Le régime des intermittents est la ruine de la culture

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Intermittents (Crédits Charlotte Henard licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le régime des intermittents est la ruine de la culture

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 juin 2014
- A +

Par Aurélien Véron.

Intermittents (Crédits Charlotte Henard licence Creative Commons)À l’approche de la saison des festivals, le mouvement des intermittents menace à nouveau de tout saccager. Une fois de plus, le PLD dénonce ce régime aux multiples effets pervers. Initialement instauré pour protéger la création, le régime des intermittents est vite devenu ruineux pour le régime général. Cet impôt déguisé pèse un milliard prélevé exclusivement sur le coût du travail des salariés du privé (le secteur public ne cotise pas).

Ce régime dérogatoire est également nocif pour les professions de la culture. Il a attiré une population davantage guidée par la recherche d’une protection que par l’effort et le talent, et fragilisé ainsi les vrais passionnés qui veulent travailler dans le secteur du spectacle et de la création. Il a aussi multiplié les abus et les détournements de son usage initial par des sociétés de spectacles et de production télévisuelle qui savent parfaitement profiter de cet effet d’aubaine.

Il est temps de remettre à plat ce régime. La culture a un coût, c’est d’abord à ceux qui la consomment de la financer. Libre aux municipalités qui voient dans ce secteur des retombées économiques positives d’ajouter leur participation, mais tout cela doit être transparent.

Voir les commentaires (304)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (304)
  • Bonjour.
    Que pense ce monsieur du montant des retraites de nos politiques qui Après 5ans touchent 1500 euros et qui s ils ne sont pas réélus ont un régime dérogatoire pour s’ inscrire à pôle emploi et ce durant trois années? Il est quand même bizarre que cet article dicté par le medef ( on pourrait le penser) soit tiré du chapeau. Cette personne cherche peut etre de la promo auprès de nos dirigeants plus enclin à se remplir les poches que de mettre en place un système ou les notions de liberté, d’égalité, et de Fraternité retriuveraient toute leur valeur

    • Au regard du niveau des productions françaises, on peut en rire :
      – Plus le système est généreux, et plus les productions sont toutes pourrites. CQFD.

      Quelle bande de comiques ces intermittents !

    • L’auteur n’en parle pas parce que ce n’est pas le sujet de l’article, tout simplement.

    • Perso je pense que votre commentaire n’a rien avoir avec la choucroute. Vous mélanger deux choses différentes pour justifier le status des intermitants du spectacle.

    • Je ne suis pas certain que le MEDEF soit en odeur de saintété parmi les lecteurs de CONTREPOINTS. Et encore c’est un euphémisme. 🙂

  • Le lien vers le dossier special intermittent ne fonctionne pas, j’obtiens une erreur 404

  • Arrêtez de taper sur les fonctionnaires de la culture et si vous êtes jaloux vous n’avez qu’a passer le concours d’entrée comme ils disent 😉

  • Titre racoleur suivi d’affirmations vagues sans aucune étude sérieuse. Qu’est ce qui permet de dire à l’auteur que le régime des intermittents soit « la ruine de la culture » ? Rien.

    La cour des comptes a clairement démontré que ce régime était injuste car il permettait à quelques uns de profiter des largesses d’un système par ailleurs fort dispendieux. Sur ce constat, vous auriez été bien inspiré d’avancer une proposition concrète.
    Las, vous versez dans la facilité avec une première banalité : « remettre le système à plat », suivi d’une lapalissade : « La culture a un coût, c’est d’abord à ceux qui la consomment de la financer », avec un final en apothéose qui vient confirmer que non seulement vous n’avez aucune proposition mais, pire encore, vous proposez ce qui s’apparente à un transfert : « Libre aux municipalités qui voient dans ce secteur des retombées économiques positives d’ajouter leur participation », pour vous rassurez vous en concluez que : « mais tout cela doit être transparent ».

    C’est un blague ou bien ?

    Il est entendu que la politique doit s’accorder des réalités de ce monde, toutefois, ce n’est pas une proposition mais une fuite en avant que vous nous suggérez M. Veron. Eu égard à la gestion des deniers publics, laisser une Mairie décider de participer ou pas à un évènement (ce qui de toute façon est déjà le cas, y compris au sujet de la pseudo transparence), c’est accepter de facto d’immanquables dérives financières.

    Est ce si difficile à dire que le régime des intermittents doit s’aligner sur celui général sans compensation d’aucune nature ? Que ceux qui ne se satisfont pas de ce système sont de véritables salauds qui se permettent de conchier un régime général qu’ils estiment trop bas de gamme pour eux ? Et tant que vous y êtes d’avancer une proposition libérale en suggérant à ces intermittents d’adhérer à une caisse (privée) qui leur serait particulière ?

    Allons, un peu de courage, le FN vous a montré que cela était payant (nous ne parlons ici que de l’attitude de ce parti).

    • « La culture a un coût, c’est d’abord à ceux qui la consomment de la financer » : vous considérez que c’est une lapalissade. C’est pourtant une proposition parfaitement concrète qui consiste à affirmer que pas un centime d’impôt ne doit financer la culture. Ce qui, accessoirement, met fin à l’inutile et scandaleux ministère de la propagande-culture. Qu’est-ce qui n’est pas clair ou concret là dedans ?

      • Puisque vous demandez : rien de concret, du vent, de la politique politicienne, si ça vous satisfait, tant mieux pour vous.

  • Concernant la photo illustrant cet article, je n’en peux plus de cette nouvelle mode novelanguesque de -E-S systématique.

    Un-E citoyen-ne
    Un-e élève
    Un-e Intermittent-e

    N’importe quoi.

  • Que des intermittents défendent un acquis, même inique est plutôt logique.
    Ce ne sont pas les personnes qui sont fautives mais le système de ce statut qui n’aurait jamais dû existé. Et les premier à en profiter sont bien les boites de prod et les sociétés du spectacle qui en profitent, financièrement, peut-être au détriment de contrats peut-être plus stables et mieux rémunérés.
    Maintenant, ce statut est parfaitement injuste, insupportable pour les caisses, les cotisants, surtout du privé et in fine le contribuable, il doit disparaitre au profit du régime général d’indemnisation.

  • quelques données pour saisir la réalité du faux-problème sur les intermittents :
    1. le solde entre prestations et cotisations pour les intermittents est certes négatif, à hauteur d’1 milliards d’euros mais c’est moindre que pour les intérimaires (1,5 milliards) ou pour les CDD (5,6 milliards).
    2. Lorsqu’on regarde l’évolution depuis 2002, on s’aperçoit que le solde pour les CDI est toujours positif mais a chuté de 14,4 milliards en 2002 à 12,5 milliards en 2011. Une différence de près de 2 milliards pour un déficit de 4,2 milliards. Le solde négatif des intermittents est resté stable depuis 2002. Difficile donc de faire porter le chapeau du déficit de l’Unedic aux intermittents. D’autant plus que sur la période l’Unedic a été plusieurs fois excédentaire.
    3. Supprimer de régime des intermittents ne permettrait nullement de gagner 1 milliard puisque ceux-ci devraient être indemnisés par le régime général mais 320 millions !
    4. Il convient sans doute mieux de dépenser ces 320 millions à un secteur d’activité qui produit 3,2% du PIB presque autant que l’agriculture et les industries alimentaires, deux fois plus que les télécoms et 7 fois plus que l’industrie automobile.

    • Vous vous foulez pas, copier-coller du fil d’hier.
      Lionel37 l’âme d’un fonctionnaire LOL

      • cela s’appelle l’efficacité ! Ce dont vous êtes sans doute dépourvu !

        • C’est combien le déficits de chaque régime rapporté au nombre d’ayants droit ?

          • … rien que le coût gigantesque du surnombre de fonctionnaires empêchant les entreprises de créer du travail de manufacture potentiellement exportateur et donc des cotisations …

          • ça je n’ai pas les données. Si vous les avez, elles sont les bienvenues. Ceci dit, je pense qu’il y a davantage de personne en intérim.

            • Intérimaires -> 500 000
              CDD -> 2 000 000
              Intermittents -> 150 000

              (source insee 2012)

              donc si on rapporte le déficit à l’effectif (ce qui quand même plus de sens ) :

              Intérimaires -> 3 K€
              CDD -> 2,6 K€
              Intermittents -> 6,6 K€

              • Oui, mais cépapareil!
                Ouiiiiiiiin je vais le dire à gouvernemaman et à gouvernepetitpapadespeuples.
                :mrgreen:

              • Merci pour les données. Maintenant est-ce que cela a plus de sens ? Je n’en suis pas certain. Ce qui aurait du sens c’est de regarder ce que coûte l’indemnisation par intermittent et la comparer avec d’autres types de contrat (intérim, CDD, CDI). Ce qui est certain c’est que cela a peu de sens de faire porter le déficit de l’UNEDIC sur les intermittents alors que d’autres régimes y participent davantage. Le seul sens que je trouve à cette donnée c’est que la profession d’intermittent coûte plus chère à l’assurance chômage que d’autres types de profession. Ce qui est assez logique étant donné que la précarité dans la profession est quasi institutionnalisée. Mais c’est le principe même de l’assurance chômage : certains qui sont davantage précaires toucheront plus de prestations que de cotisations et ceux qui sont moins précaires paieront plus de cotisations qu’ils ne toucheront de prestations ! C’est valable lorsqu’on compare intermittents et CDD, intermittents et CDI mais également quand on compare CDD et CDI ou intérim et CDI ! C’est pour cela que je ne vois pas pourquoi on parle d’un problème « intermittent », puisque c’est en réalité tout le système qui fonctionne comme cela.

                • Pourquoi ne pas appliquer le régime des intérimaires aux intermittents dans ce cas là ?

                  • On pourrait en effet. Mais, je ne crois pas que cela changerait grand chose étant donné que le régime des intérimaires est encore plus déficitaire. je crois d’ailleurs que c’était plutôt la généralisation de l’intermittence à d’autres professions qui étaient envisagée lors de la discussion sur l’assurance chômage.

    • Belle argumentation, qui consiste à dire : « c’est pas moi, c’est les autres ». Avec un savant mélange de chiffres our expliquer que c’est la Culture qui ferait vivre l’économie française et nourrirait le peuple et non l’agriculture.

      Nous crèverons donc tous de faim mais bien « Culturé ». Yaka remplacer les resto du coeur par des MJC.

      • Curieux car c’est justement ce que je montre dans mon point 2. Le solde entre cotisations et prestations étant stable depuis 2002, difficile de faire porter le déficit de l’UNEDIC sur les intermittents. L’explication me semble davantage venir de la baisse de l’excédent des CDI. Cela s’appelle de la logique.
        Désolé si les chiffres ne conviennent pas à votre idéologie, un esprit logique et rationnel remettrait en cause ses dogmes, mais l’êtes-vous ?

        • Quand le bateau coule, on balance à la mer tout ce qui alourdit et ne parraît pas immédiatement indispensable pour la survie sans ce poser de question.

          Si vous considérez que le bateau ne coule pas ou que la culture est indispensable à la survie, votre position est défendable. Mais c’est peut-être vous qu’il faut jeter à la mer …

          • Je pense que 3,2% du PIB n’est pas à jeter à la mer. Si vous le pensez, c’est donc qu’on devrait plutôt que moi, vous jetez à la mer. Maintenant, je ne crois pas que le bateau coule, mais s’il coule ce n’est certainement pas à cause des intermittents. Curieuse logique qui veut mettre à la mer ceux qui ne coulent pas le bateau plutôt que d’y jeter les responsables ! Là c’est sûr, le bateau coulera….
            Maintenant si vous voulez parler de survie, on peut en discuter : l’industrie automobile est-elle indispensable à la survie par exemple ? Bizarrement les arts ont toujours existé dans toutes les civilisations, à toutes les époques, même durant les périodes sombres. Est-ce le cas de l’industrie automobile ? Méditez là-dessus. Ce qu’on appelle culture (et que l’appelle plutôt l’art) est indispensable à la survie et à la cohésion d’une société surtout en période de crise comme aujourd’hui.

            • Cependant, supprimer les allocs des intermittents parasistes ne détruira pas tout le secteur culturel, seul celui qui n’est pas viable sera évincé et se réorientera vers des professions viables.
              Quant à l’argent de la subvention, celui-ci provoque aussi une éviction de moyens financiers, au détriment d’investissements utiles, avantageant des choses superflues et non rentables.
              De plus, les artistes peuvent toujours pratiquer leur art, tout en ayant une autre profession. Vous savez, c’est ce que la majorité des musiciens font, en étant professeurs de musique, musicien de session, etc…

              « Bizarrement les arts ont toujours existé dans toutes les civilisations, à toutes les époques, même durant les périodes sombres. »

              Et durant ces périodes, il n’y avait ni statut d’intermittents, ni subventions.

              « Ce qu’on appelle culture (et que l’appelle plutôt l’art) est indispensable à la survie et à la cohésion d’une société surtout en période de crise comme aujourd’hui. »

              Vraiment…

              • Je vais vous soumettre le même raisonnement simpliste que le vôtre : supprimons les exonérations de cotisations sociales envers les entreprises (plus de 60 milliards), seules celles qui sont viables survivront et faisons payer à celle qui licencient le coût du chômage des employés licenciés, car il n’y a pas de raisons que les plus performantes paient pour les autres. Chiche !
                En réalité, j’aimerai bien que vous explicitiez ce que vous entendez par viable.
                Le modèle que vous nous proposez est un retour en arrière de plusieurs siècles ! Vous en êtes toujours à La Fontaine !

