Le harcèlement de Bengtsson et l’apocalypse climatique

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L’ « affaire Lennart Bengtsson » montre une fois de plus combien la recherche sur le réchauffement climatique est devenue politisée.

Par Roy W. Spencer, Ph. D.

flooded-libertyLennart Bengtsson, harcelé par des collègues, n’est que le dernier exemple de mauvais comportement de climatologues qui ont fait un pacte avec le diable. Ils ont échangé leur âme scientifique contre des subventions de recherche, le prestige et l’accès facile à des revues scientifiques pour publier leurs papiers.

Je prédis que l’histoire ne les traitera pas avec bonté, et que la réputation de tous les scientifiques du climat en sera ternie. De fait, le public qui paie nos salaires, se moque déjà de nous.

Certains d’entre nous (Christy, Lindzen, d’autres ainsi que moi-même) ont supporté pendant de nombreuses années un traitement injuste de la part d’une poignée de collègues militants, les gardiens-du-temple, qui ont empêché nos papiers d’être publiés ou nos propositions d’être financées, parfois pour des raisons les plus futiles, parfois pour des raisons entièrement inventées.

Ce qui rend le cas Bengtsson quelque peu inhabituel est son profil émérite. Directeur du CEPMMT [Centre Européen pour les Prévisions Météorologiques à Moyen Terme] puis de l’Institut Max Planck. Il était au CEPMMT quand cette organisation est devenue le sommet des prévisions météorologiques dans le monde. Il connait l’importance des modèles offrant de bonnes prévisions, avec un savoir-faire démontré – exactement ce que les modèles climatiques ne permettent pas encore.

Que les modèles climatiques ne permettent pas de bonnes prévisions avec un savoir-faire avéré devrait concerner tout le monde. Mais comme Bengtsson l’a découvert, un scientifique ne publie sur cet échec qu’à ses risques et périls.

Bengtsson a toujours été un peu sceptique, comme tous les bons scientifiques devraient l’être. Après tout, la science la plus dévoyée finit par être mauvaise de toute façon.

Mais après s’être encore plus ouvert sur son scepticisme, eh bien… c’est devenu tout simplement inacceptable pour quelqu’un de sa stature. Que son traitement doive le conduire à se soucier de sa santé et de sa sécurité nous en dit beaucoup sur combien la recherche sur le réchauffement climatique est devenue politisée.

Ce mauvais comportement de la communauté scientifique sur le climat n’est pas nouveau. Il est pratiqué depuis 20 ans au moins. J’ai parlé à des climatologues bien établis qui ont peur de dire quoi que ce soit au sujet de leur scepticisme. À voix basse, ils admettent qu’ils ont dû falsifier le libellé de documents et de propositions pour ne pas apparaître comme l’un de ces « renégats ».

Aux États-Unis au moins, ce sont les politiciens qui ont amorcé ce gâchis – Eisenhower avait prédit : « la politique peut elle-même devenir captive d’une élite scientifique et technologique » – et ils ont le pouvoir d’y mettre fin.

Ils ont commencé par financer la recherche qui avait délibérément pour but ultime d’augmenter la puissance et l’influence des pouvoirs publics sur le privé par des objectifs favorisés par des lois. Les dirigeants d’organismes nommés par les politiques ont mis en place leurs gestionnaires qui sont les joueurs de l’équipe.

J’ai déjà raconté l’histoire d’une réunion avec le conseiller en écologie du vice-président Gore dans les années 1990, qui a confié que, maintenant qu’ils avaient réussi à réglementer la production des CFC [les gaz de nos frigos et climatisations], celle du CO2 était la suivante. Le GIEC a été créé à cet effet, en faisant appel à des scientifiques qui seraient guidés par des politiciens et des représentants gouvernementaux.

Ce n’est pas une théorie du complot. En général, tout a été fait à découvert, pour que tous puissent le voir.

Les politiciens ne peuvent pas résoudre le problème. Et probablement pas en faisant simplement appel à des audiences d’arbitrages ou à des témoins, qui pourraient cependant sensibiliser le public au problème. Mais en disant aux organismes de financement qu’un certain pourcentage (par exemple, 20%) de leur financement de recherche climatique doit aller vers l’étude des sources naturelles du changement climatique, ce mammouth dans un magasin de porcelaines.

Comme je l’ai toujours dit, si vous financez des scientifiques pour trouver des preuves de quelque chose, ils seront heureux de les trouver pour vous. Depuis plus de 20 ans, nous avons les fonds pour trouver des preuves de l’influence de l’homme sur le climat. Et ils en ont consciencieusement trouvé partout, se cachant sous chaque rocher, glacier, océan, et dans chaque nuage, ouragan, tornade, goutte de pluie, et flocon de neige.

Alors, dites aux scientifiques que 20% de leurs fonds seront destinés à l’étude des sources naturelles du changement climatique. Ils les trouveront aussi.

Ils n’auront pas à chercher très loin. Le hiatus de 17 ans dans le réchauffement, qui n’avait pas été prévu, et que les modèles climatiques ne peuvent même pas expliquer, nous dit que Mère Nature est également impliquée dans le changement climatique.

Si la nature peut provoquer assez de refroidissement global pour annuler le réchauffement anthropique, elle peut aussi être la cause du réchauffement climatique. Elle le doit certainement, puisque que les changements naturels sont cycliques.

Je pense que nous sommes en train d’assister à l’agonie de la science alarmiste du climat. Ils savent qu’ils sont dans les cordes, et sortent le grand jeu dans un ultime effort pour consolider leur scenario en ruine.

Puisque le public n’a pas l’air vraiment affecté, ils doivent crier encore plus fort. Exagérer encore plus.

Le dernier exemple est la théorie hautement spéculative sur un glacier de l’Antarctique dont, après seulement 40 ans d’observation, quelques scientifiques en tirent l’extrapolation d’un « effondrement » d’une partie de la couche de glace d’ici 200 à 1000 ans. Les médias présentent cette théorie comme quelque chose qui semble imminent et inévitable. Le Gouverneur Brown dit que l’aéroport de Los Angeles sera immergé par les flots, même si, à 40 m d’altitude, la menace la plus sérieuse est probablement que L.A. sombre dans l’océan suite à un méga-tremblement de terre ou à une invasion des extraterrestres.

Malheureusement, maintenant chaque tornade ou le El Nino des mois à venir seront dénoncés comme une preuve positive qu’ils avaient eu « raison » tout le temps, comme si ces événements ne se produisaient pas avant que nous ne commencions à conduire des 4×4. Les médias, avec de nombreux écrivains créatifs et frustrés qui tentent de changer le monde, ne seront que trop heureux d’écrire un scénario catastrophe digne d’Hollywood, basé sur la dernière découverte d’un obscur activiste scientifique.

Alors, soyez prêt. La fin catastrophique due au dérèglement climatique arrive. C’est vrai, elle est créée par l’Homme… mais elle n’existe que dans notre imagination et sur les écrans de cinéma.


Sur le web. Traduction : Jean-Pierre Cousty pour Contrepoints.