Implosion de l’UMP : Quand le RPR renaît de ses cendres…

D’ores et déjà, l’UMP n’existe plus. Les chiraquiens Juppé-Fillon-Raffarin vont reprendre la main. Un retour en arrière qui ne répondra en rien aux attentes réelles des Français.

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Implosion de l’UMP : Quand le RPR renaît de ses cendres…

Publié le 28 mai 2014
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Par T. Matique.

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Si Borloo rêvait d’une UDF du XXIe siècle avec l’UDI, les chiraquiens n’ont jamais renoncé à voir leurs ambitions triompher au sein de l’UMP.

Indépendamment de l’appréciation de chacun sur la personnalité des protagonistes, et dans le respect de la présomption d’innocence dont chaque citoyen doit bénéficier, l’affaire Bygmalion est pour le moins révélatrice des ambitions mal contenues dans les coulisses de l’UMP. Ainsi, au lendemain des élections européennes les crocs s’aiguisent et le tribunal médiatique et journalistique renoue avec sa propension à vouloir lobotomiser les esprits dans des surenchères de sous-entendus et d’interprétations. Le lundi, Debré, Lelouche, et Chartier sillonnent les plateaux de télévision pour faire la promotion de Fillon, avec l’aval de certains journalistes voulant encore faire des unes sur Copé et Sarkozy. Puis, Lavrilleux se sacrifie en direct alors qu’il n’était ni directeur de campagne puisqu’il s’agissait de Lambert, ni même trésorier en charge de la gestion et de la responsabilité des finances. Le mardi, ce sont NKM et Ciotti qui viennent épauler le triumvirat chiraquien de Juppé-Fillon-Raffarin, et l’ancien trésorier de l’UMP et proche de Fillon, Dord, se défausse de toute responsabilité. Il ne manque plus que le trésorier de campagne proche de Juppé, Briand, pour s’associer aux propos de Dord et tenter aussi de démontrer qu’un trésorier n’est pas au courant de certaines gestions financières. Dans cette course au pouvoir du RPR, la sentence est déjà prononcée avant même que les enquêteurs et la justice ne se soient prononcés : Copé et Sarkozy doivent être coupables pour leur laisser le champ libre. Ça tombe bien, les Français cherchent un bouc émissaire à tous leurs maux et ces deux-là sont des cibles de choix tant ils suscitent haine et passion.

Chacun peut à souhait juger et condamner, se substituer à la justice en affirmant ce qui n’est pas, en brisant des carrières et des réputations, mais est-ce que cela grandit ceux qui s’adonnent à ce genre de procès expéditif orchestré par quelques politiciens et quelques journalistes carriéristes ? Est-ce que cela va réconcilier le nombre grandissant d’abstentionnistes avec la politique ? L’avenir le dira. Pour l’heure, le FN se prend pour le premier parti de France avec près de 25% des voix sur les 19,5 millions exprimées, soit à peine 10% des électeurs inscrits, et tente d’immoler Sarkozy sous le feu de la tricherie en omettant d’évoquer les investigations en cours sur les rouages financiers du FN avec l’information judiciaire contre X qui aurait été ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux ». Pour l’instant, l’UDI semble s’organiser et nul doute qu’il saura apprécier la soudaine tentative de séduction des chiraquiens qui vont à présent tout mettre en œuvre pour éviter une énième candidature de Bayrou aux élections présidentielles en tentant de l’associer aux primaires de l’UMP. Borloo absent, les chiraquiens, et plus particulièrement les fillonnistes pensent pouvoir absorber l’UDI par quelques stratagèmes et par de faux compromis avec quelques carriéristes de l’UDI en brandissant le spectre du FN à défaut de savoir convaincre leurs électeurs.

