Pourquoi Ecolo s’est effondré en Belgique

Le catastrophisme d’Ecolo ne fait plus recette, leur litanie lasse, leur sectarisme inquiète et leur moralisme exaspère les électeurs.

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Pourquoi Ecolo s’est effondré en Belgique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 juin 2014
- A +

Par Corentin de Salle.

Logo EcoloC’est peu dire que je me réjouis de l’effondrement des résultats électoraux d’Ecolo, le parti politique « vert » belge. Je suis inondé d’une joie ininterrompue depuis trois jours. Cela dit, personne n’a l’air réellement de comprendre ce qui s’est passé. Hier, à l’émission « Sans langue de bois », personne, en ce compris Michel Henrion, ne donnait d’explication vraiment satisfaisante à ce crash. Cela a surpris tout le monde, y compris les politiciens des autres camps.

Évidemment, les écologistes ne se remettent pas en cause si ce n’est pour avoir « manqué de pédagogie ». Or, on peut les accuser de beaucoup de choses mais pas de cela : au contraire, ils nous bassinent avec leurs théories à longueur de temps et partout. Ils veulent, non sans succès, les faire apprendre par coeur aux enfants dès la maternelle.

Je pense que leur catastrophisme ne faisait plus recette, que leur litanie lassait, que leur sectarisme inquiétait et que leur moralisme exaspérait. Par ailleurs, ils ont tué le secteur du renouvelable intermittent, fait exploser le prix de l’électricité, trahi la confiance des citoyens et investisseurs dans le photovoltaïque et mécontenté de larges groupes de personnes (agriculteurs, riverains des éoliennes, détenteurs de certificats verts, commerçants et citoyens, etc.). « Que les grincheux grinchent » disait Hoyos.

Une partie des bobos bien-pensants, touchés dans leur portefeuille, sont heureusement revenus dans le giron du MR. Pour des raisons inverses, une autre partie d’Ecolo, celle des intellos, profs, fonctionnaires et petits instits dogmatiques qui aspiraient à la destruction du mode de vie consumériste de la classe moyenne, ont été déçus par le rétropédalage de Solwatt suite à la pression des autres partenaires de l’Olivier et ont donné massivement leur vote au PTB. Pourquoi les Ecolos ont-ils perdu ? La réponse dans « Fiasco Energétique ».

Le nouveau livre de Corentin de Salle et David Clarinval, Le Fiasco Énergétique.

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  • Vous avez raison, mais je crois qu’il y a aussi le fait de ne plus voir au premier plan des Ecolos « sympas » (Durant, Javaux, Nollet, Morael,…) remplacés par d’insupportables donneurs de leçons (Deleuze et Hoyos en particulier). Je ne suis donc pas sûr que leur déroute soit définitive, et je crains qu’avec une nouvelle équipe, ils puissent à nouveau vendre leurs salades avec succès.

  • Puisse la France, être aussi raisonnable que les Belges …. au pays de l’idéologie j’en doute… Nous avons pas pu construire de nouvelles centrales nucléaire résultat on va dépenser des sommes folles pour maintenir un vieux parc… écologie oblige….

  • Et ils ne sont pas prêts à comprendre le pourquoi, préférant accuser les gens qui refusent de comprendre l’importance de la cause écolo et préfèrent jouir de leur vie égoiste…
    Mais que les gens puissent en avoir marre de leurs excès, de leur dogmatisme catastrophique, des mensonges écolos pour exagérer les soi disant problèmes, la culpabilisation des gens, les promesses de punition, ça, ils ne s’en sont pas encore rendu compte…

    • Si il y a certains excès de forme, et encore, vous ne pouvez pas employer le terme « sois disant » en parlant des problèmes. La seule vérité dans l’histoire c’est que la plupart des gens ne veulent pas qu’on leur impose quelque chose, et en l’occurrence pour le bien collectif, à savoir le leur. C’est de la psychologie individualiste, rien de plus. Voyez la tragédie des commons, personne dans cette affaire ne veut qu’on impose une quelconque règle. Vous connaissez la morale de cette histoire..