                • Raisonnement simpliste, pour Lionel le tocard = raisonnement pas socialaud.

                  Oui, supprimons les exonérations, les subventions et baissons les impôts. Un libéral ne dit pas autre chose.

                  Sinon, vous faites erreur, ces entreprises paient déjà le « cout du chômage ». C’est pour ça qu’elles licencient et n’engagent pas. Plutôt que de prendre l’argent des entreprises à payer des gens à rien foutre, laissons le leur pour payer des gens à travailler.
                  Ca ne vous est pas passé par la tête que c’était le même argent ?

                  Autre solution pour le chômage : faire une assurance chômage privée plutôt qu’un machin communiste coercitif et obligatoire.

                  Vous ne savez pas ce qu’est un business viable ?

                  Vous êtes un tocard, Lionel, le sot-cialiste.

                  • Bon, je vais devoir vous corriger un peu, petit comique: il y a un peu d’incohérence lorsque vous dites « supprimons les exonérations et baissons les impôts », puisque l’exonération consiste justement à baiser les prélèvements ! Méditez là-dessus ! Les netreprises paient le coput du chômage en effet, mais je vous parle de responsabiliser les entreprises à l’origine du chômage : pourquoi une entreprise qui est performante devrait payer pour une qui licencie car incapable de se moderniser ? Méditez là-dessus !

                    Expliquez-moi ce que vous entendez par viable petit comique, ou bine êtes-vous de ceux qui emploient des mots sans en connaître le sens ? J’ai hâte de pouvoir vous corriger une nouvelle fois !

                    • Ce qui est faux, pov cloche.
                      Un exonération n’est pas la baisse des taux, mais une exception à la règle pour s’être bien conduit selon la volonté du maitre.

                      C’est quoi une netreprise ? Un mot angsoc pour reprise nette ?

                      « je vous parle de responsabiliser les entreprises à l’origine du chômage : pourquoi une entreprise qui est performante devrait payer pour une qui licencie car incapable de se moderniser ? Méditez là-dessus ! »

                      Pov’ cloche, tu sembles croire que tu me poses une colle, mais ton esprit pourri par ton idéologie insensée te fait présenter les choses n’importe comment en prenant des vessies pour des lanternes.

                      D’abord, ce n’est pas l’entreprise qui cotise pour le chômage, mais le salarié.
                      Les libéraux sont plutôt pour verser le salaire complet, supprimer le monopole de la sécu et rendre les assurances non obligatoires.

                      « Expliquez-moi ce que vous entendez par viable petit comique »

                      Pourquoi, pov’cloche ? Tu sais donc pas ce que ça signifie ?
                      Tu veux aussi que je te définisse ce qu’est une pov’cloche ?

                    • à ph11.
                      Une exonération conduit à une baisse des prélèvements, tout comme une baisse des taux.
                      Ne fais donc pas l’enfant, petit comique.

                      Les libertariens (et non pas libéraux) sont pour déresponsabiliser les entreprises puisqu’alors elles ne participeraient pas à l’assurance chômage.

                      Disons surtout que je pense que c’est toi qui ne sait pas ce que cela signifie, autrement tu n’emploierais pas dans un contexte hors de propos !

                      Allez reviens si tu veux une autre fessée !

            • Vous avez tout compris à l’économie : pour vous les transports sont inutiles, l’agriculture secondaire et les divertissements « culturels » majeurs. Quand on largue du lest, on n’accuse pas le lest de couler le bateau mais simplement d’être du lest. Mais rassurez vous, il y a beaucoup d’autres choses à passer par dessus bord, et pendant qu’on discute on continue à embarquer de l’eau, ce qui veut dire qu’il faudra larguer beaucoup plus.

              A part ça, tout va très bien Madame la Marquise, mais il faut qu’on vous le dise, on déplore un tout petit rien côté chomage, dette, désinvestissement, tensions sociales, montée du populisme, racisme, déficit du moral des ménages, décroissance, exaspération populaire …

              • Vous me parlez de survie et de balancer ce qui n’est pas indispensable, je vous parle donc de l’industrie automobile. Pensez-vous qu’elle soit indispensable à la survie ?

                • Les industries qui sont indispensables n’ont pas besoin d’aides pour survivre.

                  L’industrie automobile n’est pas forcément indispensable à la survie mais si elle réussie à se maintenir, c’est bien parce que une partie suffisamment importante des consommateurs la jugent importante pour eux.

                  • ne parlons donc pas de feu la prime à la casse…… Ceci dit chiche ! Laissons donc l’industrie automobile payer elle-même le chômage des salariés licenciés, puisque les autres industries n’ont pas à payer pour elle !

                    • La prime à la casse est autre subventions sont une mauvaise chose. Sur ce point, on est d’accord.

                      Ensuite, quelques remarques :
                      1) Les entreprises ne sont pas responsables du fait de ne pas pouvoir embaucher plus ou de devoir licencier.
                      2) je ne suis pas persuadé que la branche automobile seraient déficitaire si elle était considérée de manière isolée
                      3) Isoler un domaine de l’industrie n’a pas beaucoup de sens car il ne bénéficie pas d’un régime spécial contrairement aux intermittents. Si un domaine de l’industrie est en difficulté, les personnes peuvent trouver du travail dans un autre domaine.

                    • 1. Mais alors pourquoi vous focalisez-vous sur les intermittents et leur régime ? pourquoi cette discussion ?
                      2. Des faits ! Ceci dit, le chômage provoqué par la branche automobile est payé par tous !
                      3. Isoler le régime des intermittents n’a pas grand sens puisque comme je l’ai dit, il faut regarder l’assurance chômage globalement ! C’est d’ailleurs le cas également pour les CDD et l’intérim.

                    • Une entreprise n’ai jamais responsable du chômage !
                      La responsabilité d’un entrepreneur est de produire des biens et des services au meilleur coût, et donc par ricochet d’améliorer le niveau de ses concitoyens.
                      L’emploi n’est qu’un effet collatéral positif.

                    • à libex.
                      Donc une entreprise ne crée pas d’emploi ! Le symétrique de votre raisonnement !

                • Vous êtes vraiment une caricature de bobo parisien ecolo-socialo : prêt à sacrifier les travailleurs d’une branche industrielle complète et à forcer les gens à rouler à vélo et aller regarder du Bertold Brecht le dimanche.

                  Avec des comme vous au pouvoir, on rejoint la Corée du Nord en 5 ans.

                  • Allons petit comique, c’est vous qui commencez à parler de survie. Dommage pour vous de n’avoir pas réfléchi plus loin que le bout de votre nez ! Cela vous servira de leçon !

                    • De « petit comique » à « grand donneur de leçon ».

                      Vous êtes dans le déni total. D’abord, le « bateau » et la « survie » sont des images. Mais ce qui est en jeux est la capacité de la France a retrouver un équilibre économique, financier et industriel. Le « toujours plus » a ses limites à un instant T et elles ont manifestement été dépassé.

                      On ne peut se permettre la culture, la santé, la sécurité, le bien-être, les loisirs, etc que dans la limite de ses moyens. Une fois la limite atteinte comme c’est le cas aujourd’hui, on n’a plus de croissance permettant de repousser cette limite et on n’est plus capable de faire face à la moindre crise.

                      Il faut dégager une marge de manoeuvre pour rétablir la croissance, mais chacun s’accroche à ses « acquis » tandis que d’autres comme vous nient le problème. (Vos attaques contre l’automobile sentent le credo décroissioniste écolo et votre discours de « donneur de leçon » est tout ce que nous combattons sur Contrepoints).

                      Je me fiche pas mal de savoir qui devra renoncer à ses acquis – sauf que en toute justice et vu l’empleur du problème, tout le monde devra lacher du lest. En ce qui concerne la décroissance que vous semblez appeler de voeux, vous jouez simplement avec le feu.

                    • Des images très mal choisies, l’intérêt d’une image est l’analogie qu’elle peut produire ! Visiblement ce n’était pas le cas. Vous auriez donc dû y réfléchir un peu plus. Leçon n°1.

                      Vous prétendez que la limite est atteinte aujourd’hui sur quoi vous basez-vous ? La France n’a jamais produit autant de valeur qu’aujourd’hui ! Leçon n°2.

                      Sur contrepoints vous combattez les donneurs de leçons ? Allons vous êtes drôle, j’ai plutôt l’impression que comme tous les libertariens, sur contrepoints vous tentez vainbement de donner des leçons. Mis j’adore les contester tellement c’est facile ! La croissance c’est fini ! Il faut vous mettre cela dans la tête, ou plutôt la croissance à papa c’est terminer ! L’ avenir c’est la santé, la culture, la recherche, l’éducation, la croissance immatérielle. Leçon n°3.

              • Viable = rentable.

                Une entreprise n’est pas rentable ? On la met en liquidation judiciaire. Ca permet de réallouer plus efficacement le capital.

                • je ne discuterai pas l’égalité douteuse dont vous parlez mais si pour vous viable=rentable, je l’admets. Je pose simplement la question : quel rapport avec ce dont on parle ? Ici on parle de chômage. J’en déduis avec votre raisonnement qu’il faut supprimer les intérimaires et les CDD et mettre tout le monde en CDI ?

                  • « J’en déduis avec votre raisonnement qu’il faut supprimer les intérimaires et les CDD et mettre tout le monde en CDI ? »
                    => pourquoi?

                    • Etant donné que les CDD et l’intérim sont en déficit comme le régime des intermittents. J’applique le raisonnement de mon interlocuteur.

            • Allez donc demander au Coréens du Nord qui se mangent entre eux si l’art est indispensable à leur survie.

            • « Je pense que 3,2% du PIB n’est pas à jeter à la mer »

              Il est évident que la suppression du régime spécial des intermittents n’aurait aucun effet négatif sur ces 3.2%, bien au contraire. Quelle idée bizarre qu’en payant via la contribution obligatoire des gens à intermitter, on créerait du PIB !

              • C’est clair que les 3,2% de PIB ont été initialement détruits pour ceux qui ont dû les financer par l’impôt en sacrifiant leur travail. C’est du faux PIB, une illusion de richesses, comme tout ce qui sort de l’Obèse. Au total, c’est au mieux une opération économiquement nulle, sauf évidemment en termes de propagande démagogique et de lavage des cerveaux.

              • Si c’est évident, prouvez-le ! Vous n’aurez pas de mal ! Moi je prétends le contraire. En effet, si on précarise encore plus, il y aura moins de travailleurs dans ce domaine, donc moins de création de valeur et donc moins de PIB. Cela me semble plus juste économiquement.

                • Si la valeur est créer aussi facilement, pourquoi ne pas consacrer 10, 15, 20% ou plus de la richesse nationale à la culture? C’est avec ce genre de raisonnement foireux que certain charlatant viennent nous expliquer que la dette est bénéfique au pays. Si c’est le cas, alors pourquoi ne pas faire des déficits annuelle de 20, 30, 50% ou plus? Si la dette est bénéfique alors faisons nous du bien!!

                  • Pardonnez-moi mais le raisonnement foireux c’est vous qui le tenez en écrivant : « pourquoi ne pas consacrer 10, 15, 20% ou plus de la richesse nationale à la culture? » Vous ne comprenez pas que cela n’a aucun sens puisque la culture elle-même est une partie de la richesse produite !

                • S’il y a moins de travailleurs dans ce domaine, globalement vivant aux crochets du contribuable, ces travailleurs produiront dans d’autres domaines, rentables eux. La culture est un domaine où il y a trop de personnes par rapport à l’activité, puisque les intermittents sont bien plus souvent en inter-contrats, et où il y a trop d’activité par rapport à la demande solvable, puisqu’on dépense une bonne demi-douzaine de milliards d’argent du contribuable par an via le ministère de la culture, et sans doute autant via les collectivités locales, et bien sûr le milliard du régime chômage, pour abonder les recettes légitimes payées volontairement par les bénéficiaires.

                  Il est difficile de mieux détruire la richesse qu’avec ces « ateliers nationaux » qui produisent un « service » pour lequel il n’y a pas de demande à ce prix.

                  • Votre première proposition est un peu rapide et repose sur un postulat très contestable : le fait que les individus sont interchangeables. Vous concluez un peu vite qu’ « il y a trop de personnes par rapport à l’activité ». Tout d’abord le chômage dans l’intermittence est presque consubstantiel au statut et au type de profession. Pendant les période de chômage, en réalité, l’intermittent ne fait pas nécessairement rien : il continue à s’entraîner, à répéter, à travailler pour après. Ensuite, tout comme pour l’intérimaire, à la fin de son contrat, il doit en trouver un autre, mais n’est pas sûr de cela, est-ce une preuve qu’il y a trop d’effectif par rapport à l’activité ? Dans ce cas, il faudrait revoir le statut d’intérimaire également. Bien entendu on pourrait imaginer au lieu de contrats intermittents, des contrats en CDI, mais cela poserait tout de même un sacré problème relatif à la diversité artistique, sauf bien sûr pour les permittents c’est-à-dire ceux qui travaillent pour de grosses boîtes de façon permanente mais qui sont sous statut intermittents, mais cela représente tout de même une minorité même si c’est une piste pour faire des économies.