Dans ce triste spectacle politique où tous les partis sans exception n’offrent aucune vision politique moderne et adaptée à la situation de la France, l’abstention est en passe de devenir la seule expression politique. Quelles que soient les appréciations personnelles de chacun envers Copé, pour renaître de ces cendres le RPR a dû éliminer ceux qui portent la voix du conservatisme et du « pain au chocolat », de même que par effet collatéral les représentants du courant porté par Peltier et Geoffroy, des eurosceptiques conservateurs tels que Guaino, et les soutiens de Sarkozy. Mais sans les conservateurs, les porteurs de la soi-disant « droitisation », et les soutiens de Sarkozy, comment le RPR pourrait-il rassembler la droite alors qu’il vient de la torpiller de l’intérieur pour asseoir son pouvoir ? En faisant de Juppé ou de Fillon un Hollande de droite à grand renfort de compromis, d’étatisme, de négociations entre amis, de mesurettes symboliques ? En minimisant les inquiétudes profondes de certains français avec des discours ? Peut-être pourront-ils créer un nouveau leurre en faisant un peu de Sarkozy, un peu de conservatisme, un peu de social, et au fond un peu de rien du tout avec les médias comme allié pour alimenter leur surenchère de people politique.

Avec autant d’abstention et autant de colère qu’aucun parti ne parvient à récupérer à son profit, quand le RPR renaît, c’est un boulevard, non pas pour le FN dont le programme, donc la gestion du pays, est purement socialiste avec le collectivisme de l’État des ressources du pays et une redistribution aux nationaux, mais pour un nouveau parti qui parviendrait à concilier le conservatisme et le libéralisme, à redéfinir le rôle de l’État, à faire de profondes réformes institutionnelles, territoriales et fiscales, à redonner la parole aux Français en réduisant de moitié le nombre d’élus et en instituant le référendum, tant national que local, à créer un nouveau modèle où les libertés individuelles pourraient enfin créer une dynamique jusqu’à présent régentée par l’État au nom d’un intérêt général conçu par et au profit des représentants politiques de parti, de tous les partis. Reste à savoir qui pourrait répondre aux préoccupations des Français sur l’immigration et la préservation de certaines de leurs valeurs tout en offrant des gages et des garanties de libéralisme ? À l’heure actuelle personne.

Mais, indépendamment des avis de chacun sur sa personne, et même si le personnage déplaît, le seul à faire trembler le RPR est somme toute Sarkozy dont le retour ne pourra se faire à présent que dans ce boulevard ouvert par les chiraquiens au travers d’un nouveau parti. L’UMP n’existe plus. Il aurait déjà ses soutiens qui constituent une grande majorité de militants de feu l’UMP, de ceux mis à l’ombre par les chiraquiens Juppé-Fillon-Raffarin et leurs soutiens, mais serait-il capable de sortir de l’étatisme et de suivre la voie du libéralisme dans un nouveau parti ? Improbable. Nul doute qu’il puisse répondre aux conservateurs et aux attentes de certains Français en matière d’immigration, ce que le RPR et l’UDI sont incapables de faire, mais pour le libéralisme banni par tous les partis, c’est loin d’être le cas. Sarkozy, un Thatcher moderne et à la française ? Une conjecture qui anéantirait les chiraquiens, adeptes du mi-figue mi-raisin, qui viderait le parti de bon nombre de militants et pourrait fédérer la droite et peut-être même certains libéraux. Une conjecture où il lui faudrait convaincre une majorité de Français et les libéraux ; un défi difficile à relever tant sa personne suscite encore le rejet pour certains et l’admiration pour d’autres. Un défi qu’il serait capable de se fixer mais peut-être pas de gagner. Une hypothèse qui placerait au centre, voire même au milieu de nulle part, l’UDF modernisée en UDI, l’UMP devenue RPR, et les sociaux démocrates, dans un face à face entre un parti de libéraux conservateurs et les socialistes d’une partie du PS et ceux du FN. Mais de toute évidence il s’agit d’un scénario qui raviverait des haines et des contentieux et dont la pensée en fait déjà bondir plus d’un.

