Pourquoi Ecolo s’est effondré en Belgique

Le catastrophisme d’Ecolo ne fait plus recette, leur litanie lasse, leur sectarisme inquiète et leur moralisme exaspère les électeurs.

Par Corentin de Salle.

Logo EcoloC’est peu dire que je me réjouis de l’effondrement des résultats électoraux d’Ecolo, le parti politique « vert » belge. Je suis inondé d’une joie ininterrompue depuis trois jours. Cela dit, personne n’a l’air réellement de comprendre ce qui s’est passé. Hier, à l’émission « Sans langue de bois », personne, en ce compris Michel Henrion, ne donnait d’explication vraiment satisfaisante à ce crash. Cela a surpris tout le monde, y compris les politiciens des autres camps.

Évidemment, les écologistes ne se remettent pas en cause si ce n’est pour avoir « manqué de pédagogie ». Or, on peut les accuser de beaucoup de choses mais pas de cela : au contraire, ils nous bassinent avec leurs théories à longueur de temps et partout. Ils veulent, non sans succès, les faire apprendre par coeur aux enfants dès la maternelle.

Je pense que leur catastrophisme ne faisait plus recette, que leur litanie lassait, que leur sectarisme inquiétait et que leur moralisme exaspérait. Par ailleurs, ils ont tué le secteur du renouvelable intermittent, fait exploser le prix de l’électricité, trahi la confiance des citoyens et investisseurs dans le photovoltaïque et mécontenté de larges groupes de personnes (agriculteurs, riverains des éoliennes, détenteurs de certificats verts, commerçants et citoyens, etc.). « Que les grincheux grinchent » disait Hoyos.

Une partie des bobos bien-pensants, touchés dans leur portefeuille, sont heureusement revenus dans le giron du MR. Pour des raisons inverses, une autre partie d’Ecolo, celle des intellos, profs, fonctionnaires et petits instits dogmatiques qui aspiraient à la destruction du mode de vie consumériste de la classe moyenne, ont été déçus par le rétropédalage de Solwatt suite à la pression des autres partenaires de l’Olivier et ont donné massivement leur vote au PTB. Pourquoi les Ecolos ont-ils perdu ? La réponse dans « Fiasco Energétique ».

Le nouveau livre de Corentin de Salle et David Clarinval, Le Fiasco Énergétique.