                • « Si c’est évident, prouvez-le ! Vous n’aurez pas de mal ! »

                  Inversion de la charge de la preuve, Sot-nel.
                  En effet, il aura du mal, car il est impossible de prouver que les licornes n’existent pas.

            • Maintenant si vous voulez parler de survie, on peut en discuter : l’industrie automobile est-elle indispensable à la survie par exemple ? Bizarrement les arts ont toujours existé dans toutes les civilisations, à toutes les époques, même durant les périodes sombres. Est-ce le cas de l’industrie automobile ? Méditez là-dessus.

              Rassurez-moi, vous êtes là pour mettre de l’animation sur ce site?

              Hein?

              Dites « oui »!

            •  » l’industrie automobile est-elle indispensable à la survie par exemple ? Bizarrement les arts ont toujours existé dans toutes les civilisations, à toutes les époques, même durant les périodes sombres. Est-ce le cas de l’industrie automobile ? Méditez là-dessus. Ce qu’on appelle culture (et que l’appelle plutôt l’art) est indispensable à la survie et à la cohésion d’une société surtout en période de crise comme aujourd’hui. »

              J’ai rarement lu aussi débile Oo (d’autant que pour que l’exemple tienne la route, il faudrait remplacer automobile par deplacement ou cheval ou equivalent)

              la culture est-elle indispensable à la survie par exemple ? Bizarrement la prostitution a toujours existé dans toutes les civilisations et avant l’art, à toutes les époques, même durant les périodes sombres. Est-ce le cas de la culture ? Méditez là-dessus. Ce qu’on appelle prostitution (et que l’appelle plutôt « service a la personne ») est indispensable à la survie et à la cohésion d’une société surtout en période de crise comme aujourd’hui.

              😀

              • Ben si on imagine un futur avec des machines à téléporter, paf l’industrie auto.

                Et un futur avec des love-machines réalistes, paf le « service à la personne ».

                Bref non ce n’est pas indispensable dans l’absolu, mais tant que les gens achètent d’autres vont vendre. (Aucun ne va demander son avis à Lionel.)

              • Désolé mais je me mets au niveau de mon interlocuteur. Avez-vous lu ce qu’il écrit et qui a donné lieu à cette réponse ? Ou faites-vous partie de ces individus malhonnêtes qui sortent les propos du contexte dans lequel ils sont tenus ? J’attends votre réponse.

                • Bien sur que j’ai lu…

                  Mais une double objection apparait quand a votre comparaison :

                  – cette base de 3,2% du PIB; qui est la base de l’intégration de l’automobile a votre exemple est foireux. Je vous invite a relire mes interventions au sujet du rapport d’où émane ce chiffre et comment ils en sont venu a ces 3,2% (entre autre d’ailleurs en intégrant les transports)

                  – dans un contexte de survie (introduction de la citation), comparer les spectacles de mime et les transport permettant de sauver des populations / acheminer des secours / migrer possède le même caractère désinvolte que la légendaire citation « si ils n’ont pas de pain, qu’ils mange de la brioche »

                  Je suis désolé Lionel, mais dans un contexte de survie; les gens seront bien plus intéressés par ces « secteurs qui ne rapportent rien » que sont l’agriculture et les transport que par la culture/

                  • Visiblement vous n’avez pas bien lu le rapport car si on intègre les transport, cela passe à plus de 3,2%.

                    L’industrie automobile cela ne sert pas uniquement à sauver des populations, c’est même marginal. Vous vous décrédibilisez à essayer de vous raccrocher aux branches ! je vous fait également remarquer que vous confondez transport et industrie automobile, les deux ne sont pas équivalents ! Désolé de vous faire la leçon mais comme vous voulez être pointilleux !
                    Enfin, dernière chose, vivons-nous dans un contexte de survie ?

            • Cher Lionel,
              Puisque vous amenez le sujet sur le bateau, je voudrais vous dire ceci:
              Si mon bateau à un trou, il va finir par couler.
              Si le trou s’agrandit, le bateau coulera plus vite, mais si le trou reste de même taille, le bateau coulera. C’est promis-juré!
              D’ailleurs, même si le trou se rapetisse, le bateau finira par couler aussi.
              Pour que le bateau ne coule pas, il faut supprimer le trou… Point… Point… Point
              Juste au cas ou vous seriez tenté de nier mon expertise, je confesserai que je ne suis pas expert en économie, mais je m’y connais particulièrement bien en bateau…

              • Ne mélangez pas : le bateau, ce n’est pas loi qui en parle en premier, je ne fais que répondre à un internaute qui utilise maladroitement cette image.

                • ???
                  Il est des lors très dommage que vous lui répondiez aussi maladroitement.

                  • à partir du moment où on utilise maladroitement une image, expliquez-moi comment on peut lui répondre adroitement. Désolé de vous le dire mais votre première réponse est très maladroite car comparez une société à un bateau c’est un peu léger !

    • « 4. Il convient sans doute mieux de dépenser ces 320 millions à un secteur d’activité qui produit 3,2% du PIB presque autant que l’agriculture et les industries alimentaires, deux fois plus que les télécoms et 7 fois plus que l’industrie automobile. »

      Arrêtons avec cette affirmation grotesque. Allez lire le rapport sur l’apport eco de la culture > http://www.economie.gouv.fr/files/03-rapport-igf-igac-culture-economie.pdf

      Et vous verrez bien que pour arriver a ce chiffre :

      – ils ont dû intégrer des secteurs d’activité avec un lien capillotracté avec la culture
      – ils ont intégrer des branches sans lien (presse / pub / jeu vidéo)

      Extraits :

      « L’apport de la culture à l’économie est le deuxième agrégat défini par le rapport, en ajoutant à la valeur ajoutée des activités culturelles telle que définie supra les effets induits par les activités spécifiquement culturelles sur les secteurs économiques « non culturels » (consommation d’énergie, de transports, de biens courants, etc.)

      « Les emplois dans les entreprises culturelles représentent 670 000 personnes en 2010, que ces emplois soient de nature culturelle ou non, soit 2,5 % de l’emploi total en France, avec une concentration dans le spectacle vivant (150 000 emplois), la publicité (100 000) et la presse (87 000).  »

      « Autant si l’export constitue une modalité « supplémentaire » de rentabilisation de l’œuvre dans l’audiovisuel (les chiffres à l’export équivalant à 7 % du total des devis de programmes aidés) et le cinéma (18 % rapporté aux investissements dans les films français), autant l’export est au cœur du modèle d’affaires du jeu vidéo (31 % du chiffre d’affaires des studios de développement et 36 % de celui des éditeurs) et de la mode (28 % du chiffre d’affaires à l’international).  »

      « Au-delà d’un « noyau dur » intuitif centré sur les biens et les services culturels, elle s’est, notamment, interrogée sur l’opportunité d’intégrer des domaines de créativité « élargie » (y compris par exemple les arts décoratifs, le luxe, la gastronomie), et de prendre en compte tous les segments de la chaîne économique des biens et des services culturels (y compris par exemple les industries de fabrication, les appareils de lecture, la grande distribution…).  »

      « 50 codes ont été pris en compte à ce titre, qu’ils concernent l’amont de la production (fabrication, impression, etc.) ou l’aval (commerce de gros, grande distribution, etc.). » »

      • Même si ce ne sont que 320 millions, il est urgent de les économiser. Il me paraît évident que le PIB ne peut en être impacté de plus de 320 millions, Bastiat aurait fait remarquer que ceux qui n’iront pas voir « Golgota Picnic » se paieront une paire de chaussures avec l’argent économisé, et donc il n’y aura que réarrangement au sein du PIB.

      • je ne vois pas pourquoi la presse ne ferait pas partie des activités culturelles. Pour les jeux vidéos, c’est davantage discutable. Je rappelle simplement que le rapport fait la distinction entre activités spécifiquement culturelles et indirectement culturelles. Si on regarde uniquement l’activités spécifiquement culturelle, elle représente 2,46% du PIB. Mais si vous préférez qu’on ôte la part de la presse et de l’image et son (donc à fortiori jeux vidéos), on est à 2,68% du PIB.

        • Je vois pas trop comment mathématiquement, en otant :

          – la presse
          – les JV
          – l’industrie du luxe et la gastronomie
          – la pub

          (qui sont tout les 5 comptés en apports directe); le pourcentage du PIB cultuel pourrait augmenter XD

          • Je vois mal où vous voyez une augmentation lorsqu’on passe de 3,2% à 2,6% !

            • Juste votre citation :

              « Si on regarde uniquement l’activités spécifiquement culturelle, elle représente 2,46% du PIB. Mais si vous préférez qu’on ôte la part de la presse et de l’image et son (donc à fortiori jeux vidéos), on est à 2,68% du PIB. »

              A moins qu’elle ne soit mal tournée ; )

        • Vous pensez vraiment que ce rapport est un travail économique sérieux?

          • Disons que c’est un rapport qui se tire une balle dans le pied quand on prend le temps de le lire (ce que n’a pas fait la minustre) et qui est assez édifiant a mon sens sur plusieurs :

            – 1) et non des moindres : en France, on est incapable de définir ce qui relève du champs de la culture ou pas. Ce qui démontre bien la zone grise propice au parasitisme.

            – 2) Le fait que le rapport englobe la GD, l’industrie textile, l’industrie de l’energie, l’industrie des transports, l’industrie du divertissement et enfin de la communication (qui possède touts leur propre PIB) démontre que les secteurs purement culturels sont à la ramasse. Si on prend par exemple le domaine de l’économie du cuivre, aucun économiste sérieux ne songe à rajouter la branche des métiers de bouche sous prétexte que certain cuistots utilisent des casserole en cuivre.

            -3) le rapport mentionne clairement que les bénéfices des spectacles vivant représentant entre 0,3 et 0,5% de l’investissement initial. On est donc sur une balance négative (la vente de mergez ne compense pas les impôts dédié au dis festival ) et inégalitaire (tout les habitant payent l’impôt général et le local en plus pour les autochtones; mais seule une minorité en vois les retombés : bistrot, restaurant, hôtel, potes du maire)

            En résumé pour les intermittents : le secteur du spectacle vivant non seulement ne rapporte rien mais coute en dépit des perf massif de bon fric étatiste. Donc comme vous rapportez que dalle, il n’y a pas de raison que ayez droit à un traitement de faveur.

        • Lionel, c’est encore moi,
          Le rapport auquel vous vous referez n’explique en rien les retombées de la suppression du régime des intermittents. La véritable équation à considérer, c’est:
          Quelles sont les retombées économiques du régime des intermittents sur le PIB généré par le secteur culturel, à court terme, à moyen terme et à Long terme.
          Défendre le régime des intermittents en nous suggérant que sans celui-ci 3.2% du PIB passeraient à la trappe est pour le moins suspect ou pire, absolument malhonnête.

          • Reprenons un peu. Tout d’abord, un régime d’indemnisation chômage quel qu’il soit permet de maintenir demande et consommation et donc soutenir le PIB. Le nierez-vous ? Ensuite, dans le cas des intermittents, le supprimer permettrait d’économiser 320 millions sur 1 milliard, ce n’est certes pas négligeable mais n’empêcherait nullement le déficit. Quelles pourraient être les conséquences de la suppression du régime des intermittents ? Davantage de précarité pour une profession qui la subit déjà fortement. Je rappelle que le revenu moyen d’un intermittent est de 850 euros par mois. On peut faire l’hypothèse, selon moi raisonnable, qu’en augmentant la précarité, il y ait moins de personne qui travaille dans ce secteur. S’il y a moins de personnes travaillant, il y aura moins de création de richesse et surtout de valeur (puisque c’est le travail qui produit richesse et valeur), donc une baisse du PIB. La question qui se pose c’est : est-ce que cette perte de PIB sera compensée ?

            • Lionel37:  » il y aura moins de création de richesse et surtout de valeur (puisque c’est le travail qui produit richesse et valeur) »

              Faire des trous et les reboucher créé de la valeur selon ton raisonnement. Gros efforts à faire en économie et en logique.

              • Voyons Ilmryn , vous n’y connaissez rien en économie. :mrgreen:

              • J’avais déjà évoqué les Ateliers Nationaux au sujet des intermittents. C’est exactement ça.

              • Bien entendu puisque polluer pour ensuite nettoyer en produit ! C’est d’ailleurs une des différence fondamentale entre valeur et richesse !

                • Lionel37 : « Bien entendu »

                  1 euro pour faire un trou moins 1 euro pour le reboucher = 2 de richesse selon St Lionel.

                  On a trouvé le zéro absolu de la compréhension en math et économie :mrgreen:

                  Lionel37 : « C’est d’ailleurs une des différence fondamentale entre valeur et richesse ! »

                  Le trou rebouché c’est une valeur ou une richesse !?

                  Grande promo sur les trous rebouchés !
                  Votre non-trou à 50% :mrgreen:

                  • Deux euros de plus si le trou est creusé et rebouché avec une petite cuillière.

                  • Visiblement tu n’as pas bien compris ma provocation. Je t’explique simplement comment est quantifiée la valeur (notamment le PIB).

                    Dans le cas d’un trou rebouché après l’avoir creusé, tout comme dépolluer après avoir polluer, il n’y a pas création de richesse. Mais création de valeur.