Quelles que soient les suites données à cette affaire dont tout le mode parle mais dont seuls les enquêteurs et la justice ont les éléments, quand le RPR renaît de ses cendres, c’est le paysage politique qui s’éloigne encore plus des réalités, de la modernité. Pire, c’est un retour en arrière qui ne répond en rien aux attentes réelles et concrètes des Français. De l’étatisme de l’UDF rebaptisé UDI, et de l’UMP redevenue RPR, au socialisme du PS et du FN, la France n’en sort plus de l’immobilisme politique alors que les Français ont évolué dans leurs attentes et leurs connaissances du monde. Les discours et les procès d’intention ne font plus recettes. Ils ne font qu’alimenter l’abstention grandissante et amoindrir toute légitimité de représentativité politique. Les procès médiatiques peuvent s’enchaîner et les têtes peuvent tomber en direct, la seule vérité est celle de la vacuité des programmes politiques et la prépondérance des ambitions personnelles dans tous les partis existants.

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  • Comment peut-on même se dire chiraquien de nos jours? Quel anachronisme! Elever le vide intersidéral en principe politque, c’est tout ce que l’UMP peut proposer aux français?
    De tous ceux que je connais, seul Alain Madelin a les compétences intellectuelles pour sortir ce pays de la mouïse dans laquelle il s’enfonce un peu plus tous les jours.

    • Il a essayé, il a fait à peine 4%.

      Je partage le constat dépeint par l’article et j’ajouterai que pour endiguer le FN, seul un candidat conservateur qui reprendrait à son compte les traditionnelles réticences de droite vis à vis de l’immigration pourra rallier le second tour en 2017. Autant espérer d’avance qu’il soit capable de porter des réformes structurelles dont ntre économie a cruellement besoin.

    • chirac , le plus mauvais dirigeant français depuis louis 14 ! celui qui a mis mitterant en place, celui qui a trahis tout le monde et qui c’est accroché à son trone de roi fainéant pendant 12 ans …
      juppé , le fidèle lieutenant , le vrai responsable des déficits actuels, qui a baissé sa culotte devant blondel en 95, va-t-on nous ramener ces vieilles casseroles rouillés du temps de la manufacture de st étienne ?
      quand à sarkosy , il a eu sa chance , 5 ans , c’est long 5 ans … qu’est ce qu’il a fait à part changer de femme et ouvrir la boite de pandore en libye , qui fera qu’on y sera encore dans 20 ans .
      n’y a-t-il pas un renzi en france ? quequ’un qui clou le bec définitivement à la génération des trentes glorieuse ? qui montre au français qu’un homme politique sert à autre chose que ramasser sa paye à lecher le cul des syndicats ?

      • Chirac a été élu grace à Lepen, faut pas l’oublier… Je pourrais même penser que la politique intérieure a pu être orchestrer de façon à pousser le FN à monter.
        Dans ce contexte, il était évident que le prétendant face au FN serait élu.
        82%, rappelez vous…vous croyez vraiment que 82% de l’électorat plébiscitait Chirac ?

        Sarko n’a pas été forcement mauvais, on s’est attaché à son style (qui était quand même plus classe que l’actuel). Je ne sais pas comment on s’en serait sorti à l’international au milieu de la crise avec Normal 1er…

        Renzi ?? trop jeune en France, chez nous il faut qu’ils soit ratatiné, seul Sarko a un peu cassé cette image.
        On vit dans le passé en chiant sur le présent, tout en ratant le futur, alors un Renzi se fera jeter des tomates. Et si il est trop clairvoyant et n’a pas fréquenté les même confréries / loge / école que l’élite en place les stratèges visant à l’écarter seront nombreux.

    • Comment peut-on même se dire chiraquien de nos jours?

      Facile : aimer la bonne chair, glandouiller, prendre des vacances, faire des discours pompeux…

      OUI, on peut se dire chiraquien!

