans le piège du dogme, vous aurez alors du mal à accusez les autres d’en avoir sur d’autres sujets.

                    • Ça fait beaucoup de chaînons manquants. En fait, les calculs de probabilité d’occurrence de mutations positives permettant le processus donnent environ 10 puissance moins 200… c’est un des nombreux problèmes de la (des) théorie(s). Mais le dogme ne doit pas laisser place au doute, car trop de choses reposent dessus…

  • Vendre ses idées auprès des ménagères dans les centres commerciaux est plus facile à Greenpax qu’au GWPF.
    Défendre le bébé phoque, jeune et blanc de tout péché, est plus porteur de rêve que de de défendre l’industrie, noire et diabolique, qui polluera toujours un peu.
    L’asymétrie est grande.

  • « Par contraste, Knutti met en garde contre trop d’insistance sur le défaut de certitude des preuves. À son avis la critique sévère de Bengtsson sur les prévisions de changement climatique est trompeuse, expliquant que les modèles ont donné des résultats utilisables qui ont été testés sur des changements climatiques historiques.  »
    Je peux parfaitement écrire une simulation informatique pour prédire les résultat des matchs de la coupe du monde et caler ses paramètres pour qu’elle prédise exactement les résultats des coupes du monde passées. Les chances que ce modèle prédise le vainqueur de cette coupe du monde…probablement proches de zéro. Tout le monde sait caler un modèle pour qu’il reproduise le passé. Lui faire dire le futur c’est une autre histoire avec un système aussi chaotique que le climat.

    • Les banques vendent à leurs clients des fonds en mettant en avant les performances des années passées. Depuis quelques années, l’état bienveillant et protecteur les oblige à préciser que ces résultats passés ne sont pas à considérer comme une indication pour les résultats futur.

      Il serait temps que l’état bienveillant et protecteur avertisse le citoyen que les analyses du climat passé n’ont aucune valeur pour prédire le climat futur

    • Un critique des Modèles de Circulation Générale par un homme du métier va bientôt paraître sur Skyfall 🙂

    • « Johnny von Neumann used to say, with four parameters I can fit an elephant, and with five I can make him wiggle his trunk. »

  • Les apotres super politisés du réchauffangement climatique considèrent leur démarche comme scientifique, et celle de leurs détracteurs comme super-politisée.

    C’est sans faille, et sans solution – rationnelle.

  • « Trop d’insistance sur le défaut de certitude des preuves ».
    Ainsi la vérité s’établira mieux par l’absence de preuves, et les certitudes resteront.
    Et en passant rappelons que les dites preuves sont des extrapolations de modèles pas trop bien validés si l’on considère les observations comparées aux prévisions faites depuis une trentaine d’année.

  • Une autre victime ?
    Je suis un humble détenteur d’une licence de géographie en aménagement du territoire, je vais quitter mon Master pour devenir prof de piano,
    http://blogs.mediapart.fr/blog/hugo-cheneviere/110614/contre-la-flagellation-du-rechauffement-climatique#comments
    Pourtant il a de bonnes idées

  • Il n’y a pas plus de réchauffement climatique d’origine humaine que de licorne dans la grotte de Lascaux.

    • Ce genre de proclamation est due à un dogme politique.
      Cet article est intéressant, les réactions également. On peut lire: « ceux de droite qui sont en majorité sceptiques » ou encore « Les apotres super politisés du réchauffangement ».
      Vous le montrez vous même, le réchauffement est compris comme une affaire de politique. En d’autres termes, vous démontrez par vous même la racine même de votre sensibilité de climato-sceptique. En tant que libéraux, vous ne pouvez intégrer des données qui vont au delà de vos conventions intellectuelles. Pour preuve, vous vous justifiez en disant que vous optez pour la rationnalité, contrairement aux autres qui sont aveuglés par l’émotion, liée à la gauche. Vous ne pouvez sortir du schéma archaique politique; il n’ya aucun recul. Vous arrivez sur les sujets de l’énergie et de climat à violer la physique, comme tous les décideurs politiques.
      Tout est donc très révélateur; de vos dogmes à vos justifications qui ne font que confirmer la conclusion: vous n’avez aucune crédibilité scientifique. Vous avez en revanche la légitimité de partager vos convictions, même sur un sujet scientifique.

      • Bof, le libéralisme est neutre dans l’histoire, la raison qui explique qu’il y ait plus de sceptique chez les libéraux c’est parce qu’ils connaissent la nature humaine et sont beaucoup plus documenté que la moyenne.
        De toute façon, même si le CO2 était un problème l’étatisme ne serait pas une solution, la bourse du carbone serait la solution la plus libérale et la plus suceptible de fonctionner.
        Le fait que les libéraux n’aient pas utilisé le réchauffement pour se promouvoir est en soit une preuve d’honnêté intellectuelle.

        • C’est l’argument déjà étalé. Les libéraux savent mieux les choses que les autres. Vous pouvez parler politique, économie mais pas climat. Cela n’est pas inclut dans vos compétences. En revanche, comment planifier telle ou telle mesure suite à telle ou telle recommandation; c’est tout à fait légitime.

          • bonsoir pikouli
            Les liberaux ne savent pas mieux les choses que les autres.
            Ce sont les collectivistes qui étaient orphelins en 1989 de leur modèle qui ont sauté sur le RCA pour imposer leur délire constructiviste (l’homme nouveau, l’énergie nouvelle).
            La pensée pathologique elle n’est pas du coté des septiques (le scepticisme est la bas de la pensée scientifique) mais bien du coté du GIEC. On a affaire à une science pathologique.
            J’ai jamais dit que le RCA était faux, je doute.

            • Douter, certes. Dire que les soviet se sont recyclés en écolos; c’est faux. Les collectivistes croyaient en l’homme nouveau comme vous dites, mais l’homme nouveau avant et par dessus tout, environnement compris.
              Qualifier de science pathologique n’est qu’un point de vue subjectif.

          • Les libéraux savent mieux les choses que les autres.

            Les libéraux savent mieux les choses que les autres que les médias mentent constamment et sont complices du Système.

            Oui, y compris Merdiapart. Surtout Merdiapart.

            • Les médias sont un autre problèmes. C’est vrai que sur un certain nombre de sujets, c’est la toujours les mêmes niaiseries ou bêtises.
              Je répète que le scepticisme et le dédain chronique contre les énergies renouvelables (et autres, voir la liste des articles précédents…) sont intrinsèquement liés aux libéraux. Il s’agit juste d’une conceptualisation politique et économique du monde. Cela conditionne alors les recherches de documentations et d’argumentations. Cependant, le fond est la: c’est une toile vide de science.

          • Rien d’extraordinaire, la pensée etatiste est partout et elle fait appel des instincts (jalousie, haine, soumission etc..) penser autrement nécessite une rigueur et un engagement intellectuel. Le fait que les libéraux soit mieux documenté que beaucoup n’est ni extraordinaire ni choquant, ça vient avec la recherche. Le fait de n’avoir aucune idéologie a défendre permet de rechercher en ayant une pensée non conventionnelle et permet d’éviter certains pièges.

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