  • Eh oui, ils n’osent pas se remettre clairement en cause, ces loufoques !
    Ayant suivi pendant des années une trajectoire idéologique de l’absurde, infléchir celle-ci correspondrait à devoir clamer leur mea culpa. Doublement risqué envers les abêtis qui croient encore en leurs fadaises !

    Ainsi nomment-ils une « Commission des Trois ». Elle tentera de noyer le poisson et de faire oublier leurs imbécillités répétées. L’art de la vaine palabre qui les caractérise servira à faire oublier. Comme l’invoque bien Célestin, d’ici 2018 une fraction d’irréductibles aura oublié et leur reviendra …

    Lambertz (seul élu au P.E.) tente déjà un virage à gauche. Serait-ce pour y rallier qq. éléments égarés du MOC et du PTB ou pour acclamer les plus radicaux de la bande …situés à Bruxelles et à LLN ?

  • Monsieur Corentin de Salle, je crains que politique vous soyez au antipode de l’écologie politique.
    Donc je vous pardonne prises de positions déplacées.
    Moi je suis ouvrier, oui un de ceux que vous prenez de haut apparemment sachez que je suis triste de constater qu’il existe des intellos bêtes comme leurs chaussures. Des comme vous MONSIEUR

    • Monsieur l’ouvrier , à vous et à un « mao sait tout » (?) ,
      vos interpellations reflètent une incompréhension notoire des faits.
      Lisez donc ceci ( d’une source bien française ) :

      juin 2009
      Etude sur la nature des mouvements écologistes…
      http://www.larecherchedubonheur.com/article-27817961.html

      Après une lecture exhaustive , toujours rien à réfléchir d’autre ?
      Faut savoir ce qui se passe derrière les sourires …

  • Nous nous rejouissons tous de cette défaite de ce parti doctrinaire et incohérent où le principe de précaution ne s’applique qu’aux légumes et aux animaux mais pas aux institutions humaines.

    Le problème c’est qu’il a contaminé tous les partis…

    • Le principe de précaution ne s’applique jamais aux propositions des farouches défenseurs de ce principe, par principe.

  • En voilà une bonne nouvelle. Les escrologistes français pourraient-ils seulement s’en inspirer?

  • Un belle charge gratuite et sans aucune argumentation. Mais bon de la part d’une personne qui a écrit les lignes qui suivent :

    « Un vote égale un vote mais le MR a reçu la pleine confiance de la classe moyenne. C’est elle qui produit la majorité des richesses. C’est sur elle que repose la quasi totalité du lourd fardeau fiscal. C’est elle qui paie chaque jour le prix de la crise. C’est elle qui contribue le plus à la solidarité. Elle mérite considération et respect »

    1. D’abord il écrit ça sans aucun chiffre pour corroborer que la majorité de la classe moyenne vote MR
    2. Ensuite : « un vote égal un vote mais… »

    Allez je vous donne la suite en mille : Il y a des gens qui sont plus égaux que d’autres c’est ça?

    Ces propos reflètent bien l’aristocrate que Monsieur de Salle est, et son parti, le MR, n’est pas plus blanc que d’autre dans le petit jeu particratique qui est en train de ruiner nos démocraties.

    http://www.contrepoints.org/2014/01/22/154116-belgique-pourquoi-vous-ne-voterez-pas-pour-le-mr-le-25-mai-2014

    D’ailleurs, plutôt que de jeter le bébé avec l’eau du bain dans des commentaires bourrés d’émotion mais dépourvu d’argumentation, commencez par balayer devant la porte du MR entre son côté dynastique (voire son président), populiste (Destexhe), et attrapeur de voix du centre gauche qui fait le contraire de ce qu’il dit (le père Michel).

    Cracher sur un parti qui est le seul des 4 « grands » wallons à s’être constamment battu depuis sa création pour dépolitiser les administrations, encourager le décumul et favoriser la démocratie délibérative, bref à déprofessionnaliser la politique et enlever le caractère aristocratique de la démocratie actuelle (voir Van Reybrouck), c’est bel et bien jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Remettre en cause leurs idées économiques, oui, les caricaturer par un ramassis de caricatures dans un pur jeu particratrique qui fait le lit du PS, du CDH et du MR, non merci.

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