  • Il en a un peu assez de cette ritournelle d’un FN « collectiviste »: en l’état, le protectionnisme , l’encadrement des banques la « nationalisation » de la monnaie… sont des nécessités.
    Ceci ne fait pas du FN un parti « dont le programme, donc la gestion du pays, est purement socialiste avec le collectivisme de l’État… ». L’article de T. Matique confirme une thèse que j’avais longtemps combattue (à tort): oui, le Libéralisme est bien une IDÉOLOGIE. La « main cachée qui dirige » dirige fort mal; certes personne n’aime les médecins (ni les avocats), mais il en faut.
    Aucun système n’est parfait: ni le Collectivisme, ni le Dirigisme, ni même le Libéralisme.
    NB: lire l’ouvrage de G.K. CHESTERTON « Pour une propriété anticapitaliste » (« Outline of sanity)

    • « La « main cachée qui dirige » dirige fort mal »

      En réalité en ces temps modernes, la « main invisible » n’a pas vraiment sont mot à dire, que ce soit avec le capitalisme de connivence qui règne partout aujourd’hui, ou encore les marchés innondés par une fausse confiance décrétée par les banques centrales…Si, l’économie va mal aujourd’hui, c’est davantage du ressort des Etats qui essayent de tout décider que la faute au vilain marché.

      « Aucun système n’est parfait: ni le Collectivisme, ni le Dirigisme, ni même le Libéralisme. »

      Comment faut il l’expliquer ?
      Le collectivisme est imparfait mais revendique malgré tout l’utopie de pouvoir créer un monde très beau où tout le monde est heureux et vie en harmonie avec les memes choses que son voisin.
      Le libéralisme est imparfait, mais seulement parce que l’homme l’est tout autant. Le libéralisme ne promet rien d’utopique, faut arreter avec ça, il promet simplement d’accepter la réalité et d’essayer de faire du mieux possible avec elle.

    • Julien: « La « main cachée qui dirige » dirige fort mal; »

      Et pourtant les pays les plus libéraux sont ceux qui vont le mieux, les faits te donnent tort:
      Indice liberté économique – Classement des pays

    • « pour une propriété anti-capitaliste »

      =pour une eau sèche

  • « Pour l’heure, le FN se prend pour le premier parti de France avec près de 25% des voix sur les 19,5 millions exprimées, soit à peine 10% des électeurs inscrits ».
    Encore une ritournelle: il faudrait, pour être juste, ajouter qu’il en va de même des autres partis: faire voter les abstentionnistes n’est pas très honnête.
    Entre la thèse de l’article (qui sous-entend qu’ AUCUN pêcheur à la ligne n’aurait voté FN) et celle qui prétend que 25% de ces mêmes abstentionnistes l’aurait fait (sondage Valeurs Actuelles), la vérité est difficile à établir…
    Et quand on sait pas, on se tait.

    • Précisément, prétendre que le FN représente l’opinion de 25% des Français, c’est faire dire aux abstentionnistes ce qu’ils ne disent pas. Le FN représente 11% des Français au mieux. Il a beau avoir gagné cette élection, cela ne donne aucune légitimité aux 11% pour imposer leur point de vue aux 89% restants. D’ailleurs, ils auraient 60% des voix qu’ils ne seraient pas plus légitimes pour s’imposer. Ainsi, la démocratie consiste à choisir collectivement entre plusieurs options légitimes, pas à découvrir si une option est légitime ou non, morale ou non.

      Ce qui est vrai pour le FN l’est tout autant pour l’UMP ou le PS. En cela réside une des grandes nouveautés de cette élection, alors qu’on a pu entendre des membres éminents de la caste reconnaître officiellement que le fait d’être en tête à une élection ne donnait pas un blanc-seing pour faire n’importe quoi. Autrement dit, ils viennent d’admettre les limites de la démocratie. Cette élection peut être le point de départ pour une reconquête morale de la démocratie, à l’inverse des délires sociétaux proposés par les socialistes. On saura le leur rappeler à l’avenir quand les résultats leur seront plus favorables, car les thèses développées pour contrer le FN sont applicables à la lettre pour contrer les autres partis socialistes.