                    Mais bon, tes connaissances limitées en économie ne doivent pas te permettre de saisir la nuance ! Reviens me voir quand tu en sauras plus !

    • 1 ce qui prouve seulement que les CDI payent pour les CDD et intérimaires, ce qui est une autre façon de dire qu’on subventionne la précarité. donc qu’on la favorise. C’est stupide, c’est donc digne de l’UNEDIC et de l’Etat en général, puisque tout le régime n’est qu’une vaste subvention du chômage, qui comme toute subvention crée du chômage ; et vu le nombre de chômeurs, ça marche magnifiquement, continuons comme ça et il n’y a pas de raison que les 10 millions de chômeurs ne soient pas atteint rapidement …
      2 noyons le poisson dans un historique abscon, ça va faire avancer le shmilblick, c’est sûr …
      3 admettons. C’est toujours ça de pris
      4 il convient sans doute de ne pas prélever ces 320 millions, les français décideront eux-même, pour les quelques euros que ça représente pour eux, de décider si il les consacrent à la culture, l’agriculture ou la biture.

      • 1. C’est le principe même de l’assurance chômage : la solidarité interprofessionnelle. Ceux qui sont le plus exposé au risque du chômage bénéficient du soutien de ceux qui le sont moins via leurs cotisations. Je ne vois pas en quoi c’est du subventionnement de la précarité, je dirai plutôt que c’est le coût de la précarité. La subvention à la précarité c’est lorsqu’on baisse certaines cotisations favorisant ces types de contrat.
        2. Je ne vois pas ce qu’il y a de bien difficile à comprendre. Je vous la refais. Le déficit du régime des intermittents reste stable depuis 2002, or durant cette période, l’UNEDIC a été plusieurs fois excédentaire, à première vue, difficile de voir une corrélation entre le régime des intermittent et celui de l’UNEDIC. Par contre, depuis 2002, le régime des CDI a vu son excédent diminuer, on peut donc y trouver un élément à l’origine du déficit de l’UNEDIC. Si vous ne comprenez pas cela, je ne peux rien pour vous, mais vous ne devez pas comprendre grand-chose.
        3. Toujours ça de pris : toute chose égale par ailleurs. Si cela entraîne un appauvrissement de la profession, l’activité culturelle s’en ressentira, le PIB également ainsi que l’assurance chômage.
        4. Mais les Français décident, via le vote et leurs représentants.

    • « Il convient sans doute mieux de dépenser ces 320 millions à un secteur d’activité qui produit 3,2% du PIB presque autant que l’agriculture et les industries alimentaires, deux fois plus que les télécoms et 7 fois plus que l’industrie automobile. »

      S’il est aussi productif, pas besoin de dépenser autant.

      • D’ailleurs, si l’État redistribuait tout le reste de la production dans l’art, l’art ferait 100% du PIB, bien plus que l’agriculture, l’alimentation, les totomobiles, etc qui ne feraient que 0%, ces idiots…

      • Vous n’avez pas l’air de comprendre que pour produire, il faut qu’à un moment quelqu’un dépense !

        • Non
          L’économie est un échange, je produis, un autre produit , il y a échange volontaire. Le reste c’est du vol.

          • ça c’est la conception ancienne de l’économie, le troc. Dans la réalité, j’achète un produit, une marchandise, je dépense donc une partie de mon revenu.

            • Le troc ne reposait pas sur la création de valeur ? Mazette !

              • explique-moi ce qui t’amène à cette conclusion !

                • Conception ancienne de l’économie.

                  Les lois de l’économie change selon les époques ?

                  • Si on considère l’économie comme une science, il faut bien comprendre que les « lois » sont des constructions humaines et à ce titre elles peuvent évoluer dans le temps, comme dans n’importe quelle science. Ainsi l’économie classique n’a pas grand chose à voir avec l’économie néoclassique. Ceci dit, tu ne m’expliques pas en quoi tu es arrivé à ta conclusion.

                  • « Les lois de l’économie change selon les époques ? »

                    OUI

                    Il y a l’économie pré-syndicale et la post-syndicale. La post-syndicale a l’air plus marrante.

                • De l’orginie de la richesse des nations…. lisez les deux première pages qui expliquent comment faire plus en dépensant moins… et qui est à la base de toute création de richesse…. au fait, l’auteur c’est Adam Smith, on dit que c’est le grand méchant loup, mais ça n’est pas vrai, c’était quelqu’un des très bien, et ce qu’il à écrit est aujroud’hui encore parfaitement accessible, mais bon la suite du bouquin c’est assez touffu et plutôt pour les passionnés d’histoire économique…

            • Blablablablabla
              La monnaie est neutre. Votre revenu c’est une création de richesse, enfin j’espère! LOL

              • Non
                L’économie est un échange, je produis, un autre produit , il y a échange volontaire. Le reste c’est du vol.

                Moi aussi je peux copier-coller. reLOL

                • vous niez donc que pour qu’un secteur produisent beaucoup de VA, il faut que les consommateurs de ce secteur dépensent beaucoup ?

                  • Je nie cette prétendue causalité. Microsoft, Apple ou Samsung n’ont pas attendu que les consommateurs dépensent beaucoup pour produire.

                  • Mis à part que produire pour que rien ne soit vendu ne mène pas très loin ! A ce compte là autant produire et faire brûler la production s’il n’y a pas besoin de consommation ! Vous rendez-vous compte de ce que vos dites ?

                  • « A ce compte là autant produire et faire brûler la production »
                    C’est pourtant la vision keynesienne de la relance. LOL

                  • Non seulement je me rends parfaitement compte de ce que je dis, mais je persiste. Vous (enfin, « vous » est une figure de style) ne produisez pas du jour au lendemain, mais en investissant pour créer une capacité de production. Vous le faites non pas parce qu’il y a une demande, mais parce que vous anticipez qu’il y en aura une au moment où vous arriverez sur le marché ou que vous pourrez la créer, et que vos concurrents ne seront pas en mesure de la satisfaire mieux que vous. Donc quand vous mettez la dépense comme moteur de la production, vous avez tort. Le moteur de la production, c’est la rencontre d’une offre existante avec une demande solvable, et la dépense pour l’un, recette pour l’autre, n’en est que la conséquence.

                  • à gillib

                    Là je ne peux que vous conseillez de relire Keynes !

                  • à michelO

                    Sauf que la demande n’apparaît du jour au lendemain non plus. Il y a une demande qui reste stable, qui existera toujours, dont la structure se modifiera très peu. D’autre part, même pour une demande anticipée, elle ne repose pas non plus sur rien, mais sur l’observation de la consommation, des besoins, de l’évolution de la société. Faire croire que c’est un pari aveugle est ahurissant et contraire à la réalité. C’est même faire peu de cas du savoir-faire des entrepreneurs . Ceci dit, comme je l’ai dit, produire pour que ce ne soit pas vendu ne mène à rien. Enfin, je ne mets pas la dépense comme « moteur de la production », je dis simplement que pour qu’il y ait création de valeur il faut que la production soit consommée donc qu’il y ait dépense. Si vous pouvez me montrer le contraire, ne vous gênez pas.

                  • Si on reporte tout ça a la culture Lionel, le problème devient évident. C’est que la VA ajoutée est artificielle… mise a part quelques cas specifique (et encore ça se discute) comme l’Opera ou la Comedie Français; où effectivement la demande sup a l’offre justifie les prix; la plupart du temps les tarfis ne sont pas du tout représentatif du marché.

                    Je vais prendre un exemple tout simple… le ciné. Si on devait payer la place au prorata de la demande (loi du marché)… des films comme le Hobbit ou Captain America auraient des place a 15 euros (admettons) et le dernier navet français bobo parisano centré serait a 1 ou 2 euro (voir offrirait 1 euro aux spectateurs dans les cas de films déficitaires); car le spectateur estime que : VA Hobbit > VA navet avec Duris.

                    Donc c’est très délicat de parler de VA a la culture quand on sait que c’est une construction artificielle. Et histoire que ça soit clair ; avant de bosser a mon compte, j’ai bossé dans la culture (et la territoriale en prime, pour une capitale européenne de la culture).

                    Le cas que j’ai connu a été le vrai premier succès en europe pour les CEC… réellement, et qui a servit d’exemple pour les suivantes. Mais…. pour avoir fait a peu près 80 vernissages en 2 mois (c’est sportif, faut avoir le foie solide Xd ), j’ai pu constater qu’a tarif d’entrée égale, ce n’était pas les expo « municipales » qui étaient les mieux foutues; c’était le plus souvent celles des mecennats… l’exception étant le musée principal de la ville.

                  • C’est pourtant en général la conséquence des politiques keneysiennes.

                  • « Là je ne peux que vous conseillez de relire Keynes ! »

                    Keynes était homosexuel, pas économiste.

                    Je vous conseille de les livres de Philippe Simonnot. A moins que vous rêviez de devenir chef d’escadrille.

                  • à shade.

                    Mis à part que la loi de l’offre et de la demande appliquée au cinéma est un très mauvais exemple puisque ce n’est pas parce qu’il y a davantage de demande qu’il faut augmenter la production ! D’autre part, je ne sais pas bien ce que vous entendez par VA artificielle. Votre distinction me semble d’ailleurs pour le coup, elle, artificielle.

                  • à gillib

                    Pourriez-vous expliciter, SVP ?

                  • à Théo.

                    Etant donné tes faibles connaissances en économie, je ne peux que rire !

                  • Il faut que l’échange soit libre et avec de l’argent gagné en contrepartie d’un service.
                    Comment peut-on parler de valeur ajoutée si celui qui dépense reçoit de l’argent gratuit et donc n’a pas conscience de sa valeur afin de l’échanger contre un bien de valeur plus grande disponible ?

                    Sinon, Lionel, si c’est la demande qui détermine la demande, vous devez croire que les écrivains sont lu avant d’écrire leurs livres…

                    « Mis à part que produire pour que rien ne soit vendu ne mène pas très loin ! »

                    C’est ce qu’on appelle une prise de risque…
                    Vous savez ? Ce concept de base de l’entreprise et de l’économie alors que vous traitez tous vos contradicteurs d’ignares en économie…

                    Lol, le gars, il cite Keynes – je parie qu’il ne l’a même pas lu – mais il ignore la théorie des débouchés de Say et les principes d’accumulation du capital nécessaire à l’investissement…

                    Répétez après moi : é-co-no-mie ! é-co-no-mie !

                    L’ignare, c’est toi, pauvre cloche !

                  • « Lionel37 le 12 juin 2014 à 22 h 38 min

                    à shade.

                    Mis à part que la loi de l’offre et de la demande appliquée au cinéma est un très mauvais exemple puisque ce n’est pas parce qu’il y a davantage de demande qu’il faut augmenter la production ! D’autre part, je ne sais pas bien ce que vous entendez par VA artificielle. Votre distinction me semble d’ailleurs pour le coup, elle, artificielle. »

                    « Mis à part que la loi de l’offre et de la demande appliquée au cinéma est un très mauvais exemple puisque ce n’est pas parce qu’il y a davantage de demande qu’il faut augmenter la production !  »

                    >> C’est pas l’avis d’Hollywood, cf les brouettes de films Marvel et DC qui sortent en ce moment.

                    « D’autre part, je ne sais pas bien ce que vous entendez par VA artificielle. »

                    Déjà revenons à la notion de valeur ajoutée. La VA représente les frais de prod supplémentaires (et non indispensables) qui permettent un gain supplémentaire. Cela va se traduire soit par une augmentation du prix du machin (un paquet de riz Dia vs le même labellisé Costes ou bio ou commerce equitable) ou une augmentation de la production et/ou une diminution de temps de prod (cf les machines a traire vs la traite à la main). Mais tout cela ne tiens que si en bout de course :
                    – les gens sont pret a acheter car ils estiment que le paquet de riz bio leur apporte quelque chose que le paquet dia ne leur apporte pas
                    – dans un contexte de concurrence

                    et dans tout les cas, le producteur reste soumis aux aléas : son paquet Costes ne plait pas, sa machine a traire tombe en rade….

                    Dans la culture, ce n’est pas applicable ou très difficilement :

                    – les « surfrais » sont rarement synonyme d’augmentation qualitative (dans la réalité, une bonne part viens du copinage et du placement de potes ). L’augmentation du prix du ticket généré par ces dépenses ne se justifie pas.
                    – on est pas sur une libre concurrence a partir du moment où une prod a des subventions et pas une autre. De plus le prix du ticket ne reflete en rien la demande…
                    – la perfusion maintient artificiellement des activités culturelle qui dans un système privé auraient fait faillite depuis longtemps (car peu qualitative et servant au niveau des collectivité territoriale uniquement d’emplois plus ou moins fictifs)

                    En resumé : le VA doit apporter un plus (+) au producteur… or j’ai extrait les chiffres du rapports qui démontre que les spectacle vivant tournent a perte ET une qualité égale ou supérieur pour le consommateur…. et là c’est très discutable. Exemple : quand l’opera de Lille (qui possède un stock de costumes historique) fait produire des costumes qui ressemble a des sacs poubelle (Opera Tamerlano)… ce qui engendre des frais et n’apporte rien au spectateur.