      •  » les absents ont toujours tort « 

      • Si le FN se dit le premier parti de France avec 20,86% (24 élus), c’est bien parce que l’UMP est en seconde position (20,81% – 20 élus), le PS en troisième (13,98% – 13 élus) le Centre en 4° (9,94% – 7 élus), EELV en 5°(8,95% – 6 élus) suivi du FDG (3 élus) et un divers gauche (1 élu).
        Si nous avions élu les députés à l’Assemblée Nationale à la proportionnelle avec le mode de calcul de 1986, le département étant la circonscription électorale, on voit tout de suite que la Droite toute entière est majoritaire dans le pays. Elle l’était également en 2012 si nous avions utilisé le mode de scrutin de 1986, en rappelant que la proportionnelle est le mode d’élection utilisé par tous les pays démocratiques sauf ceux de tradition anglaise qui préfère le scrutin uninominal à un seul tour.
        Le Figaro en 2012 avait fait une simulation en utilisant le modèle de calcul de 1986. Cela donnait:
        – Droite: UMP 204 députés, FN 85, NC.DC 8 = 297
        – Gauche: PS 223, EELV 24, FdG 30, Modem 3 = 279
        Si la droite veut le pouvoir, il faudra bien que l’UMP et le FN se parlent, à moins que l’UMP préfère gouverner avec le PS, ce qui aura l’avantage de la clarté.

  • Ah, Tmatique, vous nous avez manqué, quel bonheur de vous relire et d’avoir votre analyse avisée sur ce déchaînement politique, cet univers impitoyable.
    Le FN est arrivé en première position et se prend déjà pour le 1er parti de France. C’est parce que les deux principaux partis s’effondrent, ils n’ont rien à proposer de concret aux Français. Le PS au pouvoir dit entendre mais n’écoute pas, ils sont autistes et sourds et ne changerons rien au cap qu’ils se sont fixé. Les deux allocutions du Président et du Ier ministre étaient pathétiques, passées inaperçues grâce à l’affaire Bigmalion qui a occupé tout l’espace médiatique.
    Quand à l’UMP, elle n’existe plus. Elle a été devancée par le FN. Que ses dirigeants ne s’en prennent qu’à eux même, leur responsabilité est commune et partagée, Copé mais aussi l’armée mexicaine qui l’entoure. Le manque des propositions, de vision, d’idées nouvelles et les querelles incessantes ect sont la cause de ses résultats. Et puis l’affaire Bigmalion, bouc émissaire Copé et Sarkosy a éliminer.
    J’ai lu à plusieurs reprises le déroulement du bureau politique à huit clos mais qui a été divulgué dans la presse,( rien ne peut rester secret désormais) un massacre interne, un contre tous. Je suis sidérée de cette fronde menée par Fillon menaçant, de cette violence verbale des quadras. Copé que l’on apprécie ou pas avant de passer devant la justice des hommes qui définira s’il doit être coupable ou innocent est passé devant le tribunal de l’inquisition de l’UMP intenable . Il a démissionné poussé vers la sortie et il a bien fait.
    Il laisse la place à une équipe du passé, l’arrière garde de la chiraquie, celle qui veut encore faire alliance avec le centre mou et le Modem avec un Bayrou qui a permis l’élection de FH.
    Alors qu’il faut une réflexion constructive, c’est le retour en arrière toute. Si c’est cela se renouveler, ils sont hors jeu. C’est terminé.
    Maintenant qu’ils ont éliminé Copé et qu’il n’y aura plus en principe de guerre de chefs, l’avenir nous dira si tous ces personnages réussiront à rassembler suffisamment autour d’eux militants, sympathisants et qu’ils pourront enfin définir une ligne politique ferme, réaffirmer nos valeurs. J’en doute.
    Tmatique, j’espère avoir le grand plaisir de vous lire bientôt. Bien à vous.

  • Le seul à l’UMP qui me paraît capable de faire quelque chose, c’est Bruno Le Maire .. c’est juste le seul à parler de « réformer notre modèle social » ! Les autres, Juppé et autres mous du genou ..

  • Le parti que vous appelez de vos voeux : « un nouveau parti qui parviendrait à concilier le conservatisme et le libéralisme, à redéfinir le rôle de l’État, à faire de profondes réformes institutionnelles, territoriales et fiscales, à redonner la parole aux Français » … ce parti existe déjà, c’est le mouvement « Nous Citoyens » lancé par Denis Payre pour redonner la parole aux citoyens, changer la classe politique, redonner à la politique son sens de service et non pas de carrière à laquelle l’on s’accroche.
    Allez voir l’excellent travail de fond de ce jeune parti ainsi que leur propositions, vous serez surpris.

  • Enfin un article à peu prés juste sur le résultat de ces élections…Le FN n’a pas atteint le « plafond de verre » qui est de 40% des votants…Par contre la banalisation de leur programme surtout au plan économique socialiste m’inquiète pour l’avenir du pays sans compter le risque de plus en plus grand de troubles graves à la paix civile (émeutes , guerre civile,…) la dépression économique aidant.Sans compter la décomposition actuelle du paysage politique français …

  • il y en a encore qui croit que Sarkozy est un liberal secret et qu’il réformera la France cette fois-ci… C’est a pleurer. Et Fillon, déboulonné dans cet article, me paraît plus liberal que lui,en tout cas plus lucide sur l’état du pays, de la dette et des bases économiques. Qui s’est fait engueuler en 2007 (avant même la crise financière) pour avoir dit que l’Etat était en faillite ? Fillon. Par qui ? Sarkozy.

  • Lors d’une élection classique (c’est-à-dire quand le FN n’arrive pas en tête), aucun éditorialiste ne conteste le résultat en se rapportant à l’abstention. A ce moment là, je pourrai dire que Hollande n’a pas été élu avec la majorité et pourtant ne conteste arithmétiquement son élection.
    En ce moment, je n’entends ou ne lis que des grands démocrates mécontents du résultat des élections dont le grand projet est finalement de changer de peuple car il ne vote pas comme ils l’ont décidé. Mais est-ce qu’ils se sont eux-mêmes déplacés pour voter???
    Moi, je suis allé voter et j’ai même été assesseur dans un bureau de vote. A cette occasion, je n’ai pas vu de personnes habillées de chemises brunes qui venaient voter avec la haine dans les yeux.
    Le FN a toujours respecté la décision démocratique, alors respectons sa victoire.

  • Tant que la France gardera une usine comme l’ENA, qui produit les outils que l’on connait, et qu’il n’y a aucune volonte de former de vrais europeens aptes a conduire une vraie politique europeenne, nous auurons encore des rameurs alcooliques et bourres pour manoeuvrer le bateau ivre qu’est la France actuelle.
    Quand aurons nous depasse notre esprit franchouiard et arriviste, quand aurons nous une vraie academie, une vraie ecole europeenne pour nos futurs dirgeants?
    La France est au bout du rouleau.
    Nous devons voir plus haut, nous devons avancer.
    Les peres fondateurs de l’Europe doivent se retourner dans leurs cercueils!

  • Dati, Morano, Guéant et Debré contestent la triplette « auto-proclamée » de l’Ump…

    Copé trinque, Juppé exulte et Sarkozy se prépare un retours au lance-pierre…

    C’est pas vraiment l’égalité à l’Ump, classe « affairs », en ce moment, encore moins la fraternité !… reste plus alors là-bas que la liberté d’ouvrir sa grande gueule dans les compartiments dégradés de cette formation !

    Stratégie de la zizanie ?

    C’est qu’ils doivent en avoir un gouffre de « secrets » à tenir dans le cabas…

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