                  • A ph11. Ah, enfin, le fameux « échange libre », cher aux libertariens surtout lorsqu’ils sont acculés. Peu importe que le terme soit tellement vague qu’il ne veuille rien dire ! La liberté est un concept philosophique complexe qui traverse les siècles, dont la définition et conception est très variable mais eux l’emploie sans problème ! Bien, vous me direz en quoi, l’échange n’est pas libre lorsqu’on parle de culture ou plus généralement d’impôt. Ensuite, concernant la demande. Il ne vous aur pas échapper qu’un écrivain écrit en fonction du monde dans lequel il vit, des tendances, surtout s’il cherche à vendre. Bien entendu un écrivain qui ne cherche pas à vendre mais écrit avant tout pour lui-même (un véritable artiste donc) se fichera de la demande puisqu’il ne cherche pas à vendre. Maintenant, à votre avis, puisqu’on en ait à des comparaisons un peu idiote, pourquoi à votre avis, une entreprise va faire une étude de marché si elle ne cherche pas à connaître la demande ! Ne soyez donc pas malhonnête et dites pourquoi j’ai écrit ce commentaire, en réponse à quoi.
                    Allons petit comique quand on prétend que Say n’est pas un néoclassique, on évite de donner des leçons. D’autre part, ce n’est pas moi qui cite Keynes, apprends à lire petit clown. Je pense d’ailleurs que tu ignores ce qu’est la loi des débouchés.

                  • A shade. Vous esquivez et partez sur complètement autre chose. Vous comparez deux films et expliquez que du fait de la loi de l’offre et de la demande l’un devrait coûter plus cher et l’autre moins. Mais la loi de l’offre et de la demande ne s’applique pas. En effet, selon cette loi, si l’offre est insuffisante pour satisfaire la demande, le prix doit augmenter jusqu’à ce que la demande et l’offre s’équilibre. Mais ici, la demande ne peut être insatisfaite, sauf peut-être sur le nombre de places disponibles au cinéma ou la durée de mise à l’affiche.
                    Pour faire grossièrement, la VA est la différence entre la valeur du produit vendu et la valeur de ce qu’on nomme consommations intermédiaires (matières ou biens achetés par l’entreprise avant d’être transformés, électricité nécessaire pour le fonctionnement des machines, des ordinateurs, etc). Elle est là pour mesurer la valeur du travail de l’entreprise ou de l’agent économique. Dans le cas d’une compagnie de théâtre on pourrait dire que la valeur ajoutée est la valeur du produit vendu, la pièce, diminué du prix pour les costumes, le maquillage, etc. La notion de concurrence n’a rien à voir dans la définition de VA.

              • Non, c’est tout l’inverse. Pour qu’il y ai production il faut que quelqu’un ne dépense pas à un moment donnée. ça s’appel l’accumulation de de capital ou l’investissement.

                • Personne ne dépense ? Vous n’allez pas vendre grand-chose ! Et vous aurez alors du mal à investir et à accumuler du capital ! Petit comique !

        • Quand je vais au cinéma, au théâtre… je dépense. Je pense qu’il est juste que se soit moi qui paie pour mes loisirs, et non quelqu’un d’autre. Que diriez-vous si je vous prenais tous les ans 60 € pour financer mon hobby de parachutisme en Ferrari ?

          Le régime de l’intermittence, in fine et comme tous les autres dispositifs culturels publics, ne visent qu’à cela : à ce que les consommateurs de produits culturels (qui sont en majorité ceux qui ont déjà les moyens de se payer ce genre de choses et en consomment plus que les autres), ne paient pas le prix de leurs loisirs mais le fasse supporter à d’autres.

          • Là vous faites une confusion. Ici on parle de chômage et non pas de l’activité !

            • Bah non. Le gars qui va au cinéma paie sa place. Il paie les gens du cinéma et donc finance l’assurance chômage.

              • Tout comme celui qui achète une voiture ! Je ne vois pas bien où tu veux en venir !

                • Voici ce a quoi on veut en venir:
                  Vous utilisez en permanence l’argument de la similarité du secteur culturel avec le secteur automobile ou autre, tout en pointant à la nécessité de l’exception faite au secteur culturel.
                  Ce n’est pas l’economie qui échappe à notre entendement, ce sont vos galipettes dialectiques…

                  • niez-vous que celui qui achète une voiture finance l’assurance chômage ? La question est là. je pense que beaucoup mélange un peu tout et n’importe quoi lorsqu’on parle de culture : chômage, financement public de la culture, notamment.

            • Vous prétendez qu’il faut que des gens qui ne profitent pas des services rendus paient, je prétends que seuls ceux qui profitent doivent payer. C’est aussi simple que ça.

              • Comme dans toute assurance privée ou sociale d’ailleurs ! car je vous rappelle qu’ici on parle de l’indemnisation chômage, ce que vous semblez avoir oublié.

                • Si on prend comme modèle l’assurance, elle ne doit pas être choisie par l’état, ni même obligatoire si l’on peut prouver qu’on est en mesure d’assumer le risque.

                  • Là on arrive sur un autre débat. Le caractère obligatoire et unique de l’assurance. Etant donné que cela relève d’un choix démocratique, je ne vois pas où est le problème. Pour le justifier, on ne peut qu’invoquer l’intérêt général. En effet, une caisse unique, permet des économies d’échelle donc en diminue le coût mais il y a aussi l’universalité des prestations qui est en jeu. En effet, on multipliant les caisses, on augmentent le risque de faillite (surtout si elles sont privées) et donc cela menace l’universalité des droits au chômage. C’est donc un choix de société.

                    • Quel choix démocratique ? Une majorité des Français souhaite pouvoir choisir son assurance. Une caisse unique est un monopole, et si les monopoles sont combattus partout, c’est qu’ils ne font pas d’économies d’échelle mais du racket. La multiplication des caisses ne change rien au risque de faillite, elle évite au contraire de faire perdurer un système déficitaire et mafieux sans le corriger au prétexte qu’il serait « too big to fail ».

                      « C’est donc un choix de société. »
                      Je n’aurais pas utilisé le mot « choix », puisque c’est une système qui est imposé par une faible minorité à la majorité. J’aurais dit « règle dictatoriale dans une société de connivence ». Et comme l’a dit quelqu’un ici, après tout c’est de bonne guerre que les intermittents défendent leurs privilèges, mais c’est un scandale de les voir nier la nature de ces privilèges.

                    • « Une majorité des Français souhaite pouvoir choisir son assurance ». Quoi pour appuyer cette affirmation ? Moi je m’en tiens aux faits. Pas économie d’échelle ? Allons les frais de gestion de la sécu sont 4 fois moins élevés que ceux des assurances privées et des mutuelles !
                      Ce choix existe préexiste à l’individu puisqu’il naît dans un tel système. Ensuite, il peut le changer s’il est capable de rassembler une majorité pour cela, et sinon il est libre de quitter le pays. Je ne vois pas là une atteinte à la liberté ! Mais je pense que votre conception de la liberté est assez simpliste comme chez tous les libertariens : « faire ce que je veux ».

                    • « des assurances privées »

                      lesquelles?

                    • Donc si demain on choisi démocratiquement d’assassiner tout les roux de France il n’y aura aucun problème puisque c’est un « choix démocratique »? Non la démocratie ne peut et ne doit pas servir de paravent à toutes les décisions stupides ou inique des politocard. Un vole reste un vole démocratique ou pas…

                    • « les frais de gestion de la sécu sont 4 fois moins élevés que ceux des assurances privées et des mutuelles ! »

                      Combien de bénéficiaires de la Sécu ne cotisent pas au bousin ?

                      Même des gens traités pour des cancers se retrouvent avec des frais importants d’hospitalisation et d’autres qui cotisent n’ont droit à aucune prise en charge. Comment expliquez-vous que le modèle que le monde ne nous envie pas arrive à cette horreur.

                    • « Une majorité des Français souhaite pouvoir choisir son assurance ». Quoi pour appuyer cette affirmation ?

                      Un sondage publié par Contrepoints à l’automne dernier, par exemple…

                    • On tourne en rond.
                      Vous dites l’assurance chômage, c’est la solidarité.
                      C’est un choix démocratique.
                      Donc vous avez tort.

                      Vous êtes minoritaire donc vous avez tort-André Laignel

                    • à simple touriste.

                      Allons vous n’êtes pas si ignorant !

                    • à Laurent

                      Ne faites donc pas l’enfant. La démocratie, ce n’est pas seulement le vote, c’est aussi respecter certaines valeurs. Dans ce que vous citez les valeurs fondamentales d’une démocratie sont bafouées, le droit à la vie par exemple. Maintenant si vous voyez en quoi mettre en place l’universalité de l’indemnisation chômage est contraire aux principes démocratiques fondamentaux, n’hésitez pas à nous l’expliquer. Je vous attends avec impatience.

                    • à Théo31

                      Explication : 30 ans de hausse du ticket modérateur et déremboursement. Justement au nom de l’idéologie néolibérale : la responsabilisation.

                    • « Démocratique » le mot est lâché.
                      Mais on s’en fout qu’une loi soit décidé par un roi, par des mollahs, ou par une majorité des votants.
                      Ce qui compte c’est de vérifier que cette loi n’est pas contraire aux droits fondamentaux de l’être humain.
                      Or le droit de propriété est un droit fondamental. Dans le passé les esclaves ne possédaient rien et n’était même pas propriétaire de leurs corps ni de leur travail.
                      Les cotisations chômage OBLIGATOIRES nous réduisent au rôle d’esclave.
                      Alors ton pauvre argument de démocratie ….

                    • à libex.
                      bien évidemment qu’on ne se fout pas de savoir comment est décidé une loi, c’est justement tout le principe du libéralisme. Dans une démocratie, la particularité est justement que chaque individu a le droit de pouvoir exprimer son choix, si vous ne voyez pas de différence avec une dictature, je ne peux rien pour vous mais enlevez vos oeillères. Quant à ce que vous appelez « droits fondamentaux », ils ne préexistent ni à un individu, ni à une société. C’est bien la société, la culture dans laquelle on vit qui reconnaît certains droits comme fondamentaux.

                      Enfin vous faites la confusion classique libertarienne entre droit de propriété sur des objets extérieurs et ce que je qualifierai le droit de disposer comme on veut de son corps. Deux choses complètement différentes.

                • Non. Je réponds à votre commentaire : « Vous n’avez pas l’air de comprendre que pour produire, il faut qu’à un moment quelqu’un dépense ! », lui-même réponse à ph11.

                  • sauf que je ne vois pas le rapport. L’indemnisation chômage payée par les régimes ne financent pas l’activité culturelle !

                    • Bine sur qu’elle le finance, grâce à ces très large indemnisation tous les organisateurs de spectacles dispose d’une main d’oeuvre pas cher et corvéable à merci.

                    • L’indemnisation chômage finance l’activité maintenant ! On se demande pourquoi tout le monde n’est pas au chômage alors, le PIB se créérait miraculeusement !

                    • oui elle le finance, en fait c’est une subvention déguisée. Grace au transfert de cotisations du régime général vers le régime des intermittents. Si les intermittents devaient payer le vrai prix de leur assurance chaumage l’ensemble de la filière devrait mettre la main au portefeuille donc il y a bien financement indirecte (mafieu?)

                    • donc si on applique votre raisonnement au niveau global : financer le chômage c’est financer indirectement l’activité ! Réfléchissez un peu avant d’écrire n’importe quoi !

        • Pour que quelqu’un dépense, il faut d’abord qu’il ait gagné une certaine richesse. On produit en spéculant qu’il y aura une demande *solvable*.

          • Là nous sommes entièrement d’accord.

            • Donc, en conséquence, il est contre-productif de créer une demande pour un bien A en prélevant, avec frais, du fric sur la demande solvable pour le bien B. Il est contre-productif de faire payer les entre-deux des amuseurs de rue par ce que le salarié lambda aurait pu utiliser pour se loger ou se nourrir. A lui, s’il y prend plaisir, de mettre son obole directement dans la soucoupe.

              • tout d’abord, cotiser pour des indemnisations chômage ce n’est pas tellement créer une demande ! Ensuite, ce que vous dites s’applique à toute personne au chômage ! Pourquoi parler des intermittents alors ? Vous ne voulez pas indemniser les chômeurs, dites-le clairement !

                • Cotiser pour des indemnisations chômage plus élevées à ceux qui cotisent moins en raison de leur exception culturelle, c’est créer une demande pour faire partie de l’exception culturelle, et pour bénéficier, directement ou non, de cette subvention. Ce que je dis ne s’applique que quand il y a détournement d’un système d’assurances, où les primes sont normalement égales à risque égal, en un système de pique-assiette où les primes de ceux dont le risque est faible servent à payer les risques excessifs pris volontairement par d’autres.

                  • Vous avez raison, à partir du moment où durcir l’indemnisation chômage pour un certain type de catégorie, implique que les individus vont sans doute moins se diriger vers cette catégorie, par symétrie, si on améliore le mode d’indemnisation, il y aura plus de personnes qui seront susceptibles d’y aller. Là-dessus, je ne peux qu’être d’accord. Mais je n’appelle pas cela « créer une demande ».

                • « cotiser pour des indemnisations chômage ce n’est pas tellement créer une demande ! »
                  Mais si. Et les gens vous le disent bien volontiers : « j’ai assez bossé, maintenant j’ai des droits au chômage, alors je vais les utiliser ».
                  la cotisation n’est rien d’autre qu’une demande de chômage. Vœu exaucé.

                  • C’est absurde. Bientôt vous allez me dire que cotiser auprès d’une complémentaire santé c’est une demande pour être malade ! N’employez pas des concepts économiques dont vous ne maîtrisez pas le sens.

                    • La complémentaire santé de nous donne pas d’argent. vous comparez des systèmes qui n’ont juste rien à voir.
                      Vous ne maitrisez que l’absurdité de vos propres concepts économiques, tirés je ne sais d’où..

                    • elle rembourse vos prestations ! Donc elle vous donne de l’argent qui est dépensé pour vous soigner !

        • Et il dépense quoi si personne ne produit ?

    • « 2. Lorsqu’on regarde l’évolution depuis 2002, on s’aperçoit que le solde pour les CDI est toujours positif mais a chuté de 14,4 milliards en 2002 à 12,5 milliards en 2011. Une différence de près de 2 milliards pour un déficit de 4,2 milliards. Le solde négatif des intermittents est resté stable depuis 2002. Difficile donc de faire porter le chapeau du déficit de l’Unedic aux intermittents. D’autant plus que sur la période l’Unedic a été plusieurs fois excédentaire. »

      Vos chiffres montrent donc que le déficit de l’unedic à augmenté à cause de l’augmentation du chômage (ce qui est logique). Par contre le régime des intermittents était déjà en déficit longtemps avant la crise.
      C’est donc bien la preuve que ce régime n’est pas viable car en déficit important même quand il n’y a pas de difficultés économiques.

      • Il faut bien comprendre qu’il faut considérer l’assurance chômage dans son ensemble et non pas régime par régime. les régimes les plus exposés au chômage ont très peu de chance de devenir excédentaires contrairement aux professions les moins exposées. C’est le principe même de l’assurance chômage !

        • N’importe quoi. Les cotisations de ces secteurs seront adaptées à la situation, comme c’est le cas pour l’assurance auto.

          • c’est là la différence entre assurance sociale et assurance privée. Dans une assurance sociale, tout le monde cotise à un même taux, dans une assurance privée, le taux est fonction du risque. L’assurance chômage est une assurance sociale. Donc….

            • à un même taux ou à un taux dépendant des ressources.

            • C’est bien là le fond du problème: la cotisation de l’intermittent est inférieure à celle de l’ayant droit du régime général pour une couverture equivalente.
              Vous vous emmêlez les pinceaux, mais finissez en nous confirmant bien que le régime des intermittents est en fait un régime d’assurance privé autorisé par la loi à ponctionner le régime général pour s’équilibrer.
              Merci en fait pour cette lumineuse clarification!

              • Mais le régime des intérimaires est aussi spécifique ! Votre comparaison est bancale puisqu’elle ne considère pas le fait que les types de contrats sont différents. S’il y avait un contrat unique, les différences ne se justfifieraient pas, mais ce n’es pas le cas.

        • « Il faut bien comprendre qu’il faut considérer l’assurance chômage dans son ensemble et non pas régime par régime. les régimes les plus exposés au chômage ont très peu de chance de devenir excédentaires contrairement aux professions les moins exposées. C’est le principe même de l’assurance chômage ! »

          Votre raisonnement est tout à fait juste pour les intérimaires et les CDD. Ces contrats ont de forte chance de conduire à des périodes de chômages mais peuvent aussi conduire à des CDI. Il est donc logique de ne pas considérer ces contrats de manière isolée. Ce sont juste des versions plus précaires du CDI.

          Ce qui est réellement contesté dans le régime des intermittents n’est pas que d’autres aient à payer pour le chômage des intermittents mais que ces derniers bénéficient de conditions plus avantageuses.

          • Ok. Ils bénéficient de conditions plus avantageuses du fait de la particularité de leur profession.

            • pourquoi ? On arrive enfin au cœur du débat.

              En quoi ces professions méritent elles ou justifient elles des conditions plus avantageuses ? Je veux bien admettre que certaines professions aient besoin de conditions adaptées au métiers. Mais pourquoi ces conditions doivent elles êtres plus avantageuses ?

              Si les intermittents ont des droits spécifiques, cela semble logique que ces droit soient financés par les intermittents eux mêmes. Dans l’idéal cela devrait même être un système auquel on peut librement adhérer ou pas.

              • En fait, vous prenez la question à l’envers (peut-être de ma faute dans la formulation). Si on mettait les intermittents au régime général, ces derniers seraient désavantagés par rapport aux autres salariés étant donné l’instabilité et la précarité de leur condition : des contrats sur une prestation, sur quelques jours. Rien à voir avec celui qui a un contrat sur 6 mois. Bien évidemment, il y a des abus, ce qu’on appelle les permittents, ces abus peuvent être corrigés sans remettre en cause l’ensemble du système. Les avantages apparents sont en fait la contrepartie des désavantages de leur profession. Ce qui est choquant ce sont les abus de eux qui justement bénéficient de ce régime alors qu’en fait, ils ne sont pas différents des autres salariés (les permittents).

                • « ces abus peuvent être corrigés sans remettre en cause l’ensemble du système. »

                  Je pense que notre principal point de désaccord est là.

                  Les abus ne sont jamais faciles à corriger. On peut même considérer que quand un système est géré par l’état, il y’a forcément des abus. Les lois et les règles crées par l’état sont toujours à la fois trop compliquées pour être facile à appliquer et trop vagues pour éviter les abus.

                  Personnellement, je pense que le système qui serait le plus adapté aux intermittents serait tout l’inverse du système actuel : des cachets élevés, des cotisations faibles et des indemnités faibles. A chacun de gérer l’argent obtenu pendant ses périodes de travail pour gérer ses périodes de chômage.

                  • Ces abus sont connus et chiffré (4% des intermittents), notamment dans la production audiovisuelle. pour lutter contre plusieurs possibilité, mettre en plafond sur les heures travaillées par mois pour bénéficier de l’assurance chômage, augmenter les cotisations des employeurs qui ont un recours massif à l’intermittence par exemple.

                  • Ce que vous proposez est applicable à tout le chômage et pas seulement aux intermittents. Ce qui signifie la fin de la protection sociale (publique en tout cas). Est-ce efficace ? Des assurances privées prendront le relais pour ceux qui pourront les payer (elle coûteront sans doute plus chère) et pour ceux qui ne peuvent pas, ils devront soit épargner davantage (donc moins de consommation) ou voir leur niveau de vie baisser énormément (et donc consommation en baisse également). Des solutions du XIXème siècle !

                    • Je pense qu’il y a une incompréhension au départ.
                      Les libéraux (et libertariens) pense qu’un salarié (qu’il soit en CDI, CDD, intermittent ou autre) loue sa force de travail en échange d’un salaire. Ce salaire est le salaire net + les charges sociales + les charges patronales, ce que nous appelons le salaire complet.
                      Les libéraux pensent que chaque travailleur doit toucher son salaire complet et choisir son assurance chômage, son assurance santé et sa retraite.
                      Tous les salariés paient déjà toutes ces assurances de manière obligatoire par leur employeur.
                      Nous sommes pour la liberté de choix d’assurance, qui contrairement à ce que vous annoncez coûtent moins cher que la sécurité sociale (Pour confirmer ce fait, je vous invite à vous renseigner sur le cas des frontaliers en allemagne et en suisse, qui avait le choix de leur assurance avant l’obligation d’affiliation au régime de la SS et qui sont très mécontent de l’obligation d’appartenance à la SS).

                      En considérant donc que les cotisations versés par les salariés sont les fruits de leur travail, quelle justification avez vous pour dire que les salariés doivent donner une partie des fruits de leur travail pour payer le statut des intermittents ?

                      Je pense que la solidarité ne peut pas être la réponse car la solidarité doit être librement consentie, donc dans un système de choix, il pourrait y avoir une assurance privée pour les intermittents qui accepte aussi les salariés solidaires des intermittents (pourquoi pas moyennant une place de théatre/cinéma/concert/expo ou autre offerte par semaine/mois/an).
                      La vous aurez la solidarité, le reste, les libéraux considèrent que c’est du vol.

                    • Les avantages conférés aux personnels des caisses sociales sont hors de proportion avec le secteur privé:
                      ils se disent, servons nous d’abord, les autres n’ont qu’à « crever la gueule ouverte »
                      ( ils sont majoritairement de gauche avec un bon nombre de Cgétistes)

                    • à Dje.
                      Non, non je maintiens, elles coûtent moins chères ! Regardez les frais de gestion par exemple.
                      La justification est que les intermittents ont un statut particulier qui n’est pas le même que les autres salariés. si les intermittents avaient le même statut, les mêmes conditions de travail, là je serai d’accord avec vous pour hurler à l’injustice mais ce n’est pas le cas. Comme le veut la formule : comparons ce qui est comparable, on ne peut comparer un côté sans regarder de l’autre, sinon c’est de la malhonnêteté intellectuelle.
                      Mais le choix que vous chérissez tant existe, arrêtez avec cette ânerie, si vous ne voulez pas payer quittez la France !

                • Ce qui pose encore une fois problème dans votre raisonnement Lionel; c’est que les emplois précaires ne concernent pas uniquement les intermittent à l’heure où on parle. Que ça soit la petites main travaillant uniquement durant les défilés ou le saisonnier cueilleur de fruit , en passant par le plasticien (j’exclu le BTP de mon histoire); tout ces gens ont une situation précaire et connue comme telle. Et ils se débrouillent sans statut spécial.

                • Vous raisonnez comme si le choix d’un emploi d’intermittent, avec ses précarités, vous était imposé par la communauté globale et qu’il était donc logique qu’elle en assume le coût. Ca n’est pas le cas. On se porterait bien mieux sans la culture subventionnée, en la payant chacun à son juste prix, et les vrais artistes aussi.
                  Voilà une profession pleine de désavantages, et dont personne ne bénéficie en dehors de ceux qui l’exercent. Pourquoi devrait-on l’encourager sur fonds publics ?

                  • Vous raisonnez comme si on choisissez son métier comme on choisit fromage ou dessert dans un restaurant ! C’est là le biais de votre raisonnement. Vous vous laissez manipuler par les mots. Je ne sais pas ce que vous entendez par « juste » prix, là encore concept plutôt idéologique. Pourquoi est-il assez logique et normal que la culture soit en partie financée ou en tout cas aidée par la puissance publique : parce que la culture est par définition quelque chose de collectif, on parle de la culture d’un groupe, d’une société, d’une classe, autrement dit d’un collectif. C’est également un moyen de garantir un minimum d’accès à la culture pour tous.

                • Frédéric Bastiat vous répond à propos des assurances collectivisées :

                  « Supposez que le gouvernement intervienne. Il est aisé de deviner le rôle qu’il s’attribuera. Son premier soin sera de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser et, pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable. Mais, je le demande, que sera devenue la moralité de l’institution quand sa caisse sera alimentée par l’impôt ; quand nul, si ce n’est quelque bureaucrate, n’aura intérêt à défendre le fonds commun ; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle et que feindre une maladie ce ne sera autre chose que de jouer un bon tour au gouvernement ? (…) Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs, on verra des formalités sans nombre s’interposer entre le besoin et le secours. Bref, une admirable institution sera, dès sa naissance, transformée en une branche de police. Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu’ils administrent, qu’ils alimentent, et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s’accoutumeront à regarder le secours, en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d’un fonds limité préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la société. L’État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissant, et on en reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice »

                  • Eloquent n’est-ce pas ? On dirait que vous tournez en rond depuis des siècles… il y a mieux à faire pas vrai ?

                    • Sacré Bastiat ! Non content de décrire avec précision les tares de la sécu (au sens large) un siècle avant qu’elle n’existe, il a même montré comment elle va finir.

                  • On retrouve en effet l’idéologie anti-Etat et la foi aveugle dans le marché qui s’auto-régule. Malheureusement, cette caricature simpliste n’est pas tellement justifiée empiriquement : on trouve très bien des abus de biens sociaux dans les entreprises privées, de la corruption, des surfacturation, des partages de marché, etc. J’ajoute que si on regarde les frais de gestion, ceux des mutuelles et assurances privées sont 4 fois plus élevés (rapportés aux sommes versées) que ceux de la sécu. Donc…

                    • Nous le savons vous êtes anti-libéral.
                      Je suis pour l’économie de marché. Les spectateurs payent les représentations artistiques.
                      L’acheteur décide ce qu’il veut acheter ou pas.
                      Les ressources sont rares, le marché est le meilleur système d’allocations des ressources.
                      Et surtout il respecte la liberté des individus et ne fonctionne pas sur la contrainte.

                    • Faux ! Je suis libéral anti-libertarien. Ne prenez pas en otage le terme « libéral ».
                      J’ai même l’impression que vous ne comprenez pas le concept de « rareté » des ressources ! cela n’a rien à voir avec la rareté comme la rareté d’un tigre blanc ou ‘plus dur) d’un libertarien collectiviste !
                      Ensuite, j’ai l’impression d’entendre la logorrhée d’un adepte d’un secte : » le marché est le meilleur système d’allocation des ressources ». mais c’est un dogme, une croyance, c’est tout !
                      Enfin, le marché repose bien également sur la contrainte puisque vous devez bien payer pour un bien ou un service que vous achetez sinon vous êtes trainé devant les tribunaux à juste titre.

                    • Bonjour lionel
                      Je suis libéral classique et non libertarien (libertarien qui est un terme US vs liberal).
                      Arrêtez de prendre les autres pour des cons.
                      Je ne fais pas parti d’une secte et je ne suis pas contre la social démocratie qui peut se défendre, avec ses avantages et ses défauts.
                      Vous appelez contrainte le faite que deux individus libres s’échangent des biens librement, je pense que cette phrase est un effet de manche mais c’est pas grave.
                      Cordialement

                      PS vous vous dites libéral permettez moi d’en douter, il n’y a pas de honte à être socio-démocrate.

                    • Bonjour,
                      je maintient que comme beaucoup d’intervenants sur ce site vous êtes libertarien. Quant à libéral et socio-démocrate, cela ne s’oppose pas.
                      Je suis navré mais lorsque vous achetez un bien vous devez le payer sinon vous vous exposez à de la violence. Il y a donc bien contrainte, sinon pourquoi ces tribunaux pour régler des litiges commerciaux ?

                    • En effet il y a contrainte… de celui qui veut contraindre le vendeur de donner le produit sans payer. lol

                    • Donc si je vous suis, il y a contrainte de celui qui ne veut pas payer ce qu’il doit aux impôts et à la collectivité !

                    • Non il y a contrainte de l’état.
                      Vous connaissez le soit disant consentement à l’impot, l’impot est obligatoire.
                      Les relations commerciales sont libres entre deux individus consentants.

                • Tout comme n’importe quel professionnel en surnombre.
                  La culture est un marché de niche, c’est comme ça et dans chaque marché, il y a des principes pour évincer la surprod.
                  Et compenser la précarité par des subventions ne change pas sa nature et aboutit à augmenter le nombre d’acteurs sur ce marché.
                  Mais peut-être pensez vous qu’avoir fait une école d’art donne le droit de faire payer la société pour ses choix ?
                  Et après, vous trouvez que le marché ne sait pas réguler…

        • Vous sembler considérer que l’activité économique est indépendante des élément extérieure mais le régime même des intermittent du spectacle est un facteur de création de chomage chez ces même intermittents par simple appel d’air ou effet d’aubaine. Il a été démontré que depuis la création de ce régime la quantité de « artistes » à explosé. La demande de l’autre coté n’a pas suivie (et pour cause) d’ou le chaumage massif. Dans un système non perturbé par les actions étatiques il n’y aurais aucune raison d’avoir plus de chaumage dans l’industrie du spectacle que dans les autres puisque l’offre s’adapte mécaniquement à la demande.

          • Faux ! la demande a bien suivie puisque tous travaille à un moment donné ! Vous avez un raisonnement un peu trop sectaire qui consiste à croire que s’il y a chômage c’est que la demande n’est pas suffisante. mais supprimer la diversité, et la demande chutera également. Les intérimaires existent et heureusement pour les entreprises, mais ils ont également des périodes de chômage, c’est si j’ose dire intrinsèque au statut. d’autant plus que pendant les périodes de chômage les intermittents continuent à travailler, à répeter, à s’entraîner, à créer.

    • La culture fait semble-t-il un bénéfice 6 milliards d’euros par an, d’ailleurs ils s’en vantent (en bonne partie avec les entreprises de production et les télévisions et en faisant porter le poids de son chômage de branche sur le régime général). Les solutions sont simples, cotisation exceptionnelle sur les entreprises de culture à hauteur d’1 milliard à transférer à l’UNEDIC et suppression du ministère de la Culture.

  • TOUJOURS AUSSI PERTINENT NOTRE M VERON

  • Ce qui est de très grande qualité n’a pas besoin de la moindre subvention, au contraire, son immense succès génère des profits pour tous !

  • Ce régime est ultra-corporatiste , à nun moment nous devrions faire un choix dans ce pays: ou une éconolie libre( et le MEDEF n’est qu’un parasite corporatiste de plus) soit revenir a une organisation économique fondée sur le corporatisme…A ce sujet je n’ai pas entendu Mme le Pen évoquer ce débat , elle qui se prétend etre la championne de la lutte contre « l’ultralibéralisme cosmopolite »

  • Le véritable ennemi, ce n’est pas le statut des intermittents.
    Le véritable ennemi, c’est ce fichu CODE DU TRAVAIL qui enfle année après année, ainsi que les conventions collectives et ce statut de CDI qu’il faut faire sauter d’urgence (ne parlons même pas de l’ignoble rente des fonctionnaires qu’est leur emploi à vie).
    Il rend la vie impossible pour tout ceux qui ne rentrent pas dans la case « salarié rentier en CDI bien au chaud »

    Mr Véron, il va falloir se retrousser les manches et taper là où ça fait mal, pas là ou c’est facile.

  • En tant que professionnel de la musique, je confirme qu’il n’y a pas un mot à enlever de ce résumé d’Aurélien Véron. Merci à vous. Pour compléter cette analyse : fr.wikipedia.org/wiki/Exception_culturelle_française

  • la plaisanterie initiale dont il faut bien parler c’est l’extrême limitation du concept de culture , il ne s’agit en fait que de spectacles et de machins artistiques.

  • Hé les gars j’ai un solde positif d’impot sur le revenu de 1400 euros cette année : l’administration va me faire un cheque 🙂

    Comme les intermittents, je ne vais pas renoncer a cette avantage,même pour sauver le bisounoursland de la faillite!…

  • Bien dit.remplacons les intermittents par des bénévoles, qui feront le même job, sans être payé. Après la main d’oeuvre a bas coût, le tout gratuit.l’europe americanophile de demain.

    • En l’occurrence, les bénévoles contraints et forcés sont ceux qui doivent financer le régime des intermittents. L’objet du débat est de remplacer les « permanents de la glandouille » par des permanents de la production, du travail et de l’effort. A partir du moment où ce secteur économique sera confronté à l’obligation de devoir réellement convaincre les consommateurs de la pertinence de sa production, il y a fort à parier qu’on observera rapidement un saut qualitatif majeur de la culture, indispensable au rayonnement de notre pays dans le monde.

    • C’est déjà le cas Stephanie…. vous devriez regarder quels sont les secteurs qui usent et abusent le plus de bénévoles et vous allez retomber sur les mêmes (étrange hasard) que ceux qui sont les plus subventionnés. Et cela n’est pas du tout americanophile, c’est au contraires très franco-français.

      Le secteur culturel, c’est quand même LE secteur qui respecte le moins le code du travail bien qu’il soit LE plus collé aux jupons de l’état :

      – Gruge a l’assurance chômage avec les permittents
      – Abus de bénévoles (ce qui se serait pas toléré si la troupe était privé et non une asso pompe-fric)
      – Subvention qui servent a salarier très grassement quelques directeurs de compagnies et leurs maitresse du moment a des emplois farfelus
      – Respect des normes de sécurité nimbé dans le flou artisitique… et sur ce point je vais développer ce que j’ai pu voir sur le terrain :

      Mairie d’une grande ville qui engage des « jeunes/étudiants » comme guides / surveillance d’expo (50 % d’etudiant en histoire de l’art, 50% issus plus ou moins du gardiennage mais tout le monde fait le même taff XD ). Qui demande que ces gens pilotent un fenwick sans que personne ne possède un permis cariste*; demande aux mêmes de manipuler le compteur électrique sans qu’aucun ne possède une habilitation électrique* et enfin un démontage avec du fourbi a 6 m de hauteur et l’obligation d’escalader les structures sans que bien entendu personne ne possède une formation travail en grande hauteur* . Dernier détail : aucun EPI (équipement de protection individuelle) : aucun harnais, aucune sangle, aucune paire de lunette de protection et de masque respiration pour passer dans des structures remplies de limaille de fer.

      • pour ce qui est du permis cariste, du machin éléctrique et du truc grande hauteur ; il relevait de la mairie de former le personnel a ça (ce sont des formation de quelques jours)

  • Le débat fut riche et les arguments nombreux.

    Pour autant, et c’est regrettable, personne n’a réussi à nous expliquer de manière intelligible pourquoi et à quel titre nous devrions payer des impôts (ou, ce qui revient au même, financer l’assurance chômage) pour des films, des programmes TV, des pièces de théâtre ou n’importe quel happening pseudo-culturel bigarré que nous ne voulons pas consommer.

    • C’est d’autant plus vrai que l’immense majorité des inter-miteux est de gauche, c’est une des « profession » où ils prolifèrent à gogo (qui a été créée à cet effet par la mite, d’où leur nom), je n’aime pas sponsoriser les braillards syndicalistes.
      – et puis en résumé soyez assuré de notre compassion pour les mauvais spectacles que vous nous jouez, si mauvais que vous n’osez pas les soumettre à quelque vote que ce soit de peur de ne recueillir que quelques misérables voix (toutes de vos proches, copains et famille réunis)
      Dans la dernière émission de Bernard Pivot, Apostrophes, que j’avais suivi de bout en bout tard dans la nuit, la totalité des intervenants avaient découvert avec surprise que les chef-d’œuvre, avaient tous été enfanté dans des circonstances douloureuses et plus souvent qu’à leur tour de pauvreté et précarité …

    • C’est simplement parce beaucoup de gens ont perdu le sens des mots droit, justice, liberté, propriété, responsabilité.

      Alors, on passe son temps à les réexpliquer mais les idéologies ont la dent très très dure et parfois, j’ai l’impression de parler à des gosses de 5 ans.

    • Beaucoup de vérités exprimées dans ce fil, mais l’argument principale de l’article « c’est ceux qui consomment qui paient » ne tient pas.
      A ce moment, c’est ceux qui consomment de la route qui paient, et donc si je n’ai pas de voiture = je refuse de payer pour les infrastructures routières. Je ne suis jamais malade = je refuse de payer pour la santé, etc…
      Maintenant, entièrement d’accord pour dire que ce régime entraîne des dérives inacceptables, et que la qualité de l’audiovisuel français est « discutable »…

      • Bonjour Abitbol
        Si c’est ceux qui consomment qui paient.
        C’est la base de l’économie de marché. Les automobilistes payent pour les routes, les malades payent les soignants, les spectateurs payent les représentations artistiques.
        L’acheteur décide ce qu’il veut acheter ou pas.
        Les ressources sont rares, le marché est le meilleur système d’allocations des ressources.
        Et surtout il respecte la liberté des individus et ne fonctionne pas sur la contrainte.

      • Le point à ne pas perdre de vue est que votre décision de ne pas payer pour la route ou une assurance santé vous élimine du bénéfice réservé à ceux qui cotisent.
        C’est juste et logique car personne ne forcé votre décision dans un sens ou dans un autre.
        La différence, c’est l’absence de coercition.
        Le chacun pour soi se révèle inefficace dans de nombreux domaines de nos vies, il faut donc faire confiance aux gens pour qu’ils décident pour eux-mêmes et par eux-mêmes ce qui fonctionne le mieux.
        De surcroît, l’exemple d’un système qui marche opposé à un système qui ne fonctionne pas convainc plus effectivement les gens du bien fondé de l’action collective.
        La tentation totalitaire est le cancer de la pensée sociale.

      • Bien sur que ça tient. actuellement l’ensemble des taxes liés à la possession d’une voiture couvre bien plus que l’entretiens des routes (les automobilistes sont les vaches à lait des gouvernants) don ceux qui ne possèdent pas de voiture ne paie pas pour les routes il sont même grassement subventionnés pour utiliser le transports en communs.

    • Oui, on nous répond simplement qu’il est indécent de ne pas trouver ca formidable.

      pour l’amour du service public, généreux et désinterressé – tant qu’il s’agit de l’argent des salauds – probablement.

  • Les socialistes n’aiment pas les riches, mais ils aiment les richesses, ils cherchent donc comment obtenir ces richesses en les faisant payer à d’autres.
    Ils veulent donc bénéficier de l’Opéra sans payer le prix normal d’une place d’Opéra (c’est à dire la rémunération de l’artiste pour sa prestation et aussi pour son entraînement).
    Ils ont donc inventé le statut d’intermittent, permettant à la communauté de payer l’entraînement.

    Un jour, ma chaudière était en panne, j’ai fait venir un réparateur. Après 5 minute d’observation, il sort un marteau, il tape un coup sur la chaudière, et il me dit: « ça y est, elle est réparée ». Il me présente la facture: 300 euros. Je lui dit qu’il exagère, 300 euros pour 5 minutes ce n’est pas normal. Il me dit d’accord, je refais la facture: 50 euros pour donner un coup de marteau, 250 euros pour payer le fait de savoir ou donner le coup de marteau.

  • Le nombre de commentaires sur ce sujet démontre que le régime spécial des intermittents est injuste et insupportable.

  • Je tiens à remercier lionel et Shades pour leur débat de qualité sur un sujet qui mérite de sortir du café du commerce …Et pourtant que d’insultes ! C’est navrant de voir à quel point certaines personnes sur ce forum ne cherchent qu’à cracher leurs venins …De la même manière , vous autres libéraux de contrepoints ne soyez pas la pâle copie du tea party américain . Certains de vos articles ne sont que de la propagande pur ! Alors que vous vous offensez sans cesse de celle de l ‘Etat , soit disant socialiste…il faut balayer devant sa porte avant de hurler comme des vierges effarouchées .
    Ceci dit , j’aimerai juste apporter ma petite pierre à l’édifice :
    Dans une société moderne , élaborée , n’est il pas normal que celle ci , à travers l’Etat , c’est à dire la représentation administrative du peuple , ne s’offre des divertissements , de l’art , de la culture ? Que celle-ci ne decide de répartir une part infime des richesses tirées de l’impôt vers des infrastructures culturelles , sportives?
    N’est ce pas cela qui différencie une societé moderne d’une société laborieuse ? La culture , l’art , les sports , le divertissement ?
    La Grèce antique , la civilisation romaine , étaient un savant mélange de culture et de développement économique ( et militaire pour la seconde ) . Leurs héritages sont la base de nos sociétés modernes : commerce et culture …le tout sous la protection de l’Etat et donc du peuple ….
    L’Etat garantit et protège le commerce , l’échange de bien , comme il garantit et protège la culture , l’échange de savoir .

    • pourquoi répondez vous à coté lorsqu’on vous précise que le nombre des intermittents est au moins du double que celui qui serait utile à une certaine expression artistique de gauche et seulement de gauche dont vous souffrirez qu’elle ne corresponde pas du tout à celle qui est attendu par une immense majorité des citoyens de notre pays ! vous refuseriez un référendum à ce sujet sachant d’avance que vous seriez balayés par un NON tonitruant ?

    • Quel magnifique plaidoyer pour un retour à l’ORTF, à la censure.
      Et quelle magnifique illustration de la théorie du chapeau magique : l’homme ordinaire est incapable de comprendre que la culture est bonne pour lui, infoutu de dépenser 3 sous pour le producteur de culture ; mais coiffer le d’un chapeau où il est marqué « Etat » , et hop, miracle, il devient apte à discerner la culture valable, à en payer le prix.

      Au fait, ni en Grèce ni a Rome la culture n’était « sous la protection de l’Etat et donc du peuple ». Tout y étaient choisi et payer par des mécènes. L’éducation n’y était pas gratuite et l’Etat n’y avait aucune part. Dépourvu d’un Etat éducateur et culturel, la pauvreté notoire de leur culture et le niveau bien connu comme lamentable de leur éducation (de leurs ingénieurs, juristes etc.), s’explique alors parfaitement. LOL

      Moins drôle, je vous signale à tout hasard que la doctrine qui fait la confusion entre le peuple et l’état porte un nom : totalitarisme.

      Vraiment « bakounine » (ironique pseudo pour un étatiste comme vous…) , si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.

      • /!\ Attention avec la Grèce Antique /!\

        La liturgie (du grec λειτουργία ou λῃτουργία / leitourgía, de λαός / laós, « le peuple » et de la racine ἐργο / ergo, « faire, accomplir ») est, en Grèce antique, un service public mis en place par la cité et que les plus riches (citoyens ou métèques), avec plus ou moins de bonne volonté, financent et gèrent avec leur fortune personnelle. Elle trouve sa légitimité dans l’idée que « la richesse personnelle n’est possédée que par délégation de la cité. »

        On peut néanmoins classer les liturgies en deux grandes catégories5. Les liturgies civiles ou agonistiques (liées aux concours sportifs et religieux) sont principalement la gymnasiarchie (γυμνασιαρχία), c’est-à-dire la gestion et financement du gymnase, et la chorégie (χορηγία), c’est-à-dire l’entretien des membres du chœur au théâtre pour les concours tragiques, comiques ou dithyrambiques. Il existe beaucoup d’autres liturgies mineures. L’hestiasis (ἑστίασις) consiste à financer le banquet public de la tribu à laquelle on appartient6 ; l’archithéorie (ἀρχιθεωρία) à conduire des délégations sacrées aux quatre jeux panhelléniques ; l’arrhéphorie (ἀρρηφορία) à couvrir les frais des arrhéphores, jeunes filles de la haute société athénienne, au nombre de quatre, qui, aux Panathénées, apportent à Athéna son péplos, lui offrent des gâteaux et lui consacrent les robes blanches ornées d’or qu’elles portent, etc. La créativité est grande en matière de liturgie, « et avec l’empirisme qui caractérise leur attitude en la matière, les cités étaient capables de créer de nouvelles liturgies en fonction de leurs besoins immédiats, ou d’en supprimer le service, temporairement ou définitivement. » Toutes ces liturgies s’inscrivent dans le cadre d’une fête religieuse et sont récurrentes.

        Au contraire, on ne recourt aux liturgies militaires qu’en cas de besoin. La principale est la triérarchie, c’est-à-dire l’équipement et l’entretien d’une trière et de son équipage pendant un an. Le triérarque doit en outre en assurer, sous les ordres des stratèges, le commandement, sauf s’il choisit contre rémunération de le confier à un spécialiste, auquel cas sa charge devient purement financière. La proeisphora, plus tardive, consiste à assumer pour son groupe fiscal (symmorie) la charge de l’eisphora, la contribution exceptionnelle levée auprès des riches pour suppléer aux dépenses de guerre. Il a été proposé d’ajouter à leur nombre, l’hippotrophie (ἱπποτροφία), c’est-à-dire l’entretien de chevaux de la cavalerie athénienne après les Guerres médiques, mais il n’est pas certain que cette liturgie ait effectivement existé.

        • oui.
          Tout cela a un caractère nettement religieux, s’applique aussi bien aux magistratures civils.
          Et bien entendu aucun « fonctionnaire » ne s’occupait de choisir quoi, quand et qui organisait un évènement culturel.

          • « Et bien entendu aucun « fonctionnaire » ne s’occupait  »

            Evidemment, pas de concours pas de fonctionnaires 😉

          • A prendre avec des pincettes dans le sens ou le terme liturgie est aujourd’hui très connoté religieux, ce qui n’était tant que cela le cas a l’époque. Oui le théâtre ou le gymnase étaient sous l’égide de telle ou telle divinité mais jouer une pièce n’était pas forcément un acte d’adoration. C’est pour ça que leur «  » » »liturgie » » » » devrait être davantage comparé a notre service public actuel plutôt qu’au fait religieux.

            Et oui, il n’y avait pas de fonctionnaires dans le sens où on les connait actuellement XD

            D’ailleurs j’ouvre une parenthèse en précisant que les religions polythéiste sont les plus proches de l’esprit libéral (ce qui explique que leurs societé l’étaient aussi ). On a un marché des dieux, une concurrence entre eux; le fidèle est libre de choisir le dieu qui potentiellement lui rapportera le plus d’avantages XDXd là où le monothéisme c’est du monopole d’etat divin : )

    • Bonjour bakounine
      J’ai plutôt vu Lionel qui a pourri le fil (1/3 des posts) et en plus méprisant dans ses réponses.

    • Athènes antique, c’était trente mille citoyens et deux-cent cinquante mille esclaves. T’appelles-ça un héritage ?

  • bonjour ,
    Las de constater le fait que pour vous , la liberté d’entreprendre ne doit être réguler que par la « main invisible du marché  » j’aimerai juste faire une courte démonstration de logique pur , concernant la relation intime qui existe entre un Etat et une Multinationale .
    On est tous d’accord pour penser qu’une multinationale est une entreprise qui a réussie , une entreprise qui représente la phase ultime de l’économie libérale .
    Voyons ça définition rapidement :
    -« entité légale de droit privé agissant dans plusieurs états mais avec un seul centre de décision »
    Etrangement cela nous rappelle la définition de l’Etat :
    -« organisation politique et juridique d’un territoire délimité » …ou bien entité légale de droit public agissant dans plusieurs régions d’un même pays avec un centre de décision central …
    Fustiger l’Etat qui cherche à réguler ( sans doute trop j’en conviens )les rapports commerciaux , certes , mais pour le remplacer par quoi ? Un conglomérat de Multinationales qui cherchera à reguler les rapports commerciaux de la même manière mais à des fins privés cette fois ci.
    J’en reviens donc à ma théorie :
    un système de marché libéré de l’Etat ne peut s’appliquer que si et seulement si les entreprises limitent d’elles mêmes leurs expansions , leurs dominations .
    Autrement dit seules les PME pourraient vivre dans un système libérale …Plus l’expansion economique d’une entreprise grandit , plus son pouvoir s’accroit …plus son pouvoir s’accroit et plus son emprise sur la société s’étale , jusqu’à ce transformer en une entité légale ( privé ou publique ) centralisée …
    Pour reprendre Louise Michel  » le pouvoir est maudit  » c’est le pouvoir l’ennemi naturel de la liberté .

    • Je n’ai pas lu plus loin que :

      On est tous d’accord pour penser qu’une multinationale est une entreprise qui a réussie , une entreprise qui représente la phase ultime de l’économie libérale

      Non.

      « L’économie libérale » n’a pas de phase ni de phase ultime.

      Une entreprise a des phases mais pas de « phase ultime »; elle peut absorber une autre et grossir comme elle peut être découpée en morceaux. Les choses ne sont jamais figées.

    • MdR
      tu viens de découvrir l’eau chaude, et les relations incestueuses entre la compagnie des indes et la couronne d’Angleterre, Total et le crédit lyonnais et la République française, etc. ?

      qu’est-ce que ça veut dire « à des fins privés cette fois ci. » ? L’Etat est une entité abstraite, la réalité se sont les humains qui le compose, et ces humains n’ont que des objectifs personnels et privés.
      tu te laisse hypnotiser par 4 lettre E T A T et tu exprimes bien naïvement que poser ces 4 lettre sur un chapeau transforme miraculeusement le porteur du chapeau, et le fait se sentir concerné non pas par ses seuls préoccupations et son seul bien être, mais par celle par tous le monde … absurde.

      • bonjour ,
        non je ne viens pas de découvrir l’eau chaude , je tentais juste de démontrer que quelque soit le développement d’une société , on en reviens toujours au fait que plus elle devient élaborée plus il y a necessitée à ce qu’elle s’accompagne d’une entité qui la dirige …Mis à part les anarchistes d’ailleurs qui proposent un autre modèle de société , les libéraux ne font pas exception à cette règle , ce qui me navre . En effet en lisant contrepoints on ne voit qu’une suite d’argumentation visant à remplacer l’Etat providence par des entités privées …bien sûr elles mêmes sous protection d’un Etat gendarme. Autrement dit on avance pas plus …de la même manière je ne suis absolument par étatiste , je constate juste que la finalité d’une sociéte libérale est absolument la même que celle d’une société étatiste : l’asservissement de l’individu …

        • Vous exagérez, il ne s’agit pas de supprimer l’État ! simplement d’expurger le trop plein de fonctionnaires (hormis une partie des régaliens) c’est à dire de un à deux millions à 3,5 millions d’Euros en moyenne chacun, je vous laisse faire la multiplication, le résultat est vertigineux (chiffre Didier Mingaud)

    • Dieu que c’est balourd comme explication, c’est même pas du niveau collège. Il n’y a rien à répondre.

    • Nos n’avons pas besoins d’état, c’est pour cela que nos dirigeant ne cessent de répéter inlassablement que sans eux ce serait le chaos alors que sans eux la société serait allégée d’un poids immense. Sans l’état les gens s’organiseraient naturellement entre eux d’abord et à travers une justice et des polices privés en concurrences (donc efficaces) ensuite. Nous n’avons pas besoins d’hommes providentiels (qui n’existent pas), d’élite (qui sont incapables de prévoir l’avenir) de bureaucrates (qui se servent en premier). Nous n’avons pas besoin d’être diriger comme du bétails, flatté comme des chiens et trait comme des vaches. Il nous suffit d’avoir des lois simples et une justice efficace (dont nous sommes privé depuis des siècles) pour enfin vivre libre après des millénaire d’esclavages. NOUS N’AVONS PAS BESOIN D’ETAT! FOUTEZ NOUS LA PAIX!!!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Un reportage de Dern. 

Dans le petit village alsacien de Kaysersberg se déroule un drôle de spectacle. Sur un petit air de ragtime, des jeunes et moins jeunes tout endimanchés nous ramènent cent ans en arrière au sortir de la Grande Guerre.

Vêtus de complets-vestons, de casquettes ou chapeaux et froufrous pour ces dames, les bénévoles du 13ème festival du jeu de rôle de Kaysersberg lancent avec brio la saison des fêtes historiques de l’été, avec pour thème les années 20. Familles, promeneurs occasionnels et passionnés déambulent... Poursuivre la lecture

Par Éric Verhaeghe.

[caption id="attachment_249576" align="aligncenter" width="560"] Spectacle By: San Francisco Foghorn - CC BY 2.0[/caption]

 

Tiens ! c’est le retour des intermittents du spectacle, ces grands défenseurs de la solidarité dont on entend parler lorsque leurs intérêts sont mis en cause. Et la période est propice à l’agitation, puisque les professionnels du secteur doivent boucler leur négociation sur la réforme de leur système de chômage.

Le chômage, marronnier des intermittents

C’est de... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Le problème du socialisme n'est pas franchement qu'on crame l'argent des autres ou, encore plus appétissant, la tire-lire de ses enfants (via l'emprunt), mais bien qu'au bout d'un moment, quoi qu'il arrive, on en tombe à court. Et c'est actuellement ce qui est en train de se passer avec comme premier effet la fermeture, modeste mais sensible, des sources de financement des satellites les plus dispensables de l'action publique : les associations lucratives sans but, à commencer par les culturelles.

Ce n'est, bien sûr, que le début. L'au... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles